La Nation Bénin...
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La situation socio-politique que traverse le Burkina Faso préoccupe des confédérations béninoises. Au cours d’une conférence de presse qu’elles ont donnée, hier mardi 22 septembre à la Bourse du Travail, les responsables syndicaux de la CSA-Bénin, de la CGTB, de la COSI-Bénin, de la CSUB et de CSPIB marquent leur solidarité agissante et sans faille aux syndicalistes burkinabé et aux populations de ce pays avant de dénoncer les violations des droits humains à travers les tueries.
« Nous soutenons sans réserve le peuple burkinabé et attirons l’attention des sages de la Cour constitutionnelle du Bénin quant aux décisions qu’elle prend. Ce qui est arrivé au Burkina Faso peut inspirer des individus ici au Bénin ». Répondant ainsi aux questions des journalistes hier, sur les conséquences que le Bénin peut tirer de la situation socio-politique au Burkina Faso, le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB), Pascal Todjinou ne veut pas que le pays connaisse la situation que traverse celui des hommes intègres. Ces propos ont été tenus au cours de la conférence de presse animée sur la situation socio-politique du Burkina Faso par le collectif des confédérations syndicales qui regroupe la CSA-Bénin, la CGTB, la COSI-Bénin, la CSUB et la CSPIB.
Dans la déclaration liminaire lue hier par le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (COSI-Bénin) Noël Chadaré, le collectif des confédérations syndicales a fait un retour sur les événements des 30 et 31 octobre 2014 qui ont fait chuter l’ex-président du Burkina Faso Blaise Compaoré avant de déplorer ce qui se passe dans le pays aujourd’hui. C’est après une longue concertation sur les événements dramatiques qui s'y déroulent, que les secrétaires généraux des Confédérations syndicales que sont la CGTB, la CSA-Bénin, la COSI-Bénin, la CSUB et la CSPIB ont décidé de marquer leur solidarité agissante et sans faille aux syndicalistes burkinabé et aux populations de ce pays. Ils dénoncent et condamnent par la même occasion les violations systématiques des droits humains à travers les tueries organisées par les putschistes, les violences gratuites exercées contre les hommes des média et les destructions massives de leurs matériels de travail.
Les responsables des confédérations syndicales béninoises sus- citées, soutiennent la résistance populaire qui s’organise et le mouvement de grève lancé par les Organisations syndicales burkinabé jusqu’au retour à la situation normale. Ils exigent la traduction du général Gilbert Diendéré et tous ses complices devant des tribunaux nationaux ou à défaut à la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre de leurs crimes qu’ils qualifient d’odieux.
Pascal Todjinou et ses collègues demandent à la CEDEAO qui s’est réunie hier à Abuja au Nigeria d’éviter de créer des situations qui peuvent être évoquées comme des précédents dangereux ou des jurisprudences à des ennemis et autres prédateurs des libertés démocratiques dans la sous-région ouest-africaine et de tenir grand compte des aspirations du peuple burkinabé.

Les députés n’ont pu ouvrir hier lundi 21 septembre, les travaux de la 5è session extraordinaire de l’année 2015. L’ouverture a été reportée, conformément à la loi, à 72 heures après, soit vendredi prochain étant donné que la journée du jeudi est chômée. Mais au-delà de la question du défaut du quorum qui a obligé le report, il y a d'autres raisons politiques officieuses
C’est finalement vendredi prochain que les députés lancent les travaux de leur cinquième session extraordinaire de l’année 2015. Celle-ci a été conjointement sollicitée par le gouvernement et des députés. Une vingtaine de dossiers est inscrite à l’ordre du jour de la session. L’ouverture n’a pas eu lieu hier. La mobilisation des députés était faible. Le contrôle du quorum a révélé la présence de 29 parlementaires toutes obédiences confondues. Ce qui est bien loin du quorum de la moitié plus un des 83 députés attendus, soit 42. Le quorum n’était donc pas atteint hier pour favoriser l’ouverture de la session. Et dans cette condition, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale exige que les travaux soient reportés à trois jours après. A cette nouvelle date, quoiqu’en soit le nombre de parlementaires présents, la plénière peut délibérer en toute légalité. N’ayant pas le choix, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, président de céans, a purement et simplement fait avorter l’ouverture de cette session. Elle a été renvoyée au vendredi 26 septembre prochain. La seule raison avancée pour justifier ce report est le défaut de quorum. Ce qui est évident. Mais au-delà de cette raison officielle, il en a bien d’autres qui sont à la base de cette faible présence des députés à l’hémicycle. En effet, des sources concordantes renseignent que la question de l’élection du deuxième questeur de l’Assemblée nationale, en remplacement de Georges Bada, qui a renoncé à ses fonctions au Parlement au profit de celles de maire d’Abomey-Calavi en est la cause. Le dossier est inscrit au premier rang de la vingtaine des dossiers enrôlés pour le compte de cette cinquième session extraordinaire. Les députés devraient examiner la question avant tout autre point conformément aux dispositions de l’article 16.2 du Règlement intérieur du Parlement. Lequel article exige qu’en cas de nécessité, l’Assemblée nationale pourvoit au remplacement des autres membres du bureau soit «….immédiatement si elle est en session lorsque survient la vacance soit dès l’ouverture de la session suivante. La septième législature était à la lisière de ses dernières vacances quand est intervenue la démission du député Georges Bada. Le dossier devrait donc être logiquement le premier point de l’ordre du jour qui sera examiné au regard des dispositions de l’article 16.2.
Le défaut de quorum, l’arbre qui cache la forêt
Seulement, plusieurs sources renseignent que les députés n'étaient pas encore prêts hier pour ouvrir ce dossier hautement politique. Des divergences sérieuses existeraient dans tous les camps politiques présents à l’hémicycle. La Majorité parlementaire tout comme l’Opposition parlementaire n’accorde pas encore ses violons autour d’un candidat. La Renaissance du Bénin (RB) de Léhady Soglo cherche toujours à conserver ce poste de deuxième questeur qui était revenu au parti suite au consensus de l’Opposition qui a porté Me Adrien Houngbédji au perchoir. La RB qui estime que le fauteuil vacant devrait revenir dans sa gibecière positionnerait le député Boniface Yéhouétomè comme candidat. Ce que ne veulent pas entendre les autres forces alliées de l’Opposition qui pensent que la Rb n’est plus en droit d’espérer quoi que ce soit. D’autant qu’elle aurait fait voler en éclats le consensus retenu lors du contrôle du perchoir à l’occasion de l’élection du bureau du Conseil municipal de Cotonou. Mieux, la RB n’était pas aux Universités de vacances organisées par le PRD le week- end écoulé à Cotonou. Autant de fissures qui amenuisent les chances de l’Opposition avec sa majorité mécanique de 42 députés de conserver ce fauteuil. Et il sera dès lors difficile voire même impossible à la Rb de retrouver ce fauteuil, sauf un bouleversement politique de dernières heures.
Au niveau du camp présidentiel, la sérénité n’est pas aussi de mise. Plusieurs candidatures sont annoncées. On cite celles des députés Gilbert Bagana, Lucien Houngnibo et bien d’autres encore. Ce qui rend les tractations plus difficiles au sein des partisans du chef de l’Etat. Même si ceux-ci malgré leur minorité numérique de 40 députés sur papier ont une légère chance sur leurs collègues de l’Opposition. Mais faudra-t-il que tous les députés se réclamant de la famille présidentielle s’entendent sur un candidat et que l’Opposition s’engage dans la course en rang dispersé. C’est à cette seule condition que les FCBE et alliés pourront gagner ce poste de deuxième questeur. La voix de Atao Hinnouho, le 83è député et seul parlementaire non inscrit à la date d’aujourd’hui, pourrait apparaître précieuse dans la balance. Il devrait être par ces temps-ci le plus courtisé des députés en prélude à cette élection. C’est dire que dans un camp comme dans l’autre, les députés ne sont pas prêts d'examiner cette question d’élection qui s’annonce avec beaucoup de suspense. Il fallait donc s’avancer à pas mesurés pour permettre aux discussions et négociations politiques de se poursuivre à l’interne de chaque groupe. Au demeurant la question du report de l’ouverture de la session extraordinaire pour défaut de quorum est l’arbre qui cacherait la forêt.

S’engagera, s’engagera pas dans la course au fauteuil présidentiel ? L’annonce de la sortie médiatique du professeur de droit constitutionnel, Joël Aïvo a suscité intérêt et interrogations. Hier nuit, face aux confrères Annick Balley et Joël Ahofodji, l’intéressé a livré son appréciation de l’action du président Boni Yayi et suggéré des pistes de réflexion et d’actions pour améliorer le sort du Bénin, promis à un grand dessein…
Premier temps de l’entretien, l’appréciation du bilan des dix ans de pouvoir du président Boni Yayi. A propos desquels l’universitaire qui se considère comme citoyen engagé pour son pays, refusant de rester en réserve de la République, dit considérer que sur le plan des infrastructures, le président Boni Yayi a intensifié les grands travaux dans le pays. De même que dans le domaine de la santé, le Régime d’Assurance Maladie universelle (RAMU) doit être perçu comme une avancée en termes de justice sociale au profit des Béninois les plus démunis, même s’il reste à parfaire. Dans le même ordre d’idée, les efforts de réalisation d’infrastructures sanitaires. En outre, Joël Aïvo dit apprécier les efforts de mobilisation de ressources financières, se traduisant par l’accroissement manifeste du budget national ; autant que le volontarisme indéniable affiché par le chef de l’Etat.
Cependant, au passif de la gouvernance du pouvoir, le professeur agrégé de droit retient les nombreux scandales enregistrés, la corruption galopante, la crise de l’énergie, l’inflation institutionnelle, le mauvais casting qui conduit à un positionnement et, par suite, à un mauvais rendement des cadres positionnés sans considération de leur profil ou des spécificités des postes auxquels ils sont appelés.
C’est fort de ces constats que Joël Aïvo s’inscrit dans la logique de l’action qui réconciliera les Béninois avec les valeurs du pays, à commencer par le respect voire la dévotion aux couleurs nationales, à la devise du pays. Bref, un retour sinon un appel au patriotisme, au civisme, les responsables publics devant, en la matière, être des exemples alors que, bien souvent, ils font preuve d’indiscipline.
Une déduction logique du bilan mi-figue mi-raisin qu’il dresse de la situation du pays, c’est qu’il faudra s’engager dans des réformes. Tant, estime-t-il, les valeurs ont déserté le forum, le modèle mis en place 25 ans plus tôt est vidé de sa substance, n’a plus d’âme, tant la machine fonctionne dans le vide.
En clair, il faut changer de cap, une sorte de révolutionner car, à continuer ainsi, la machine ne peut plus produire de résultat. Aussi, faudra-t-il remobiliser les Béninois autour de l’idéal qu’est le dessein du pays, leur redonner confiance en l’avenir, changer radicalement tout. Afin que notre pays ne soit pas seulement un modèle de démocratie mais un exemple de pays propre, bien gouverné, réhabilité dans sa grandeur. Dans cette perspective, Joël Aïvo se verrait bien en semeur de confiance, sinon d’espérance ; toutes choses nécessaires à impulser le développement économique.
Perspective 2016
Pour une nouvelle dynamique dès le prochain pouvoir, il faut des réformes hardies prenant en compte la compétitivité du port de Cotonou, les nouveaux pôles de croissance, et sortant du tout coton comme cela a été le cas des dernières années, au détriment de filières porteuses (ananas, anacarde…) qui mériteraient plus d’attention de l’Etat. «Nous avons fait plus de l’agriculture politique en lieu et place d’une politique de l’agriculture», déplore l’enseignant de droit constitutionnel. Il ne désespère tout de même pas, convaincu que si l’Etat œuvre à mettre en confiance les opérateurs économiques privés, donne leur chance aux jeunes méritants, prend mieux soin de ses fonctionnaires, les choses iraient autrement bien. A ce propos, l’enseignant magnifie la qualité des ressources humaines béninoises même si, à son avis, il ne sera pas inutile de repenser l’adéquation formation-emploi. Autant que le secteur de l’énergie devra faire l’objet de priorité absolue pour le prochain pouvoir, qui devra planifier la fin des déficits dans un délai précis. Ou encore les secteurs du tourisme, de la culture, de la sécurité, de la décentralisation…
En somme, un diagnostic-programme qui appelle une cure d’envergure, les gouvernants devant montrer de l’envie, de la volonté d’épater les populations. Une cure que le professeur ne se verrait pas forcément appliquer en personne, tant un chef d’Etat, relève-t-il, c’est Dieu qui choisit et les hommes valident. C’est celui que les circonstances désignent et imposent. N’étant pas sûr d’être cet homme, mais n’excluant finalement rien, tant une part d’improbable peut tout orienter à tout moment, il attend à minima du prochain président de la République, qu’il aime profondément le pays, soit capable d’en détecter les battements du cœur, de le sauver.
Ensuite, Joël Aïvo se convainc que le peuple béninois saura faire le choix qui convient. A titre personnel, il entend ne pas rester en dehors de l’action, mais œuvrer à lever une armée de patriotes prêts à se battre pour le Bénin.

Que se passe-t-il à la mairie d’Abomey ? C’est la question que se posent les populations de cette ville depuis quelques jours. Même si les élections sont terminées, tout porte à croire que la guerre des tranchées entre conseillers de bords opposés a du mal à prendre fin.
La session du Conseil communal d'Abomey qui s’est tenue les jeudi 17 et vendredi 18 septembre derniers révèle une fois encore que la guerre de clans qui divise les membres du conseil communal est plus vivace que jamais. Le temps ne l’a pas altéré. La crise qui oppose des conseillers précédemment de la même famille politique se ravive à chacune de leur rencontre. C’étaient le cas les jeudi et vendredi derniers lors d'une session ordinaire du conseil.
En effet, le jeudi dernier à l’ouverture de la session, en lieu et place du Conseil, le maire Blaise Ahanhanzo-Glèlè a plutôt fait venir des prêtres pour un office religieux afin de sanctifier les membres du nouveau Conseil communal. Après l’office religieux, un cocktail a été offert aux célébrants. Mais, s’étant désintéressés de ce choix du maire, les conseillers élus sur la liste de l’Union fait la Nation (UN) et un autre de la Renaissance du Bénin (RB), donc 8 conseillers sur les 19 qui composent le Conseil ont boudé cette option du maire en la boycottant purement et simplement.
Après leur départ, les travaux ont démarré avec les conseillers restants, soit onze de la RB avec à leur tête le maire Ahanhanzo-Glèlè. Le quorum étant atteint, ils ont rapidement soumis au vote un nouveau règlement intérieur devant régir le fonctionnement du Conseil durant cette mandature qui durera cinq ans.
Revenus dès le lendemain vendredi, les conseillers UN proposent leurs amendements pour parfaire le Règlement intérieur déjà adopté. Niet ! ont répondu le maire et les autres conseillers. Selon eux, ce qui est fait est fait par la majorité et il n’est plus question de rétropédaler. Ce refus n’a pas été du goût des conseillers UN qui se sont rebellés. L’ambiance est dévenue électrique et le ton est monté entre les deux parties. La rébellion conduite par l’ancien maire Alain Fortunet Nouatin en personne ne démord pas.
C’est dans cette atmosphère bien tendue faite de débat de sourds que le maire Ahanhanzo-Glèlè mis fin à la séance en renvoyant la relecture dudit Règlement intérieur à une session qui aura lieu dans trois mois. Ce qui n’a pas été du goût des conseillers contestataires. Les deux parties se sont donc séparées dos-à-dos vendredi dernier à la mairie d’Abomey. C’est dire que si rien n’est fait tôt pour aplanir les divergences, ce nouveau Conseil communal de la ville d’Abomey voguera de crise en crise .

La préfecture de Lokossa et la direction départementale en charge de la Prospective et du Développement ont organisé, vendredi 18 septembre dernier, l’édition 2015 du forum des partenaires au développement du Mono-Couffo. Creuset d’auto-évaluation en vue d’affiner les approches de création de bien-être, ces assises ont permis aux maires de proposer au total, 24 projets pour lesquels il faut rechercher des financements.
Organisé avec la contribution de la Coopération allemande au développement (GIZ) et celle de Plan international Bénin, des partenaires au développement des communes du Mono-Couffo, le forum a démarré ses travaux proprement dits après l’allocution d’ouverture prononcée par le préfet, Corentin Kohoué. L’autorité a rappelé que les assises constituent un cadre privilégié d’échanges d’informations et d’expériences sur les actions que les partenaires mènent ou entendent entreprendre au profit des communes du Mono-Couffo. Aussi le forum vise-t-il l’harmonisation des différentes stratégies d’intervention dans le secteur du développement, à en croire le préfet. Pour lui, «efficacité et efficience», seront la marque de cette 6e édition du forum tant dans la mobilisation des partenaires que dans le choix des options de développement en lien avec les objectifs poursuivis au plan national.
A la suite du préfet, son chargé de mission, Gildas Mahoussi a dévoilé le bilan d’exécution des recommandations retenues au cours de l’édition précédente du forum. Il en ressort que quatre des six recommandations formulées ont été entièrement exécutées tandis qu’une autre a été entamée. Faute de moyens, laisse-t-il entendre, la dernière recommandation portant sur le dépistage systématique des femmes enceintes a été abandonnée. Cette préoccupation, insiste le préfet, est d’office reconduite pour l’exercice à venir.
S’ouvre ensuite la foire aux projets pour compléter la liste des recommandations du nouvel exercice. En commençant par Athiémé pour finir sur Toviklin, les 12 communes du Mono-Couffo ont tour à tour présenté, chacune deux de ses projets prioritaires en lien avec son Plan de développement. A l’arrivée, 24 projets ont été exposés.
La plupart de ceux-ci ont trait à l’agriculture en visant le développement de la riziculture et des activités maraîchères. En sus, il est poursuivi la valorisation des zones marécageuses du Mono-Couffo et la création des emplois. Sur ce registre, la commune de Lokossa, quant à elle, entend redorer son blason de producteur de palmistes. Pour le reste, les porteurs de projets ont montré beaucoup d’envie pour le secteur commercial dont l’amélioration des conditions d’animation est attendue à travers la construction des hangars et boutiques au sein des marchés. La quasi-totalité des communes en ont exprimé le besoin au cours du forum.
Rappelons que les participants ont été également entretenus, entre autres, sur l’état des lieux de l’état civil et ses perspectives dans le Mono-Couffo puis la gestion des ouvrages d’eau potable dans le contexte de la décentralisation.

La 20è session extraordinaire du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CIP-UEMOA) démarré, lundi 14 septembre, s’est achevée vendredi dernier sur une note de satisfaction générale. Plusieurs motions et recommandations ont sanctionné les travaux consacrés aux enjeux liés à la décentralisation et aux questions relatives à la paix et la sécurité dans l’espace communautaire.
Le processus de la décentralisation est enclin à avenir radieux dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Telle est la satisfaction qui se dégage des travaux de la 20è session extraordinaire du Comité interparlementaire de l’Union.
Selon le président dudit comité, Janvier Yahouédéou, les cinq jours de travaux ont été concluants. Ils ont notamment permis aux députés membres du comité de mieux appréhender tous les contours dudit processus dans les Etats membres de l’union, ses forces et ses faiblesses.
Au nombre des points analysés, le président du CIP-UEMOA, évoque les enjeux et conditions de création des collectivités locales, leur mode de fonctionnement, les ressources techniques et financières dont elles disposent, les spécificités selon les pays et les défis auxquelles elles font face. Pour lui, le développement des pays dudit espace dépend de l’amélioration des structures décentralisées. Au regard des résultats auxquels les travaux sont parvenus, il espère que ce vœu pourra désormais passer comme une lettre à la poste, invitant chaque acteur concerné à jouer sa partition en vue de l’approfondissement de ce maillon clé de la démocratie à la base. «Les députés que nous sommes pourront désormais plaider pour un transfert conséquent des pouvoirs et des ressources au profit des collectivités territoriales pour une grande autonomie de celles-ci», s’est-il réjoui.
Tout en insistant sur les faiblesses dudit processus, ils ont recommandé à l’UEMOA «d’établir des critères de convergence des politiques de décentralisation et de développement des collectivités territoriales».
Les suggestions qu’ils ont faites aux Etats membres, souligne le premier secrétaire parlementaire du CIP-UEMOA, Ibrahima Sane, prennent en compte entre autres, le découpage pertinent des collectivités territoriales, leur viabilité dans les délais des compétences et des ressources appropriées.
La crise au Burkina-Faso s’invite dans le débat
La crise au Burkina Faso n’a pas laissé indifférent les participants à la 20è session extraordinaire du CIP-UEMOA. Pour eux, cet évènement est de nature à mettre «en péril la cohésion sociale et la paix dans la sous-région». Tout en condamnant la situation, ils lancent un appel à tous les acteurs politiques, à la société civile et les acteurs à divers niveaux à œuvrer pour un dénouement heureux de la situation. C’est ce qui justifie d’ailleurs le choix du thème sur la prévention, la gestion et le règlement des crises dans les pays de l’UEMOA, débattu également au cours des assises. C’est fort de cette réalité qu’ils ont plaidé pour la dynamisation du Conseil parlementaire pour la Paix (CPP), sous-organe chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits au sein de l’union.
Les députés membres du CIP-UEMOA ont également souhaité que ledit organe soit doté de moyens suffisants pouvant lui permettre d’accomplir aisément sa mission mais aussi que ses membres puissent être outillés afin d’anticiper les crises récurrentes qui surviennent dans la sous-région. Sur ce point, explique le premier secrétaire parlementaire du CIP-UEMOA, Ibrahima Sane, les participants ont recommandé à la commission de l’UEMOA, «d’impliquer davantage le CIP dans la mise en œuvre du chantier ‘’Paix et sécurité’’, dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits».
Au terme de la rencontre, les participants ont décerné un satisfecit général au président de la République, Boni Yayi, pour sa sollicitude à l’endroit du Comité interparlementaire et pour son dévouement profond à la cause de l’intégration régionale. Au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houn-gbédji et aux députés béninois membres du CIP-UEMOA, ils ont exprimé leur gratitude pour leur contribution remarquable à la réussite de la session.

Le président de la République, Boni Yayi a visité, jeudi 17 septembre dernier les chantiers d’infrastructures routières en cours dans le Mono-Couffo. Constats et explications au sujet du rythme d’exécution des travaux ont meublé cette descente à la suite de laquelle il est resté ferme quant au respect du délai contractuel.
Le chef de l’Etat, Boni Yayi est descendu une fois encore, jeudi 17 septembre dernier sur le chantier de construction du pont d’Athiémé. Après l’accueil du préfet Corentin Kohoué, le président de la République a touché du doigt le niveau d’avancement des travaux de l'infrastructure. Aussi Boni Yayi a-t-il tenu à s’assurer des dispositions envisagées pour ne pas excéder le délai contractuel. A ce sujet, le directeur des travaux Sosthène Boko a fait part des réalisations achevées.
Pour le compte du premier volet, il fait savoir que dans le cadre de la construction du pont, les appuis, les prédalles et les 12 poutres prévues sont réalisés. En cours actuellement, poursuit-il, l’enfilage de câbles devant entrer dans la composition des bétons pré-contrôles.
Les explications
Sosthène Boko projette pour le début du mois d’octobre prochain la reprise de certaines digues que les eaux, selon ses explications, ont fissurées par endroits. Le reste des travaux allant de la coulée des poutres sur les appuis et la pose de la dalle de compression large de 24 cm est étalé sur les mois d’octobre et novembre prochains.
Une seule crainte a été soulevée pour prévenir d’éventuelles perturbations au sujet de cette planification. Elle a trait à la crue au niveau de Nangbéto pouvant amener la Communauté électrique à ouvrir courant novembre les vannes de ses installations auquel cas, la montée des eaux rejetées dans le fleuve Mono porterait un coup d’arrêt au chantier.
Pour le chef de l’Eat, il n’en sera pas question. Tenant à voir les travaux prendre fin en novembre prochain, Boni Yayi a aussitôt promis d’intervenir contre un tel obstacle auprès des responsables de la structure indexée.
S’agissant de la route Zounhouè-Athiémé long de 300m, le directeur des travaux, Sosthène Boko clarifie que son remblai se poursuit en même temps que la fabrication des pavés attendus pour son revêtement.
Satisfaction
«Athiémè est une commune riche, mais les populations sont pauvres aujourd’hui. Avec cet ouvrage-là Athiémè sera toujours une commune riche et les populations seront riches. Monsieur le maire, tout va changer, je suis venu vous en remettre la clé», a souligné le chef de l’Etat qui s’est dit satisfait des explications fournies.
Mettant la commune en perspective, il prédit la relance de son économie autour de l’infrastructure routière et la ruée des communautés étrangères. Ce que ne dément pas le maire d’Athiémé, Joseph Anani Amavi qui a informé à l’occasion de l’intérêt que porte déjà la communauté libanaise pour sa commune. «Ensemble avec le conseil communal nous avons pris un arrêté déclarant la zone d’utilité publique», révèle le maire. Pour lui, c’est une mesure attractive de voir d’autres constructions telles que le poste de péage, l’installation des postes de douane, de commissariat… Aussi le maire a-t-il plaidé pour la prise en compte de sa commune dans le cadre de l’investissement des fonds octroyés par le second compact du Millennium challenge Account (MCA).
Avant d’atterrir à Athiémé, le chef de l’Etat et le ministre en charge des Travaux publics, Gustave Sonon avaient marqué un arrêt dans la commune de Comé. A ce niveau, ils ont fait le point de l'avancement des travaux engagés sur l’axe Comè-Lokossa-Dogbo avec l’équipe de la société qui en a la charge.

Une exposition d’œuvres d’arts dénommée «L’homme et la nature se déroule» a débuté depuis le samedi 19 septembre dernier à la Place des martyrs à Cotonou. Laquelle permet à plusieurs générations de plasticiens de se côtoyer à l’œuvre et de partager ainsi les expériences, tout en proposant au public, des œuvres hors du commun.
Une soixantaine de tableaux ont été réalisés par les seize plasticiens ayant pris part à l’exposition «L’homme et la nature se déroule». Et comme si leur casting avait été fait à dessein, on y retrouve plusieurs générations d’artistes, plusieurs écoles et donc plusieurs styles de travail. Ce qui en rajoute à la diversité et à la richesse de cette exposition dont le vernissage, samedi dernier, a mobilisé autour des artistes et du commissaire de l’exposition, Jules Koukpodé, de nombreux acteurs culturels, des représentants du ministère en charge de la Culture et de certaines de ses structures sous tutelle comme le Fonds d’aide à la Culture qui, par ailleurs, a été d’un gros appui financier pour l’exposition.
Les œuvres qu’on y découvre rendent surtout compte de l’ingéniosité des plasticiens qui, via le thème soumis à eux, sont parvenus à faire parler l’homme à la nature, l’homme dans la nature sans oublier les messages de la nature elle-même à l’homme. Et ils l’ont fait en mettant en exergue tout leur génie. Ulrich Gbaguidi par exemple l'a fait savoir fait à travers à travers ses figurations et acrylique sur toile «Scène de pêche», «L’hypocrisie humaine»… Pur produit des nouvelles écoles d’art et titulaire d’un BAC en art plastique, Pierre Typamm Ayi qui prend part à cette exposition à travers des réalisations comme « La métaphore », « Le retour du puits », « Instinct maternel », « L’entente » illustre le bon mariage entre le collage de pigment, la peinture sur bois…
Cette exposition étant par ailleurs un rendez-vous de plusieurs écoles et donc du savoir, plusieurs grands noms des arts plastiques du Bénin y ont aussi pris part activement. On peut ainsi évoquer la présence aux côtés des plus jeunes artistes suscités, celle de certains de leurs aînés comme Innocent Bienvenu Monkoun alias «Bimo » qui laisse ses réalisations s’influencer par ses amours pour le dessin et la sérigraphie. Ainsi, il travaille à la fois sur la couleur et le matériau en s’écartant des couleurs froides ou sombres.
«L’équilibre», «Gnonnou», «Succession », «Silence», « Le bien», «Hitler Sese Seko», «Le code de vie», «Odjou koun Oba», «Pas de secret», «2è dieu», «La cérémonie de mariage», «Adon», «Agban», «Linge sale», «Vossissa», «Whèbiosso»,«AKM», «Atchina»,«Orischa», «Asin ou au-delà du corps», «Afodo»,«Akpagb», «Yèmanlblè», « Sounwhlévou », « Sèkpèyoli »… sont quelques-unes des titres portés par les réalisations faites par les artistes participants à cette exposition à savoir entre autres Kiffouly Youchaou, Thierry Bodo, Aglingo Ninon, Bénia Gracreign, Albert Oké, Franck Zannou, Gilles Atrokpo, Bertin Azagba, Carlos Balley, Laudamus…

A l’instar de nombreux pays de la sous-région, le Bénin traverse depuis une longue période électorale. Des moments de tension qui appellent à une intense culture de la paix. Le pays peut alors puiser dans les éléments intrinsèques de son patrimoine pour travailler à la culture de la paix et aider les populations à dominer la peur qui en résulte. Les masques «Guèlèdè» peuvent aussi largement y contribuer, et c’est cela qui fonde l’initiation du projet intitulé « Guèlèdè et culture de paix ».
Si le Bénin peut se vanter d’avoir organisé dernièrement deux élections sans anicroche, cela ne semble pas suffisant pour dormir sur les lauriers. Dans cinq mois, le pays sera à nouveau dans une ferveur électorale à nulle autre pareille. La fin des deux mandats constitutionnels du président Boni Yayi, l’élection d’un nouveau président, la multitude des ambitions présidentialistes… sont autant d’éléments qui amènent à des interrogations. Que faire alors?
C’est la réponse à cette question qu’apporte l’association culturelle Fidjo, créée par de jeunes Béninois pour la promotion du patrimoine culturel immatériel en collaboration avec la Médiathèque des diasporas et l’association Karrefour Bénin apporte par le biais du projet « Guèlèdè et culture de paix».
Pour ce faire, elle se propose de sensibiliser les populations des villes de Cotonou et de Porto- Novo à partir du 24 septembre prochain sur la culture de la paix, et ce jusqu’au 17 octobre 2015. L’outil de sensibilisation, plutôt original qui servira de support à cette activité qui a bénéficié du soutien du Fonds d’aide à la culture, n’est autre que les masques Guèlèdè. A l’occasion, une dizaine de masques spécialement sculptés seront exposés. Le vernissage de ladite exposition prévue pour le jeudi 24 septembre prochain a aussi dans son agenda des prestations desdits masques. Tout au long de la période que dure cette campagne de sensibilisation aux allures culturelles, trois sous-thèmes: l’élection et la campagne électorale, les questions qui fâchent et vers une arène de la tolérance seront au cœur des échanges. Il est également prévu des activités de rencontre avec les jeunes autour des questions électorales, des animations par des groupes de Guèlèdè et du Slam « Il s’agit de faire recours à l’humour du Guèlèdè pour dénoncer les mauvais comportements mettant en péril la paix et inviter les populations à la cultiver au quotidien afin que notre pays continue de mériter le qualificatif de pays de paix, de pionnier de la démocratie en Afrique… », expliquent les initiateurs eux-mêmes.
Bon à savoir !!!
Proclamé patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2001, le Guèlèdè est un phénomène culturel, social et artistique fondamental de l’identité Béninoise. De même que l’édification des cathédrales visait à éduquer les foules à coups de bas-reliefs illustratifs de la Bible à l’époque médiévale, le Guèlèdè illustre l’usage de l’art dans la société, en visant notamment à restaurer la cohésion sociale mise en péril par les comportements antisociaux de certains individus. Les marginaux, on cherche ici aussi à s’en dépatouiller. La danse des masques Guèlèdè en plus de sa qualité de moment de distraction, est un espace d’éducation et de sensibilisation des populations sur les bonnes pratiques sociales et de la prévention contre certaines maladies. L’origine de ces masques qui rendent hommage aux pouvoirs spirituels des femmes remonterait à la fin du 18è siècle.
JFM

Samedi 19 septembre dernier, le Parti du renouveau démocratique (PRD) a ouvert les travaux de son université de vacances édition 2015 sous le thème général « Election présidentielle 2016 : les enjeux spécifiques ». La cérémonie d’ouverture des assises s’est déroulée au stade René Pleven à Akpakpa sous la présidence effective de Me Adrien Houn- gbédji, président du parti et en présence d’une foule de militants et de personnalités politiques invitées.
La présidentielle de février 2016 préoccupe les militantes et militants du Parti du renouveau démocratique (PRD) au point où la question a fait l’objet de son université de vacances de l’année 2015.
Dans son mot de bienvenue, Raphaël Akotègnon, président du comité d’organisation de l’Université de vacances a expliqué que ces assises sont l’occasion d’analyser certains sujets qui préoccupent les populations. Si les précédentes éditions se sont intéressées aux questions de la démocratie, de libertés publiques et de croissance économique, la présente s’est fixée pour mission de se pencher sur des questions non moins importantes. Le thème général, a-t-il précisé, est intitulé «Election présidentielle 2016: les enjeux spécifiques». Pour le déroulement pratique des travaux, trois communications ont été retenues à savoir «Quel président en 2016 et pour quel Bénin?»; «Organisation et fonctionnement des partis politiques» et «Financement des partis politiques».
Election présidentielle, un grand saut
Dans son allocution d’ouverture officielle des travaux, Me Adrien Houngbédji, président du PRD, soulignera que «l’élection présidentielle est un grand saut». Ainsi, confier le destin de tout un peuple à un homme ne saurait, a-t-il insisté, être un acte banal. Pour le faire, il faut tenir compte des aspirations profondes des populations qui méritent d’être rassurées. Après avoir évoqué les difficultés auxquelles est confrontée depuis quelques temps la démocratie béninoise, Me Adrien Houngbédji invitera la classe politique à ne pas baisser la garde. Il n’a pas manqué de passer en revue les multiples défis du pays dans divers domaines allant de la croissance économique à l’éducation en passant par l’éradication de la faim, de la pauvreté. Tous ces défis, a-t-il indiqué, ne sauront être relevés que si la gouvernance et responsable. Attendu sur la question du candidat du PRD pour la présidentielle de 2016, il a fait savoir que le parti ne peut pas y répondre seul. A l’en croire, le choix du candidat se fera en concertation avec d’autres formations politiques. «Cette université de vacances n’est qu’un premier pas», s’est-il contenté de préciser.
Avant le président du PRD, plusieurs formations politiques invitées ont délivré, à travers soit leurs présidents, soit leurs représentants des messages de soutien. Entre autres, Mathurin Nago, Nazaire Dossa, Abdoulaye Bio Tchané, Antoine Robert Détchénou, Sacca Lafia, Eric Houndété, Emmanuel Golou, Candide Azannaï, Joseph Djogbénou, Marie-Elise Gbèdo, Karimou Rafiatou et Sylvain Akindès ont félicité le PRD pour la régularité dans la tenue de son université de vacances. Ils ont surtout salué la pertinence des thèmes des communications qui ont été développées au palais des Congrès après la cérémonie d’ouverture au stade René Pleven.
Hier dimanche, les travaux de cette université de vacances se sont poursuivis et ont pris fin sur une note de gaieté avec de nombreuses résolutions prises.