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Nouvelles

5e Session de la Commission mixte bilatérale bénino-canadienne: Œuvrer pour le renforcement de la coopération et le mieux-être des populations

La 5e session de la Commission mixte de coopération bilatérale entre le Bénin et le Canada a été organisée hier mardi 30 juin à Cotonou. Au terme des travaux présidés à l’ouverture par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur Saliou Akadiri, de nouveaux engagements ont été pris de part et d’autre pour le renforcement de cette coopération

Ivan Roberts, l’ambassadeur du Canada près le Bénin se réjouit de la signature de la lettre d’entente relative au Projet d’appui à l’accroissement des recettes intérieures du Bénin. Cette réjouissance s’est manifestée hier au cours de la 5e session de la Commission mixte de coopération bilatérale entre les deux pays.

En effet, le projet phare de la coopération, selon l’ambassadeur est le Projet d’appui à l’accroissement des recettes intérieures du Bénin (PAARIB) qui a vu ses fondations posées à travers la conclusion d’une entente entre les deux parties.
Cela concorde bien avec ce que pense le ministre des Affaires étrangères de la rencontre attendue depuis 2013 qui finalement, s’est déroulée hier mardi 29 juin au ministère. Il s’agit d’œuvrer mieux que par le passé pour la dynamisation et le renforcement de la coopération et le mieux-être des populations. C’est peut-on retenir, tout le sens qu’il convient de conférer, selon Saliou Akadiri, le ministre des Affaires étrangères à la tenue de la 5e session de la Commission mixte bilatérale de coopération bénino-canadienne qui s’est tenue, à Cotonou. Il s'est également réjoui de toutes les étapes préliminaires du projet d’appui au secteur de la micro finance (PASMIF).

De nouveaux engagements pris

Le PAARIB vise, a rappelé Saliou Akadiri, à moderniser la Direction générale des Impôts et des Domaines en ce sens qu’il permettra au pays d’engranger des ressources additionnelles qui échappent encore aux services de recouvrement des impôts intérieurs. « L’exercice devra vous conduire à mettre en place les jalons juridiques indispensables à l’adoption prochaine d’un nouvel énoncé de programmation pour la période 2015-2020, avec davantage de projets à inscrire au portefeuille de la coopération canadienne », a expliqué le ministre des Affaires étrangères. L’adoption de ce document à son avis revêt une importance capitale, car il constituera un élément essentiel dans le dispositif mis en place par le gouvernement pour booster la croissance économique et poursuive la lutte contre la pauvreté engagée dans laquelle se trouve une bonne partie de la population béninoise.
Des appuis dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement, de l’éducation, de l’entreprenariat, des femmes, des jeunes, de la promotion du genre, de la coopération décentralisée et à l’Assemblée nationale ont été sollicités.
« Le Canada a adopté des mesures privilégiées qui viennent renforcer le partenariat et la coopération avec le Bénin », rassure, Ivan Roberts avant de rappeler que le Bénin a été ajouté à la liste des 25 pays ciblés pour bénéficier de 90% de l’aide bilatérale canadienne, parmi les pays dits de concentration. Ce dont se réjouit en ce qui le concerne, l’ambassadeur Robert Zantan, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, à la clôture des travaux de la 5e session. « Toutes les dispositions seront prises pour la mise en œuvre du PAARIB et pour le respect scrupuleux des engagements pris » Indique-t-il.
Le Canada a encouragé la partie béninoise à profiter pleinement de l’entrée en vigueur de l’APIE conclu entre les deux pays pour vivifier les échanges commerciaux et les partenariats d’affaires dans des secteurs clés comme les infrastructures de transport. Dans ce cadre, le Bénin est invité à promouvoir la participation des hommes d’affaires béninois à des événements créateurs d’espaces.
Les problèmes de visas ont été abordés et de meilleures solutions seront bientôt proposées aux demandeurs. Les rideaux sont tombés sur la 5e session. Rendez-vous est donc pris pour 2016 pour la 6e session qui se tiendra au Canada.

Actualités 01 juil. 2015


Promotion du respect des droits de la propriété intellectuelle : Une quarantaine de magistrats et douaniers outillés

Des magistrats et douaniers sont en formation depuis hier mardi 30 juin à Cotonou sur la promotion du respect des droits de la propriété intellectuelle. C’est une initiative de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) en coopération avec l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et l’Institut national de la propriété industrielle de France (INPI).La cérémonie d’ouverture des travaux a été placée sous l’égide du ministre en charge de l’Industrie et du Commerce, Pocoun Damè Kombienou.

Un atelier national portant sur le thème « La promotion de la propriété intellectuelle » réunit, depuis hier mardi 30 juin, des magistrats et douaniers.Il vise d’une part, à éclairer les participants sur les formes multiples de la contrefaçon, du piratage et sur les dispositions légales en matière de propriété intellectuelle; à examiner quelques cas concrets afin d’en tirer des leçons de sagesse ou de prudence utiles pour guider la conduite des uns et des autres. D’autre part, cet atelier permettra de donner aux praticiens du Droit, en particulier les douaniers et magistrats, l’opportunité d’acquérir des connaissances pratiques grâce auxquelles ils seront d’une meilleure efficacité dans la défense de la propriété intellectuelle.

Dans son mot de bienvenue, le directeur général de l’Agence nationale pour la propriété intellectuelle (ANAPI) J.P.William Akplogan a précisé que les objectifs de l’atelier sont inspirés par les nombreux conflits observés et par le déficit d’information et de formation constaté au niveau des acteurs impliqués dans le système de la propriété intellectuelle dans le monde. « La suppression des barrières douanières favorise une circulation débridée des produits commerciaux et des technologies », a-t-il déploré, ajoutant que la libre circulation des biens est sans doute bénéfique pour le développement des Etats. Le directeur général de l’ANAPI conclut que le fléau devient de plus en plus visible et désorganise déjà le marché notamment dans les secteurs du textile et de l’agro-alimentaire.
Pour sa part, le représentant du directeur général de l’OAPI, Memassi Dosso, a énuméré quelques obstacles induits par ce fléau sur l’économie des Etats, en ajoutant qu’il est impérieux que ceux-ci s’impliquent davantage pour assurer la protection des producteurs et consommateurs. Il insiste sur une sensibilisation active, une large information et la formation permanente du corps judiciaire. Ainsi sera créé un cadre économique sain et propice au développement industriel et culturel appelé de tous les vœux.
Pour le ministre en charge de l’Industrie et du Commerce, Pocoun Damè Kombienou, qui procédait à l’ouverture des travaux, les assises viennent à point nommé pour répondre aux besoins exprimés mais restés non satisfaits. Occasion saisie par lui pour exhorter les participants à profiter au mieux de l’opportunité pour rechercher les meilleures manières de combattre le phénomène.
Quant au représentant de l’OMPI, Xavier Vermandélé, il a salué les efforts du gouvernement dans le domaine et a fait remarquer que la propriété intellectuelle est d’une importance capitale pour le développement d’un pays.
Entre autres thèmes retenus pour meubler l’atelier, il y a l’introduction à la propriété intellectuelle : objet et principes fondamentaux ; pour une approche équilibrée de l’application des droits de propriété intellectuelle : objectifs stratégiques IV de l’OMPI, puis les théories de la contrefaçon et du piratage dans l’espace OAPI.

Actualités 01 juil. 2015


Interdiction de vente d’agouti au Bénin: La levée de la mesure très attendue à Allada

Comme mesure préventive contre le virus Ebola, le gouvernement du Bénin à travers les autorités sanitaires a interdit, en 2014, la commercialisation et la consommation des viandes de brousse dont l’agouti, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune d’Allada réputée comme plaque tournante de la viande d’agouti au Bénin, femmes vendeuses, chasseurs et consommateurs jugent suffisant le temps d’application de cette mesure dont ils souhaitent la levée afin que puissent reprendre leurs activités génératrices de revenus.

La mesure d’interdiction de la viande d’agouti à cause du virus Ebola dure déjà trop longtemps pour les femmes vendeuses et les chasseurs d’Allada. Sans être atteints du virus sur le plan sanitaire, ils en sont les victimes économiques.

En effet, depuis l’interdiction officielle de la consommer ou de la manipuler, plus rien ne va dans le commerce de ladite viande. Yvette Gnansa, vendeuse de viande d’agouti dans cette ville, assure que l’interdiction de la vente et de la consommation crée d’énormes difficultés financières aux femmes qui s’adonnent à cette activité. «Le jour où l’interdiction nous a été signifiée, j’avais de la viande d’agouti pour au moins 30 000 F CFA. Nous sommes restées sans rien vendre. Nous avons perdu beaucoup d’argent», se plaint-elle pour raconter sa misère. Entre autres difficultés, elle rappelle que la plupart des vendeuses n’arrivaient plus à payer leurs dettes auprès des organismes de microfinance ni satisfaire les besoins de leurs foyers comme auparavant. «La plupart ont abandonné cette activité pour autres choses pas aussi rentables», témoigne-t-elle. Selon elle, les recettes journalières atteignaient avant 50 000 F CFA mais depuis l’interdiction, elles ont considérablement chuté au point où c’est difficilement qu’on fait 10 000 F CFA .
«La cargaison que nous livrons en une journée avant, peut faire aujourd’hui trois jours et nous sommes obligées de réchauffer la viande», confie Yvette Gnansa avec beaucoup de peine. Cette situation a contraint beaucoup de femmes à abandonner à cause de la mévente et de la réduction considérable, voire l’inexistence de bénéfice. «On vend à perte. Le morceau qu’on vendait à 500 F CFA est cédé aujourd’hui à 300 F CFA, voire 200 F CFA», dit-elle en tapant ses mains l’une dans l’autre en signe d’impuissance. Ne pouvant supporter la mévente, certaines femmes ont dû changer leur fusil d’épaule. Elles se sont, en attendant, reconverties dans la vente de banane frite, d’escargot, d’igname frite avec beignée de haricot. Malgré la mévente et la réduction de la marge bénéficiaire, d’autres femmes plus persévérantes continuent l’activité.
Parmi ces dernières, figure Josée Hounton. Elle est reconnue et présentée comme la plus grande vendeuse de viande d’agouti à Allada. La responsable du collectif des vendeuses de viande d’agouti dans le milieu étant indisponible, elle se confie en reconnaissant les effets néfastes de l’interdiction de commercialiser et de consommer ladite viande d’agouti ciblé comme porteur potentiel du virus de la fièvre Ebola. Elle reconnaît également la très bonne marche des affaires avant cette mesure. «Avant, je vendais pour 50 000 ou 60 000 F CFA par jour», soutient Josée Hounton. Dans cette galère, elle comme ses pairs se sentent abandonnées et sans personne pour leur porter assistance. La situation, à l’en croire, décourage même les chasseurs qui ne vont plus à la chasse comme avant. Ainsi, la viande devient rare sans pour autant prendre du prix.

La misère des chasseurs

Médélinkpon Adjakpa, chasseur et cultivateur à Allada, témoigne que quand on ne parlait pas de cette maladie, il vendait un agouti soit à
8 000, 10 000 F CFA ou même à 12 000 F CFA. Et si tu tues 4 à 5 animaux, tu vois déjà ce que tu peux gagner. On réalisait beaucoup de choses telles que satisfaire les besoins du foyer, assurer la scolarisation des enfants et même construire des habitations. Pour sa part, Fortuné Codja, président des chasseurs d’agouti d'Agongblamè à Allada, indique qu’une chasse rapportait avec quatre animaux pas moins de 40 000 F CFA.
Mais avec la maladie dite Ebola et l’interdiction de la consommation de la viande de brousse par les autorités, les affaires ont pris un coup d’arrêt ou au mieux, tournent depuis au ralentir. «Les amateurs de la viande d’agouti n'en mangent plus à cause de la fièvre Ebola dont les autorités ont parlé», indique le président des chasseurs d’Agongblamè. L’animal cédé aux femmes vendeuses à
10 000 F CFA est désormais bradé à 4.000 F CFA, voire 3 000 F CFA. «Ce n’est plus rentable», se désole un autre chasseur du nom de Ferdinand Dossou à la suite de son président. Pour lui, les femmes ne trouvant plus de clients comme par le passé, elles ne vendent plus assez. Ainsi, explique Ferdinand Dossou, elles connaissent beaucoup de perte et sont obligées de baisser le prix d’achat au niveau des chasseurs.

Le temps de lever la mesure

Pour les vendeuses comme pour les chasseurs, il est maintenant temps d’autoriser à nouveau la commercialisation des viandes de brousse, notamment celle d’agouti.
Les chasseurs n’admettent pas que dure encore plus longtemps l’interdiction de la consommation de l’agouti. Pour eux, depuis près d’un an, leurs affaires tournent au ralenti et leur vie familiale en a pris un coup. Dès lors, ils demandent aux autorités gouvernementales de revenir sur la décision. «Depuis un an que le gouvernement a annoncé la mesure pour préserver la santé des citoyens, aucun cas n’a été signalé dans le pays», indique Jules Hounkpatin, un des chasseurs du village d’Agongblamè. Quant à Fortuné Codja, président de la corporation dans ce village, il estime que la mesure devrait durer moins de temps, étant donné que des familles entières vivent des produits de chasse et se retrouvent désormais sans ressources. «C’est avec difficultés que j’ai pu inscrire les enfants à l’école cette année», rappelle-t-il avant de lancer qu’il ne souhaite plus vivre les mêmes difficultés pour l’année scolaire à venir. Mieux, indique-t-il, personne ne s’est plaint du mal dont on parle alors même que «nous continuons de consommer la viande d’agouti dans nos maisons si le prix proposé nous convient». Abondant dans le même sens, Désiré Houndéssodji, chasseur à Wadon, localité voisine d’Agongblamè, avance que «la viande d’agouti se consomme depuis le temps de ses grands-parents». Aussi juge-t-il excessive la durée de validité de la mesure prise par le gouvernement. «C’est comme si notre vie est suspendue depuis un an. Le gouvernement ne nous a pas trouvé du travail mais interdit ce que nous faisons depuis des dizaines d’années», se plaint-il avant de s’interroger sur combien de temps encore va durer cette mesure.
Les mêmes inquiétudes sont exprimées par les vendeuses. Les problèmes économiques sont les mêmes pour elles que pour leurs fournisseurs que représentent les chasseurs. Josée Hounton, la vendeuse vedette, appelle aussi le gouvernement à se souvenir du secteur agouti. «On dirait que les autorités nous ont oubliées», dit-elle d'un air découragé.
Pour sa part, dame Rosaline Zinsou, amatrice de la viande d'agouti, ne dira pas le contraire. Tout en reconnaissant la pertinence de l’interdiction, elle confie qu’elle l’a respectée pendant quelques temps. Mais, après avoir observé que le mal n’est toujours pas signalé au Bénin, elle en consomme de temps à autre. «Pourtant, je suis encore en vie et je n’ai rien», soutient-elle en invitant aussi les autorités à évaluer la situation afin de faire quelque chose.

Changement de vie professionnelle

La situation n’est pas sans conséquences sur la vie des chasseurs. La fièvre Ebola les a contraints à une réorientation professionnelle ou à se trouver une deuxième occupation pour la plupart. Ferdinand Dossou, chasseur depuis 36 ans, s’est orienté vers le tâcheronnat champêtre. «J’ai dû laisser d’abord la chasse pour faire le job de «kantin» (Travaux champêtres rémunérés)», confie-t-il précisant que cela lui permet de satisfaire un tant soit peu les besoins du foyer et d’éviter des situations de crise avec sa femme et ses enfants. Il regrette que son épouse n’ait eu aucune activité génératrice de revenus auparavant. Pour lui, si elle menait une activité, il sentirait moins les difficultés liées à l’interdiction de vente de la viande d’agouti.
En dehors du changement passager de corps de métier, d’autres ont plutôt opté pour une seconde activité et continuent la chasse qui n’est plus rentable. C’est le cas de Médélinkpon Adjakpa, désormais chasseur et cultivateur. Il n’entend pour rien au monde abandonner la chasse. Ainsi, le bas prix des produits ramenés de la brousse n’a pu le décourager. Toutefois, même si le prix proposé par les femmes ne lui convient pas, il préfère utiliser la viande pour sa consommation dans son foyer. D’autres par contre ne refusent aucun prix de la part des clientes. Leur souci, confie Séraphin Dandjèkpo, chasseur résidant dans l’arrondissement d’Agbanou, c’est de pouvoir trouver de l’argent pour faire face aux besoins du foyer.

Société 01 juil. 2015


Interdiction de vente d’agouti au Bénin: La levée de la mesure très attendue à Allada

Comme mesure préventive contre le virus Ebola, le gouvernement du Bénin à travers les autorités sanitaires a interdit, en 2014, la commercialisation et la consommation des viandes de brousse dont l’agouti, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune d’Allada réputée comme plaque tournante de la viande d’agouti au Bénin, femmes vendeuses, chasseurs et consommateurs jugent suffisant le temps d’application de cette mesure dont ils souhaitent la levée afin que puissent reprendre leurs activités génératrices de revenus.

La mesure d’interdiction de la viande d’agouti à cause du virus Ebola dure déjà trop longtemps pour les femmes vendeuses et les chasseurs d’Allada. Sans être atteints du virus sur le plan sanitaire, ils en sont les victimes économiques.

En effet, depuis l’interdiction officielle de la consommer ou de la manipuler, plus rien ne va dans le commerce de ladite viande. Yvette Gnansa, vendeuse de viande d’agouti dans cette ville, assure que l’interdiction de la vente et de la consommation crée d’énormes difficultés financières aux femmes qui s’adonnent à cette activité. «Le jour où l’interdiction nous a été signifiée, j’avais de la viande d’agouti pour au moins 30 000 F CFA. Nous sommes restées sans rien vendre. Nous avons perdu beaucoup d’argent», se plaint-elle pour raconter sa misère. Entre autres difficultés, elle rappelle que la plupart des vendeuses n’arrivaient plus à payer leurs dettes auprès des organismes de microfinance ni satisfaire les besoins de leurs foyers comme auparavant. «La plupart ont abandonné cette activité pour autres choses pas aussi rentables», témoigne-t-elle. Selon elle, les recettes journalières atteignaient avant 50 000 F CFA mais depuis l’interdiction, elles ont considérablement chuté au point où c’est difficilement qu’on fait 10 000 F CFA .
«La cargaison que nous livrons en une journée avant, peut faire aujourd’hui trois jours et nous sommes obligées de réchauffer la viande», confie Yvette Gnansa avec beaucoup de peine. Cette situation a contraint beaucoup de femmes à abandonner à cause de la mévente et de la réduction considérable, voire l’inexistence de bénéfice. «On vend à perte. Le morceau qu’on vendait à 500 F CFA est cédé aujourd’hui à 300 F CFA, voire 200 F CFA», dit-elle en tapant ses mains l’une dans l’autre en signe d’impuissance. Ne pouvant supporter la mévente, certaines femmes ont dû changer leur fusil d’épaule. Elles se sont, en attendant, reconverties dans la vente de banane frite, d’escargot, d’igname frite avec beignée de haricot. Malgré la mévente et la réduction de la marge bénéficiaire, d’autres femmes plus persévérantes continuent l’activité.
Parmi ces dernières, figure Josée Hounton. Elle est reconnue et présentée comme la plus grande vendeuse de viande d’agouti à Allada. La responsable du collectif des vendeuses de viande d’agouti dans le milieu étant indisponible, elle se confie en reconnaissant les effets néfastes de l’interdiction de commercialiser et de consommer ladite viande d’agouti ciblé comme porteur potentiel du virus de la fièvre Ebola. Elle reconnaît également la très bonne marche des affaires avant cette mesure. «Avant, je vendais pour 50 000 ou 60 000 F CFA par jour», soutient Josée Hounton. Dans cette galère, elle comme ses pairs se sentent abandonnées et sans personne pour leur porter assistance. La situation, à l’en croire, décourage même les chasseurs qui ne vont plus à la chasse comme avant. Ainsi, la viande devient rare sans pour autant prendre du prix.

La misère des chasseurs

Médélinkpon Adjakpa, chasseur et cultivateur à Allada, témoigne que quand on ne parlait pas de cette maladie, il vendait un agouti soit à
8 000, 10 000 F CFA ou même à 12 000 F CFA. Et si tu tues 4 à 5 animaux, tu vois déjà ce que tu peux gagner. On réalisait beaucoup de choses telles que satisfaire les besoins du foyer, assurer la scolarisation des enfants et même construire des habitations. Pour sa part, Fortuné Codja, président des chasseurs d’agouti d'Agongblamè à Allada, indique qu’une chasse rapportait avec quatre animaux pas moins de 40 000 F CFA.
Mais avec la maladie dite Ebola et l’interdiction de la consommation de la viande de brousse par les autorités, les affaires ont pris un coup d’arrêt ou au mieux, tournent depuis au ralentir. «Les amateurs de la viande d’agouti n'en mangent plus à cause de la fièvre Ebola dont les autorités ont parlé», indique le président des chasseurs d’Agongblamè. L’animal cédé aux femmes vendeuses à
10 000 F CFA est désormais bradé à 4.000 F CFA, voire 3 000 F CFA. «Ce n’est plus rentable», se désole un autre chasseur du nom de Ferdinand Dossou à la suite de son président. Pour lui, les femmes ne trouvant plus de clients comme par le passé, elles ne vendent plus assez. Ainsi, explique Ferdinand Dossou, elles connaissent beaucoup de perte et sont obligées de baisser le prix d’achat au niveau des chasseurs.

Le temps de lever la mesure

Pour les vendeuses comme pour les chasseurs, il est maintenant temps d’autoriser à nouveau la commercialisation des viandes de brousse, notamment celle d’agouti.
Les chasseurs n’admettent pas que dure encore plus longtemps l’interdiction de la consommation de l’agouti. Pour eux, depuis près d’un an, leurs affaires tournent au ralenti et leur vie familiale en a pris un coup. Dès lors, ils demandent aux autorités gouvernementales de revenir sur la décision. «Depuis un an que le gouvernement a annoncé la mesure pour préserver la santé des citoyens, aucun cas n’a été signalé dans le pays», indique Jules Hounkpatin, un des chasseurs du village d’Agongblamè. Quant à Fortuné Codja, président de la corporation dans ce village, il estime que la mesure devrait durer moins de temps, étant donné que des familles entières vivent des produits de chasse et se retrouvent désormais sans ressources. «C’est avec difficultés que j’ai pu inscrire les enfants à l’école cette année», rappelle-t-il avant de lancer qu’il ne souhaite plus vivre les mêmes difficultés pour l’année scolaire à venir. Mieux, indique-t-il, personne ne s’est plaint du mal dont on parle alors même que «nous continuons de consommer la viande d’agouti dans nos maisons si le prix proposé nous convient». Abondant dans le même sens, Désiré Houndéssodji, chasseur à Wadon, localité voisine d’Agongblamè, avance que «la viande d’agouti se consomme depuis le temps de ses grands-parents». Aussi juge-t-il excessive la durée de validité de la mesure prise par le gouvernement. «C’est comme si notre vie est suspendue depuis un an. Le gouvernement ne nous a pas trouvé du travail mais interdit ce que nous faisons depuis des dizaines d’années», se plaint-il avant de s’interroger sur combien de temps encore va durer cette mesure.
Les mêmes inquiétudes sont exprimées par les vendeuses. Les problèmes économiques sont les mêmes pour elles que pour leurs fournisseurs que représentent les chasseurs. Josée Hounton, la vendeuse vedette, appelle aussi le gouvernement à se souvenir du secteur agouti. «On dirait que les autorités nous ont oubliées», dit-elle d'un air découragé.
Pour sa part, dame Rosaline Zinsou, amatrice de la viande d'agouti, ne dira pas le contraire. Tout en reconnaissant la pertinence de l’interdiction, elle confie qu’elle l’a respectée pendant quelques temps. Mais, après avoir observé que le mal n’est toujours pas signalé au Bénin, elle en consomme de temps à autre. «Pourtant, je suis encore en vie et je n’ai rien», soutient-elle en invitant aussi les autorités à évaluer la situation afin de faire quelque chose.

Changement de vie professionnelle

La situation n’est pas sans conséquences sur la vie des chasseurs. La fièvre Ebola les a contraints à une réorientation professionnelle ou à se trouver une deuxième occupation pour la plupart. Ferdinand Dossou, chasseur depuis 36 ans, s’est orienté vers le tâcheronnat champêtre. «J’ai dû laisser d’abord la chasse pour faire le job de «kantin» (Travaux champêtres rémunérés)», confie-t-il précisant que cela lui permet de satisfaire un tant soit peu les besoins du foyer et d’éviter des situations de crise avec sa femme et ses enfants. Il regrette que son épouse n’ait eu aucune activité génératrice de revenus auparavant. Pour lui, si elle menait une activité, il sentirait moins les difficultés liées à l’interdiction de vente de la viande d’agouti.
En dehors du changement passager de corps de métier, d’autres ont plutôt opté pour une seconde activité et continuent la chasse qui n’est plus rentable. C’est le cas de Médélinkpon Adjakpa, désormais chasseur et cultivateur. Il n’entend pour rien au monde abandonner la chasse. Ainsi, le bas prix des produits ramenés de la brousse n’a pu le décourager. Toutefois, même si le prix proposé par les femmes ne lui convient pas, il préfère utiliser la viande pour sa consommation dans son foyer. D’autres par contre ne refusent aucun prix de la part des clientes. Leur souci, confie Séraphin Dandjèkpo, chasseur résidant dans l’arrondissement d’Agbanou, c’est de pouvoir trouver de l’argent pour faire face aux besoins du foyer.

Société 01 juil. 2015


55è anniversaire de l’indépendance de la RDC: L’évènement célébré avec faste à Cotonou

La représentation diplomatique de la République démocratique du Congo (RDC) au Bénin n’a pas voulu passer sous silence la célébration du 55è anniversaire de l’accession de son pays à la souveraineté internationale. Hier mardi 30 juin à Cotonou, l’évènement a été célébré, avec faste en présence de nombreux personnalités et hôtes. Il a été par ailleurs, l’occasion pour appeler à la dynamisation des relations de coopération entre patries béninoise et congolaise.

Pour les ex-Zaïrois, aujourd’hui Congolais, le 30 juin, depuis 1961 n’est pas un jour comme les autres. Il est celui qui leur rappelle leur attachement à leur patrie devenue indépendante à cette date-là. 55 ans après cet évènement, les Congolais en gardent d’ailleurs un meilleur souvenir.

Dans la vague des célébrations de ces noces d'orchidée, Cotonou n’a pas été du reste. La représentation diplomatique de la République démocratique du Congo au Bénin en a même fait une fête à la quelle elle a convié autour de son chargé d’affaires, Azimba Mindia, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo, le directeur de cabinet du ministre en charge des Affaires étrangères, le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, des membres du corps diplomatique et consulaire, ainsi que de nombreux autres invités de marque et amis de son peuple. A la suite de l’exécution de l’hymne national des deux pays, protocole exigé en de pareilles circonstances, le chargé d’affaires de l’ambassade de la RDC au Bénin, Azimba Mindia rappelle que le 30 juin 1960, son pays « s’est affranchi de toute sujétion, de toute entrave » et était « redevenu maître de son destin. Libre enfin ». Cette date est devenue depuis lors, poursuit-il, une occasion pour exprimer admiration et reconnaissance à tous ceux qui « ont donné sans compter leurs forces, leurs souffrances et même leur vie pour que se réalise le rêve d’un Congo libre et uni ».
Des années après ces moments d’euphorie comptés avec émotions, l’eau a coulé sous le pont et l’unité légendaire qui a conduit à l’indépendance a été mise à rudes épreuves. Mais à l’aune de la célébration des 55 ans d’indépendance de son pays, Azimba Mindia soutient avec force que les Congolais peuvent être fiers que leur pays décolle enfin, après presque deux décennies d’épreuves et de malheurs. « La démocratie s’installe, la stabilité macroéconomique est retrouvée et les perspectives de croissance sont très bonnes », s’exclame-t-il. Ces acquis à l’actif du président Joseph Kabila Kabange ont néanmoins, selon lui, besoin de « paix, de sécurité et de stabilité », surtout que la troisième série des élections générales pointe à l’horizon.
Côté béninois, on ne nie pas non plus ces acquis. La joie de vivre retrouvée par le peuple congolais est saluée par le directeur de cabinet du ministre en charge des Affaires étrangères, Fréjus Bocco. Accompagnant au nom du gouvernement béninois, cette 55è bougie de bons vœux, il saluera par ailleurs « les efforts louables déployés pour construire le Congo » et fera savoir que « le gouvernement béninois s’honore de la consolidation de la paix et de la stabilité politique » et « souhaite que le processus démocratique en cours puisse se renforcer davantage ».

Tracer de nouveaux sillons à la coopération

Les relations diplomatiques entre le Bénin et la RDC se sont invitées également dans les interventions faites hier. Et si du coté congolais, on se réjouit de «l’amitié et de la fraternité» pour lesquelles on a même levé des toasts, côté béninois, on plaide pour une amélioration des rapports, cette coopération étant toujours « embryonnaire ». Quoique vieille de plusieurs décennies, elle est faite selon Fréjus Bocco, de seulement trois accords dont deux signés en 1974 à Cotonou et un autre en 1994 à Kinshasa. Au nombre des raisons évoquées par lui, il y a prioritairement « la guerre et des difficultés administratives ». Ainsi, plaide-t-il le renforcement desdites relations, et surtout la tenue de la première session de la coopération mixte entre les deux pays pour redéfinir des priorités.
Mais c’est beaucoup plus dans une ambiance de fête, de joie laissant voir des drapeaux flotter par ci, des Congolais tout en joie par là, de la dégustation et du champagne d’un côté… le tout sur fond de la légendaire musique « Indépendance Tchatcha » qui comme on pouvait imaginer, a fait bouger plus d’un, que s’est déroulé l’ensemble de cette soirée.

Actualités 01 juil. 2015


Audiences à la présidence de la République: 72 heures pour une solution aux ACE du MAEP

Le président de la République a reçu, hier mardi 30 juin, les agents contractuels de l’Etat recrutés pour le compte du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Cette rencontre ouvre les voies d’une résolution de leurs problèmes.

Les agents contractuels de l’Etat (ACE) du ministère en charge de l’Agriculture ont quitté hier le palais de la Marina, plus optimistes quant à la satisfaction de leurs revendications. Après avoir pris connaissance de leur situation et des difficultés qu’ils traversent, le président de la République a instruit les ministres concernés afin qu’une solution leur soit trouvée dans les 72 heures. Les 1045 ACE du MAEP recrutés en 2012 pour renforcer le système d’encadrement des producteurs agricoles, réclament onze mois d’arriérés de salaire et l’aboutissement du processus de signature de leur contrat.
Selon le directeur de cabinet du ministre en charge de la Fonction publique, Aminou Adamou, le retard consenti dans le traitement des dossiers de ces agents se justifie par la difficulté à les insérer dans un régime juridique des ACE, d’autant qu’il y a actuellement une réforme en cours du système. « Nous sommes en mesure de mobiliser les moyens qu’il faut pour que ces préoccupations soient prises en charge, mais au préalable il va falloir régler des questions en amont. Les deux ministères doivent pouvoir travailler sur les dossiers et nous les transmettre», souligne, quant à lui, Gervais Adjovi, directeur de cabinet du ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances.
«Je ne comprends rien de tout ça la. Vous ne pouvez pas mettre un an et demi pour déplacer les dossiers. Il y a quelque chose qui ne va pas », s’offusque le chef de l’Etat. Pour Boni Yayi, le ministère de la Fonction publique doit trouver la formule appropriée pour vite régler ce dossier. « Le ministère des Finances gère les fonds publics et ne peut pas les sortir sans aucun papier », insiste le chef de l’Etat qui a confié au Vice-premier ministre, François Abiola, la mission de superviser le processus de résolution de la situation des jeunes recrutés pour le compte du MAEP.

Actualités 01 juil. 2015


Pour le plein épanouissement intellectuel et social des Béninois: Ce gagnerait un gouvernement à offrir un ministère de l’Education nationale

« A propos de l’école, il est question en particulier du relâchement de la sélection et de la discipline ; de l’afflux dans les classes secondaires d’élèves plus ou moins bien préparés ou peu motivés ; de la médiocrité de certains nouveaux manuels, de la diminution du prestige et de l’autorité du corps enseignant ou de l’insuffisante formation de certains de ses membres, de réformes et d’expériences improvisées» Roger Girod, Problèmes de sociologie de l’éducation Paris, Delachaux et Niestlé, 1898, p 27.

Juin, mois de l’arbre, mois de l’enfant. Sommes-nous conscients de nos choix et gestes? Chacun, où qu’il soit, s’est-il, une seule fois, posé la question :

«Pourquoi le mois de juin est sacré à la fois mois de l’arbre et mois de l’enfant»?

Sacrée coïncidence! Comment s’est-elle opérée, certainement à l’insu de ses concepteurs? Est-ce prémédité? Pourquoi n’en fait-on jamais cas ? En effet, le mois de juin, c’est le 6è mois de l’année!
Le 6ème mois d’une grossesse, le gynécologue avertit la parturiente de l’attention qu’il faudra porter au fœtus déjà enfant jusqu’à terme !
Le 1er juin, 6ème mois de l’année, on ne met en terre que des plants donc de jeunes pousses encore fragiles à entretenir jusqu’à terme !
Par conséquent, l’enfant, c’est symboliquement l’arbre mis en terre le 1er juin. Le 1er juin, c’est la Journée internationale de l’enfant, le 12 juin, c’est la Journée internationale de lutte contre le travail des enfants et le 16 juin, c’est la Journée de l’enfant africain.
Il n’y a donc plus de doute que si l’on estime qu’un plant mis en terre devra être entretenu, il en est de même pour l’enfant, de la conception jusqu’à l’âge mature.
Or, l’entretien véritable de l’enfant suppose qu’au-delà des parents géniteurs, la société dans laquelle il vit et doit gravir les échelles de la vie assume ses responsabilités en lui assurant ses besoins, du moins les fondamentaux réduits à: se nourrir, se loger, s’instruire, se soigner et se vêtir.
L’analyse faite des situations humaines et des considérations du philosophe Dante « Après le pain, l’instruction est le premier besoin de l’homme » et du sociologue Roger Girod sur les problèmes de la sociologie de l’éducation amène à déduire que les trois autres besoins (se loger, se soigner et se vêtir) sont corollaires des deux besoins : se nourrir et s’instruire.
Instruire pris dans le contexte de l’instruction-éducation s’impose comme une condition sine qua non à la concrétisation de la formation de la personnalité de l’être au sein d’une société humaine. Ce besoin devient le socle de toute entreprise humaine.
Pour ce faire, ne serait-il pas opportun, à la veille du 70ème anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) le 16 novembre 2015, de repenser le système éducatif béninois pour une nation plus prospère?
Il y a 54 ans que le Bénin semble avoir accédé à l’indépendance théorique, il y a 51 ans qu’il a adhéré aux idéaux de l’UNESCO en s’inscrivant parmi les Etats membres constituant l’organisation. Il est vrai que le Bénin aurait profité des 50 ans de coopération entre l’UNESCO et le Bénin à travers la Commission nationale béninoise pour l’Unesco (CNBU) le 20 mars 2013, qu’il aurait mené une sérieuse réflexion sur la réforme éducative au Bénin pour revoir le type d’éducation donné et projeter de nouvelles approches pour la réforme. Hélas !
Nous voulons croire que le 2ème Forum sur l’éducation dont les décisions sont encore attendues du public a eu à proposer des réformes conséquentes pour les Béninois et Béninoises suivant les réalités et les vérités du terrain !
En attendant que ces décisions soient publiées et mises en application,
En attendant que le Bénin organise aussi des activités pour rejoindre le rang des autres Etats membres qui soutiennent l’UNESCO dans la commémoration de son 70ème anniversaire depuis janvier 2015,
En attendant que le Bénin fasse le bilan de ses actions et de sa coopération avec l’UNESCO, bilan et nouvelles résolutions à présenter bientôt à la Conférence générale à Paris en octobre 2015 prochain pour renforcer le partenariat à l’instar du travail qui se fait déjà dans les autres pays, il nous faut revoir en urgence le fonctionnement du système d’éducation au Bénin à travers la mise en place des ministères. Faut-il réellement aux fils et filles du Bénin trois ministères de l’éducation ou un seul ? C’est bien là le nœud fondamental de toutes les déviances notées.
Le Bénin a encore la possibilité de se remettre des tares observées actuellement dans son système éducatif. C’est une question de logique humaine et de stratégie suivant les trois (3) M : la Marque, la Maîtrise et la Motivation. En réalité, il est recommandé, pour toute réussite, de rechercher la Marque, c’est-à-dire la distinction, la particularité en tout point, avec une Maîtrise de soi et des situations à affronter par une constante Motivation ou l’émulation à entretenir au-delà de tout. Car, les compétences sont au Bénin, qui attendent d’être judicieusement exploitées mais qui ne trouvent pas de bons managers. Et la crème dégouline !
Puisqu’il est permis à chaque citoyen de participer au développement de la nation en apportant sa saine contribution, nous voudrions bien partager nos champs de vue et espérer qu’ils soient appréciés et convertis en chants d’espoir par quelques uns pour des échanges fructueux visant une réforme du système éducatif béninois digne, un système éducatif dynamisé, plus pragmatique pour un Bénin prospère.
Nous disons qu’il faut aux Béninois un seul et unique ministère de l’éducation nationale ayant ses annexes dans tous les départements du pays. Il suffirait d’étendre les champs d’action des Directions départementales en y intégrant tous les services indispensables au fonctionnement de l’école.

Des interrogations

Combien d’enseignants des autres départements se peinent à se rendre à Cotonou pour rechercher un dossier enfoui depuis mil neuf cent difficile dans les tiroirs ou les paperasses du ou des ministère(s) ? Combien ne fournissent pas les mêmes dossiers autant de fois qu’ils se rendent aux ministères et qui ne les retrouvent qu’à coup de monnaie sonnante et trébuchante ? Combien, par désespoir ont refusé de se rendre à leurs lieux de travail très éloignés de leurs foyers? Combien….Combien…. Combien…. ?
A l’ère du numérique, les difficultés sont moindres et l’on peut, au fur et à mesure, convoyer les données à centraliser des départements vers le ministère central par internet et ce, sans peine aucune.
Pourquoi le gouvernement devra-t-il offrir un seul ministère avec des départements au peuple béninois ?
Parce qu’il faut trouver des réponses aux interrogations suivantes : Quel est le pourcentage budgétaire investi dans l’éducation-instruction au Bénin quand on sait que l’éducation est la base de tout développement?
Quels hommes et femmes du terrain interviennent dans les assises hormis les syndiqués et les hommes de l’administration ?
Les ministères en charge de l’éducation sont-ils bien structurés ?
Dans ces ministères, les directions, les services, les organes respectent-ils les besoins et les objectifs desdits ministères ?
Les contenus des curricula respectent-ils les normes et y sont-ils inclus des disciplines correspondant aux besoins réels du pays ?
L’emploi du temps conçu notamment au niveau primaire correspond-il à celui que devait avoir des enfants qui ont entre 4 ans et 11ans ?
Quel pourcentage occupent les us et coutumes de l’Afrique et du Bénin dans les contenus des curricula par rapport aux réalités extérieures ?
Y a-t-il une plage de distraction pour les apprenants en dehors des minutes éparses de conte, de chant, de poésie, ou de couture ?
A-t-on associé la communauté environnementale à la vie de l’école ?
Les formations professionnelles offertes dans les lycées tiennent-elles compte des besoins réels des populations?
Des écoles aux cabinets, y a-t-il une bonne gestion des ressources humaines ?
Est-il offert aux directeurs et autres formateurs des formateurs des formations en leadership, en gestion des ressources humaines, en gestion administrative et autres ?
Dans les assises concernant les préoccupations d’amélioration du système, retrouvent-on les vrais acteurs de l’école ?
Le conseil de dialogue s’entretient-il périodiquement avec les apprenants, les directeurs, les enseignants afin de recueillir leurs doléances ?

Parce qu’il existe une synergie établie entre les textes réglementaires et législatifs en vigueur soit :

Considérant les articles 8, 12, 13,14 et 153 de la loi 90-032 du 11 décembre 1990, portant Constitution de la République du Bénin
Vu les articles 2 et 4 du Décret n° 2005-372 du 23 juin 2005 fixant les modalités de délégation, d’attributions et de signature du maire;
Considérant les articles 12 et 17 de la loi 97-028 du 15 janvier 1999 portant organisation de l’administration territoriale de la République du Bénin ;
Considérant les articles 56 et 57 de la loi 98-007 du 15 janvier 1999 portant régime financier des communes en République du Bénin ;
Considérant les articles 97, 98 176, 177, 178, 179 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin;
Considérant l’article 97 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin; l’article 19 de la loi 98-005 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes à statut particulier ; les articles 56 et 57 de la loi 98-007 du 15 janvier 1999 portant régime financier des communes en République du Bénin; l’article 11 de la loi 2003-17 du 11 novembre 2003, portant orientation de l’éducation en République du Bénin toutes relatives au financement de l’école dans le contexte de la décentralisation
Rappelant les contenus:
du Décret n° 2006-410 du 14 août 2006, portant attribution, organisation et fonctionnement de l’Ex-ministère des Enseignements primaire et secondaire
(MEPS),
de l’Arrêté n° 34/MEPS/CAB/DC/SG/SA du 29 mai 2002 portant attributions et modalités de nomination des directeurs d’écoles des enseignements maternel et primaire de l’Arrêté n° 955/MEMGTP/MEMB/MISP/DGM du 03 août 1984, portant création et organisation des cours du soir dans les établissements publics d’enseignement;
de la Circulaire n° 551/MEPD/DGM/DEMB du 18 mai 1976 portant utilisation des locaux scolaires
de la Circulaire n° 6263/ MEN/CAB/DEP/SPES du 26 décembre 1994 sur la diffusion du statut des Associations des parents d’élèves
de la Lettre n° 531/MEMB/DGM du 03 juin 1981 sur le renouvellement des bureaux des Associations des parents d’élèves des écoles de base,
des cahiers des charges édités par la direction de l’Enseignement primaire, 2005
du Guide à l’usage du maire, ordonnateur de la commune, Mission de Décentralisation, janvier 2003
Considérant la Circulaire n° 100/MEN du 15 mars 1962: châtiments corporels;
Considérant les articles 1er, 3 ; 13 ; 18 ;19 ;23 ;24 ; 29 ;31 ; 34 de la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989.
Considérant les alinéas 5 et 6 du préambule ; les articles 2 ; 3 et 9 du protocole facultatif se rapportant à la convention relative aux droits de l’enfant concernant la vente de l’enfant, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, adoptés le 25 mai 2000 ;
Considérant les articles 9; 17; 24 ;25 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples adoptée le 18 juin 1981 ;
Considérant les articles 3; 4; 5; 12; 18; et 23 du protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes adopté le 11 juillet 2003 ;
Considérant les articles 11; 12 ; 13; 14; 20; 27 et 31 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant adoptée en juillet 1990 ;
Considérant les articles 1; 2; 16; 26; 27; 28 et 29 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée et proclamée par l’Assemblée générale dans sa résolution 217 A III du 10 décembre 1948 ;
Considérant la loi N° 86-013 du 26 février 1986, portant statut général des agents permanents de l’Etat;
Considérant la loi 98-004 du 27 janvier 1998 portant Code du Travail en République du Bénin publiée au JO du 1er avril 1998
Considérant la loi 2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin publiée au JO du 1er septembre 2004 ;
Loi 2005-33 du 06 octobre 2005 portant modification de la loi 2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin publiée au JO le 15 février 2006 ;
Considérant la loi 2002-07 du 24 août 2004 portant Code de la famille publiée au JO n°27 bis du 1er décembre 2004 ;
Considérant la loi 2006-19 du 05 septembre 2006 portant répression du harcèlement sexuel et protection des victimes en République du Bénin publiée au JO du 1er février 2007;
Considérant le Décret N° 99 -559 du 22 novembre 1999 portant création d’une Commission nationale des droits de l’enfant;
Considérant le Décret 2009-244 du 09 juin 2009 portant attribution, organisation et fonctionnement du ministère de la famille et de la Solidarité nationale;

*Professeur certifié de Lettres Modernes-écrivain
Expert à la Fédération internationale des professeurs de Français
Consultante en éducation (Orientation scolaire) et en culture

Par Reine HOUSSOU*

Société 01 juil. 2015


Pour le plein épanouissement intellectuel et social des Béninois: Ce gagnerait un gouvernement à offrir un ministère de l’Education nationale

« A propos de l’école, il est question en particulier du relâchement de la sélection et de la discipline ; de l’afflux dans les classes secondaires d’élèves plus ou moins bien préparés ou peu motivés ; de la médiocrité de certains nouveaux manuels, de la diminution du prestige et de l’autorité du corps enseignant ou de l’insuffisante formation de certains de ses membres, de réformes et d’expériences improvisées» Roger Girod, Problèmes de sociologie de l’éducation Paris, Delachaux et Niestlé, 1898, p 27.

Juin, mois de l’arbre, mois de l’enfant. Sommes-nous conscients de nos choix et gestes? Chacun, où qu’il soit, s’est-il, une seule fois, posé la question :

«Pourquoi le mois de juin est sacré à la fois mois de l’arbre et mois de l’enfant»?

Sacrée coïncidence! Comment s’est-elle opérée, certainement à l’insu de ses concepteurs? Est-ce prémédité? Pourquoi n’en fait-on jamais cas ? En effet, le mois de juin, c’est le 6è mois de l’année!
Le 6ème mois d’une grossesse, le gynécologue avertit la parturiente de l’attention qu’il faudra porter au fœtus déjà enfant jusqu’à terme !
Le 1er juin, 6ème mois de l’année, on ne met en terre que des plants donc de jeunes pousses encore fragiles à entretenir jusqu’à terme !
Par conséquent, l’enfant, c’est symboliquement l’arbre mis en terre le 1er juin. Le 1er juin, c’est la Journée internationale de l’enfant, le 12 juin, c’est la Journée internationale de lutte contre le travail des enfants et le 16 juin, c’est la Journée de l’enfant africain.
Il n’y a donc plus de doute que si l’on estime qu’un plant mis en terre devra être entretenu, il en est de même pour l’enfant, de la conception jusqu’à l’âge mature.
Or, l’entretien véritable de l’enfant suppose qu’au-delà des parents géniteurs, la société dans laquelle il vit et doit gravir les échelles de la vie assume ses responsabilités en lui assurant ses besoins, du moins les fondamentaux réduits à: se nourrir, se loger, s’instruire, se soigner et se vêtir.
L’analyse faite des situations humaines et des considérations du philosophe Dante « Après le pain, l’instruction est le premier besoin de l’homme » et du sociologue Roger Girod sur les problèmes de la sociologie de l’éducation amène à déduire que les trois autres besoins (se loger, se soigner et se vêtir) sont corollaires des deux besoins : se nourrir et s’instruire.
Instruire pris dans le contexte de l’instruction-éducation s’impose comme une condition sine qua non à la concrétisation de la formation de la personnalité de l’être au sein d’une société humaine. Ce besoin devient le socle de toute entreprise humaine.
Pour ce faire, ne serait-il pas opportun, à la veille du 70ème anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) le 16 novembre 2015, de repenser le système éducatif béninois pour une nation plus prospère?
Il y a 54 ans que le Bénin semble avoir accédé à l’indépendance théorique, il y a 51 ans qu’il a adhéré aux idéaux de l’UNESCO en s’inscrivant parmi les Etats membres constituant l’organisation. Il est vrai que le Bénin aurait profité des 50 ans de coopération entre l’UNESCO et le Bénin à travers la Commission nationale béninoise pour l’Unesco (CNBU) le 20 mars 2013, qu’il aurait mené une sérieuse réflexion sur la réforme éducative au Bénin pour revoir le type d’éducation donné et projeter de nouvelles approches pour la réforme. Hélas !
Nous voulons croire que le 2ème Forum sur l’éducation dont les décisions sont encore attendues du public a eu à proposer des réformes conséquentes pour les Béninois et Béninoises suivant les réalités et les vérités du terrain !
En attendant que ces décisions soient publiées et mises en application,
En attendant que le Bénin organise aussi des activités pour rejoindre le rang des autres Etats membres qui soutiennent l’UNESCO dans la commémoration de son 70ème anniversaire depuis janvier 2015,
En attendant que le Bénin fasse le bilan de ses actions et de sa coopération avec l’UNESCO, bilan et nouvelles résolutions à présenter bientôt à la Conférence générale à Paris en octobre 2015 prochain pour renforcer le partenariat à l’instar du travail qui se fait déjà dans les autres pays, il nous faut revoir en urgence le fonctionnement du système d’éducation au Bénin à travers la mise en place des ministères. Faut-il réellement aux fils et filles du Bénin trois ministères de l’éducation ou un seul ? C’est bien là le nœud fondamental de toutes les déviances notées.
Le Bénin a encore la possibilité de se remettre des tares observées actuellement dans son système éducatif. C’est une question de logique humaine et de stratégie suivant les trois (3) M : la Marque, la Maîtrise et la Motivation. En réalité, il est recommandé, pour toute réussite, de rechercher la Marque, c’est-à-dire la distinction, la particularité en tout point, avec une Maîtrise de soi et des situations à affronter par une constante Motivation ou l’émulation à entretenir au-delà de tout. Car, les compétences sont au Bénin, qui attendent d’être judicieusement exploitées mais qui ne trouvent pas de bons managers. Et la crème dégouline !
Puisqu’il est permis à chaque citoyen de participer au développement de la nation en apportant sa saine contribution, nous voudrions bien partager nos champs de vue et espérer qu’ils soient appréciés et convertis en chants d’espoir par quelques uns pour des échanges fructueux visant une réforme du système éducatif béninois digne, un système éducatif dynamisé, plus pragmatique pour un Bénin prospère.
Nous disons qu’il faut aux Béninois un seul et unique ministère de l’éducation nationale ayant ses annexes dans tous les départements du pays. Il suffirait d’étendre les champs d’action des Directions départementales en y intégrant tous les services indispensables au fonctionnement de l’école.

Des interrogations

Combien d’enseignants des autres départements se peinent à se rendre à Cotonou pour rechercher un dossier enfoui depuis mil neuf cent difficile dans les tiroirs ou les paperasses du ou des ministère(s) ? Combien ne fournissent pas les mêmes dossiers autant de fois qu’ils se rendent aux ministères et qui ne les retrouvent qu’à coup de monnaie sonnante et trébuchante ? Combien, par désespoir ont refusé de se rendre à leurs lieux de travail très éloignés de leurs foyers? Combien….Combien…. Combien…. ?
A l’ère du numérique, les difficultés sont moindres et l’on peut, au fur et à mesure, convoyer les données à centraliser des départements vers le ministère central par internet et ce, sans peine aucune.
Pourquoi le gouvernement devra-t-il offrir un seul ministère avec des départements au peuple béninois ?
Parce qu’il faut trouver des réponses aux interrogations suivantes : Quel est le pourcentage budgétaire investi dans l’éducation-instruction au Bénin quand on sait que l’éducation est la base de tout développement?
Quels hommes et femmes du terrain interviennent dans les assises hormis les syndiqués et les hommes de l’administration ?
Les ministères en charge de l’éducation sont-ils bien structurés ?
Dans ces ministères, les directions, les services, les organes respectent-ils les besoins et les objectifs desdits ministères ?
Les contenus des curricula respectent-ils les normes et y sont-ils inclus des disciplines correspondant aux besoins réels du pays ?
L’emploi du temps conçu notamment au niveau primaire correspond-il à celui que devait avoir des enfants qui ont entre 4 ans et 11ans ?
Quel pourcentage occupent les us et coutumes de l’Afrique et du Bénin dans les contenus des curricula par rapport aux réalités extérieures ?
Y a-t-il une plage de distraction pour les apprenants en dehors des minutes éparses de conte, de chant, de poésie, ou de couture ?
A-t-on associé la communauté environnementale à la vie de l’école ?
Les formations professionnelles offertes dans les lycées tiennent-elles compte des besoins réels des populations?
Des écoles aux cabinets, y a-t-il une bonne gestion des ressources humaines ?
Est-il offert aux directeurs et autres formateurs des formateurs des formations en leadership, en gestion des ressources humaines, en gestion administrative et autres ?
Dans les assises concernant les préoccupations d’amélioration du système, retrouvent-on les vrais acteurs de l’école ?
Le conseil de dialogue s’entretient-il périodiquement avec les apprenants, les directeurs, les enseignants afin de recueillir leurs doléances ?

Parce qu’il existe une synergie établie entre les textes réglementaires et législatifs en vigueur soit :

Considérant les articles 8, 12, 13,14 et 153 de la loi 90-032 du 11 décembre 1990, portant Constitution de la République du Bénin
Vu les articles 2 et 4 du Décret n° 2005-372 du 23 juin 2005 fixant les modalités de délégation, d’attributions et de signature du maire;
Considérant les articles 12 et 17 de la loi 97-028 du 15 janvier 1999 portant organisation de l’administration territoriale de la République du Bénin ;
Considérant les articles 56 et 57 de la loi 98-007 du 15 janvier 1999 portant régime financier des communes en République du Bénin ;
Considérant les articles 97, 98 176, 177, 178, 179 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin;
Considérant l’article 97 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin; l’article 19 de la loi 98-005 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes à statut particulier ; les articles 56 et 57 de la loi 98-007 du 15 janvier 1999 portant régime financier des communes en République du Bénin; l’article 11 de la loi 2003-17 du 11 novembre 2003, portant orientation de l’éducation en République du Bénin toutes relatives au financement de l’école dans le contexte de la décentralisation
Rappelant les contenus:
du Décret n° 2006-410 du 14 août 2006, portant attribution, organisation et fonctionnement de l’Ex-ministère des Enseignements primaire et secondaire
(MEPS),
de l’Arrêté n° 34/MEPS/CAB/DC/SG/SA du 29 mai 2002 portant attributions et modalités de nomination des directeurs d’écoles des enseignements maternel et primaire de l’Arrêté n° 955/MEMGTP/MEMB/MISP/DGM du 03 août 1984, portant création et organisation des cours du soir dans les établissements publics d’enseignement;
de la Circulaire n° 551/MEPD/DGM/DEMB du 18 mai 1976 portant utilisation des locaux scolaires
de la Circulaire n° 6263/ MEN/CAB/DEP/SPES du 26 décembre 1994 sur la diffusion du statut des Associations des parents d’élèves
de la Lettre n° 531/MEMB/DGM du 03 juin 1981 sur le renouvellement des bureaux des Associations des parents d’élèves des écoles de base,
des cahiers des charges édités par la direction de l’Enseignement primaire, 2005
du Guide à l’usage du maire, ordonnateur de la commune, Mission de Décentralisation, janvier 2003
Considérant la Circulaire n° 100/MEN du 15 mars 1962: châtiments corporels;
Considérant les articles 1er, 3 ; 13 ; 18 ;19 ;23 ;24 ; 29 ;31 ; 34 de la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989.
Considérant les alinéas 5 et 6 du préambule ; les articles 2 ; 3 et 9 du protocole facultatif se rapportant à la convention relative aux droits de l’enfant concernant la vente de l’enfant, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, adoptés le 25 mai 2000 ;
Considérant les articles 9; 17; 24 ;25 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples adoptée le 18 juin 1981 ;
Considérant les articles 3; 4; 5; 12; 18; et 23 du protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes adopté le 11 juillet 2003 ;
Considérant les articles 11; 12 ; 13; 14; 20; 27 et 31 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant adoptée en juillet 1990 ;
Considérant les articles 1; 2; 16; 26; 27; 28 et 29 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée et proclamée par l’Assemblée générale dans sa résolution 217 A III du 10 décembre 1948 ;
Considérant la loi N° 86-013 du 26 février 1986, portant statut général des agents permanents de l’Etat;
Considérant la loi 98-004 du 27 janvier 1998 portant Code du Travail en République du Bénin publiée au JO du 1er avril 1998
Considérant la loi 2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin publiée au JO du 1er septembre 2004 ;
Loi 2005-33 du 06 octobre 2005 portant modification de la loi 2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin publiée au JO le 15 février 2006 ;
Considérant la loi 2002-07 du 24 août 2004 portant Code de la famille publiée au JO n°27 bis du 1er décembre 2004 ;
Considérant la loi 2006-19 du 05 septembre 2006 portant répression du harcèlement sexuel et protection des victimes en République du Bénin publiée au JO du 1er février 2007;
Considérant le Décret N° 99 -559 du 22 novembre 1999 portant création d’une Commission nationale des droits de l’enfant;
Considérant le Décret 2009-244 du 09 juin 2009 portant attribution, organisation et fonctionnement du ministère de la famille et de la Solidarité nationale;

*Professeur certifié de Lettres Modernes-écrivain
Expert à la Fédération internationale des professeurs de Français
Consultante en éducation (Orientation scolaire) et en culture

Par Reine HOUSSOU*

Société 01 juil. 2015


Elections municipales, communales et locales: La plate-forme des OSC fait le point de ses observations

Au terme du scrutin du dimanche 28 juin dernier, la plate-forme électorale des Organisations de la Société civile a organisé hier mardi 30 juin à Cotonou, une conférence de presse. C’était pour faire le point de ses constats et observations sur le terrain.

Dans ses propos liminaires, la présidente de la plate-forme électorale des Organisations de la Société civile, Fatoumatou Batoko Zossou, a indiqué qu’il y a eu une veille citoyenne avant, pendant et après les élections. C'était pour travailler à avoir des élections apaisées au Bénin et que la chambre électorale de mobilisation a mené des activités pré-électorales. Ainsi, des acteurs de 276 différentes ONG de veille citoyenne ont été formés sur la prévention et la transformation des conflits avec une insistance sur les conflits électoraux. De même, 120 représentants de partis politiques, 129 représentants des forces de sécurité et 120 coordonnateurs d’arrondissement ont été la cible d’activités organisées dans le cadre de la sensibilisation et du plaidoyer.

Avec l’appui du PNUD, des ONG et réseaux de femmes, plus de 1200 femmes et jeunes, ont été éveillés sur les méfaits de la corruption en général et sur la corruption électorale en particulier.
Le jour du scrutin, les membres de la chambre de mobilisation assumaient le suivi des SMS envoyés sur le plateau technique à temps réel par les observateurs. Ces derniers répertoriaient les alertes et vérifiaient leur effectivité sur le terrain.
Fatoumatou Batoko Zossou a affirmé qu’une chambre de médiation a été installée par le plateau technique et la chambre de mobilisation sur certains évènements tels que l’absence de logos de certains candidats aux élections locales sur les bulletins de vote dans les communes d’Akpro-Missérété, Sakété, Tindji, Agbangnizoun, Kérou et Za-kpota.
Il y avait aussi la présence de certains candidats aux différentes élections dans les postes de vote, après qu’ils aient accompli leur devoir civique et l’absence d’urnes transparentes dans certains postes de vote.
Dans chacun de ces cas, la chambre de médiation a réagi promptement, en recourant à ses propres réseaux relationnels sur le terrain pour s’assurer que la CENA ou les autorités compétentes étaient informées et leur suggérer des solutions.
La plate-forme a aussi prévu des activités de sensibilisation grand public post-électorales, dans 76 communes du Bénin pour amener les acteurs politiques à accepter les résultats des urnes, ont souligné ces responsables hier.

Recommandations.

La plate-forme électorale des Organisations de la Société civile, a fait des recommandations à l’issue de ses observations.
A court terme, elle demande à la CENA de prendre des dispositions pour la reprise dans les plus brefs délais des élections locales dans les localités où le scrutin a été suspendu du fait de l’absence de logos de certains candidats sur les bulletins de vote ; l’amélioration de la communication entre la CENA et ses coordonnateurs d’arrondissement ainsi que les agents des postes de vote.
A moyen terme, elle souhaite que la CENA se dote d’une structure sécuritaire qui aide à régler les problèmes de sécurité rencontrés et une amélioration du processus pour la présidentielle de 2016, la professionnalisation des opérations de convoyage de tout le matériel électoral, en particulier les urnes et les cantines. Elle demande également que la CENA se dote d’un manuel d’opérationnalisation avec des séquences bien détaillées afin de se donner une culture en matière de transport du matériel électoral.

Société 30 juin 2015


Elections municipales, communales et locales: La plate-forme des OSC fait le point de ses observations

Au terme du scrutin du dimanche 28 juin dernier, la plate-forme électorale des Organisations de la Société civile a organisé hier mardi 30 juin à Cotonou, une conférence de presse. C’était pour faire le point de ses constats et observations sur le terrain.

Dans ses propos liminaires, la présidente de la plate-forme électorale des Organisations de la Société civile, Fatoumatou Batoko Zossou, a indiqué qu’il y a eu une veille citoyenne avant, pendant et après les élections. C'était pour travailler à avoir des élections apaisées au Bénin et que la chambre électorale de mobilisation a mené des activités pré-électorales. Ainsi, des acteurs de 276 différentes ONG de veille citoyenne ont été formés sur la prévention et la transformation des conflits avec une insistance sur les conflits électoraux. De même, 120 représentants de partis politiques, 129 représentants des forces de sécurité et 120 coordonnateurs d’arrondissement ont été la cible d’activités organisées dans le cadre de la sensibilisation et du plaidoyer.

Avec l’appui du PNUD, des ONG et réseaux de femmes, plus de 1200 femmes et jeunes, ont été éveillés sur les méfaits de la corruption en général et sur la corruption électorale en particulier.
Le jour du scrutin, les membres de la chambre de mobilisation assumaient le suivi des SMS envoyés sur le plateau technique à temps réel par les observateurs. Ces derniers répertoriaient les alertes et vérifiaient leur effectivité sur le terrain.
Fatoumatou Batoko Zossou a affirmé qu’une chambre de médiation a été installée par le plateau technique et la chambre de mobilisation sur certains évènements tels que l’absence de logos de certains candidats aux élections locales sur les bulletins de vote dans les communes d’Akpro-Missérété, Sakété, Tindji, Agbangnizoun, Kérou et Za-kpota.
Il y avait aussi la présence de certains candidats aux différentes élections dans les postes de vote, après qu’ils aient accompli leur devoir civique et l’absence d’urnes transparentes dans certains postes de vote.
Dans chacun de ces cas, la chambre de médiation a réagi promptement, en recourant à ses propres réseaux relationnels sur le terrain pour s’assurer que la CENA ou les autorités compétentes étaient informées et leur suggérer des solutions.
La plate-forme a aussi prévu des activités de sensibilisation grand public post-électorales, dans 76 communes du Bénin pour amener les acteurs politiques à accepter les résultats des urnes, ont souligné ces responsables hier.

Recommandations.

La plate-forme électorale des Organisations de la Société civile, a fait des recommandations à l’issue de ses observations.
A court terme, elle demande à la CENA de prendre des dispositions pour la reprise dans les plus brefs délais des élections locales dans les localités où le scrutin a été suspendu du fait de l’absence de logos de certains candidats sur les bulletins de vote ; l’amélioration de la communication entre la CENA et ses coordonnateurs d’arrondissement ainsi que les agents des postes de vote.
A moyen terme, elle souhaite que la CENA se dote d’une structure sécuritaire qui aide à régler les problèmes de sécurité rencontrés et une amélioration du processus pour la présidentielle de 2016, la professionnalisation des opérations de convoyage de tout le matériel électoral, en particulier les urnes et les cantines. Elle demande également que la CENA se dote d’un manuel d’opérationnalisation avec des séquences bien détaillées afin de se donner une culture en matière de transport du matériel électoral.

Société 30 juin 2015


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