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Analyse des dynamiques socio-anthropologiques en Afrique: Les réflexions axées sur les fonctions et la place de l’argent
L’Université d’Abomey-Calavi, le Laboratoire d’analyse des dynamiques socio-anthropologiques et d’expertise pour le développement et la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (FLASH) organisent du 30 novembre au 2 décembre, un forum international. Il rassemble, chercheurs, professeurs, étudiants et scientifiques du Bénin et de la sous-région qui devront réfléchir sur les influences positives et négatives de l’argent sur la société.
«Le rapport à l’argent dans les dynamiques sociales, aujourd’hui". C’est le thème du forum international qui réunit enseignants, étudiants, chercheurs et scientifiques du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte-d’Ivoire, du Niger, du Togo et du Sénégal.
Selon le professeur Albert Tingbé Azalou, président du comité d’organisation et du Laboratoire d’analyse des dynamiques socio-anthropologiques et d’expertise pour le développement (LADSED), il s’agit à travers ce forum, de susciter et de faire connaître les réflexions antérieures sur les mutations dues à l’argent dans les groupes socio-contemporains, dans le monde en général et en Afrique en particulier. Le présent forum a pour ambition de focaliser l’attention sur les fonctions et la place de l’argent dans les dynamiques des sociétés humaines», dévoile-t-il.
Ce que consent la vice-doyenne de la FLASH, Odile Guèdègbé Dossou, qui assimile la rencontre à des réflexions sur l’importance de l’argent. dans nos vies familiales, sociétés, universités et pays. Le forum se tient, relève-t-elle, à un moment où beaucoup de personnes s’interrogent sur la manière dont l’argent prend corps dans les dynamiques sociales actuelles sans oublier la monétarisation des valeurs et des relations humaines. C’est pour elle l’une des problématiques majeures de la vie aujourd’hui. Le sociologue ne créé pas une nouvelle société, mais il aide les hommes à mieux vivre la leur. Le LADSED, déduit-elle, a alors vu juste en conviant les participants à réfléchir sur les accointances de l’argent dans les dynamiques sociales. « A travers vos réflexions, vous dégagerez des idées qui permettront aux hommes de mieux vivre leur société», relève Odile Guèdègbé Dossou. Pour elle, la présidente du comité scientifique a déjà tracé la voie des réflexions qui meubleront le colloque.
L’argent arrange mais dénature également tout, assure Elisabeth Fourn, présidente du comité scientifique. Elle a prédéfini 3 axes autour desquels elle a suggéré que les réflexions se fassent : argent et société, argent, culture et économie et personnes humaines, services publics et arènes politiques, soit au total 38 communications à développer en 3 jours.
Le vice-recteur chargé des affaires académiques, Maxime da Cruz qualifie ces propositions de sujets d’importance avérée au regard des controverses actuelles. «Nous sommes dans une période qui n’a pas de nom officiellement, période dans laquelle «beaucoup de gens promettent monts et merveilles, miracles et où l’argent circule, sans qu’on puisse dire d’où vient l’argent». Et de poursuivre que la situation aujourd’hui est préoccupante, avec pour conséquences la stigmatisation de nombreuses personnes qui en sont dépourvues ou qui en disposent très peu, souligne le vice-recteur. «Je voudrais compter sur chacun de nous pour l’émergence de réflexions pertinentes qui permettront d’ébaucher un sentier que d’autres vont parfaire», a conclu Maxime da Cruz lançant le forum?

Conseil des ministres: Didier Atchou nouveau directeur général de la Police nationale
Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 25 novembre 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
Félix Essou Dansou, ancien ministre, ancien Commissaire à la Commission de l'Uemoa
Veuve Marie Djossi Kouassi, mère de Josiane Tossou, ancienne députée à l’Assemblée nationale, belle-mère de monsieur Noël H. Fonton, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement ;
Marie Akodandé, mère du Commissaire de Police de 2e classe Akondandé Richard, chef du service accidents et constats du Commissariat central de Cotonou ;
François K. Sègo père du commissaire de Police 2e classe Sego Innocent, en service au Commissariat spécial de Police d’Hillacondji ;
Pierre Bocovo, père du Commissaire de Police de 1re classe Ghislaine Bocovo Adjagboni, chef de l’Office central de protection des mineurs, de la famille et de la répression de la traite des êtres humains ;
Arouna Moussa, beau-père du Commissaire principal de Police Sidi Bachirou, en charge du Commissariat spécial de Police de Malanville ;
Sèvi Alakou, mère de l’honorable Evariste M. Sinkpota, ancien député de la 6e législature, 2e adjoint au maire de la commune de Toffo ;
Veuve Rennée Antoinnette Vieyra épouse de Dravo, mère de de Dravo Marie José épouse Zinzindohoué, conseiller technique juridique du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a examiné des dossiers dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’économie maritime, de l’assainissement, de l’éducation, de l’eau et des finances.
Dans le domaine de l’énergie, le Conseil a approuvé une communication du ministre en charge de l’Energie relative à l’autorisation de signature avec l’entreprise chinoise Sinohyhydro d’un contrat clé en main (EPC) pour la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique du site de Dogo Bis et d’un protocole d’accord pour l’aménagement de tout le potentiel du fleuve Ouémé en République du Bénin. En examinant cette communication, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de l’Energie en lien avec le ministre d’Etat à la présidence de la République en charge des Grands travaux aux fins de rendre compte par une communication au prochain Conseil des ministres de l’avancement des programmes d’énergie solaire en cours d’exécution sur l’ensemble du territoire national. Le Premier ministre a été également instruit de rendre compte par une communication du projet pilote ‘Lumière pour tous’ qui sera présenté lors de la COP 21 à Paris.
Dans le domaine de l’agriculture, deux communications relatives :
au financement au titre de la campagne 2015-2016 des activités de développement des technologies d’accompagnement de la filière coton au Centre de Recherches agricoles Coton et Fibres (CRA-CF). En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a demandé aux ministres membres du comité interministériel coton de prendre les dispositions pour faire assurer chaque année la couverture des activités de recherches du centre de Recherches agricoles (CRA-CF) non seulement par le budget national mais également par les fonctions critiques de la filière coton ; à la cession aux éleveurs des taurillons de race Azawak acquis par le projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) à un prix subventionné par l’Etat béninois ;
Dans le domaine de l’assainissement et de l’urbanisme, le ministre en charge du secteur a rendu compte au Conseil des ministres :
du démarrage des travaux de pavage et d’assainissement des 43 chefs-lieux sur les 77 communes. En examinant ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de l’Urbanisme à l’attention des agences de maitrise d’ouvrage délégué (Mod) aux fins du lancement, sous quinzaine, des études avec l’accompagnement de la direction nationale du Contrôle des marchés publics et des agences de Maîtrise d’ouvrage délégué (Mod) ;
des financements qui viennent d’être accordés par la Banque Ouest-africaine de Développement (BOAD) et la Banque pour l’Industrie, le Développement et le Commerce (Bidc) pour les travaux de pavage et d’assainissement des 28 communes restantes. Les autorités communales concernées sont invitées à se rendre disponibles à travers leurs services techniques pour accompagner les bureaux d’études afin que les travaux démarrent effectivement avant le 31 décembre 2015 ;
des dispositions prises par le ministre en charge de l’Urbanisme et les Mod dans le cadre de la poursuite des travaux de construction des infrastructures de la zone non sinistrée du marché Dantokpa. En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit ledit ministre de rendre compte au prochain Conseil des ministres du point relatif à l’avancement des travaux ; de l’évolution des travaux d’achèvement du siège de l’Assemblée nationale en lien avec le ministre d’Etat à la présidence de la République en charge des Grands travaux.
Dans le domaine de l’éducation et suite aux mesures prises au cours du dernier Conseil des ministres pour consacrer la gratuité de la scolarisation des filles jusqu’en classe de Terminale, le Conseil des ministres a décidé d’accompagner ces mesures par :
la réduction significative du déficit d’enseignants à travers le recrutement spécial de douze mille (12 000) enseignants dont 6 750 au profit de l’enseignement maternel et primaire. Des dispositions devront être prises par le vice-Premier ministre, le ministre en charge de l’Enseignement Secondaire et le ministre des Enseignement maternel et primaire en vue de la prise de service des intéressés dès le 02 janvier 2016 au terme d’un processus de recrutement qui sera confié au Conseil national de l’Education appuyé par un cabinet de manière à ce que toute la République se sente concernée.
L’inventaire des infrastructures scolaires et universitaires aux fins d’apprécier leur qualité et le niveau des investissements à consentir par l’Etat afin de les rénover pour offrir un cadre de vie sain et agréable aux apprenants ;
la mise en place :
-d’un dispositif d’évaluation des enseignants en lien avec le bureau de l’auditeur général ;
-d’un comité de réforme des régies (Douanes, impôt et Trésor) pour l’amélioration de leur performance en termes de recettes aux fins du financement du système éducatif en relation avec les contributions très appréciées des partenaires techniques et financiers.
En outre, le vice-Premier ministre a présenté une communication relative à la situation qui prévaut dans les universités nationales et qui concerne l’encadrement des étudiants et le manque d’infrastructures malgré les efforts importants faits depuis quelques années. Ceci, après l’audience accordée par le chef de l’Etat à l’équipe rectorale de l’Uac accompagnée des Responsables d’étudiants : Fneb, Uneb et Unseb.
Au regard de cette situation, le Conseil des ministres a décidé d’autoriser le recrutement de 100 assistants supplémentaires d’ici la fin de 2015. Ce recrutement vient en complément des 180 déjà autorisés pour l’année 2015, donc 280 assistants pour la seule année 2015, un effort exceptionnel consenti pour améliorer le niveau d’encadrement des étudiants et par conséquent la qualité des formations.
S’agissant des infrastructures, le gouvernement a décidé de la construction de 4 nouveaux amphithéâtres en procédure d’urgence.
En ce qui concerne les inscriptions dans les universités classiques de l’Uac, le gouvernement a demandé instamment aux autorités rectorales de poursuivre la réflexion afin que les réformes proposées soient appliquées progressivement de manière inclusive après la sensibilisation de toutes les parties prenantes de l’Uac notamment des étudiants.
En tout état de cause, la mise en œuvre des réformes préconisées ne concerne pas l’année académique 2015-2016 qui sera mise à profit pour les travaux préparatoires dont le séminaire d’évaluation du Lmd.
Enfin le Conseil des ministres invite toute la communauté universitaire à maintenir le dialogue, à cultiver les valeurs de respect mutuel et de courtoisie qui doivent permettre de sauvegarder la paix et la sécurité sur les campus et assurer une année scolaire 2015-2016 de travail studieux.
Dans le domaine de l’eau, le Conseil a instruit le ministre d’élaborer et de présenter au prochain Conseil des ministres, un programme de construction d’infrastructures aux fins d’améliorer l’accès des populations à l’eau ;
Dans le domaine des finances, le Conseil des ministres a instruit le ministre d’Etat en charge des Finances de finaliser le dossier du crédit Suisse aux fins de sa transmission à l’Assemblée nationale dans un délai de quarante-huit (48) heures.
Le Conseil des ministres a autorisé :
* la participation du Bénin :
- à la 3e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil de l’entente ;
au 48e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement et à la commémoration du 40e anniversaire de la Cedea ;
- la visite au Bénin du ministre de l’Energie de l’Azerbaïdjan pour la signature d’un protocole d’accord de partenariat stratégique dans le secteur des hydrocarbures ;
- le stage diplomatique de quinze (15) agents du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des béninois de l’extérieur ;
- la poursuite des décaissements subséquents aux préparatifs des obsèques officielles de son Excellence feu Mathieu Kérékou, ancien président de la République du Bénin du 09 au 12 décembre 2015 sur la base du chronogramme et du budget de 490 millions de francs CFA arrêtés.

Cyriaque Domingo, Isidore Tossou et Olympe Glago se réconcilient
Le maire de Houéyogbé et deux autres leaders politiques de la commune, à savoir Isidore Tossou et Olympe Glago, vivent désormais en bonne intelligence et décident de faire bloc, le moment venu, derrière un même candidat pour la présidentielle. C’est, entre autres, ce qu’ils ont fait savoir dans une déclaration lue au meeting organisé, samedi 28 novembre dernier à l’Ecole primaire publique de Doutou.
Ils sont décidés à peser lourds dans l’élection du candidat de leur choix pour la prochaine présidentielle. Soit «au moins 95% des suffrages qui seront exprimés par les ressortissants de l’aire culturelle Sahouè ». Pour ce faire, Cyriaque Domingo, Isidore Tossou et Olympe Glago, disent avoir enterré la hache de la guerre et s'être engagés dans une même action politique dans le cadre de la prochaine présidentielle.
C’est à travers une déclaration lue, samedi dernier, par l’ancien député Isidore Tossou. Signe de l’unité retrouvée, le porte-parole avait à ses côtés, le maire de Houéyogbé Cyriaque Domingo et son prédécesseur dans ce fauteuil, Olympe Glago réélu conseiller sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent. Leur déclaration a laissé entendre des intentions de prières pour le ralliement, à la même cause, du colonel de la Douane à la retraite, Théophile Soussia natif de la même localité.
Pour ne pas paraître «opportunistes» et ouvriers des dernières heures, ont-ils déjà identifié celui qui, selon eux, à le meilleur profil pour présider aux destinées du Bénin dès le 6 avril 2016.
Se félicitant du choix et du regroupement des leaders, Sa Majesté Agassa Guèdèhounguè n’a pas manqué d’y implorer la grâce divine. Au meeting de l’Ecole primaire publique de Doutou, il y avait aussi des délégations des mairies de Lokossa et de Bopa venues soutenir la vision de leurs pairs. Des citoyens de la commune de Houéyogbé, des foules d’anonymes ressortissants des localités voisines du Mono-Couffo n’ont pas voulu se faire conter les retrouvailles entre les trois ¦

Rencontres des belles images africaines à Parakou: La quatrième édition a vécu
Du 23 au 29 novembre, se sont déroulées les quatrièmes Rencontres des belles images africaines à Parakou (Rebiap). Outre la diffusion de récents films du Bénin et du FESPACO, des rencontres thématiques et une distinction de la meilleure photographie ont focalisé l’attention du public.
Vingt-et-un films à l’écran, communications et animations diverses, hommages aux anciens présidents Mathieu Kérékou et Thomas Sankara, à l’écrivain et homme de culture Jean Pliya et à l’ancien directeur de l’ex-Centre culturel français à Parakou, Prosper Nougloï. Parakou a vibré tout au long du week-end aux rythmes de la 4e édition des Rencontres des belles images africaines à Parakou. Placé sous le thème « Cinéma et environnement historique, regard croisé sur l’émergence et l’indépendance économique », le festival annuel Rebiap dirigé par Eric Georges Nougloï a été lancé officiellement, jeudi dernier, par le directeur de la cinématographie, Dorothée Dognon, représentant le ministre de la Culture. Il a salué la persévérance du promoteur malgré les difficultés rencontrées et réitéré le soutien de son département à accompagner ce festival qui valorise le septième art béninois et africain et ses acteurs.
Les manifestations ont connu la participation de cinéastes, vidéastes, photographes et autres amateurs des 24 images/seconde du Bénin tels qu’Ignace Yèchénou, Serge Yéou, Eléphant Mouillé et d’autres professionnels du Niger, du Togo, du Nigeria. Le public cinéphile a marqué son adhésion aux différentes projections, en dépit des retards et des problèmes techniques, notamment au carrefour - Guy Riobé qui a grouillé du monde tous les soirs. Celles qui ont eu lieu dans les établissements scolaires, ont également intéressé les jeunes.
Visant à contribuer à la valorisation du patrimoine culturel africain en général et celui du Bénin en particulier à travers le cinéma, à en croire Eric Georges Nougloï, les Rebiap ont permis la diffusion d’une douzaine de films béninois récents, des courts et longs métrages. On note : la comédie «Délestage et coupure d’eau» de Daouda Séidou et les fictions : «Ménage à trois» de Sorel Agbodémakou, «Salam» et «Quel cadeau à Salam?» d’Aboudou Salam Dondja ; «Talibé» et «Jusqu’à quand ?» de Tiburce Bocovo ; «Avô, (Le rituel)» d’Olivier O. Mèdjigbodo et «Stigmate d’une prêtresse» de Prince Kong Amaneng, «Les règles du jeu » d’Hervé Pereira. Au nombre des documentaires, il y a : «Les réfrigérateurs à brûleur à gaz» de Azick Gnahoui; «Zém, un gagne-pain» de Lariaus Honvo; «Natitingou, une destination perle» de Nimatou Moumouni.
Le public n’a pas manqué d’apprécier les productions étrangères : «Capitaine Thomas Sankara» de Christophe Cupelin, «Un billet pour Niamey » d’Iris Ehrich, «Et si Dieu avait tort» de Justin Kpatcha, «Témoin de l’ombre» de Mireille Idelette Kouyembous, «La croix d’Agadez» de Roufaï Amadou, «L’orphelin» d’Oumarou Kadri.
La meilleure photographie faite au lancement du festival a été distinguée. Le trophée et l’enveloppe financière sont revenus à Thomas Ohoussou.
Plusieurs thèmes ont été débattus avec les professionnels de l’image et du son. Les communications animées par Rock Sanni Orou (ancien directeur de l’ORTB), Claude Balogoun, Ignace Yèchénou, Dorothée Dognon ont porté sur la nouvelle collaboration de l’Afrique avec la Chine, la revalorisation du métier d’acteur de cinéma, les forces et faiblesses des films béninois. Les acteurs du cinéma plaident pour l’amélioration du cadre juridique et du financement public du secteur et une réorganisation de la distribution afin que les artistes vivent de leur art et ne soient pas obligés de vendre eux-mêmes leurs œuvres dans les rues et les feux tricolores pour contourner le fléau de la piraterie?

RENC’ARTS Novembre 2015: A la découverte du musée de la musique de Parakou
«La gestion du patrimoine culturel à Parakou : cas du musée de la musique de Parakou », c’est le thème de la rencontre thématique mensuelle des acteurs culturels de Parakou et du septentrion (RENC’ARTS) tenue vendredi 27 novembre dernier à Parakou. Ce rendez-vous d’échanges marque la fin de la saison 2015 desdites rencontres.
En dépit du peu d’engouement que suscite la chose artistique et culturelle au niveau des politiques, certains acteurs se battent vaille que vaille pour valoriser et promouvoir le patrimoine matériel et immatériel national. C’est le cas de Julien Chambi Atchadé qui, sur invitation de l’association Bio Arts et Culture de Marcel Bio Orou-Fico, s’est entretenu, vendredi 27 novembre dernier à l’annexe de l’Institut français du Bénin à Parakou, avec les acteurs culturels de la cité de Kobourou et environs sur le musée de la musique qui est son initiative privée. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre des RENC’ARTS au titre de novembre 2015.
La particularité du musée de la musique de Parakou réside dans la collecte, la conservation et l’exposition au public des objets rares et précieux ayant rapport aux instruments et rythmes traditionnels sacrés, funéraires ou festifs, leurs histoires, aux chants et danses de toutes les régions du Bénin, souligne Julien Chambi Atchadé. Plus qu’un simple pavillon de musique dans un conservatoire, c’est le deuxième musée entièrement dédié à la chose musicale en Afrique, après celui de Ouagadougou au Burkina Faso, insiste-t-il.
Galerie atypique et unique en son genre, le musée de la musique de Parakou comporte plus de 400 instruments et autres vestiges collectés sur l’ensemble du territoire national : membranophones, aérophones, idiophones, instruments à cordes, en grandeur nature et en photos ainsi que des vidéos d’exécution des divers instruments et des pas de danses y liées. Les tambours Satô de l’Ouémé, Ilu Oro d’Ifangni, Baratourou de Tchaourou ; la trompette Kakangui de la Gaani à Nikki, la flûte de dikuntri ou de difanni à Boukombé ; la guitare Kororu dont une seule personne détient encore le savoir ; le xylophone Keenu du milieu Baatonou, les castagnettes Sinsinnou, le maracas Bwaru, le gong Yakokoru de Parakou, sont quelques instruments qui intéresseraient le visiteur. «C’est un outil pédagogique qui montre combien le patrimoine musical béninois est riche et diversifié et que les vestiges existent à foison ; tout le monde : dirigeants, jeunes, acteurs culturels, ONG, doivent en avoir conscience», indique le directeur du musée de la musique de Parakou. «Ce n’est que dans la collecte et la gestion que le problème se pose», poursuit-il, avant de rassurer que la tâche loin d’être exhaustive se poursuit pour éviter que des pans entiers de la musique béninoise ne s’étiolent et disparaissent.
En encourageant le promoteur du musée, les participants à la rencontre ont déploré à l’unanimité le peu d’engouement que suscitent les initiatives artistiques et culturelles auprès des décideurs. Aussi, ont-ils dénoncé «l’acharnement» des politiques qui rebute les promoteurs en leur imposant des taxes, eux qui saignent déjà financièrement - souvent à leurs propres frais - pour mettre en place ces structures à but non lucratif?

Rentrée solennelle 2015-2016 du barreau béninois: La profession d’avocat dans de nouvelles dimensions
Le bâtonnier de l'Ordre des avocats du Bénin, Me Cyrille Djikui, a présidé, vendredi 27 novembre dernier, la cérémonie de rentrée solennelle 2015-2016 du barreau du Bénin. C’était en présence du premier président de la Cour d’appel de Cotonou, Félix Dossa et du secrétaire général du ministère de la Justice, Luc Olivier Guézo représentant le ministre
« Nouvelles dimensions de la profession d’avocat». C’est le thème sous lequel les hommes en robe noire ont effectué leur rentrée solennelle 2015-2016, vendredi dernier.
Représentant la Cour d’appel de Cotonou et l’ensemble des magistrats exerçant dans cette juridiction, Félix Dossa, son premier président a magnifié le travail que les avocats abattent. Il a reconnu le mérite attaché à ce dévouement qui lui a valu l’accueil de la 30e conférence internationale des barreaux de tradition juridique commune.
C’est avec plaisir et la même admiration que Luc Olivier Guézo, secrétaire général du ministère de la Justice a félicité le bâtonnier et les avocats pour cette rentrée. Il a rendu grâce aux anciens bâtonniers et à l’actuel dont les actions ont conféré au barreau la notoriété qui lui permet d’abriter la 30e Conférence internationale des Barreaux béninois (CIB).
Selon Luc Olivier Guézo, la rentrée solennelle constitue une tradition reflétant la marque de la vitalité. Cela le replonge en tant que magistrat, a-t-il confié, dans la vie judiciaire où il éprouve du plaisir.
Le thème choisi est d’actualité car le monde judiciaire offre un environnement en perpétuel changement et l’ouverture des frontières accroit la concurrence des professionnels. Ainsi, poursuit le secrétaire général du ministère de la Justice, le développement à l’échelle planétaire de la corruption jusqu’au sport, les migrations et les défis environnementaux requièrent d’ouvrir la réflexion sur les réformes nécessaires. Pour lui, le champ d’intervention de l’avocat s’amplifie et s’élargit. Les avocats, consent-il, doivent donc s’informer et se former pour faire évoluer la jurisprudence et le droit. Ainsi, envisager de nouvelles dimensions suppose sa remise en cause et une attitude au changement ; il faut une formation continue, conçoit-il.
C’est dans la même disposition que le bâtonnier Cyrille Djikui fait remarquer que les avocats de l’espace UEMOA se voient désormais dotés de nouvelles compétences. «Je nous invite à nous mettre professionnellement à jour pour être apte à relever les défis attachés à l’expansion du champ d’action de l’avocat», a-t-il souligné, justifiant le choix du thème de la rentrée.
«Notre profession est à une période charnière de son évolution…le législateur communautaire a reconnu et consacré à l’avocat sa qualité d’acteur principal du service public de la justice», a relevé Me Cyrille Djikui. Le législateur a ouvert son champ d’intervention en disposant que : «Les avocats peuvent exercer les fonctions d’arbitre, de médiateur, de conciliateur. Ils peuvent être liquidateurs amiables ou judiciaires, administrateurs provisoires et syndics». Ainsi, insiste le bâtonnier, l’avocat n’est plus réduit au simple défenseur qui veille sur l’application efficiente de la règle de droit, mais il est élevé au rang de ceux qui tranchent, règlent et solutionnent les problèmes.
«La signature de l’avocat prend une plus grande valeur juridique… Les responsabilités qui sont les nôtres à ces titres nous contraignent à plus de rigueur, plus de professionnalisme dans la rédaction de chaque document qui porte désormais notre signature; prenons donc garde aux dérives, car aucun manquement ne sera toléré», conseille et prévient le bâtonnier.
Selon Me Cyrille Djikui, la justice redore son blason pour retrouver ses lettres de noblesse. «Les avocats sont attendus sur le défi de redonner à la justice son sens, donner aux litiges une solution dans un délai raisonnable», car l’UEMOA est un espace monétaire et les procédures trop longues sont nuisibles pour l’économie?

Suspension de la motion de grève: Les enseignants s’engagent à rattraper le temps perdu
Les grèves perlées des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire ont été suspendues vendredi 27 novembre dernier à la Bourse du Travail. A l’unanimité, les enseignants du Front d’action des syndicats de l’éducation invitent le gouvernement à un réaménagement consensuel du calendrier scolaire.
Le Front d’action des syndicats de l’éducation décide «en toute responsabilité, en s’appuyant sur les acquis majeurs obtenus dans un contexte politique difficile, et l’intérêt de l’école, de la suspension de la motion de grève de 96 heures en vigueur par tacite reconduction. En conséquence, le Front appelle tous les enseignants à effectuer la reprise des activités pédagogiques dans l’ordre et la discipline librement consentis pour compter du lundi 30 novembre 2015 à 7 heures sur toute l’étendue du territoire national». C’est ainsi que les enseignants grévistes se sont conviés à la reprise des activités pédagogiques. Mais ils donnent au gouvernement un moratoire qui court du 1er décembre 2015 au 31 janvier 2016 aux fins de s’assurer de la mise en œuvre effective des mesures prévues dans le relevé des conclusions du Conseil des ministres du 19 novembre dernier.
Le porte-parole du Front, Maxime Okoundé ne s’arrête pas en si bon chemin. Il a ensuite invité tous les enseignants à la vigilance pour le respect scrupuleux des points d’accord avec le gouvernement. Car, a-t-il enseigné, aucune lutte ne se gagne une fois pour toutes. Pour lui, le Front exige du gouvernement, le réaménagement consensuel du calendrier scolaire. Et ce, afin que le temps perdu puisse être rattrapé en partie. Il a ensuite invité ses collègues à une mobilisation permanente pour leur permettre d’obtenir l’application progressive des autres avantages prévus dans leurs (désormais) statuts particuliers.
Maxime Okoundé n’a pas manqué de remercier, pour leur clairvoyance, les secrétaires généraux signataires du relevé des conclusions du 27 mars dernier et rejoint par la suite par l’UNSTB, base référentielle de l’obtention des 10 000 F CFA, de la révision des statuts particuliers et du mouvement de grève actuel.
Pour mettre un terme à sa déclaration, le porte-parole du Front d’action des syndicats de l’éducation prévient le gouvernement béninois : « En tout état de cause, le Front prend l’opinion publique nationale et internationale à témoin et rend le gouvernement responsable des déconvenues qui découleraient du non-respect des engagements pris au nom de l’école publique»?

Recrutement dans la Fonction publique: Le top de la composition des 16 281 candidats lancé à Lokossa
La commune de Lokossa a accueilli, samedi 28 novembre dernier, le lancement officiel des épreuves du concours de recrutement d’une nouvelle promotion de fonctionnaires. C’était sous l’égide du secrétaire général du ministère en charge de la Fonction publique, Ernest Djagoun Afouda.
Retenu comme centre de composition des candidats du Mono-Couffo, le Collège d’enseignement général 1 de Lokossa a abrité samedi dernier, le lancement officiel de la composition des épreuves du concours pour le recrutement des fonctionnaires.
La salle de composition choisie à cet effet, a enregistré une dizaine de corps de métiers dont certains postulants ont vérifié les enveloppes contenant des épreuves avant leur ouverture. A la suite de cet exercice, le chef de la délégation des officiels, Ernest Djagoun Afouda, représentant le ministre en charge de la Fonction publique, a entretenu les candidats en attendant que la sirène retentisse. «Travaillez sereinement et éviter de regarder sur la copie de votre voisin. Ne vous fiez surtout pas aux rumeurs qui font état de ce qu’il faut être parrainé avant de réussir aux concours. Il n’en est rien. Ce sont les meilleurs qui gagnent», clarifie Ernest Djagoun Afouda.
Le secrétaire général du ministère avait à ses côtés, la directrice départementale en charge du Travail, Carine Kèkin Zannou et le commandant Justin Azankpan, chef de l’Inspection forestière du Mono. Et c’est ensemble qu'ils ont distribué les épreuves aux candidats. La composition n’a duré que la journée du samedi.
Ce concours vise le recrutement des médecins, des administrateurs, des ingénieurs des services techniques, des conducteurs de véhicules et bien d’autres agents des corps tels que l’informatique, la gestion et le secrétariat. A cette liste, il faut ajouter les candidats pour le secteur des Eaux et Forêts qui ont subi la phase écrite visant leur recrutement après avoir passé avec succès les épreuves sportives. «Le jumelage de cette phase écrite avec le concours organisé par le ministère de la Fonction publique vise à faire profiter de l’expertise de celui-ci à l’administration des Eaux et Forêts», commente Ernest Djagoun Afouda.
A l’issue de la composition, 101 nouveaux forestiers seront recrutés. Ce qui s’entend comme un «bonheur» pour le chef de l’Inspection forestière du Mono, Justin Azankpan. Pour lui, c’est un effort qui permettra de réduire la pénurie de personnel nécessaire à la sécurité de la superficie des forêts du Bénin.
Dans les rangs des 16 281 candidats qui ont composé, samedi dernier dans les départements du pays, environ 400 fonctionnaires seront retenus pour la nouvelle vague de fonctionnaires recrutés au service de l’Etat. Ils viendront étoffer l'effectif des agents permanents des catégories A, B, C et D?

Table ronde des partenaires de l’Université africaine de Développement coopératif (UADC): Promouvoir le programme de Master Genre et Développement de l’UADC
Une table ronde des partenaires techniques et financiers sur le programme de Master Genre et Développement (MDEG) de l’UADC s’est tenue jeudi 26 novembre à Cotonou. Occasion pour l’université et ses partenaires de procéder au lancement dudit programme.
A l’orée de ses cinquante ans, qu’elle célèbrera en 2017, l’Université africaine de Développement coopératif entend bien se donner une dynamique nouvelle : celle de bonifier ses offres de formation. Etablissement inter-Etats de formation, de recherche et d’intégration régionale dans le domaine de l’économie coopérative, de l’économie sociale et du développement, elle réunit aujourd’hui 20 Etats africains dont le Bénin qui abrite son siège. Elle offre trois types de formation : les formations présentielles, les formations à distance et les formations sur mesure. Au titre des premières, il y a la licence professionnelle en Economie coopérative et Gestion des Organisations (BAC+3) avec quatre options disponibles : Economie et Gestion des Organisations coopératives et associatives, Microfinance, Gestion des structures de micro-assurance santé, et Développement local et Décentralisation. Ce sont également les Masters (BAC+5), avec 6 diplômes proposés : Master Genre et Développement (le tout nouveau), Master en Economie coopérative et Gestion des Organisations, Master en Micro finance, Master en Gestion des Structures de micro assurance santé, Master en Développement local et Décentralisation, et Diplôme d’Etudes supérieures en Economie coopérative (DESEC/Bac+5). C’est enfin le doctorat en Economie coopérative, Gestion et Développement auquel on accède avec un BAC+5. Quant aux formations à distance, elles concernent deux programmes : Programme entrepreneuriat et Développement des Organisations coopératives et associatives (PREDOCA) et le Programme d’appui à la mobilisation de l’épargne dans la francophonie (PAMEF). S’agissant des formations à distance, elles s’effectuent dans l’un quelconque des modules voire unités composant les programmes de spécialisation.
Qu’est-ce que le programme MGED ?
Ces formations se font à travers des programmes spéciaux à la demande des personnes physiques ou morales intéressées en fonction de leurs besoins spécifiques de formation.
Le programme de Master en Genre et Développement vise à former des spécialistes ou des professionnels immédiatement opérationnels, capables de formuler des stratégies visant à faire intervenir des éléments de genre dans la conception, la planification, l’exécution, le suivi et l’évaluation de projets à base communautaire, et dans les structures, les politiques et le fonctionnement des institutions. Il poursuit les objectifs spécifiques de rendre les apprenants capables de « faire avancer les débats sur les droits des femmes et la participation citoyenne ou politique, analyser, selon le genre, des réalités qui leur sont connues de près et de définir des plans d’actions ; identifier des solutions à l’inégalité de contrôle des femmes sur les ressources ; définir des stratégies d’intervention avec l’approche genre, pour les projets, programmes, politiques et pour les organisations ». Mais à qui est destiné ce programme ? Hommes et femmes politiques, leaders des organisations d’auto promotion, acteurs et actrices des organisations d’appui au développement, du développement local et de la décentralisation, gestionnaires et dirigeants des organisations ou institutions, des coopératives agricoles, consultants indépendants, etc. y sont attendus. Pour ce faire, ils doivent être titulaires au moins d’une licence en sciences juridiques, économie, gestion, agronomie, sociologie, philosophie, histoire, géographie, lettre modernes ou bilingue. Cependant, les titulaires d’un BAC+4 ou équivalents sont admis sur étude de dossier ou test de niveau, en deuxième année de ce programme.
Professeur Emmanuel Kamdem, recteur de l’UADC, à l’ouverture de la table-ronde, a remercié tous les partenaires de son institution, et à faire remarquer que cette activité est capitale. Soulignant le caractère spécifique de ce programme, il engage les partenaires à le soutenir pour aider, ce faisant, à la promotion de l’égalité hommes-femmes, et à celle des femmes en particulier, afin qu’elles accèdent davantage aux postes de responsabilité.
Au nom du représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Bénin, le conseiller Béatrice Kangah a remercié tous les partenaires techniques et financiers pour leur appui au programme. Puis elle a exprimé sa fierté pour cette offre de formation que déploie l’UADC. Et, a-t-elle rappelé, la Conférence mondiale de Beijing sur les femmes, tenue en 1995, s’est engagée « à promouvoir le respect intégral de la dignité humaine, à instaurer l’équité entre les hommes et les femmes, à reconnaître et renforcer la participation et le rôle de ces dernières dans la vie politique, civile, économique et culturelle et dans le développement »¦

Prestation de serment à la Cour d’appel de Cotonou: Le barreau béninois s’enrichit de 3 nouveaux membres
Le premier président de la Cour d’appel de Cotonou, Félix Dossa, a présidé, le jeudi 26 novembre, la cérémonie de prestation de serment de trois nouveaux avocats. Entourés de 4 conseillers et en présence du premier substitut général Julien Tiamou, du bâtonnier de l’Ordre des avocats Me Cyrille Djikui et des membres de la famille judiciaire, Félix Dossa a reçu le serment des lauréats et les a renvoyés à l’exercice de leurs fonctions.
« Ce jour 26 novembre le barreau du Bénin s’enrichit de trois nouveaux membres », se réjouit Cyrille Djikui, le bâtonnier de l’Ordre des avocats. Maurille Lionel Monnou, Rokas Amoussouvi et Narcisse C. Atoun sont les heureux du jour.
Selon le bâtonnier, trois dans l’histoire de l’humanité est un chiffre dont le symbolisme est chargé de sens : il est signe de la trinité : le Père, le Fils et le Saint esprit ; symbole de la créativité, de l’adaptabilité et de l’originalité; dans bien de traditions est le socle qui tient la marmite pour qu’elle ne se renverse point.
Pour Me Cyrille Djikui , en lieu et place de l’article 21 de la loi 65-6 du 20 avril 1965 instituant le barreau du Bénin, c’est plutôt selon l’article 2 du règlement de l’UEMOA relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat que ces professionnels de la justice seront considérés : «les avocats sont un des acteurs principaux du service public de la justice ». Désormais retient-il, l’avocat prêtera serment en ces termes : «Je jure, en tant qu’avocat, d’exercer ma profession avec honneur, indépendance, probité, délicatesse, loyauté et dignité dans le respect des règles de mon Ordre».
Pour le bâtonnier, ils sont les premiers à prêter serment en ces termes et, ils doivent le défendre envers et contre tout, savoir se tenir par leur comportement à l’audience, envers leurs confrères, toute la famille judiciaire, envers les autorités publiques et dans la vie tout court, a-t-il conseillé.
C’est justement sur ces termes que le président Félix Dossa a invité les récipiendaires à prêter le serment requis. Ce qui fut fait.
Recevant donc le serment des trois jeunes avocats, le premier président de la Cour d’appel de Cotonou retient qu’aucun recours n’ayant été formé pour s’opposer à leur admission dans l’Ordre, qu’ils ont satisfait aux conditions d’aptitude et de moralité prévus par les textes.
«J’ai la ferme conviction que vous êtes conscients de l’engagement que vous prenez et qui vous lie», rappelle Félix Dossa qui n’a pas oublié de s’attarder sur l’obligation relative à la tenue d’une comptabilité régulière qui leur incombe et sur toutes les autres qui feront d’eux des avocats accomplis. « Je prends acte et vous renvoie à l’exercice de vos fonctions ; il sera dressé PV de la présente cérémonie, lequel sera déposé au greffe et auquel il sera fait recours en cas de besoin», a souligné le premier président de la Cour d’appel de Cotonou.
Dans le cadre de ses réquisitions, Julien Tiamou, substitut général a confié que les CV des récipiendaires sont denses et révèlent leurs expériences. Après avoir rappelé les tâches et obligations qui incombent aux avocats et les missions auxquelles ils sont appelés, le substitut les a exhortés au courage et au travail bien fait ¦