La Nation Bénin...
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Dans les établissements publics et privés des enseignements maternels, primaires et secondaires, à l’exception des Centres de formation professionnelle et d’apprentissage, la rentrée académique 2015-2016 aura bien lieu le lundi 5 octobre prochain. Les préparatifs y afférents vont bon train au ministère d'Etat en charge de l’Enseignement secondaire.
« Les préparatifs de la rentrée 2015-2016 vont bon train au ministère d'Etat chargé de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle, de la reconversion et de l’Insertion des jeunes et nous sommes très satisfaits», a déclaré Rogatien Tossou, directeur adjoint de cabinet. A cet effet, une session du conseil sectoriel pour le dialogue social a eu lieu du 21 au 23 septembre dernier à Dassa-zoumè avec 54 partenaires sociaux de l’enseignement secondaire pour faire le point des préparatifs, précise-t-il.
Par ailleurs, il a été initié sur toute l’étendue du territoire national une journée pédagogique pour permettre aux enseignants de prendre contacts avec les nouvelles méthodologies à adopter au cours de la nouvelle rentrée académique.
Pour Rogatien Tossou, on peut retenir que les nombreuses revendications formulées par les partenaires sociaux sont en train d’être résolues pour permettre une rentrée paisible. Ainsi, le démarrage du paiement des 10 000 F CFA a été effectif et constaté sur le salaire des enseignants depuis le 21 septembre dernier, souligne-t-il.
En ce qui concerne l’adoption des Statuts particuliers du secondaire conformément aux accords gouvernement/Centrales et Confédérations syndicales, le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement secondaire a déjà joué sa partition, précise son directeur adjoint de cabinet. Il a, selon Rogatien Tossou, transmis depuis le 5 juin 2015 lesdits projets de Statut particulier à son collègue en charge de la Fonction publique. C’est ce qui a permis le mercredi 23 septembre dernier, l’ouverture de la 4è session ordinaire de l’année 2015 du Comité consultatif paritaire pour l’étude et la validation de ces statuts.
Mais les statuts du personnel du ministère des Enseignements maternel et primaire ne sont pas encore validés par le Comité consultatif paritaire certifie, Rogatien Tossou.
Il a tenu à rassurer sur le fait que cette rentrée sera apaisée, parce que le gouvernement a déjà pris les dispositions nécessaires pour que les revendications majeures des enseignants aient une approche de solutions dans l’immédiat. «Les statuts particuliers seront adoptés et le ministre d'Etat Alassane Soumanou ne va pas faillir à sa mission», a-t-il souligné.
Sur proposition du même ministre, le ministère de la Fonction publique aura à procéder au recrutement de 6000 enseignants qualifiés pour pouvoir résorber le déficit d’enseignants.

A peine cinq mois nous séparent de l’échéance de la présidentielle du 28 février 2016, mais ce n’est pas encore la grande effervescence, en dépit de quelques escarmouches ici et là, qui renseignent que bientôt ce sera le moment des grandes empoignades politiques. En fait, si certains états majors sont d’ores et déjà fixés sur celui qui sera leur porte-étendard, d’autres ne sont encore sûrs de rien. Mais tous savent au moins qu’il y a des conditions à remplir pour se présenter à cette élection, de même que son déroulement est bien encadré.
Comme toutes les autres élections, la présidentielle obéit à des règles. La Constitution et le Code électoral les fixent. La Constitution du 11 décembre 1990 renseigne que cette élection se tient au suffrage universel direct et que le mandat du président de la République est de cinq ans renouvelable une seule fois. Et prescrit formellement qu’ «en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels» (article 42). Deux tours de scrutin sont prévus pour cette élection, au cas où aucun candidat ne l’emporterait au premier tour ; sachant que le second tour doit intervenir dans un délai de quinze jours (articles 43 et 45). Si la Constitution ne précise pas quand commence à courir le délai de 15 jours, la pratique (2001 et 2006) permet de considérer que le décompte de ce délai a pour point de départ la date de tenue du premier tour, et non celle de la proclamation des résultats de ce tour. C’est cette logique qui a probablement motivé la CENA à envisager qu’un second tour puisse se tenir en 2016 à la date du 13 mars, sachant que le corps électoral est convoqué aux urnes le 28 février en vue du premier tour de l’élection. Mais avant d’en arriver là, il y a des conditions à remplir par tout candidat. Celles de base, c’est l’article 44 de la Constitution qui les énumère en édictant que : «Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il n’est de nationalité béninoise de naissance ou acquise depuis au moins dix ans ; n’est de bonne moralité et d’une grande probité ; ne jouit de tous ses droits civiques et politiques ; n’est âgé de 40 ans au moins et 70 ans au plus à la date de dépôt de sa candidature ; ne réside sur le territoire de la République du Bénin au moment des élections ; ne jouit d’un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle». Ces dispositions pourraient, cependant, être au cœur de l’actualité politique au cours des prochaines semaines du fait de la décision DCC 15-156 du 16 juillet dernier, par laquelle la Cour constitutionnelle laissait comprendre que des individus qui seraient dans leur quarantième année, suivant un certain principe dit d’ «année commencée, année acquise» pourraient bien se porter candidats. Une jurisprudence qui ne rencontre évidemment pas l’adhésion de grand monde, loin s’en faut. De sorte que l’on se demande ce que ferait la Cour si, d’aventure, des dossiers de personnes n’ayant pas encore 40 ans accomplis suivant l’esprit et la lettre de cet article 44 de la Constitution, étaient reçus par la CENA. Car, s’il appartient à la CENA de les rejeter dans un premier temps pour défaut d’âge minimum requis (article 46 du Code électoral), c’est bien la Cour qui connaîtrait du contentieux qui en découlerait. Le cas échéant, la disposition d’esprit actuelle de la Cour, manifestée à travers la décision DCC 15-156 du 16 juillet 2015, autorise à penser qu’elle pourrait bien valider ces candidatures. Seulement, la vague de désapprobations suscitée par la décision, y compris de la part du patriarche Maurice Glèlè-Ahanhanzo, considéré comme le père de cette Constitution, réussira peut-être à émousser l’ardeur des juges constitutionnels actuels et les convaincre que la sagesse n’est pas au bout du chemin qu’ils semblaient tracer… Une chose, cependant, est certaine, c’est le rôle prépondérant dévolu à la Cour dans la gestion de ce scrutin et notamment le contentieux qui en découlerait.
Du déroulement du scrutin présidentiel
Aux termes de l’article 47 alinéa 1er de la Constitution, «le premier tour du scrutin de l’élection du président de la République a lieu trente jours au moins et quarante jours au plus avant la date d’expiration des pouvoirs du président en exercice». En fixant donc au 28 février la date de tenue du premier tour, la CENA a tâché de coller au plus près à cette disposition, soit 38 jours avant le 6 avril 2016, fin du mandat courant et début de celui du nouveau président. Celui-ci a dû, préalablement, se porter candidat à l’élection conformément à l’article 44 du Code électoral. Qui prescrit : «La déclaration de candidature est déposée, quarante-cinq (45) jours avant la date fixée pour le démarrage de la campagne électorale à la Commission électorale nationale autonome (CENA)…». En l’espèce, le démarrage de la campagne électorale étant prévu pour le 12 février 2016 par la CENA, les déclarations de candidature devraient, suivant la lettre de cet article 44, intervenir au plus tard le 28 décembre 2015. Or, le calendrier rendu public par la CENA confine ce délai à 33 jours au plus et 30 au moins avant la date de démarrage de la campagne électorale. Ce qui, visiblement, n’est pas conforme à la loi.
Mais quand les candidatures auront été validées, au jour de l’élection, «le scrutin dure neuf (9) heures… (et) se déroule en un seul et même jour sur toute l’étendue du territoire national y compris les représentations diplomatiques et consulaires» (article 69 du code). Et, «avant l’ouverture du scrutin, les membres du poste de vote s’assurent de la disponibilité en quantité suffisante des bulletins et de tout le matériel électoral. Procès-verbal en est dressé. Le président du poste de vote procède à l’ouverture de l’enveloppe scellée à la cire provenant de la CENA et contenant les différents cachets. Après l’ouverture de l’enveloppe portant les cachets d’identification et d’authentification du bulletin de vote, le président du poste de vote demande à un électeur présent sur les lieux, de poser au verso d’un bulletin de vote le cachet d’identification et d’authentification à un endroit de son choix. Il demande en outre à l’électeur d’indiquer le nombre de fois que ce cachet sera déposé sur le bulletin. Il fait constater à toute l’assistance le choix de l’électeur. Mention des deux (02) choix sera portée au procès-verbal avant le début des opérations de vote. Tous les bulletins de ce poste de vote seront marqués autant de fois et de la même manière que les deux (02) choix de l’électeur. Le scrutin est ouvert à 7 heures ... Il dure de 7 heures à 16h… En tout état de cause, tous les électeurs présents sur les lieux de vote avant l’heure de clôture sont autorisés à voter. En cas de retard au démarrage, l’heure de clôture est arrêtée en tenant compte de la durée du retard accusé…» (article 71 du code).
En outre, pendant la période électorale, les autorités municipales ou communales doivent indiquer, par arrêté, les lieux exclusivement destinés à recevoir les affiches et les lois se rapportant aux élections, les emplacements spéciaux réservés pour l’apposition des affiches électorales. A ce propos, tout affichage relatif à l’élection est interdit en dehors de ces emplacements spéciaux, tout comme il est interdit aux candidats de procéder à un affichage dans l’emplacement attribué aux autres candidats (article 50). Et l’article 51 précise que « dans chacun de ces emplacements, une surface égale est attribuée à chaque candidat… dans l’ordre d’arrivée des demandes», lesquelles «doivent être adressées par les candidats… au maire de la commune au plus tard soixante douze (72) heures avant l’ouverture de la campagne électorale. De plus, «dans chaque commune, le maire en accord avec la CENA doit réserver un emplacement public pour la tenue des rassemblements à caractère politique» (article 52). Si la CENA s’acquitte de sa mission, quelles sont les obligations des candidats ?
La Cour en position d’arbitre
«La Cour constitutionnelle veille à la régularité du scrutin et en constate les résultats». Voilà la substance de son rôle dans le cadre de la présidentielle, ainsi résumée par l’article 49 alinéa 1er de la Constitution. Quant à l’alinéa 3 du même article, il postule que «Si aucune contestation relative à la régularité des opérations électorales n’a été déposée au Greffe de la Cour par l’un des candidats dans les cinq jours de la proclamation provisoire, la Cour déclare le président de la République définitivement élu.» Il en découle que la faculté de contester les résultats ou la régularité du scrutin n’est dévolue qu’aux seuls candidats. Le cas échéant, l’alinéa 4 du même article 49 prescrit que «…la Cour est tenue de statuer dans les dix jours de la proclamation provisoire ; sa décision emporte proclamation définitive ou annulation de l’élection». Quoique cela ne soit jamais arrivé encore, la possibilité que l’élection soit annulée dans son ensemble existe donc. Dans une telle occurrence, il est procédé à un nouveau tour de scrutin dans les quinze jours de la décision (article 49 in fine). Mais «si aucune contestation n’a été soulevée dans le délai de cinq jours et si la Cour constitutionnelle estime que l’élection n’était entachée d’aucune irrégularité de nature à en empêcher l’annulation, elle proclame l’élection du président de la République dans les quinze jours qui suivent le scrutin» (article 49, 5è alinéa). Signalons qu’aux termes de l’article 117, 3è tiret, elle «examine les réclamations, statue sur les irrégularités qu’elle aurait pu, par elle-même relever et proclame les résultats du scrutin…». Mais avant d’en arriver là, il y a bien eu le scrutin d’abord.
Ce que doivent faire les candidats…
De prime abord, il faut se porter candidat pour prendre part à une élection en sollicitant les suffrages des électeurs. Ainsi « une déclaration de candidature est obligatoire pour chaque candidat… aux fonctions de président de la République…». (Article 42 du code électoral). Et « nul ne peut être candidat aux élections… s’il ne remplit les conditions requises pour être électeur et pour être éligible (article 43). Là-dessus, si l’âge minimum requis pour être électeur est de dix-huit ans révolus assortis de la jouissance des droits civiques et politiques (article 9 du code), « ne peuvent être électeurs, les étrangers, les individus condamnés pour crime, les individus condamnés à une peine d’emprisonnement avec ou sans sursis d’une durée égale ou supérieure à trois (03) mois, assortie ou non d’amende pour vol, escroquerie, abus de confiance, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d’influence ou attentat aux bonnes mœurs ou tous autres faits prévus par les dispositions des lois pénales et constitutifs de délit ; les individus qui sont en état de contumace, les faillis non réhabilités dont la faillite a été déclarée, soit par des tribunaux de droit commun, soit par des jugements rendus à l’étranger, mais exécutoires au Bénin ; les individus privés du droit d’élire ou d’être éligibles par décisions de justice, les interdits.» (Article 10).
Le candidat doit indiquer dans sa déclaration, ses nom, prénoms, profession, date et lieu de naissance et adresse complète. En outre, la candidature doit mentionner, la couleur, l’emblème, le signe et/ou le sigle choisi pour l’impression des bulletins uniques, à l’exception des attributs ci-après : hymne national, drapeau, sceau, armoiries, devise. Par ailleurs, la déclaration de candidature doit comporter un spécimen d’emblème. Elle doit être accompagnée d’un certificat de nationalité, d’un bulletin N°3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois, d’un extrait d’acte de naissance ou de toute pièce en tenant lieu ; d’un certificat de résidence, d’une attestation par laquelle le parti ou l’alliance de partis politiques investit l’intéressé en qualité de candidat (pour les candidats portés par des partis ou alliances de partis) ; et d’une déclaration par laquelle le candidat certifie notamment sur l’honneur qu’il ne se trouve dans aucun des cas d’inéligibilité prévus par le code (article 45).
Ensuite, le candidat est tenu de faire campagne car l’article 47 alinéa 1er du code prescrit que «… Elle (la campagne électorale) est obligatoire pour tout candidat à une élection». Durant cette période de campagne, «… les candidats… bénéficient d’un accès équitable aux organes de communication audiovisuelle publics ou privés» ainsi que «d’un accès équitable aux moyens publics et privés d’information et de communication dans le respect des procédures et modalités déterminées par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC)» (article 48).
En outre, dans le cadre de la campagne électorale pour la présidentielle, il est interdit au candidat d’engager, par lui-même et/ou par une tierce personne, plus de deux milliards cinq cent millions (2 500 000 000) de francs pour l’élection (article 110). Les candidats sont aussi tenus d’établir un compte prévisionnel de campagne précisant l’ensemble des ressources et des dépenses à effectuer en vue des opérations électorales par eux-mêmes ou pour leur compte. Ce compte doit être déposé contre récépissé à la Chambre des Comptes de la Cour suprême, quarante (40) jours avant la date des élections. Puis, dans les soixante (60) jours qui suivent le scrutin où l’élection est acquise, les candidats y ayant pris part déposent contre récépissé auprès de la même Chambre, le compte de campagne accompagné des pièces justificatives des dépenses effectuées… (Articles 111 et 112).

En prélude à la Conférence internationale de Paris sur le climat, l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) a tenu, hier mercredi 30 septembre à Cotonou, une session extraordinaire de son Conseil des ministres consacrée au Plan de Renforcement de la Résilience aux Changements climatiques. Ladite Session a été présidée par le vice-Premier ministre, François Abiola, représentant le chef de l’Etat, président en exercice du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’ABN.
Les neuf pays qui partagent le Bassin du Niger se donnent pour vision de promouvoir une gestion durable des écosystèmes, le développement des infrastructures hydrauliques d’intérêt commun, le renforcement de la coopération transfrontalière et l’intégration sous-régionale.
Dans son mot de bienvenue à l’entame de la session, le Secrétaire exécutif de l’ABN, Collins R. U. Ihekike, a appelé à la prise de conscience véritable de l’impact des changements climatiques sur l’environnement afin d’anticiper les conséquences irréversibles ; et à l’action concertée.
Action à laquelle prennent part les partenaires techniques et financiers (UEMOA, BAD, Banque Mondiale, Facilité africaine de l’Eau, AFD, GIZ, PNUD…). Aussi Eric Abassi, représentant de la Banque mondiale et chef de file desdits partenaires, réaffirme-t-il leur disponibilité à maintenir leur soutien à l’ABN, en vue de favoriser le bien-être des populations et surtout des générations futures. Dans cette perspective, il dit apprécier le plan élaboré, qu’il juge novateur ; et appelle à se pencher conséquemment sur la problématique des changements climatiques, le Bassin du Niger étant considéré comme l’une des régions les plus vulnérables au monde ; du fait d’une variation inconséquente de la température, des inondations… Puis, il salue l’engagement de l’ABN à porter le plan de développement soumis à l’appréciation des participants, à l’attention de la communauté internationale. Ceci, pour la sensibilité aux effets des changements climatiques dans le bassin du fleuve Niger, et renforcer la résilience de plus de 130 millions de personnes qui y vivent. D’ores et déjà, Eric Abassi rassure de l’accompagnement des PTF dans le processus de mobilisation des ressources, et veut bien espérer que les pays membres de l’ABN ne ménageront pas leurs efforts.
Un plan pertinent pour capter des ressources
Collins R. U. Ihekike sera mis en confiance par la ministre de l’Eau, Christine Gbédji Vyaho, présidente du Conseil des ministres de l’ABN. Celle-ci, en effet, souligne l’intérêt et l’engagement des pays membres pour l’atteinte des objectifs assignés à l’organisation. Et laisse entendre que la gestion rationnelle, durable et concertée des ressources est au cœur de l’engagement des dirigeants des neuf pays riverains. A son tour, elle met l’accent sur les effets pervers des changements climatiques dont les perturbations sur la production énergétique, les menaces sur la sécurité alimentaire, l’instabilité de la navigabilité sur le fleuve… D’où, indique-t-elle, la décision de définir ce plan de renforcement de la résilience, afin de capter des financements du Fonds vert, consécutivement à la Conférence de Paris ; une initiative qui n’entre pas en concurrence avec les autres programmes d’adaptation nationaux ou régionaux. Ce Plan, rassure Christine Gbédji Vyaho, par ailleurs, constitue un ensemble d’actions et d’investissements concrets pour renforcer la résilience dans le bassin du Niger. A cet effet, elle remercie particulièrement la Banque mondiale pour son appui constant et, à travers elle, les autres partenaires techniques et financiers de l’ABN.
Enfin le vice-Premier ministre, François Abiola, au nom du chef de l’Etat, a félicité l’ABN pour l’animation régulière de ses organes, et loué les initiatives prises par ces temps de changements climatiques aux effets incommensurables. De même, il a exprimé la gratitude du chef de l’Etat aux partenaires de l’ABN. Le Bassin du Niger est et demeure menacé par les effets des changements climatiques, rappelle-t-il, pour inviter à préserver au mieux ce bassin, le 3è de l’Afrique et le 9è du monde, aux fins de pouvoir en tirer les meilleurs avantages. C’est pourquoi il se réjouit de voir cette session se tenir à quelques semaines de la COP 21, qui marquera, est-il convaincu, un tournant dans la perception et la gestion des effets des changements climatiques ; assuré par ailleurs que l’ABN sera bien à ce rendez-vous. Avec, à l’appui, son Plan de Renforcement de la Résilience aux Changements climatiques, qui lui servira de base de négociation et de persuasion, pour bénéficier du financement Climat.

Le football béninois est malade de ses acteurs, en premier lieu, des responsables qui ont eu à charge sa gestion. Il a fait la promotion de certains à la CAF et à la FIFA. Tel est le cas du président Moucharaf Anjorin. Plutôt que de continuer à suivre de loin la situation, l’homme a l’obligation de lui retourner l’ascenseur, quand bien même il aurait été voué aux gémonies pour l’empêcher d’être candidat à sa propre succession, au moment où son mandat arrivait à terme.
Déjà plusieurs mois que le football est paralysé par une crise au Bénin. La situation s’est aggravée depuis vendredi 27 mars dernier, avec le retrait de l’agrément à la Fédération béninoise de football par le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs. Toutefois, l’espoir renait avec la mise sur pied d’un Comité de normalisation décidée par le Comité exécutif de la FIFA. En attendant, les supputations vont bon train dans la perspective de la désignation des cinq membres appelés à siéger au sein dudit comité.
Dans la mise en œuvre de cette approche de solution qu’elle envisage pour dénouer cette crise, la FIFA pourrait bien recourir aux services d’un certain nombre de personnes ressources ayant une grande maîtrise des réalités du sport roi au Bénin. Parmi elles, Moucharaf Anjorin qui, à bien des égards est redevable à ce football, serait d’un apport déterminant à cette instance faîtière. Qu’on l’aime ou pas, les actions que l’homme a eu à réaliser alors qu’il a dirigé la Fédération de 2005 à 2009, puis de 2009 à 2013, forcent le respect et l’admiration.
En effet, ses prédécesseurs Norbert Imbs (1962-1973), Joseph Houndokinnou (1973-1975), Frédéric Affo (1975-1977), Moucharafou Gbadamassi (1977-1979), Soulé Dankoro (1980-1982), Marius Dadjo (1982-1986), Noël Agossou Viadénou (1986-1988), Bio Imorou N’Morou en 1988, Marius Dadjo (1988-1990) et Moucharafou Gbadamassi (1990-1999), n’ont jamais fait qualifier le Bénin à une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations (CAN). C’est avec l’avènement le 2 juin 2001 du Comité exécutif du président Martin Adjagodo au sein duquel, Moucharafou Anjorin occupait déjà le poste de premier vice-président chargé des sélections nationales, que pour la première fois dans l’histoire du football béninois, les Ecureuils se sont retrouvés à une phase finale de la CAN, Tunisie 2004. C’était une première, depuis l’accession du pays à la souveraineté internationale. Avec l’arrivée aux affaires du président Moucharaf Anjorin, la sélection nationale s’est à deux reprises qualifiée à ce stade de la compétition. C’était au Ghana en 2008 et en Angola en 2010.
Ses deux mandats ont permis au Bénin d’obtenir la construction du siège de l’instance fédérale à Porto-Novo, la pause des gazons synthétiques du stade René Pleven de Cotonou II et du Centre d’excellence de Missérété. Le gazon synthétique du stade municipal de Parakou s’avère le bonus que la CAF et son président, Issa Hayatou, ont voulu offrir au Bénin, pour encourager les actions entreprises par Moucharaf Anjorin dans le cadre du développement du football national. L’institutionnalisation du maillot jaune, objet de fierté et de chance pour les Ecureuils reste aussi son œuvre. Pour l’instant, il demeure le seul Béninois à être membre du Comité exécutif de la CAF. A ce titre, il s’est vu confier plusieurs missions de conciliation auprès d’un certain nombre de fédérations en proie à des crises, de même que de supervision d’assemblées générales électives auprès d’autres.
Autant d’atouts qui lui ont permis, à sa manière, de mettre en valeur le Bénin. Des indices qui ne trompent pas et dont la FIFA serait en possession. De là à ce qu’elle le désigne finalement pour diriger la transition, le temps qu’un nouveau comité exécutif soit élu au plus tard le 30 avril prochain, personne ne devrait être surpris. Encore faudrait-il que Moucharaf Anjorin accepte la mission, après avoir été décrié au moment où il était arrivé à la fin de son mandat à la tête de la Fédération.

Lors d’une réunion de haut niveau sur la Cour internationale de Justice, hier mardi 29 septembre au siège de l’ONU à New York, le président de la République a annoncé la décision du Bénin d’accepter la juridiction obligatoire de la Cour de La Haye. Une décision jugée de haute portée historique !
C’est un signal fort que le Bénin donne ainsi à la communauté internationale. Lors d’une réunion de haut niveau sur la Cour internationale de Justice, le chef de l’Etat a annoncé la décision de son pays d’accepter la juridiction obligatoire de la Cour internationale de Justice de La Haye. «Le Bénin estime que toute démocratie repose sur trois piliers, dont la justice constitue l’un des plus importants. Je voudrais donc du haut de cette tribune déclarer que le Bénin accepte la juridiction obligatoire de la Cour internationale de justice, et s’engage à le notifier à travers la déclaration», déclare le président de la République. .
Boni Yayi affirme que la Cour internationale de Justice de la Haye qui fêtera ses 70 ans l’année prochaine, constitue un dispositif clé dans le système des Nations Unies dans son rôle de garant de la paix et de la justice internationale. «La CIJ remplit à la perfection sa mission de régler les litiges que les Etats lui soumettent, elle s’est établie comme un levier essentiel de règlement des différends, avec plusieurs affaires réglées et une jurisprudence abondante», souligne-t-il. Grâce à cette institution onusienne, rappelle le chef de l’Etat, une solution a été apportée au différend frontalier entre le Bénin et le Niger au sujet de l’île de Lété. Depuis l’arrêt rendu par la CIJ, le 12 juin 2005, les deux pays se sont accordés à se conformer à la décision. «Nos populations se retrouvent, nos économies convergent. Les deux pays ont fait économie d’un conflit armé», se réjouit-il. De même, le Bénin et le Burkina ont opté pour la voie de la sagesse, en recourant, en septembre 2009, à l’arbitrage de la CIJ dans le litige concernant le tracé des frontières dans la localité de Koualou.
«La CIJ est perfectible et les Etats doivent agir à la rendre plus moderne. Nous parviendrons à surmonter la méfiance des Etats et leur réticence à l’endroit des juges de La Haye. Nous devons encourager les Etats à faire confiance à la Cour qui fait aujourd’hui œuvre utile à l’humanité toute entière », conclut-il.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon a invité tous les pays membres de l’organisation à faire leur déclaration d’acceptation de la juridiction obligatoire de la CIJ. Pour lui, cette institution est plus que nécessaire pour la justice internationale dans la mesure où elle traite des questions importantes d’ordre territorial, maritime, et permet surtout aux Etats de régler leurs différends de manière pacifique. « Elle contribue à faire avancer l’Etat de droit », insiste-t-il, déplorant que les instruments de droit de cette institution soient sous-utilisés par les Etats.
Les Etats reconnaissent la compétence de la Cour internationale de Justice de trois manières : l’acceptation unilatérale, l’acceptation de la compétence par traité et le transfert d’un différend concret devant la Cour par compromis.
L’annonce du chef de l’Etat répond donc à l’article 36 paragraphe 2 du Statut de la Cour qui stipule que « les Etats peuvent, à n’importe quel moment, déclarer reconnaître comme obligatoire de plein droit et sans convention spéciale à l’égard de tout autre Etat acceptant la même obligation, la juridiction de la Cour sur tous les différends d’ordre juridique ayant pour objet a) l’interprétation d’un traité, b) tout point de droit international, c) la réalité de tout fait qui, s’il était établi, constituerait la violation d’un engagement international, d) la nature ou l’étendue de la réparation due pour la rupture d’un engagement international ». Les déclarations d’acceptation de la juridiction obligatoire de la Cour sont remises au secrétaire général de l’ONU qui en transmet copie aux parties au Statut de la Cour ainsi qu’au Greffier de la Cour.
Par Gnona AFANGBEDJI, Envoyé spécial à New York.
Actualités 30 sept. 2015

Quel est le rôle des médias dans la promotion et la conduite des processus électoraux pacifiques en Afrique de l’Ouest ? La question est au centre d’un atelier qui regroupe des responsables et professionnels des médias depuis hier, mardi 29 septembre à Dakar au Sénégal. L’objectif de cette rencontre d’échanges de deux jours organisée par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) est de renforcer les capacités de ces responsables et professionnels des médias afin qu’ils soient outillés pour exercer leur liberté d’expression, tout en évitant la diffusion de fausses informations pouvant porter atteinte à l’ordre public et compromettre les progrès démocratiques.
Entre 2015 et 2017, plusieurs pays de la sous-région ouest africaine auront à organiser plus d’une dizaine d’élections, que ce soit des élections législatives ou présidentielles. Et dans la réussite de ces échéances, les médias ont un rôle important à jouer. Comment faire pour la réussite de la couverture médiatique desdites élections afin d’éviter la diffusion de fausses informations devant compromettre les progrès démocratiques ? C’est la grande préoccupation du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) qui en partenariat avec d’autres organismes des Nations Unies a regroupé, depuis hier à Dakar au Sénégal, des responsables et des professionnels des médias de l’Afrique de l’Ouest.
Pendant les deux jours de travaux, il s’agira de donner à ces responsables et professionnels des médias, les outils nécessaires pour qu’à leur tour, ils fournissent aux électeurs et électrices des informations relatives au processus électoral, ainsi que des informations équilibrées et impartiales sur les enjeux du scrutin. Le déroulement et le financement de la campagne électorale sont également des étapes très importantes où l’intervention des médias est capitale sans oublier le programme des candidats en lice, de même que les opérations de dépouillement des votes.
En effet, dans le contexte de la couverture médiatique des processus électoraux, les responsables et les professionnels des médias participent en quelque sorte dans les limites légales et réglementaires, à l’observation électorale, notamment en accordant une attention soutenue à la transparence, à l’inclusion à la crédibilité et à la fiabilité du scrutin. Ils ont à cet effet, la possibilité ou selon les contextes de responsabilité de dénoncer des éventuels dysfonctionnements ou de mettre en relief des cas de violations de la loi. Pour ce faire, ils disposent, au-delà du traitement classique de l’information, d’une panoplie de moyens.
En procédant à l’ouverture des travaux de l’atelier, le ministre sénégalais de la Culture et de la Communication, Mbagnick N’Diaye a rappelé l’histoire électorale de son pays, avant de revenir au sujet à l’ordre du jour pour dire que les médias ont un rôle très important à jouer. Pour lui, les élections constituent, en règle générale, un enjeu important pour les citoyens appelés à choisir les représentants qui défendront au mieux leurs intérêts. Ce choix, ajoute-t-il, doit s’opérer suivant des principes démocratiques essentiels qui sont en corrélation avec les droits de l’Homme. Notamment, la participation à la vie publique, la liberté d’opinion et d’expression, de mouvement et d’association, l’égalité, la non-discrimination et la transparence des processus, y compris celle liée aux résultats du scrutin.
Quant au contenu de l’atelier, il comporte une dizaine de sections relatives «aux instruments internationaux et régionaux de gestion des élections : cadre juridique des élections en Afrique de l’Ouest», au «financement des médias» en passant par «médias, démocratie et élections», «médias, prévention des tensions et la gestion des crises électorales» sans oublier «médias et protection des droits de l’Homme», «la pratique journalistique en période électorale : de l’éthique à la responsabilité journalistique», etc….
Par Bruno SEWADE, envoyé spécial à Dakar
Actualités 30 sept. 2015

Conformément aux règles qui régissent la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), les conseillers devraient se réunir, hier mardi 29 septembre, pour procéder à l’ouverture de leur deuxième session ordinaire. Malgré leur présence au sein de l'institution, ils ont choisi de boycotter la cérémonie. C’est donc en l’absence de huit conseillers que le président de l’institution, Adam Boni Tessi, a procédé tout seul à l’ouverture des travaux.
Le boycott des sessions se poursuit à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Hier, huit des neuf conseillers que comptent l’institution n’ont pas assisté à l'ouverture de la 2è session ordinaire de l’année. Malgré cela, le président Adam Boni Tessi, a procédé à ladite ouverture étant donné que les textes de l’organe de régulation n’exigent pas leur présence. Mais avant la cérémonie, c’est Souleymane Ashanti, vice-président de la HAAC et porte-parole des conseillers absents qui a expliqué à la presse les raisons de leur boycott. Pour lui, c’est pour manifester contre l’inexistence de moyens roulants qui devraient être mis à leur disposition. Cette situation empêche les membres de la HAAC d’accomplir efficacement les missions qui leur sont assignées et limite leurs actions sur le terrain, a-t-il indiqué. Pis, elle ralentit les nombreux sacrifices qui sont faits pour faire du passage de l’analogique au numérique, une action concrète, a-t-il ajouté. Souleymane Ashanti a aussi confié que ses pairs sont déçus du fait que le gouvernement n’ait pas jusque-là respecté sa promesse d’octroyer des véhicules à l’institution, et ce, après le premier boycott qui a eu lieu, il y a quelques semaines.
Actualités 30 sept. 2015

«Le Sida à l’ère post 2015: Lier le Leadership, la science et les droits humains». Tel est le thème de la 18è Conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles (IST) en Afrique (ICASA) qui se tiendra dans la capitale du Zimbabwé, Hararé, du 29 novembre au 4 décembre prochain. Le président du Comité scientifique sur les sciences sociales, les droits humains et les sciences politiques et rapporteur général de cette conférence, chef service pédiatrie de l’Hôpital d’instruction des armées (HIA), le médecin-colonel Alain Azondékon, présente ici les objectifs de ladite rencontre africaine.
La Nation : Que vise cette conférence internationale et combien de participants y sont attendus ?
Alain Azondékon : L’Afrique dispose d’une société dénommée société anti-Sida qui s’occupe de toutes les questions liées au Vih/Sida et étendue à toutes les maladies connexes. Cette société a une plate-forme qui s’appelle ICASA. Elle permet de se retrouver pour partager les expériences acquises de part et d’autre sur le continent. Il s’agit donc d’un espace où les participants venus du monde entier échangent. Ainsi, à l’ICASA, les participants auront à apprendre et à recevoir des uns et des autres. Au départ, le Vih/Sida était banalisé, puis après il a pris de l’ampleur. Ce qui a nécessité beaucoup de moyens pour la prévention et le traitement parce qu’il faut bien dépister, mettre sous traitement les personnes vivant avec le Vih/Sida. Donc des traitements qui ne doivent pas avoir des effets secondaires et qui sécurisent et garantissent une vie saine aux patients. Il faut se réjouir, aujourd’hui, que les médicaments sont disponibles. Mais malheureusement, il y a encore de nombreuses personnes qui ne connaissent pas leur statut sérologique. Alors, la question qui mérite d’être posée est de savoir pourquoi des gens ne sont pas testés ou bien pourquoi lorsque certains sont mis sous traitement ils ne sont pas satisfaits ?
Aujourd’hui, il y a la science et beaucoup d’évidences ont été révélées. Mais il va falloir qu’il y ait des gens pour mettre des programmes en place dans un souci de transparence et de légitimité. Au même moment, il est aussi question de mettre les droits humains au centre des préoccupations lorsqu’on sait qu’il existe de nos jours des homosexuels, des professionnels de sexe et des zones de conflits.
La 18è édition de l’ICASA est une occasion pour attirer l’attention de l’opinion publique sur la menace de l’héritage découlant de la récession de l’économie mondiale. Elle est pour la communauté internationale et tous les Africains, une occasion pour conjuguer leurs efforts dans l’aboutissement d’un continent sans Sida. Près de 10 000 éminents scientifiques, décideurs politiques, militants, personnes vivant avec le Vih, leaders de gouvernement ainsi qu’un nombre important de chefs d’Etat et de représentants de la Société civile sont attendus à cette conférence. Elle sera aussi une excellente opportunité pour promouvoir les réalisations intersectorielles liées à la réponse au Sida et pour renforcer les partenariats.
Les conférences nationales et internationales sont légion depuis la découverte du Vih/ Sida. De façon spécifique, quels sont les objectifs de cette rencontre ?
Comme je le disais tantôt, l’ICASA est une plate-forme. Et la rencontre de 2015 se subdivise en trois composantes. D’abord, il y aura le programme scientifique qui abordera les avancées biomédicales sur l’épidémie du Sida. Ensuite, les participants aborderont le point de la situation du Sida en Afrique. Il s’agira de faire en sorte pour que les 90% des populations qui ne connaissent pas encore leur statut sérologique, le sachent pour s’assurer une vie decente. Il sera aussi question de discuter des ravages de l’hépatite. Cela permettra également de voir où nous en sommes pour le couple maudit Vih-tuberculose. Il existe des essais vaccinaux qui sont faits en Afrique. Etant donné que nous avons mis beaucoup de gens sous traitements anti- rétroviraux, on observe un développement d’autres maladies non transmissibles comme les maladies cardio-vasculaires, les maux de reins. Tout cela ne peut être discuté sans le programme de leadership. Car, l’Union Africaine veut avoir une très grande session sur la vision de 2030 pour une génération sans Sida. Dans ce cadre, le rôle des premières dames sera identifié de même que le financement des actions à mener. Donc on ne peut plus gérer n’importe comment les ressources dégagées pour la lutte contre le Sida. Au niveau du volet communautaire, il sera question de voir comment repenser les communautés africaines sous la pression du Vih/Sida. Il y aura aussi une conférence spéciale où les jeunes viendront parler des droits à la santé sexuelle. Ils ne manqueront pas de diagnostiquer la responsabilité de la médecine traditionnelle dans cette lutte implacable.
Pour me résumer, je dirais que cette conférence permettra, d’une part, de renforcer l’inter- action entre la santé publique, la science et les droits humains pour le contrôle et l’élimination de la pandémie du Vih/Sida et les maladies associées, et d’améliorer la sensibilisation, l’apprentissage des connaissances, les compétences, les meilleures pratiques de la riposte au Sida et d’autres épidémies émergentes comme Ebola, l’hépatite, et les maladies non transmissibles, d’autre part.
Elle permettra également de promouvoir pour l’ère post 2015, le développement et le passage à l’échelle des interventions fondées sur des preuves tangibles pour répondre au Vih/Sida, et aux maladies associées et de renforcer le leadership africain, l’appropriation de la réponse et accroître l’investissement financier pour soutenir la réponse continentale en matière de santé.
Alors que vient chercher le Bénin dans l’organisation d'une conférence internationale de cette envergure ?
Le Bénin fait partie des nations africaines et la société anti-Sida doit être considérée comme un pan qui permet aussi de régler les problèmes liés au Vih/Sida. On ne peut pas perdre de vue qu’il s’agit aussi d’un enjeu politique. A cet effet, le ministre béninois de la Santé a été invité et sera le modérateur des travaux de cette rencontre. Il animera également beaucoup de sessions sur le leadership. Un autre Béninois animera une session sur le Vih et la tuberculose. Robert Mugabé qui est aujourd’hui le président en exercice de l’Union Africaine et l’épouse du président Jacob Zuma ainsi que huit autres premières dames invitées comme celle du Ghana. Il est donc une nécessité de mettre tout le leadership possible pour que la conférence connaisse un succès. En dehors de cette participation, il n’est pas à perdre de vue que le Bénin est l’un des pays phares de la lutte contre le Sida. Un autre jeune scientifique doit faire une communication sur l’importance des sciences sociales et humaines dans l’accès aux soins et aux traitements. Douze autres Béninois ont des communications à présenter. En dehors de tous ceux-là, moi-même, je suis le président du Comité scientifique sur les sciences sociales, les droits humains et les sciences politiques et rapporteur général de l’ICASA 2015 et rapporteur de cette conférence. En cela, il me revient de former tous les autres rapporteurs dont des Zimbabwéens.
Par rapport au thème de cette conférence, dites-nous quels sont les liens entre le leadership, la science, les droits humains et le Vih/Sida ?
La science a pour rôle de découvrir et de nous dicter ce qu’il faut faire. Dans les comportements que dicte la science, on peut retenir le port de préservatif, les médicaments à administrer ou les traitements à faire. Mais après la science, il y a ce qu’on peut appeler la science de la mise en œuvre qu’est le leadership. Ce dernier est tenu de mettre chaque chose à sa place en pensant aux droits humains. Car, il n’est pas question qu’en menant une lutte contre le Sida, que les droits humains soient bafoués. Il s’agira d’aller aux fondamentaux de la vie. Car la science sans conscience n’est que ruine de l’âme.
Quels sont les résultats attendus de cette conférence ?
Ce que nous attendons de cette conférence est que tous les leaders, qu’ils soient responsables d’ONG, de centres, des dirigeants politiques au niveau de nos Etats, qu’ils mènent vraiment la lutte contre le Vih étant donné que c’est un défi, un fléau qui a vraiment fait retarder l’Afrique. Il suffira de reconsidérer le leadership pour que les droits humains soient au centre des préoccupations. Car les droits humains sont très importants dans les différents programmes de lutte contre le Vih. Voilà concrètement, ce que nous attendons.
Vous parlez de leadership parce que nos gouvernants ont un rôle à jouer. Avez-vous un appel à lancer à leur endroit ?
Le leadership n’est pas forcément la seule affaire des gouvernants, parce que chacun de nous doit être responsable à son poste. Si j’attends que le leadership vienne forcément du ministre de la Santé et que moi-même à mon niveau, je n’exprime pas une forme de leadership, ça pose un problème. C’est-à-dire qu’il est le seul à reconnaître que tout va très bien. C’est à nous maintenant de faire le travail. Au fur et à mesure que nous allons vers la hiérarchie, qu’il y ait vraiment une diffusion de ces pratiques.
A l’endroit des dirigeants, je veux qu’ils émettent toujours le leadership comme mode de gestion transparente. Ceux qui feront mal auront la sanction négative qu’on appelle la punition.

Les élus communaux de Lokossa se sont réunis hier, mardi 29 septembre dans le cadre de la 3è session ordinaire pour le compte de l’année en cours. Sous la direction du maire Pierre Awadji, tous les sept points inscrits à l’ordre du jour ont pu être étudiés, y compris l’adoption d’un collectif budgétaire d’un montant de 1 200 750 954 F CFA.
La 3è mandature de la commune de Lokossa n’a pas fini de livrer tous ses secrets. Au grand dam de ceux qui s’attendaient tout au moins, aux envolées verbales, les conseillers ont plutôt fait face hier, mardi 29 septembre, aux préoccupations essentielles de la commune dans une ambiance de questions-réponses empreinte de courtoisie et de tolérance. C’est bien là, le contexte de travail qui a permis premièrement d’adopter le règlement intérieur à l’unanimité des 19 conseillers. Mais avant, ce document de 67 articles répartis en neuf chapitres a préalablement fait l’objet de diverses appréciations de la part des conseillers minoritaires. Ensuite le projet du collectif budgétaire, gestion 2015, a été exposé et mis en débat. Après interrogations et amendements, le Conseil communal l’adopte. On retiendra que le collectif budgétaire consacre un accroissement de 19% par rapport au budget d'exécution.
Du reste des sujets inscrits à l’ordre du jour, il faut noter la création de la «Commission de contrôle et de suivi des travaux» portant à quatre, les commissions spéciales pour lesquelles des responsables sont désormais connus. Suite aux élections organisées à ce sujet, Raphaël Sozangbé a pris la tête des Affaires économiques et financières puis Sossou Dohénou a été choisi pour présider les Affaires domaniales et environnementales. La nouvelle commission créée est confiée à Gervais Hounkpè. La seule dame du Conseil communal a été élue pour diriger les Affaires sociales et culturelles.
Au sortir des travaux de ces premières assises, le maire Pierre Awadji s’est félicité de ce que «l’ambiance de travail démontre que les conseillers sont vraiment préoccupés par le développement de la commune». Pour lui, cette 3è mandature repoussera au loin les limites du sous-développement de Lokossa.

Le ministère en charge de la Microfinance a servi de cadre, hier mardi 29 septembre, à la 3è Session du Comité national de la microfinance (CNM). Comme principal dossier inscrit au titre de la rencontre, il y a le financement de la dissémination de la stratégie d’assainissement du secteur de la microfinance. Les participants ont aussi eu droit à la présentation de la note de conjoncture dudit secteur.
La microfinance, au regard de son importance stratégique, mobilise plusieurs acteurs. Elle vise à contribuer à la réduction sensible de la pauvreté au Bénin. Etant donné que chacun des acteurs qui sont impliqués dans le secteur, y va avec sa politique, il était urgent de travailler à l’avènement d’une structure de coordination afin d’assurer une synergie d’actions guidée par la recherche de l'efficacité. D’où la création du Comité national de la microfinance (CNM).
Ce comité, a indiqué son président et directeur de cabinet du ministre chargé de la Microfinance, Jacques Dougnon, a été mis sur pied par décret N° 2009-707 du 31 décembre 2009. Officiellement installé depuis le 6 août 2010, il comprend 13 membres dont le ministère de la Microfinance, celui de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, les représentants de la BCEAO, des clients, du consortium Alafia, les partenaires techniques financiers et un partenaire spécial, le PASMIF.
Ses membres ont tenu leur 3è session hier, mardi 29 septembre à Cotonou. Cette rencontre a connu pour la première fois, la présence du ministre en charge de la Microfinance, Naomie Azaria. Sept points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette session. Il s’agit, entre autres, de la présentation du CNM à travers ses attributions, son fonctionnement, ses grandes réalisations grâce à diverses études qui ont été menées, et enfin, ses perspectives. Sans oublier l’adoption du compte rendu de la 2è Session ordinaire du comité tenue le 19 juin dernier, l’exécution des tâches issues de la 2è Session ordinaire, puis le dossier de la présente session.
Un outil opérationnel et durable
Le CNM est un cadre institutionnel et un dispositif supranational opérationnel et durable chargé du suivi-évaluation de la mise en œuvre de la stratégie et du plan d’actions pour le développement de la microfinance au Bénin, et de proposer en temps réel des mesures d’adaptation permettant d’atteindre les résultats escomptés. La deuxième attribution du CNM, insistera son secrétaire administratif et directeur de la Promotion de la microfinance, Pascal Wéllé, consiste à rechercher la cohérence dans les interventions des différents acteurs dans le secteur avec d’abord, la politique nationale, puis la synergie devant exister entre eux. « L’objectif est d’assurer la supervision des programmes de développement du secteur de la microfinance dès que le document de politique est adopté», a-t-il rassuré. Il a indiqué que les décaissements à fin août 2015 sont évalués à 6 777 500 F CFA. Ce qui correspond, selon lui, à un taux de consommation de 29% sur le budget du PASMIF. «Sur le budget national, les engagements sont effectués mais nous sommes encore en attente des décaissements», a confié Pascal Wéllé. Il a justifié ce faible taux de consommation par le retard accusé dans l’adoption du document de politique.
Le ministre Naomie Azaria a alors remercié les membres du CNM qui a un rôle important à jouer dans la promotion et le développement de la microfinance au Bénin, pour tout ce qu’ils ont fait depuis plus de 4 ans. Certes, beaucoup de choses ont été faites, mais des défis restent encore à relever, a-t-elle reconnu. Au nombre de ces défis qui lui tiennent à cœur et qui constituent sa priorité, elle a évoqué l’assainissement du secteur et sa professionnalisation. «Nous avons de nombreuses structures de microfinance qui ne sont pas en règle. Que faire pour les amener à régulariser leur situation et ne pas avoir à procéder à beaucoup de casses? Parce que c’est un secteur très indispensable pour la réduction de la pauvreté», a fait remarquer le ministre, avant d’annoncer que le document de politique de la microfinance a été adopté en Conseil des ministres.