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Le président de la République a effectué, hier jeudi 17 septembre, une visite sur le chantier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Des avancées ont été enregistrées dans la finition de l’ouvrage.
L’achèvement du chantier du nouveau siège de l’Assemblée nationale est inscrit dans les priorités de l’heure du président de la République. Boni Yayi était encore hier sur les bords de la Lagune de Porto-Novo, afin de s’enquérir de l’évolution des travaux. Et pour Noël Fonton, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, il y a de quoi tirer un réel satisfecit. « Le 30 novembre prochain, il faudra réellement que nous ayons une forme pour le Parlement. Les gros œuvres sont terminés. Nous commençons les enduits et les revêtements. Les aménagements intérieurs et extérieurs ont commencé. Les travaux avancent bien et nous sommes certains d’achever. Il n’y aura pas d’éléphant blanc», rassure-t-il. Le ministre souligne que la reprise des travaux a été freinée par les difficultés d’ordre administratif et juridique consécutives à l’abandon du chantier par l’entrepreneur initial. «Nous avons eu tellement de problèmes et ces obstacles ont été levés grâce à l’appui du chef de l’Etat. Les entreprises peuvent travailler correctement maintenant», indique-t-il, avant d’informer que plus de 450 ouvriers sont actuellement mobilisés pour accélérer les travaux.
« C’est une bonne chose d’avoir mobilisé beaucoup d’ouvriers. Je suis venu vous encourager. Il faut qu’on en finisse au mois de novembre prochain. Il faudra donc travailler de jour comme de nuit», déclare le président de la République qui justifie le retard par la décision du gouvernement de commettre une contre-expertise après des allégations concernant la mauvaise qualité de l’ouvrage en construction. «Ce bâtiment est le symbole de notre souveraineté. Très peu de pays arrivent à le réaliser sur fonds propres. Avec nos moyens limités, nous avons décidé de construire par nous-mêmes le cœur de notre démocratie. Tout ce que nous faisons, nous devons être unis», ajoute le chef de l’Etat qui rassure les populations de la détermination de son gouvernement à construire un nouveau Parlement digne du nom.
Le chef de l’Etat a également visité plusieurs chantiers routiers dans les départements de l’Ouémé, de l’Atlantique et du Mono.

Une bonne vingtaine de dossiers constitue le menu de la cinquième session extraordinaire de l’année 2015 qui s’ouvre lundi 21 septembre prochain à l’Assemblée nationale. De quoi occuper les députés pendant quinze jours ouvrables.
Les députés renouent avec l’hémicycle dès le lundi 21 septembre prochain. Ils vont ouvrir les travaux de la session extraordinaire, la cinquième de l’année demandée à la fois par certains d’entre eux et par le gouvernement. Cette session extraordinaire devra permettre à l’institution parlementaire d’examiner et d’adopter en priorité son projet de budget pour l’année 2016. Lequel sera ensuite intégrer dans le projet de budget général de l’Etat, gestion 2016 avant sa transmission à l’Assemblée nationale pour adoption. Outre ce point, les députés signataires de la demande d’ouverture de la session extraordinaire ont inscrit d’autres points dont le dossier de la mise en conformité avec la Constitution béninoise de la loi portant Code de l’enfant en République du Bénin et l’élection du deuxième questeur de l’Assemblée nationale suite à la démission de l’occupant du fauteuil, le député Georges Bada, désormais élu maire de la commune d’Abomey-Calavi. Les députés n’auront pas que ces trois dossiers à examiner. Le gouvernement leur en a ajouté 14 autres dont cinq concernent l’examen des projets de lois portant règlement définitif du budget général de l’Etat, gestion 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013. Il y a ensuite des autorisations de ratifications d’accords de financement. Il s’agit du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé avec le Fonds koweitien pour le développement économique arabe (FKDEA) dans le cadre du financement partiel du projet de construction et d’équipement de l’hôpital de zone de Tchaourou et de six (6) centres de santé, du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 22 juillet dernier entre la République du Bénin et la Banque ouest africaine de développement (BOAD), dans le cadre du financement partiel du projet de pavage de rues et d’assainissement dans 12 villes (Allada, Banikoara, Bantè, Bassila, Covè, Djidja, Glazoué, Gogounou,Matéri, Ouèssè, Ségbana et Toffo) en République du Bénin, du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé entre la République du Bénin et l’Association internationale de Développement (AID) dans le cadre du deuxième financement additionnel du Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU).
Autres autorisations de ratification
A ces dossiers d’autorisations de ratifications, le gouvernement ajoute le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé à Maputo le 10 juin 2015 entre la République du Bénin et le Fonds saoudien de développement (FSD) dans le cadre du financement additionnel du Projet de protection de la côte à l’Est de la ville de Cotonou, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt et d’ISTISNA’A signé à Maputo le 09 juin 2015 entre la République du Bénin et la Banque islamique de développement (BID) dans le cadre du financement partiel du Projet de développement des périmètres
irrigués en milieu rural (PDPIM), le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé par échange de courrier, le 07 avril 2015 entre la République du Bénin et EXIMBANK de Chine dans le cadre du financement du Projet de développement des infrastructures des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication Large Bande Nationale (PDI2T).
Les autres dossiers du gouvernement portent sur le projet de loi uniforme relative aux comptes dormant dans les livres des organismes financiers des Etats membres de l’UEMOA, le projet de loi uniforme sur les contentieux des infractions à la
règlementation des relations financières des Etats membres de l’UEMOA et le projet de loi uniforme portant règlement des Bureaux d’Information
sur le Crédit (BIC) dans les Etats membres de l’UEMOA. Ce qui fait une bonne vingtaine de points à l’ordre du jour de cette cinquième session extraordinaire de l’année 2015. Ainsi, les quinze prochains jours seront sans repos pour les députés.

Du 21 au 26 septembre prochain, le Bénin organise pour une cinquième fois « la semaine de l’Internet». Pour annoncer l’évènement au grand public, le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi a animé hier jeudi 17 septembre à Cotonou, une conférence de presse. Il était entouré pour la circonstance de quelques collaborateurs.
La cinquième édition de la «semaine de l’Internet» a pour thème: «Connecter le Bénin, un rêve à concrétiser».
Un thème qui, selon le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi, s’inscrit dans la vision de l’Union internationale des télécommunications de connecter le monde à travers sa série d’initiatives à savoir: «Connecter le Rwanda», «Connecter l’Afrique», «Connecter l’Asie», «Connecter l’Amérique», et celle du Bénin de devenir le quartier numérique de l’Afrique.
Aussi, a-t-il affirmé que le principal objectif visé par ce thème est de mobiliser les ressources humaines, financières et techniques nécessaires pour que toute la population béninoise soit connectée et puisse avoir un accès sécurisé aux technologies de l’information et de la communication.
Il a rappelé que les efforts déployés par les institutions de développement indiquent que pour améliorer les communications large bande, il est nécessaire d’investir à tous les niveaux de la chaîne logistique ; d’encourager les investissements privés ; de réformer la politique de développement du secteur des Tics et de stimuler la demande.
Etienne Kossi a aussi indiqué que pour l’atteinte des objectifs cités supra, son département ministériel a entrepris depuis 2011 des réformes dans le secteur qui ont conduit au vote de la Loi sur les communications électroniques et de la poste en 2014, à l’installation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste(ARCEP), à la création de deux agences à savoir : l’Agence béninoise du Service universel pour les Communications électronique et de la Poste (ABSU CEP) et l’Agence béninoise des technologies de l’Information et de la Communication (ABETIC).
Selon lui, les différents acquis de «la semaine de l’Internet» donnent le droit de rêver à un Bénin connecté qui sera le quartier numérique de l’Afrique.
Au cours de la « semaine de l’Internet», dont les activités auront lieu au stade de l’Amitié et au palais des Congrès, il sera organisé un concours d’Applications Web sur la gestion du foncier, des formations en Technologies de l’information et de la communication, des conférences-débats, un championnat Tic interuniversitaire. Un village numérique y sera également installé.

Le Bénin prépare activement sa participation à la 21è Conférence des Parties sur le changement climatique (COP 21) à Paris en décembre prochain. En prélude à cette rencontre de haut niveau, il est organisé depuis hier jeudi 17 septembre, un atelier au profit des négociateurs juniors climat, appelés à prendre la relève pour défendre les intérêts de la sous-région ouest- africaine lors desdites négociations. La rencontre se déroule à Cotonou et dure 72 heures.
Le Bénin est dans la dynamique de marquer d’un sceau particulier sa participation à la tenue prochaine à Paris de la 21è Conférence des parties sur le changement climatique (COP 21). C’est ce qui justifie l’organisation depuis hier à Cotonou, d’un atelier de renforcement des capacités de jeunes négociateurs sur le changement climatique. Cet atelier servira de tremplin pour mettre les participants dans le bain de la thématique du climat et balisera le terrain pour faire tâche d’huile à la COP 21.
L’atelier de Cotonou occupe une place de choix au regard des nombreux écarts qui attendent encore d’être comblés dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques et son financement. Sur ce point, le secrétaire du Comité permanent inter- Etats de lutte contre la Sécheresse dans le Sahel/Bénin (CILSS), Bio Irenée Aboudou, évoque les chocs climatiques sans précédent que subit l’espace CILSS-CEDEAO, et qui limitent les efforts en faveur de la sécurité alimentaire et du développement socio-économique des pays.
Théophile Worou, ministre en charge de l’Environnement au lancement officiel des travaux, n’a pas caché sa désolation face aux coups durs que reçoit l’Afrique de l’Ouest en matière de changement climatique. «Notre sous-région fait face depuis quelques années à une vulnérabilité accrue des précipitations et une recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations dont les incidences négatives affectent tous les secteurs prioritaires de nos économies», a-t-il évoqué. Au regard de ces menaces, le défi qui attend les négociateurs juniors climat africains est grand.
Fort de cette réalité, le secrétaire du Comité permanent inter-états de lutte contre la Sécheresse dans le Sahel/Bénin (CILSS), Bio Irenée Aboudou, souligne que «les résultats obtenus dans le cadre d’âpres négociations au cours des dernières Conférences des Parties sur le Climat sont encore en deçà des attentes des pays en développement, notamment du groupe Afrique et des pays de l’espace CILSS-CEDEAO». D’où l’atelier de Cotonou qui se propose de donner les outils nécessaires aux participants pour leur meilleure compréhension des discussions intergouvernementales sur le climat devant aboutir à l’accord de Paris. Ces assises sont surtout destinées aux jeunes négociateurs climat ouest-africain. Il s’agira pour les participants, détaille-t-il, de faire un décryptage des «enjeux techniques et économiques des négociations et de comprendre les rapports de forces géopolitiques». La rencontre selon lui, vise également à bâtir «des alliances stratégiques avec d’autres pays en vue de défendre les positions du groupe Afrique et des thématiques spécifiques de négociation de la zone ouest-africaine lors des négociations».
Attentes de l’Afrique de la COP 21
A la COP 21 à Paris, il est attendu l’adoption d’un nouvel accord sur le régime climatique post 2020. Le groupe Afrique souhaite qu’il soit applicable à tous et suffisamment ambitieux pour permettre d’atteindre l’objectif de limitation du réchauffement climatique de 1,5 degrés et qu’il soit doté d’une force juridique contraignante. Aussi, l’Afrique souhaite-t-elle, un objectif global pour l’adaptation et des engagements de soutien par les pays développés pour l’approvisionnement du Fonds vert.
Environnement 18 sept. 2015

Neuf mois après la tenue du deuxième forum sur l’éducation, la Coalition béninoise des Organisations pour l’Education pour Tous (CBO-EPT) s’indigne de la non-officialisation des actes ayant sanctionné les travaux. Les responsables de la coalition, ayant à leur tête leur président Thomas Kossi Cakpo, ont exprimé leurs inquiétudes face à cette situation, à travers une conférence de presse organisée, hier jeudi 17 septembre à son siège à Cotonou.
Les actes du deuxième forum de l’éducation ne sont pas rendus officiels neuf mois après la fin des travaux. Cette indisponibilité du document pourtant indispensable à la correction des dysfonctionnements du système éducatif indigne la Coalition béninoise des Organisations pour l’Education pour Tous (CBO-EPT) qui exprime ses inquiétudes.
Après une brève présentation de la Coalition béninoise des Organisations pour l’Education pour Tous (CBO-EPT) à travers sa mission, Thomas Kossi Cakpo, son président, a rappelé que les dysfonctionnements du système éducatif national ont conduit à la tenue du deuxième forum de l’éducation du 17 au 19 décembre 2014 pour y trouver des solutions. Ces assises, selon lui, ont abouti à des recommandations. Aujourd’hui, la CBO-EPT regrette que les recommandations issues de ces assises ne soient pas mises en œuvre. «Force est de constater que les résolutions de ce forum qui se veut être un forum de rupture pour la promotion d’une éducation inclusive de qualité au service du développement peinent à se concrétiser», a fait constater Thomas Kossi Cakpo.
Faisant le point, Berthe Tèhou, responsable à la communication de la CBO-EPT, a avancé que le deuxième forum a accouché d’une «soixantaine de recommandations». Toutefois, elle a constaté des goulots d’étranglement qui empêchent sa mise en œuvre. Au nombre de ceux-ci, elle a relevé que «les actes ne sont pas officiellement remis au chef de l’Etat». De même, a-t-elle poursuivi, le séminaire gouvernemental qui devrait suivre la remise officielle «se fait toujours attendre, neuf mois après la fin des travaux du forum».
Les propositions de la CBO-EPT
Pis, a-t-elle laissé entendre, «les acteurs éducatifs sont loin d’être informés du contenu des résolutions du deuxième forum et de son plan de vulgarisation». Pour elle, la non-officialisation des actes du forum constitue un blocage pour le reste du processus. C’est pourquoi, elle s’est demandé si le deuxième forum n’est pas en train de subir le même sort que le premier tenu en 2007 avec «49 recommandations dont seulement 8 ont pu être entièrement appliquées et 25 partiellement».
Soulignant que cette pléthore de recommandations expose à une dispersion des énergies lors de la mise en œuvre, Epiphane Azon, président de la Fédération nationale des Associations des parents d’élèves et d’étudiants du Bénin (FENAPEB), a indiqué «la nécessité de procéder à une priorisation» pour qu’il y ait réellement «rupture comme annoncé». La CBO-EPT a invité les autorités gouvernementales à mettre au premier plan 12 des recommandations. Celles-ci relèvent, de l’accès de tous les enfants à une éducation de qualité. A ce titre, la CBO-EPT a, entre autres, proposé des actions allant dans le sens de la mise à disposition des enseignants qualifiés et en nombre suffisant. «Le sous-secteur des enseignements maternel et primaire manquent de plus de 11 000 enseignants.
Au secondaire on dispose d’un professeur de Mathématiques et des Sciences physiques pour 400 élèves», a-t-il révélé, avant d’ajouter d’autres actions telles que l’évaluation objective de l’approche par compétence, le maintien des enseignants dans les salles de classe, une étude sur la gratuité de la scolarisation.
Dans le cadre du pilotage et de la gestion du système éducatif, Hervé Kinha, coordonnateur de la CBO-EPT, a proposé plusieurs actions dont la priorisation de la gestion des ressources humaines dans le secteur, la participation de la Société civile au processus d’élaboration d’un nouveau Plan de développement du secteur de l’éducation post 2015, la relecture du règlement intérieur des écoles primaires publiques datant de 1992, sans oublier l’augmentation du budget alloué au sous-secteur alphabétisation. «Actuellement, les ressources allouées à ce sous-secteur sont estimées à 0,16% du budget national», a relevé Hervé Kinha.

Les 11 et 12 septembre derniers à Porto-Novo, des dizaines d’impétrants étaient à l’école du savoir musical. A travers une session de formation initiée par l’artiste Jean Adagbénon, ils ont approfondi leurs connaissances et appris à se mettre dans la cadence du «Mass-go» et du «Go-on», deux concepts en vogue dans l’arène musicale béninoise ces derniers mois.
Sur la même lancée que ses pairs qui s’illustrent à travers les partages d’expériences, l’artiste Jean Adagbénon et l’ONG Jaya ont organisé à la suite de la première édition tenue l’année dernière, la seconde édition du stage d’initiation et de renforcement des capacités au profit des amateurs et des artistes semi-professionnels de la musique béninoise. Ledit stage s’est déroulé au centre CEMAAC de Koutongbé à Porto-Novo autour de huit modules de formation portant entre autres sur la batterie, le clavier, la guitare, les chants, les percussions, et l’animation des Disc-jokers. En dehors de l’initiateur lui-même, huit autres moniteurs ont assuré l’animation des ateliers. Quelques défaillances ont été notées par endroits et l’effectif de dix apprenants par atelier n’a pas été atteint à tous les niveaux. Mais cela est resté sans impact sur le déroulement des activités qui se sont déroulées autour du thème «Le Mass-go et le Go-on s’installent », puisqu’au-delà du stage, il était aussi question de promouvoir ces deux variantes qui sont venues se greffer il y a peu sur le patrimoine musical national.
«Mass-go» est dérivé du Massègohoun, un rythme traditionnel propre aux régions du département de l’Ouémé et singulièrement à la localité d’Avrankou. L’un des artistes qui l’a le mieux valorisé, c’est le regretté Yédénou Adjahoui. Ce que propose depuis peu Jean Adagbénon, à travers son «Mass-go», est une forme améliorée, si non la version modernisée du Massègohoun obtenue à partir de l’ajout d’autres instruments de musique comme la guitare et les claviers. «Le Mass-go se laisse apprécier tout comme le Massègohoun qui est avant tout une danse populaire, mais aussi très prisée par les personnes de la haute et moyenne classes de la société», explique l'artiste à la fin de la formation. Et à la question de savoir pourquoi il mise autant sur ce rythme, il répond par son originalité et l’identité qu’il confère à sa région d’origine. Raison pour laquelle il a été inscrit au cœur de cette formation afin d’y familiariser très tôt les artistes en herbes et surtout ceux des régions de Porto-Novo et environs. S’agissant du «Go-on», il est tout simplement la reprise modernisée de la danse qui accompagne le rythme «Massègohoun».
Au terme des deux jours de formation, les apprenants en plus des autres connaissances acquises, sont donc repartis assez outillés sur le Mass-go et le Go-on et en ont donné la preuve à une délégation de la municipalité de la ville de Porto-Novo conduite par le conseiller François Ahlonsou, venue les visiter au cours de leur séjour. Le conseiller a d’ailleurs fortement apprécié l’initiative et en a profité pour inviter d’autres partenaires à l'appuyer afin qu’elle grandisse davantage, comme le fait la Direction du fonds d’aide à la Culture. Pour l’initiateur, Jean Adagbénon, le ton était également à la satisfaction. En dépit des difficultés rencontrées, celui-ci estime que les séances et spectacles de démonstration et de restitution offerts par les impétrants témoignent du travail de qualité abattu par les moniteurs. Désormais, c’est sur la troisième édition que lui et son partenaire, l’ONG Jaya misent pour en offrir davantage.

Le Bénin a perdu en début de semaine, l’une des plus grandes voix de sa musique traditionnelle. Amazone sur scène, mère et grand-mère de plusieurs artistes et acteurs culturels, Anagonou Vodjo est passée de vie à trépas, presque âgée de 70 ans.
On la savait souffrante, mais rien ne la prédestinait à une si brusque mort, puisque les dernières informations relativement à son état de santé (dégradant) n’avait rien d’alarmant. Mais certaines sources évoquent « une rechute » pour justifier ce départ pour la félicité céleste de celle qui, pendant plusieurs décennies, a fait les beaux jours de la danse Akonhoun à Abomey, Cotonou, et dans le pays en général. On peut dénombrer à l’actif du De cujus, une vingtaine de productions et surtout de nombreuses prestations. Mère de plusieurs enfants, Anagonou Vodjo, on le sait, a su inoculer le virus artistique à plusieurs de ses enfants qui, aujourd’hui, font parler d’eux.
J.F.M.
Culture 18 sept. 2015

Commencés le 4 septembre dernier à Brazzaville, les XIè Jeux africains prendront fin demain, samedi 19 septembre. Déjà, les différentes délégations dont celle du Bénin, ont commencé à faire le point de leur participation.
L’heure est désormais au bilan, à 24 heures de la fin des XIè Jeux africains. Au tableau des médailles desdits jeux, c’est l’Egypte qui, au classement, mène la danse avec pas moins d’une centaine de médailles dont une trentaine en or, suivie de l’Afrique du Sud, une soixantaine. A l’issue des épreuves le mardi dernier, la délégation sud africaine était à 55 médailles dont 23 en or, 17 en argent et 15 en bronze. Suivent, l’Algérie, la Tunisie et le pays hôte, le Congo, avec environ 25 médailles en or, argent et bronze confondues.
Loin derrière, arrivent les autres pays. A défaut d’accrocher une médaille en or à sa besace, la délégation béninoise peut s’honorer de ne pas rentrer bredouille au bercail. C’est déjà un exploit en soit dans la mesure où tous les pays participants n’ont pas eu cette chance. Que ce soit au karaté, en pétanque, au tennis et en athlétisme, le Bénin a essayé de tirer son épingle du jeu.
Au tennis Alexis Klégou a raté de justesse la grande marche du podium, après avoir perdu en finale. Il a remporté la médaille d'argent, après avoir perdu 2 sets à 1 face à Denis Ndondo de la RDC.
Odile Ahouanwanou a été médaillée d'argent en heptathlon avec 5734 points, derrière la Nigériane Naomie Osazuwa et devant Marthe Yasmine Koala du Burkina Faso. Elle aura toutefois eu le mérite d’établir un nouveau record du Bénin au saut en hauteur dame. L’athlète béninoise a fait 1m72 dans la deuxième épreuve de l'heptathlon, mardi 15 septembre dernier au complexe sportif Kintélé à Brazzaville.
Avant eux, Océane Ganiero avait déjà décroché une médaille de bronze au Karaté DO et le Bénin s’était également contenté d’une médaille d’argent au niveau de la pétanque.
La triplette béninoise a pris la deuxième place après avoir perdu en finale contre le Sénégal sur le score de 13 à 4, après une demi-finale âprement disputée contre le Burkina Faso.
Hier, jeudi 17 septembre, le Bénin a ajouté une autre médaille à sa moisson. C'est avec Cosme Akpovi qui a remporté une médaille de bronze en haltérophilie au niveau du handisport.
En attendant un sursaut de nos représentants au beach-volley, le Bénin compte pour l'instant cinq médailles dont trois en argent et deux en bronze dans cinq disciplines.

85 jours après son retour au gouvernement, le ministre de la Communication des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi a pris langue avec les professionnels des médias. C’était à la faveur d’un dîner de presse qu’il leur a offert, hier jeudi 17 septembre à Cotonou.
Dans pratiquement 15 jours, le ministre Etienne Kossi fera 100 jours à la tête du ministère de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication. Le souhait du président de l’Union des professionnels des médias et de la communication (UPMB), Franck Kpotchémè à cet effet, est que ces quelques jours soient mis à profit pour réaliser un certain nombre de choses dans le cadre d’une bonne collaboration entre les journalistes et leur ministre de tutelle. Il s’agit notamment de la remise du rapport des deuxièmes états généraux de la presse assortis de recommandations au chef de l’Etat. Il a déploré que ces travaux demandés par le chef de l’Etat lui-même, aient déjà fait près de deux ans alors que les résultats ne lui sont jamais parvenus. Il serait souhaitable qu’il ait copie de ce rapport dont des milliers de copies dorment encore dans les tiroirs de la HAAC.
Franck Kpotchémè a saisi l’occasion pour demander au ministre Etienne Kossi de commencer par réfléchir aux voies et moyens pour accompagner les journalistes dans le cadre de la couverture médiatique de l’élection présidentielle de 2016.
Le président de l’UPMB a fait remarquer au ministre que, les professionnels des médias auraient souhaité que la carte professionnelle à eux délivrée soit plus moderne et numérique. «Cette carte doit pouvoir procurer de réels avantages aux journalistes en leur facilitant l’exercice de leur métier», a-t-il martelé. Il a prié le ministre de faire diligence auprès du chef de l’Etat afin qu’avant la fin de son mandat, qu’un décret soit pris pour l’application du code de l’information voté depuis près d’un an.
Le président du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (CNPA), Malick Gomina, est aussi revenu sur les dispositions à prendre afin que la présidentielle de 2016 se passe bien. « Nous voulons que le monde des journalistes soit bien règlementé comme mentionné le Code de l’information », a-t-il souligné. Il a émis le vœu de tous les patrons d’organes de presse de jouir enfin de l’Internet qui tarde à devenir une réalité. Revenant sur la couverture médiatique de la présidentielle de 2016, il a souhaité que le ministre fasse en sorte que des aides subséquentes parviennent tant à la presse de service public qu'à la presse privée.
A ces préoccupations, le ministre Etienne Kossi a répondu favorablement que des dispositions seront prises afin que satisfaction soit donnée aux journalistes pour qu’ils jouent leur partition dans la couverture médiatique de la présidentielle prochaine. Il n’a pas douté des compétences ni du savoir-faire des journalistes qui ont fait la preuve lors des dernières élections au Bénin. Il a saisi l’occasion pour rappeler aux professionnels des médias, les réformes qui s’opèrent au niveau du ministère notamment au niveau de Bénin Télécoms SA.

L’adoption du nouveau Code pénal devrait permettre de régler plusieurs problèmes au Bénin. C’est ce qu’a défendu hier mercredi 16 septembre le directeur par intérim d’Amnesty International Bénin qui plaide pour le vote de cette loi par l’Assemblée nationale. Il a été reçu dans ce cadre en audience par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
Le nouveau Code pénal s’il arrivait à être adopté, présente de nombreux avantages pour les populations. Au nombre de ceux-ci, il y a entre autres, l’abolition de la peine de mort et la pénalisation de la torture, toutes choses qui ne seront possibles qu’avec un nouveau texte de loi. C’est pourquoi Amnesty International Bénin plaide pour son adoption par les députés. Le directeur par intérim de cette institution au Bénin, Epiphane Lucien Dossou était en audience dans ce cadre hier au cabinet du président de l’Assemblée nationale. Il a saisi l’occasion pour solliciter l’adoption de plusieurs dossiers de ratifications. On peut citer la ratification du Protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels, du troisième Protocole facultatif se rapportant à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et le Protocole facultatif se rapportant à la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.
Epiphane Lucien Dossou a par ailleurs profité de l’occasion pour attirer l’attention du président Adrien Houngbédji sur la mise en place par le bureau de l’Assemblée nationale, du Comité de supervision pour la désignation des membres de la Commission béninoise des droits de l’Homme (CBDH). Aussi, a-t-il été décidé que Amnesty International Bénin saisisse le Parlement d’un mémorandum et se rapproche ensuite des commissions permanentes et du cabinet du président de l’Assemblée nationale pour la résolution rapide des problèmes soulevés.
Le point du Sommet des jeunes
Pour sa part, Armand Kodjo, coordonnateur du Comité d’organisation de Wayls Bénin, est venu faire au président Adrien Houngbédji, le point du sommet des jeunes entrepreneurs de l’Afrique de l’Ouest tenu au Bénin du 10 au 12 septembre dernier. L’objectif de cette initiative est d’encourager les jeunes à l’auto-emploi et à la création d’entreprise, souligne-t-il. Ces trois jours du sommet ont été consacrés à la formation des jeunes gens, à l’organisation de la foire des jeunes entrepreneurs et à des visites touristiques pour le développement des affaires. Trois domaines ont retenu l’attention des jeunes gens au cours du sommet : l’agriculture, l’éducation et les technologies. Un projet a été initié dans chacun des domaines précités.
Armand Kodjo et sa délégation ont sollicité et obtenu l’appui du président de l’Assemblée nationale pour le suivi desdits projets.
Le président de l’Assemblée nationale a reçu également en audience, une forte délégation de la Fondation des femmes d’Afrique et culture mémorial de Rufisque conduite par sa Secrétaire exécutive, Daguia Akadiri Mouriana. La Fondation est composée d’enseignantes à la retraite. Elle est présente dans d’autres pays africains dont le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Togo etc. Les femmes de la Fondation s’intéressent aux problèmes d’éducation des enfants, à la situation des jeunes filles, à la dépravation des mœurs ou encore à la délinquance juvénile. Cependant leurs moyens sont limités, c’est pourquoi elles ont sollicité l’appui du président de l’Assemblée nationale pour l’atteinte de leurs idéaux.
Me Adrien Houngbédji s’est en outre entretenu avec José Luis Noriega Sánchez, chargé d'affaires de l’ambassade de Cuba à Cotonou, venu lui réaffirmer la continuité des bonnes relations de coopération et de solidarité entre le Bénin et Cuba. L’ambassade de Cuba reste disponible à renforcer sa collaboration avec le président de l’Assemblée nationale.
Enfin Rosine Sori-Coulibaly, coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Bénin, à la tête d’une forte délégation, a été aussi reçue par le président de l’Assemblée nationale. Mais sa délégation n’a fait aucune déclaration à la presse à la sortie du cabinet du président Adrien Houngbédji.