La Nation Bénin...
Nouvelles

Les populations de Natitingou ont protesté dans la journée du mercredi 17 juin dernier contre l’affectation du seul chirurgien du Centre hospitalier départemental. Les désagréments causés aux patients par ce départ tout au moins surprenant justifient leur colère.
« …Qu’il vous souvienne que les populations du département de l’Atacora ont droit à la santé et à la vie, et c’est avec amertume que nous constatons que nous sommes voués à une mort lente». Ainsi s’est exprimé Julien Sassa Sinkou, représentant de la population de l’Atacora au sein du Conseil d’administration du Centre hospitalier départemental de Natitingou, lors du sit-in que des manifestants ont fait à la préfecture des départements de l’Atacora et de la Donga. Ces derniers ont fait irruption dans l’enceinte de la préfecture en pleine Conférence administrative départementale, pour dénoncer l’affectation du seul chirurgien du centre et tous les désagréments causés aux patients par ce départ qu’ils jugent injuste. Menaçant de faire débarquer les populations de la commune de Natitingou pour un état de siège à la préfecture s’ils ne venaient à être écoutés, les manifestants ont crié leur ras-le bol face à la manière dont les questions de santé des populations de l’Atacora sont gérées. «Dans quel pays sommes-nous ? L’Atacora fait-il toujours partie du Bénin?». Autant de questions que le porte-parole des manifestants s’est posé quand la Conférence administrative départementale sous la conduite du secrétaire général de la préfecture s’est portée vers eux pour recevoir leur motion de protestation. Recruté sur poste seulement cette année, le chirurgien, contre toute attente, a été affecté vers l’hôpital de zone de Savè, aux dires des manifestants qui menacent de bloquer les activités dans toute la ville de Natitingou si aucune issue n’est trouvée au problème qu’ils posent. Ils saisiront également l’occasion pour déplorer l’état vétuste des bâtiments du Centre hospitalier départemental, le non fonctionnement de la morgue depuis plus de huit mois, l’affectation massive des agents qualifiés vers d’autres départements. En l’absence du préfet des deux départements, c’est Mashoudou Ashanti, le secrétaire général, qui a invité les manifestants au calme surtout que l’autorité s’est autosaisie de la question pour la mise à disposition diligente d’un autre chirurgien. «La santé n’a pas de prix et tout sera fait pour que vos doléances soient satisfaites dans les meilleurs délais», a-t-il souligné.
Actualités 19 juin 2015

Le président de la République a reçu, hier jeudi 18 juin à son cabinet, une délégation du groupe chinois Sinohydro Africa, partenaire du projet de construction du barrage hydroélectrique d’Adjarrala. Ce groupe s’est également positionné sur la réalisation du projet de barrage de Kétou Dogo bis.
La construction du barrage hydroélectrique d’Adjarrala était au cœur de l’entretien que le président de la République a eu avec le groupe chinois Sinohydro Africa, conduite par sa directrice générale adjointe Liu Xiaomin. Cette entreprise chinoise a signé avec le gouvernement du Bénin un mémorandum d’entente pour la réalisation de ce projet commun entre le Bénin et le Togo ainsi que la construction du barrage hydroélectrique de Kétou Dogo bis. Selon le groupe chinois, les travaux du barrage d’Adjarrala devraient démarrer dans un futur prochain, le dossier de financement étant déjà en instruction au niveau de Exim Bank de Chine. Pour cette infrastructure, les deux pays attendent une puissance installée de 150 Mw pour réduire leur dépendance énergétique. Le montant global du financement est estimé à environ 550 millions de dollars.
« Faites tout pour que nous puissions commencer ce projet en septembre au plus tard. Si vous pouvez construire Adjarrala, Dogo bis n’est pas loin. Les populations sont dans le noir et nous voulons aller vite », souligne le chef de l’Etat. Boni Yayi réaffirme la volonté de son gouvernement de concrétiser le lancement au cours de cette année, d’une série de projets devant permettre au Bénin de disposer d’une puissance installée de 1000 Mw. « Nous sommes à 23kw pour 1000 habitants au Bénin, contre 8 kw pour 1000 habitants dans l’UEMOA et 20 kw pour 1000 habitants au Nigeria. Si nous intégrons les énergies renouvelables dans nos projets, nous pouvons arriver à 150 kw pour 1000 habitants », parie Boni Yayi qui invite ses hôtes à mettre les bouchées doubles pour la concrétisation des divers projets.
Actualités 19 juin 2015

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou, a présidé, hier jeudi 18 juin, l’atelier de définition et de validation de la méthodologie d’élaboration du mémorandum paysan dans le processus de mise en place de la loi d’orientation agricole au Bénin. C’était à l’INFOSEC à Cotonou, en présence de Léopold Lokossou, président de la Plate-forme nationale des Organisations paysannes et de producteurs agricoles, des représentants des organisations paysannes et des partenaires techniques et financiers.
«L’atelier de définition et de validation de la méthodologie d’élaboration du mémorandum paysan dans le processus de mise en place de la loi d’orientation agricole au Bénin, ouvert hier jeudi 18 juin, revêt une importance capitale». C’est l’appréciation de Léopold Lokossou, président de la Plate-forme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles (PNOPPA). Après avoir rappelé toutes les dispositions prises par les Organisations paysannes, les Organisations de la Société civile avec l’appui des partenaires techniques et financiers, cette réunion de deux jours, selon lui, permet d’enclencher ainsi le processus d’élaboration de la loi d’orientation agricole. La PNOPPA, relève-t-il, s’acquitte ainsi d’une noble tâche dont elle a été investie. Ce qu’il qualifie de «consultation générale, inclusive pour recueillir les préoccupations de la famille des productrices et producteurs toutes catégories confondues ainsi que de leurs organisations».
Selon Léopold Lokossou, ledit processus nécessite un appui diversifié de la part du ministère en charge de l’Agriculture qu’il a été investi d’une mission de porte-parole auprès du président de la République. Ces deux acteurs, compte tenu de l’instabilité de l’administration agissent contre leur volonté au gré des mouvements politiques et la démarche de la PNOPPA et des organisations paysannes, vise à y mettre un terme, pour le bonheur du monde agricole.
Delphine Caron de "Agriculteurs français et développement international", a, agissant à titre de représentante des partenaires techniques et financiers, plaidé pour que les consultations soient les plus ouvertes et les plus démocratiques possibles. Elle a également marqué toute leur disponibilité à les accompagner dans le processus ainsi mis en route.
Disponibilité
La même disponibilité est affichée de la part du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou. « Chaque chose a son temps ; une loi est comme une boussole et les paysans ont travaillé sans savoir où ils vont», a déploré l’autorité en charge de ce secteur. Pour lui, les problèmes subsistent en raison du manque de boussole. «Nous avons choisi de rester pauvre», s’est-il désolé. La preuve, fait-il remarquer, est qu’il est inconcevable que malgré la quantité d’eau qui se déverse sur le Bénin, que ce soient les pays sahéliens qui l’approvisionnent en certains produits maraîchers. C’est la raison pour laquelle il a rappelé toutes les initiatives qu’il a prises en la matière, au moment où il était député et fait des recommandations: «Je vous rappelle que le pourcentage de l’agriculture biologique est très faible. Ainsi, vous devez également tenir compte de l’environnement ; les universités et centres de recherches disposent de ressources en la matière».
Société 19 juin 2015

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou, a présidé, hier jeudi 18 juin, l’atelier de définition et de validation de la méthodologie d’élaboration du mémorandum paysan dans le processus de mise en place de la loi d’orientation agricole au Bénin. C’était à l’INFOSEC à Cotonou, en présence de Léopold Lokossou, président de la Plate-forme nationale des Organisations paysannes et de producteurs agricoles, des représentants des organisations paysannes et des partenaires techniques et financiers.
«L’atelier de définition et de validation de la méthodologie d’élaboration du mémorandum paysan dans le processus de mise en place de la loi d’orientation agricole au Bénin, ouvert hier jeudi 18 juin, revêt une importance capitale». C’est l’appréciation de Léopold Lokossou, président de la Plate-forme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles (PNOPPA). Après avoir rappelé toutes les dispositions prises par les Organisations paysannes, les Organisations de la Société civile avec l’appui des partenaires techniques et financiers, cette réunion de deux jours, selon lui, permet d’enclencher ainsi le processus d’élaboration de la loi d’orientation agricole. La PNOPPA, relève-t-il, s’acquitte ainsi d’une noble tâche dont elle a été investie. Ce qu’il qualifie de «consultation générale, inclusive pour recueillir les préoccupations de la famille des productrices et producteurs toutes catégories confondues ainsi que de leurs organisations».
Selon Léopold Lokossou, ledit processus nécessite un appui diversifié de la part du ministère en charge de l’Agriculture qu’il a été investi d’une mission de porte-parole auprès du président de la République. Ces deux acteurs, compte tenu de l’instabilité de l’administration agissent contre leur volonté au gré des mouvements politiques et la démarche de la PNOPPA et des organisations paysannes, vise à y mettre un terme, pour le bonheur du monde agricole.
Delphine Caron de "Agriculteurs français et développement international", a, agissant à titre de représentante des partenaires techniques et financiers, plaidé pour que les consultations soient les plus ouvertes et les plus démocratiques possibles. Elle a également marqué toute leur disponibilité à les accompagner dans le processus ainsi mis en route.
Disponibilité
La même disponibilité est affichée de la part du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou. « Chaque chose a son temps ; une loi est comme une boussole et les paysans ont travaillé sans savoir où ils vont», a déploré l’autorité en charge de ce secteur. Pour lui, les problèmes subsistent en raison du manque de boussole. «Nous avons choisi de rester pauvre», s’est-il désolé. La preuve, fait-il remarquer, est qu’il est inconcevable que malgré la quantité d’eau qui se déverse sur le Bénin, que ce soient les pays sahéliens qui l’approvisionnent en certains produits maraîchers. C’est la raison pour laquelle il a rappelé toutes les initiatives qu’il a prises en la matière, au moment où il était député et fait des recommandations: «Je vous rappelle que le pourcentage de l’agriculture biologique est très faible. Ainsi, vous devez également tenir compte de l’environnement ; les universités et centres de recherches disposent de ressources en la matière».
Société 19 juin 2015

Le tout nouveau gouvernement du président Boni Yayi, sans doute le dernier de son deuxième mandat est connu depuis hier. La nouvelle équipe chargée de conduire les destinées du pays aux côtés du chef de l’Etat n’a pas pour autant répondu aux pronostics. Bien au contraire, elle a innové.
Désormais, comme ce fut le cas en 1996 pour un certain Adrien Houngbédji sous le président Mathieu Kérékou, le Bénin a à nouveau un Premier ministre, chargé non plus de la coordination de l’action gouvernementale, mais plutôt du Développement économique, de l’Evaluation des Politiques publiques et de la Promotion de la bonne gouvernance. A ses côtés, un vice-premier ministre puis après, trois ministres d’Etat dont deux choisis parmi les plus fidèles serviteurs du chef de l’Etat. On doit aussi mentionner le come-back de l'ancien ministre des Sports, Etienne Cossi, cette fois-ci à la tête du ministère de la Communication.
17 nouveaux ministres y font leur entrée dont trois maires en fin de mandat, un préfet en fonction, la directrice de cabinet du chef de l’Etat est aussi promue… Sur les 28 nouveaux membres du gouvernement, on note la présence de sept femmes, une nette amélioration ! Mais la plus grosse surprise restera sans aucun doute, la nomination de Lionel Zinsou au poste de Premier ministre.
Le nouveau gouvernement de Boni Yayi
1- Premier ministre chargé du Développement économique, de l’Evaluation des Politiques publiques et de la Promotion de la bonne gouvernance : Lionel Zinsou
2- Vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : François Adébayo Abiola
3- Ministre d’Etat chargé de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes (MESFTPRIJ) : Monsieur Alassane Soumanou
4- Ministre d'État chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation (MEEFPD): Komi Koutché
5- Ministre d’Etat à la présidence de la République chargé de la Coordination des Politiques de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), des Objectifs de Développement durable (ODD) et des Grands travaux : Monsieur Fulbert Géro Amoussouga
6- Ministre de la Défense nationale (MDN) : Théophile Robert Yarou
7- Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes (MISPC) : Placide Azandé
8- Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme (DS/MJLDH) : Madame Evelyne da Silva Ahouanto
9- Ministre des Enseignements maternel et primaire (MEMP) : Madame Éléonore Chikani Yayi Ladékan
10- Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur (MAEIAFBE) : Monsieur Saliou Akadiri
11- Ministre des Travaux publics et des Transports (MTPT) : Monsieur Gustave Dépo Sonon
12- Ministre de la Santé (MS) : Monsieur Pascal Dossou Togbé
13- Ministre de l'Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) : Monsieur Rufin Nansounon Orou Nan
14- Ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle (MTFPRAI) : Monsieur Aboubakar Yaya
15- Ministre de l’Environnement chargé, de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières (MECGCCRPRNF) : Monsieur Théophile C. Worou
16- Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement : Monsieur Noël Houédougbé Fonton
17- Ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des Energies renouvelables (MERPMEDER): Monsieur Spéro Mensah
18- Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme (MCAAT) : Paul Hounkpè
19- Ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC) : Monsieur Etienne Kossi
20- Ministre chargé de la Microfinance (MCM): Madame Naomi Azaria
21- Ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs (MJSL) : Monsieur Safiou Idrissou Affo
22- Ministre de l’Industrie et du Commerce (MIC) : Ibrahim Pocoun Damè Kombienou
23- Ministre de l'Emploi des Jeunes, des petites et moyennes Entreprises: Madame Nadine Dako Tamadaho
24- Ministre de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes de Troisième Age (MFASSNHPTA) : Madame Honorine Atikpa
25- Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire (MDGLAAT) : Mme Véronique Brun Hachémé
26- Ministre chargé des Relations avec les Institutions (MCRI) : Monsieur Thomas Yombo
27- Ministre de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires (MEMIP) : Monsieur Patrick Yérima
28- Ministre de l’Hydraulique (MH) : Madame Christine Gbédji Viaho
Actualités 19 juin 2015

Attendue depuis l’élection d’une douzaine de ministres lors des législatives du 26 avril dernier, la nouvelle équipe gouvernementale n’en finissait plus de faire languir l’opinion. D’attente lasse, on avait finit par se dire que le chef de l’Etat, par stratégie et souci de gérer au mieux sa troupe dans la perspective des municipales du 28 juin, dont la proximité lui permet en effet de retarder la formation de son équipe, avait certainement choisi d’attendre les résultats de ces consultations…
Elles auraient permis au président Boni Yayi de voir clair sur l’échiquier politique des FCBE et satellites, pour mieux gérer les mécontents des législatives et ceux éventuels des municipales. Ou encore les gros morceaux rescapés de ces élections mais que le chef de l’Etat aimerait promouvoir. Finalement, en n’attendant pas les municipales avant de former son gouvernement, c’est un acte de grand courage politique que pose le président Boni Yayi. Qui n’ignore certainement pas qu’en cette veille de consultations électorales, un mauvais casting de sa part peut avoir pour effet de démobiliser la troupe et, partant, d’affecter les résultats des FCBE, surtout après la tendance régressive dessinée lors des législatives. Mais il a pu tout de même se convaincre de ce que si son casting est réussi et passe bien dans l’opinion, cela peut aussi avoir pour effet de fédérer les énergies ‘’fcbéennes’’ et d’attirer quelque onde de sympathie à sa famille politique. Tout comme il a pu se résoudre à l’idée que tant qu’à former un gouvernement dans cette ambiance pas forcément favorable à sa famille, il faut le faire quoi que cela puisse coûter, et se tenir prêt à le remodeler si nécessaire… Qu’à cela ne tienne. Pour le moment, quels sont les grands enseignements à tirer de ce nouveau gouvernement ?
Des curiosités qui font s’interroger
Primature ? Premier ministère ? Peu importe comment s’appellera le ministère qui abritera le nouveau venu, Lionel Zinsou, véritable surprise du chef, aussitôt élevé au rang de Premier ministre chargé du Développement. Si sa nomination consacre le retour à la formule du Premier ministre qui n’est pas chef de gouvernement dans le contexte béninois, elle suggère aussi que Boni Yayi n’a certainement pas réussi à se remettre du départ en août 2013 de Pascal Irénée Koupaki, son ancien Premier ministre dont la conduite des affaires était saluée par ses collègues ministres, et dont le départ inattendu provoqua une dissolution du gouvernement. Cette nomination surprend aussi car l’intéressé est un allogène à la politique béninoise, même s’il a une réputation dans son domaine de compétence : les finances et l’économie. Il y a donc lieu de se demander ce qui a pu décider un tel homme, a priori très cartésien, de se jeter dans la mare de la politique béninoise à 9 mois de la fin du mandat. Peut-être, au-delà d’une certaine volonté de mettre ses compétences au service de son pays d’origine, ce qu’il ne risque pas de réussir à faire en si peu de temps, la foi en une promesse de carrière après le président Boni Yayi ? Ce serait là une autre paire de manche que le développement prochain de l’actualité autant que l’attitude de l’homme aideront à décrypter.
Autre curiosité, la création d’un poste de vice-premier ministre ! Certes, la Constitution offre au chef de l’Etat les prérogatives de nomination et de détermination des attributions des ministres. Ce qui avait déjà conduit le président Mathieu Kérékou à créer, en 1996, le poste de Premier ministre occupé alors par Adrien Houngbédji. De là à en créer un autre de vice-premier ministre, comme dans certains pays où le Premier ministre est chef de gouvernement, il y a une bien curiosité. Que ce poste soit occupé par le professeur François Abiola supplanté par le nouveau venu, apparaît davantage comme un désaveu pour celui-ci, déjà ministre d’Etat et Premier ministre de fait. Plus étonnant encore, la création de trois ministères d’Etat ! Si l’on comprend que Komi Kou-tché, ayant brigué et raté de très peu la présidence de l’Assemblée nationale puisse désormais être mieux qu’un simple ministre, on se surprend par contre de la promotion des ministres Alassane Soumanou (qui a dû obtenir cela en contrepartie de son renoncement à son siège de député) et plus encore de celle de Fulbert Géro Amoussouga, jusqu’ici ministre à la présidence de la République. La bonification du statut de ceux-là surprend donc, tant avec deux Premiers ministres, trois ministres d’Etat, c’est plusieurs pôles d’influence qui s’établissent au sein du gouvernement. Pas forcement de bon augure pour la cohésion gouvernementale… En attendant quelques entrées frappent aussi.
De nouvelles têtes
Si la mixture de l’équipe gouvernementale paraît bien curieuse, au point de soulever de sérieuses interrogations au sein du bureau de l’Assemblée nationale, dont l’avis reste cependant purement consultatif, elle révèle aussi quelques entrées remarquables. C’est le cas de la directrice de cabinet du chef de l’Etat, Véronique Brun Hachémè, ancien préfet qui hérite du portefeuille de la Décentralisation. Honorine Atikpa qui part de la Loterie nationale du Bénin pour la Famille connaît une belle promotion, autant que Nadine Dako qui quitte le Conseil national des Chargeurs du Bénin pour le ministère de l’Emploi des Jeunes. Eléonore Yayi (Enseignement primaire), Patrick Yérima (Economie maritime), Saliou Akadiri (Affaires étrangères), Ibrahim Kombieni (Commerce), Spéro Mensah (Energie), Dossou Togbé (Santé), Théophile Worou (Environnement), Paul Hounkpè (Culture), Placide Azandé (Intérieur), Thomas Yombo (MCRI), Evelyne da Silva (Justice) Noël Fonton (Urbanisme) sont de nouvelles têtes qui font leur entrée au gouvernement, consacrant le départ de tauliers comme Dorothée Akoko Kindé Gazard ou Valentin Djènontin entre autres ; tout comme celui de Christian Sossouhounto qui ne récolte finalement rien pour avoir décidé de désobéir à son parti d’origine, la R.B. au point de s’en faire exclure. Peut-être lui trouvera-t-on bientôt un autre point de chute…
Quelles perspectives pour la succession ?
Pour le dernier gouvernement de son dernier quinquennat, l’on pouvait espérer avoir quelque esquisse relativement aux intentions de Boni Yayi pour sa succession. Cette équipe y satisfait-elle ? En l’absence de personnalité forte, la stature de François Abiola restant à anoblir, Komi Koutché quoique solide ne remplissant pas les conditions constitutionnelles, il y a lieu de considérer que la nomination du néophyte Lionel Zinsou devrait s’analyser en une mise sur orbite. Quitte à voir si sa greffe au corps politique béninois prendra aisément en si peu de temps, au point de justifier une éventuelle candidature pour aller à la succession de Boni Yayi. A défaut, il faudrait sans doute considérer que Boni Yayi a peut-être choisi d’isoler ceux à qui il penserait réellement comme héritiers afin non seulement de leur laisser le temps de bien se préparer, mais aussi de les mettre à l’abri de certaines critiques, voire de l’impopularité. Dans tous les cas, les moindres faits du Franco-béninois Lionel Zinsou, qui n’a pas dû accepter cette nomination par hasard, ni pour faire plaisir seulement au chef de l’Etat, seront scrutés avec attention. De même l’expression d’ambitions nouvelles éventuelles. Au demeurant, cette promotion de Lionel Zinsou, si elle se double du vœu secret d’en faire un dauphin, apparaîtrait comme un désaveu et un manque de considération pour l’ensemble de ceux qui ont travaillé avec le président Boni Yayi depuis plus de 9 ans, parce qu’elle postulerait qu’il n’a pas réussi à trouver en leur sein, quelqu’un qui serait digne de lui succéder.
Somme toute, ce gouvernement ne résout pas toutes les équations du moment. Tout au contraire, il en pose de nouvelles à plusieurs inconnues.
Actualités 19 juin 2015

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience à son cabinet hier jeudi 18 juin, plusieurs délégations dont celle de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) conduite par sa directrice générale par intérim, Reine Azifan Sagbo. La célébration prochaine des 25 ans du journal «La Nation» édité par l’Office était au coeur des échanges.
L’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) célèbre au cours de la deuxième quinzaine du mois de juillet prochain les 25 ans d’anniversaire du journal « La Nation » qu’il édite. Cet événement sera pour les responsables et les agents de cet office un moment de bilan et d’engagement pour aller de l’avant. C’est dans le cadre de ces manifestations festives qu’une délégation de l’Office visite certains de ses partenaires clés. Après le Conseil économique et social (CES) mercredi dernier, elle était hier dans les locaux de la Cour suprême à Porto-Novo. Comme à l'étape précédente, la délégation conduite par la directrice générale par intérim de l’Office est allée informer le président de la Cour suprême de la célébration prochaine des noces d’argent du quotidien de service public. Les préparatifs de cet anniversaire vont bon train, a souligné Reine Azifan Sagbo au sortir de l’audience. Elle précise que cette célébration offrira l’occasion pour faire surtout le point des prestations et d’écouter les clients sans qui l’Office ne saurait exister. « Notre souci permanent est de mieux servir notre clientèle, à savoir éditer un journal de qualité aussi bien dans le fond des articles écrits que dans la forme de la présentation», souligne Reine Azifan Sagbo qui était entourée du directeur de publication du journal «La Nation», Edgard Couao-Zotti, du directeur de l’Imprimerie, Edmond Zossoungbo et du chef service commercial de l’Office, Marie-Madeleine Akoffodji.
Le partenariat passé en revue
Les échanges ont duré une trentaine de minutes. Les deux parties ont passé en revue leur partenariat et soulevé les goulots d’étranglement. Lesquels goulots ont été aplanis dans l’intérêt de chacune des deux institutions, a laissé entendre Reine Azifan Sagbo. Aussi, la délégation a-t-elle saisi l’occasion de cette rencontre avec le président de la Cour suprême pour poser le sempiternel problème auquel est confronté l’ONIP, celui de faire tourner son imprimerie qui regorge de beaucoup de machines de technologie de pointe. La directrice générale par intérim confie avoir prié à cet effet le président de la Cour suprême de consulter davantage l’Office pour ses travaux d’imprimerie.
Reine Azifan Sagbo a salué le président Ousmane Batoko qui s’est montré très sensible aux différentes préoccupations de la délégation et qui a promis de faire le nécessaire pour améliorer mieux que par le passé la collaboration entre son institution et l’ONIP.
Avant la délégation de l’ONIP, le président de la Cour suprême s’est entretenu avec le Haut commissaire à la gouvernance concertée, Moïse Mensah. Au sortir du long entretien qu’il a eu avec son hôte, ce dernier dit avoir parlé avec Ousmane Batoko des questions d’intérêt commun. Il a eu son éclairage sur certains problèmes qui constituent une préoccupation entre le Haut commissariat à la gouvernance concertée et la Cour suprême. Moïse Mensah se dit également très satisfait de l’audience se félicitant de la qualité des échanges qui auraient été très fructueux.

Retenu pour la première fois comme centre d’examen cette année, c’est le CEG de Tokpa-Domè à Kpomassè qui a eu l’honneur de recevoir le ministre d’Etat, François Abiola et sa délégation, dans le cadre du lancement officiel de la session unique du Baccalauréat 2015. Il a saisi l’occasion pour mettre une nouvelle fois en garde les chefs d’établissement qui confisquent les convocations des candidats.
Contrôle de présence, vérification des identités des surveillants de salles, lecture de la note de la direction de l’Office du Baccalauréat suivie de commentaires, conseils, attributions de salles et remise du matériel léger aux enseignants régulièrement désignés par l’Office. Ce sont essentiellement les temps forts qui ont marqué la cérémonie de lancement officiel du Baccalauréat session unique de juin 2015. Peu avant d’accueillir les surveillants de salles, quelques candidats rencontrés dans les salles d’examen partagent l’état d’esprit dans lequel ils comptent aborder cet examen. Stress pour certains, concentration, sérénité ou prière pour d’autres, chacun des candidats allait à sa manière pour chasser le trac et éviter la peur.
C’est à 8h 17mn que le ministre d’Etat François Adébayo Abiola et les siens ont procédé au lancement effectif de l’examen avec la distribution des épreuves aux candidats. Mais avant, il a prodigué quelques conseils aux candidats. Chose qui réjouit le chef centre, Jean Totin qui peut désormais se frotter les mains pour le démarrage relaxe du Bac à partir de son centre. « J’ai bon espoir que les opérations se dérouleront sans heurts majeurs parce que l’équipe de supervision qui est là est composée de gens très expérimentés », a-t-il indiqué. Dans ce centre qui compte essentiellement les séries A1 et A2, on y dénombre 318 candidats dont 58 filles et 260 garçons, provenant tous de Kpomassè, des régions de Tori Cada, Tori Agouako et autres. En procédant au lancement officiel du Bac 2015, le ministre d’Etat François Adébayo Abiola est revenu sur le récurrent problème de confiscation des convocations des candidats par les chefs d’établissement. Pour la matinée d’hier, le DOB a été instruit d’autoriser les superviseurs à admettre dans les salles d’examen, les candidats régulièrement inscrits.
Avant de rallier Cotonou, la délégation a sillonné plusieurs autres centres d’examen de la ville de Ouidah pour s’enquérir des conditions de déroulement de l’examen.
116 863 candidats répartis dans 147 centres de composition prennent part cette année à cet examen sur l’ensemble du territoire national. Comparé à l’année dernière, on enregistre une légère hausse du taux d’inscription. Soit 05,39%.

Le Lycée militaire de jeunes filles de Natitingou a servi de cadre hier mercredi 17 juin au lancement du Baccalauréat dans les départements de l’Atacora-Donga. 8162 candidats au total sont à la quête du premier diplôme universitaire de leur cursus.
«N’ayez pas peur ! Soyez sereins et prenez tout votre temps pour comprendre les sujets qui vous seront soumis dans quelques instants. Dieu fera le reste ». Ainsi s’est exprimé Kassa Métiki, maire de Natitingou, hier mercredi 17 juin au Lycée militaire de jeunes filles de la commune où sont inscrits 480 candidats à la session unique du Baccalauréat. Arrivées, en effet, sur les lieux pour le lancement officiel de cet examen, les autorités ont tenu à encourager les candidats pour l’épreuve qu’ils s’apprêtent à subir. Convoqués déjà à 7 heures, nombre de ces candidats étaient dans les salles de composition attendant patiemment le démarrage de l’examen. La sirène du Lycée devrait les situer d’un moment à l’autre. Le silence dans lequel ils se sont emmurés dans l’une des salles de composition est vite brisé par la venue des officiels. A la suite du maire de la commune de Natitingou, Ashanti Mashoudou, secrétaire général de la Préfecture des départements de l’Atacora et de la Donga, a appelé les candidats à éviter les pratiques préjudiciables à leur réussite et à s’en remettre à leurs efforts personnels. D’autant plus que selon Mama Daouda, recteur de la Faculté des Sciences et Techniques de Natitingou, rien ne devrait être sorcier à leurs yeux. «Il n’y a rien de nouveau à ce que vous avez déjà fait en classe au cours de l’année scolaire», leur glisse-t-il. Pour Malick Soumanou, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, l’heure pour les candidats de dire adieu au collège a sonné puisque la réussite à cet examen leur ouvre grandement les portes de l’université. Passé le cérémonial qui caractérise le lancement de l’examen, les enveloppes contenant les épreuves ont été ouvertes et les candidats ont été invités à certifier qu’elles étaient au préalable bien fermées.
Les premières épreuves seront dans leurs mains quelques instants après. Le même exercice sera fait dans les autres salles de composition. Au nombre des 480 inscrits dans ce centre de composition il est à noter 86 candidats libres. Karimatou Assouma, chef centre, a souligné que tout se passe bien et qu’il n’est à déplorer aucun incident.
Le superviseur adjoint du Centre de correction et de délibération de Natitingou, Joachim Gbénou, a indiqué que 8162 candidats au total sont inscrits dans les deux départements dont 3329 pour la Donga. Ils sont répartis dans douze centres d’examen.
Le recteur de la Faculté des Sciences et Techniques de Natitingou s’est satisfait de l’accroissement du nombre de candidats inscrits au niveau de la série C, comparativement à l’année dernière. Cette série étant redoutée par les élèves.
Nombre de candidats par série dans l’Atacora-Donga
Education 18 juin 2015

15 841 candidats, toutes séries confondues, sont depuis hier à l’assaut du grade universitaire de bachelier dans les départements de l’Alibori et du Borgou. Le lancement des épreuves écrites au niveau départemental a eu lieu au lycée Mathieu Bouké de Parakou, en présence du préfet Salamatou Kora Ponou, du recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho.
Le top officiel des compositions pour l’examen du Baccalauréat d’enseignement du second degré (Bac- session unique de juin 2015) a été donné pour le compte du Borgou-Alibori à Parakou. Le superviseur général de l’examen dans les deux départements, Albert Nouhouayi, a saisi l’occasion pour inviter les candidats à être présents d’esprit, à ne pas se précipiter sur les copies mais à lire attentivement et plusieurs fois les épreuves avant de commencer à répondre aux questions. Le préfet, pour sa part, a souhaité beaucoup de courage et bonne chance à tous les candidats après leur avoir conseillé d’éviter la tricherie et surtout de compter sur leurs propres forces. «Pas de panique. Soyez sereins ! Faites-vous confiance. Rappelez-vous les astuces et les conseils prodigués par vos enseignants et vous allez réussir. Que le Seigneur vous accompagne!», leur a lancé Salamatou Kora Ponou.
Dès le partage des copies de la première épreuve, celle du français portant sur le thème de la pauvreté, après le coup de sirène peu après 8 heures, la trouille et le stress de ces dernières heures chez les candidats anxieux pour la plupart, ont laissé place à la concentration et la sérénité. L’examen pour l’obtention du sésame qui ouvre les portes des études supérieures dans les facultés, écoles et instituts universitaires vient ainsi d’être lancé et c’est parti pour trois ou quatre jours de composition, selon les séries.
Des instructions sont données aux chefs centres, aux superviseurs et aux surveillants afin qu’ils fassent preuve de vigilance pour dissuader et dénicher les fraudeurs éventuels et ce, pour préserver au Baccalauréat béninois toute sa crédibilité et tout le prestige dont il jouit à l’étranger.
Il faut souligner qu’au lycée Mathieu Bouké, 1042 candidats composent pour l’obtention du premier diplôme universitaire dans les séries A1, A2, B, C, D, F4, G1, G2 et G3. On compte au total 19 centres dans le Borgou-Alibori dont dix à Parakou, deux à Kandi et deux à Bembèrèkè et un centre dans chacune des communes de Banikoara, Malanville, Tchaourou, N’dali et Nikki. Deux nouveaux centres ont été créés cette année dans les deux départements, en l’occurrence ceux du CEG2 Kandi avec 363 candidats et du CEG Bembèrèkè avec 417 candidats. Peu d’incidents ou d’irrégularités sont à noter au terme de la première journée de composition, en dehors de quelques cas d’absence enregistrés ci et là, de rares candidats qui auraient oublié leur pièce d’identité et de ceux qui n’auraient pas reçu à temps leurs convocations confisquées par certains chefs d’établissement pour n’avoir pas soldé les frais de scolarité. C’est le cas par exemple à Kandi où la Police a dû descendre dans un collège privé de la localité, pour retirer des convocations et les remettre aux ayant-droits.