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Nouvelles

Baccalauréat 2015: Composition sans anicroche à Bohicon et à Abomey

Les candidats à l’obtention du premier diplôme universitaire planchent depuis hier mercredi 17 juin sur les épreuves écrites à Bohicon et à Abomey comme partout ailleurs. Les premières épreuves ont démarré sans problème majeur dans la plupart des centres d’examen des départements du Zou et des Collines.

C’est le CEG d’Agbangnizoun, nouveau centre créé dans le Zou qui a accueilli la délégation départementale conduite par le préfet Armand Maurice Nouatin pour lancer officiellement les épreuves du Baccalauréat session de juin 2015. Ce collège qui compte 400 candidats est un nouveau centre d’examen qui ouvre cette année ses portes et vise à rapprocher les centres de composition des candidats et à contenir le flux des élèves venant de diverses localités. L'ambition des autorités en charge de l’Education est d'avoir au moins un centre d’examen par commune afin d’amoindrir la peine aux candidats en quête du premier diplôme universitaire.
Ils sont environ 9 000 inscrits dans le département du Zou et répartis dans les centres des CEG 1 et 2 d’Abomey, CEG 1 Bohicon, CEG 1 Covè, CEG 3 Bohicon, Lycée technique de Bohicon (LYTEB) et Lycée Houffon d’Abomey, CEG Zogbodomey et désormais le CEG d’Agbangnizoun. Dans les centres d’examen sillonnés hier, il est à noter qu’avant 7heures, presque tous les candidats étaient déjà en salle attendant le démarrage des premières épreuves. A 8 heures, les surveillants et autres superviseurs procèdent au contrôle de présence des candidats, à la vérification des convocations et rappellent les consignes fermes de sécurité.
Dans le nouveau centre à Agbangnizoun, le maire Léopold Houankoun, le préfet Armand Maurice Nouatin et le chef centre s’assurent aussi que tout se déroule sans anicroche avant le démarrage. Outre ces précautions nécessaires pour le bon déroulement d’un examen comme le Baccalauréat, ils se sont assurés que tout est en ordre pour que l’examen ne souffre d'aucun manquement, conformément à la mission à eux confiée.

Education 18 juin 2015


Septième législature: Deux ministres sur douze démissionnent du Parlement

Contraints à faire le choix entre le Parlement et le gouvernement, les ministres élus députés à l’issue des élections législatives du 26 avril dernier, ont fini par se décider. C’est à un ras-de-marée vers le palais des Gouverneurs à Porto-Novo qu’on a eu droit en terme de choix.

Les ministres élus députés ont opéré leur choix entre rester au gouvernement ou siéger à l’Assemblée nationale. Ils ont pris une décision depuis le lundi 15 juin dernier, date de l’expiration du délai des 30 jours de rigueur prévue par loi pour qu’ils se décident. Le cumul de poste nominatif et de mandat électif étant interdit au Bénin. Ils ont tous sacrifié à cette exigence de la loi.
Selon des indiscrétions en effet, sur les 12 ministres du gouvernement concernés par cette question, si on écarte Barthélémy Kassa précédemment ministre en charge de l’Energie et de l’Eau et dont on connaît déjà le cas, seulement deux ont renoncé à leur mandat de député à l’Assemblée nationale pour continuer à servir aux côtés du chef de l’Etat. Il s’agit du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola et de son collègue en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché qui ont opté pour le gouvernement. Les deux ministres ont adressé leurs lettres de démission au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui invitera leurs suppléants respectifs à siéger en leurs lieux et places. Leurs neuf autres collègues élus députés à l’issue des élections législatives du 26 avril dernier, quant à eux, ont préféré siéger au Parlement. Il s’agit des ministres Nassirou Bako Arifari des Affaires étrangères, Théophile Yarou de la Défense nationale, Eric Kouagou N’da des Enseignements maternel et primaire, Valentin Djénontin de la Justice, Marcel de Souza du Développement, Alassane Soumanou Djimba chargé de l’Enseignement secondaire, Simplice Dossou Codjo de l’Intérieur, Jean-Michel Abimbola de la Culture, Natondé Aké des Travaux publics et Gustave Sonon chargé des Relations avec les Institutions. Ils ont tous démissionné de leurs postes respectifs. Ils siègent désormais à l’Assemblée nationale, 7è législature dont le mandat s’étend jusqu’au 15 mai 2019. Ils ont notifié leurs lettres de démission du gouvernement au président de l’Assemblée nationale Me Adrien Houngbédji. Lesquelles lettres seront lues à la prochaine séance plénière des députés tout comme celles des ministres François Abiola et Komi Koutché qui ont décidé de rester au gouvernement.
Avec une telle démission massive qui réduit l’Exécutif béninois de près de la moitié de son effectif, il est clair que le chef de l’Etat serait en train de réfléchir maintenant à former une nouvelle équipe gouvernementale. A en croire les mêmes indiscrétions, il ne tardera plus à rendre publique cette liste qui serait en train de subir les derniers réglages. Les nouveaux membres du gouvernement qui poursuivront le combat de développement avec le président de la République jusqu’au 6 avril 2016 seront bientôt connus, informe-t-on. Selon les mêmes sources, il n’est pas exclu que certains des 10 ministres démissionnaires soient rappelés encore par le chef de l’Etat pour faire partie de la prochaine équipe gouvernementale.

Actualités 18 juin 2015


Suivi des Objectifs du Millénaire pour le développement: Mieux réaliser les dernières actions pour l’atteinte des OMD

Plusieurs cadres des directions de la Programmation et de la Prospective (DPP) et des directions des Ressources financières et matérielles (DRFM) des ministères clés engagés dans l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), sont depuis hier mercredi 17 juin en atelier à Porto-Novo. Les travaux qui prennent fin demain ont été organisés à l’initiative du ministère à la Présidence de la République en charge de la Coordination des politiques de mise en œuvre des OMD.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) arrivent à échéance en septembre 2015. Ils mettront désormais en vogue les Objectifs du Développement durable (ODD). Malgré le rapprochement de cette échéance, les ministères sectoriels engagés dans la mise en œuvre et dans l’atteinte des OMD continuent de s’échiner pour gagner le pari au Bénin. C’est dans ce cadre que plusieurs cadres des directions de la Programmation et de la Prospective (DPP) et des directions des Ressources financières et matérielles (DRFM) des ministères concernés et de la direction générale du Budget (DGB) sont à un atelier technique depuis hier à Porto-Novo. Lequel atelier s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la première phase du suivi de l’exécution du Plan d’actions de l’Initiative 1000 jours pour les OMD. Il vise surtout à valider les applications de suivi des interventions OMD des ministères concernés au titre du 1er trimestre de 2015. De façon spécifique, il s’agira de vérifier la qualité des informations renseignées, de vérifier le taux de renseignement de l’application, de vérifier la cohérence des informations entrées dans l’application et obtenir des ministères sectoriels les explications concordantes justifiant les niveaux d’exécutions financière et physique de leurs interventions, précisera le directeur de la Coordination et de suivi des Politiques des OMD, Alaster Alinsato. Celui-ci n’a pas manqué de déplorer le retard accusé dans la programmation de l’atelier qui devrait avoir lieu depuis le mois d’avril puisqu’il s’agit du suivi du 1er trimestre de 2015. Un retard qui n’est pas, souligne-t-il, imputable aux participants mais est dû aux activités internes des ministères sectoriels qui doivent élaborer notamment leur Plan de travail annuel à partir duquel ont été extraites les mesures en lien avec l’Initiative 1000 jours pour la réalisation des OMD au Bénin.

Les ministères les plus prompts ont déposé leurs données à la mi-avril 2015, relève le directeur de la Coordination et de suivi des Politiques des OMD avant d’inviter les ministères concernés à une pro-activité pour rattraper le temps perdu lors de l’atelier de suivi pour l’atteinte des OMD au titre du second trimestre 2015.
Procédant à l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministre en charge des OMD, Jean-Claude Kèkè, a rappelé aux participants que le Plan d’actions de l’initiative 1000 jours pour la réalisation des OMD est le cadre fédérateur de toutes les initiatives en faveur de l’accélération des OMD au Bénin sur l'échéance 2014-2015. Il mobilise près du cinquième du budget général de l’Etat sous la forme d’investissement et l’essentiel de l’appui des partenaires au développement y est orienté.
Au cours de l’année 2014, première année de mise en œuvre de l’Initiative, un montant total de 177, 992 milliards FCFA a été dépensé, sur une dotation budgétaire prévisionnelle de 229,877 milliards FCFA, pour un taux d’exécution financière annuelle de 7,43 contre 68,47% de taux d’exécution physique, a souligné Jean-Claude Kèkè. Toutefois, il avoue que le bilan de cette première expérience de suivi des dépenses OMD au titre de l’année 2014 n’a pas été reluisant. Mais il est riche en enseignements et représente un atout important en ce sens qu’il permet d’inculquer la culture de la collecte d’informations statistiques aux acteurs de la chaîne des dépenses publiques. C’est pourquoi, pour cet atelier qui marque le début de la dernière année de suivi des OMD, le directeur de cabinet du ministre en charge des OMD invite les participants à plus d’application et de rigueur pour mieux réussir les dernières actions pour l’atteinte des OMD au Bénin.

Actualités 18 juin 2015


Conseil économique et social: Une délégation de l’ONIP reçue en audience

Le président du Conseil économique et social , Augustin Tabé Gbian a reçu hier mercredi 17 juin à son cabinet la directrice générale par intérim de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP), Reine Azifan Sagbo. Elle était accompagnée pour la circonstance de Edgard S. Couao-Zotti, directeur de publication du quotidien La Nation, de Edmond Zossoungbo et de Marie Madeleine Akoffodji respectivement directeur de l’Imprimerie de l’ONIP et chef Service commercial de l’ONIP.

La directrice générale de l’Office national d’Imprimerie et de Presse par intérim, Reine Azifan Sagbo, après plus d’une demi-heure d’entretien avec le président du Conseil économique et social a déclaré que sa délégation a eu avec le président du CES, des échanges sur le partenariat qui lie l’Office à l’institution, notamment en ce qui concerne les activités du quotidien de service public «La Nation». Un quotidien qui célèbre dans les tout prochains jours ses vingt-cinq ans d'existence. Plusieurs manifestations sont prévues dans le cadre de la célébration de cet anniversaire.

Reine Azifan Sagbo et ses collaborateurs sont allés recueillir également les impressions du président du Conseil économique et social quant aux prestations qui sont fournies par l’Office et aux attentes de son institution.
Aussi, a-t-elle profité de cette audience pour faire un plaidoyer en faveur de l’imprimerie de l’ONIP qui dispose aujourd’hui des meilleures machines de la place et qui fournit également de meilleures prestations dans divers domaines. Elle a souhaité qu’en plus du quotidien La Nation, le Conseil économique et social sollicite l’imprimerie de l’ONIP pour ses travaux.
La directrice générale a confié que le président Augustin Tabé Gbian a eu une oreille attentive à ses préoccupations et a promis d’en discuter avec ses collaborateurs dans les plus brefs délais.
Au cours de la même journée d’hier, le président du Conseil économique et social a également reçu une délégation du collectif des techniciens kits et groupes électrogènes COS-LEPI, et un représentant du bureau exécutif de l’Association des professionnels de l’industrie hôtellière du Bénin. Ces derniers n’ont fait aucune déclaration à leur sortie d’audience.

Actualités 18 juin 2015


Lutte contre la désertification et la sécheresse : des systèmes alimentaires durables pour des écosystèmes soutenus par la recherche

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse célébrée hier mercredi 17 juin, Irina Bokova, directrice générale de l’Organisation des Nations Unies, l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), a délivré un message. Elle y relève que la sécurité alimentaire est tributaire des systèmes alimentaires durables qui dépendent d’une gestion durable des écosystèmes soutenus par la recherche, l’éducation et la mise en œuvre de technologies adaptées.

«L'objectif d'une sécurité alimentaire pour tous à travers des systèmes alimentaires durables». Le thème de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse 2015 rappelle, selon Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, la fragilité des zones arides de la planète et des populations dont elles assurent la subsistance.

Depuis 2000, poursuit-elle, d’importants progrès ont été notés dans l’élimination de la pauvreté et de la faim. Ces problèmes restent sérieux et persistants dans les zones arides des pays en développement qui souffrent d’une faible rétention de l’eau en raison de phénomènes naturels et d’activités humaines, a-t-elle, fait remarquer.
« La sécurité alimentaire n’est pas qu’une affaire de production et de distribution de la nourriture. Elle nécessite des systèmes alimentaires durables, qui eux-mêmes dépendent d’une gestion durable des écosystèmes, soutenue par la recherche, l’éducation et la mise en œuvre de technologies adaptées», a déclaré Irina Bokova. La recherche de solutions pérennes est donc un enjeu majeur pour la réussite du nouveau programme mondial de développement durable. Toutes ces questions sont au cœur de la 21e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP-21), qui se tiendra à Paris en décembre prochain.
L’UNESCO, selon elle, aide les gouvernements à renforcer leur résilience dans tous les domaines face aux effets de la désertification. « Depuis 40 ans, nous avons contribué aux efforts déployés à l’échelle mondiale pour lutter contre la désertification par des programmes scientifiques comme notre Programme sur l’Homme et la biosphère et le Programme hydrologique international. Cette action s’est traduite par des études à long terme, des travaux de suivi et des activités sur site», justifie Irina Bokova.
Partout dans le monde, les Chaires universitaires de l’UNESCO dans le domaine de la désertification coopèrent pour faire avancer les études sur les terres arides et la formation aux innovations technologiques, afin d’améliorer la gestion et l’utilisation durable des ressources des terres arides, a informé, par ailleurs, la directrice générale de l’UNESCO. L’institution spécialisée des Nations Unies a dirigé une récente initiative dans le bassin du lac Tchad en vue de promouvoir une gestion intégrée des ressources naturelles et la restauration des écosystèmes.

La dégradation des sols, une menace

Plus de 50 réserves de biosphère de l’UNESCO dans 19 pays du monde abritent, selon Irina Bokova, des écosystèmes de terres arides. Certaines d’entre elles, comme l’Oasis du sud du Maroc, la réserve de biosphère des Terres sableuses du Hunshandake-Xilin Gol en Chine et la réserve de biosphère de Dana en Jordanie, ont accumulé une expérience riche et solide de la lutte contre la désertification et de la promotion de nouvelles économies agricoles fondées sur les communautés dans les terres arides, apprécie-t-elle.
«La désertification et la dégradation des sols constituent une menace pour la sécurité alimentaire, la stabilité et la paix. Pour y répondre, nous devons agir vite, résolument et sur plusieurs fronts. Cela concerne les populations directement touchées, mais c’est important pour nous tous, partout dans le monde », consent, Irina Bokova.
A travers le slogan "On n'a rien sans rien, investissons dans des sols vivants", le thème de 2015 appelle selon elle, notamment à : changer l’usage que nous avons de nos terres à travers une agriculture intelligente et adaptée au changement climatique, particulièrement dans des régions du monde fragilisées par la sécheresse où les pénuries alimentaires deviennent de plus en plus graves, améliorer l’accès aux technologies et aux droits fonciers pour les petits exploitants agricoles qui contribuent à la protection de l’environnement tout en permettant de nourrir des millions de foyers, surtout parmi les ménages les plus modestes et trouver un équilibre entre écologie et consommation dans l’utilisation des terres, en encourageant les pratiques exemplaires.
Cela appelle également à investir davantage dans une utilisation durable des terres afin que les systèmes alimentaires durables deviennent la norme et à améliorer la lutte contre la désertification dont les impacts sur la sécurité, la paix et la stabilité sont certes invisibles, mais non moins réels pour les pays touchés, en raison notamment des pénuries de nourriture et d’eau ainsi que des migrations forcées pour des raisons environnementales.
La célébration de cette journée du 17 juin 2015 se tient, précise-t-elle à l’Exposition universelle de Milan 2015 (du 1er mai au 31 octobre). Le Secrétariat et le Mécanisme mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, en coopération avec le gouvernement italien et d’autres partenaires potentiels, organisent cet événement.
Le thème de cette Expo est «Nourrir la planète, Énergie pour la vie», un thème directement relié à celui de cette journée 2015.
Près de 805 millions d’individus à travers le monde n’ont pas eu accès à des aliments suffisamment nutritifs entre 2012 et 2014, selon l’édition 2014 de l’Etat de l’insécurité alimentaire dans le monde (Programme alimentaire mondial). Cela représente environ une personne sur huit, dont la plupart vivent dans des pays en développement. Bien que des progrès significatifs aient été accomplis vers l’objectif de réduction de la faim des OMD, ceux-ci restent inégaux selon les régions.

La gestion des catastrophes naturelles

«Lutter contre la faim suppose une approche multi-facettes, du développement économique à l’apport nutritionnel en passant par la gestion des catastrophes naturelles. Mais il reste primordial de se concentrer sur les terres. Plus de 99,7% de nos calories alimentaires proviennent de la terre», retient Irina Bokova. Entre la course à la productivité des terrains et l’augmentation de la population mondiale, les terres de productions agricoles vont se raréfier, a-t-elle prévu. C’est pourquoi se résout-elle, «Nous devons remettre en état les terres dégradées afin d’assurer la sécurité alimentaire».
La faim est plus présente dans les régions asséchées des pays en développement, où la rétention d’eau est faible et les terres très vulnérables aux destructions naturelles et humaines, fait-elle remarquer.
L’Afrique subsaharienne a enregistré selon la directrice générale de l'UNESCO quelques progrès dans l’éradication de la faim, mais elle possède toujours la plus grande prévalence en matière de sous-alimentation.
Selon le programme de développement pour l’après-2015, pour lequel le Groupe de haut niveau a mis en avant le slogan « N’oublions personne », l’un des moyens pour réduire la pauvreté et la faim dans le monde reste, a indiqué Irina Bokova, la neutralité en matière de dégradation des terres.
Rappelons que c’est en 1994 que l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 17 juin Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse pour sensibiliser l’opinion publique à ce problème et mettre en application la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification dans les pays éprouvés par de sérieuses sécheresses et/ou par la désertification, particulièrement en Afrique.

Environnement 18 juin 2015


Pénurie d’eau à Djougou: Les populations s’en remettent à dame nature

Les ménages éprouvent toujours des difficultés d’approvisionnement en eau potable dans la commune de Djougou. Face à l’assèchement de la seule retenue d’eau et à l’incapacité de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) de raccorder dans les délais les forages construits à prix d’or aux réseaux de stockage et de distribution, les populations s’en remettent aux dieux de la pluie.

Le miracle espéré par les populations de la ville de Djougou au lendemain de la descente du chef de l’Etat, samedi 16 mai dernier, dans leur cité, pour compatir à leurs difficultés d’approvisionnement en eau potable, ne s’est point réalisé. Si dans l’attente de l’achèvement des travaux de renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable du centre secondaire de Djougou, le président Boni Yayi a annoncé la fin du calvaire qu’elles vivent pour janvier 2016, force est de constater que les mesures conjoncturelles annoncées à cor et à cri par les autorités de la SONEB, n’en sont rien. Du moins, au regard des constats sur le terrain. Il est toujours difficile pour les ménages de disposer d’eau dans la commune. Puits et barrages asséchés, le calvaire des populations est des plus probants.

Les camions citernes qui devraient acheminer l’eau des forages de Bariénou vers les réseaux de stockage et de distribution de la SONEB, en attendant que les canalisations commandées en Côte d’Ivoire pour le raccordement desdits ouvrages ne soient disponibles, restent introuvables dans la ville. C’est toujours la file d’attente aux différents points d’eau disponibles et point n’est besoin d’ouvrir les robinets des pompes d’eau potable dans la journée. Aucune goutte d’eau n’est disponible dans certains quartiers de la ville. Depuis deux mois le Centre hospitalier départemental de la Donga à Batoulou dans le troisième arrondissement, est sans eau potable et aux témoignages des agents, il est extrêmement difficile de satisfaire aux besoins les plus élémentaires des usagers. Ailleurs, bon nombre de services publics subissent le même supplice. A Taïfa, Bassala, Yalouwa, des quartiers populeux de la ville, c’est le désespoir total. Au point même où les populations se demandent si elles ne sont pas programmées pour mourir de soif. « Dans quel pays sommes-nous où des populations sont condamnées à vivre sans eau potable ? Avec les maladies liées à l’eau qui ont cours, on se fiche pas mal de notre sort », note Latif Agali, tout en courroux.

Implorer la pluie

Les abords asséchés du fait de la rareté des précipitations dans l’Atacora-Donga ces temps-ci et la majeure partie de son étendue couverte d’herbes, la retenue d’eau de la commune de Djougou affiche un spectacle désolant. Pas d’eau. A part ce petit bras d’eau au diamètre insignifiant arc-bouté autour d’un tuyau métallique mis en place pour acheminer l’eau disponible vers la station de traitement d’eau de la SONEB située à une centaine de mètres de là. Un fait symptomatique des difficultés des populations dans l’accès à l’eau potable.
S’emmurant dans un mutisme effarant, les agents en service à la station ont dû prendre la poudre d’escampette pour ne pas se prêter aux questions. Ils s’engouffrent dans les ateliers et se refusent à pointer le bout de leur nez dehors. Difficile donc d’en savoir davantage sur les dispositions prises par la SONEB à la suite de la descente du chef de l’Etat et des promesses quant au raccordement des forages de Bariénou pour soulager les populations. Sauf que les canalisations commandées en Côte d’Ivoire depuis des lustres ne sont toujours pas livrées à Djougou, selon les indiscrétions. Et un mois après l’annonce de leur acheminement en présence du chef de l’Etat, il est opportun de se demander jusqu’à quand les populations vont subir les affres de la pénurie d’eau.
Soulignons que les huit barrages réalisés par la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) dans l’arrondissement de Bariénou, avec une capacité de production de 40m3/heure pourraient bien apporter une bouffée d’oxygène aux populations s’ils viennent à être raccordés aux différents réseaux comme souhaité. Les besoins en eau de la population de Djougou restant insatisfaits et évalués à 1000 m3/jour soit en moyenne 45m3/heure, les populations ont le regard rivé vers le ciel. Elles s’en remettent aux fortes précipitations pour s’en sortir.

Environnement 18 juin 2015


Renforcement des capacités au centre chorégraphique Multicorps: Former pour une meilleure gestion des acteurs de la danse contemporaine

A la suite d’un appel à formation lancé au mois de mars dernier, le centre chorégraphique Multicorps a formé du 8 au 14 juin dernier, une dizaine d’acteurs culturels, pour la plupart évoluant dans le domaine de la danse, en administration culturelle. Le but visé à travers cette initiative soutenue par plusieurs partenaires, c’est de combler le déficit des acteurs en administration culturelle et d’aider prioritairement les administrateurs de compagnie de danse à s’outiller pour une meilleure gestion des acteurs de la danse contemporaine.

A l’instar de nombreux pays africains, le Bénin fait beaucoup plus parler de lui à travers ses compagnies de danse contemporaine qui font de plus en plus la pluie et le beau temps, surtout loin des frontières nationales. Malgré cette prouesse, les danseurs contemporains africains en général manquent de connaissances pour faire face aux exigences de l’administration. D’ailleurs, ils n’ont pas été formés pour et lorsqu’ils s’essayent à le faire, le résultat n’est pas toujours intéressant.

Il y a donc un défi de renforcement des capacités à combler et c’est le centre chorégraphique Multicorps qui a pris la responsabilité de s’y engager. Du 8 au 14 juin dernier, ledit centre a fait venir dans l’une de ses salles de formation à Cotonou, le danseur et chorégraphe de renom Stéphane Maisonneuve pour former, une dizaine de participants venus du Benin, de la Cote d'Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, du Burkina-Faso, du Togo, du Niger et du Gabon, en administration culturelle pour les compagnies africaines de danse contemporaine.
Dimanche dernier, ultime jour de cette formation qui aura permis aux impétrants de s’outiller et d’être plus aptes pour faire face à l’administration, Marcel Gbeffa, le directeur artistique du centre Multicorps a expliqué que cette formation était plus qu’une exigence, au regard des réalités de la danse contemporaine. «La danse contemporaine est une forme de danse qui évolue très rapidement contrairement aux danses traditionnelles, aux danses de rue, aux danses urbaines et aux danses de salon. Toutes ces danses sont un peu monotones et sont confinées dans un classique.
La danse classique est la mère de toutes les danses, avec plusieurs influences. Elle évolue très vite et tous les arts comme la peinture, le cinéma, les arts plastiques, la musique, le théâtre, la scénographie… s’y retrouvent », nous a-t-il expliqué.
Et c’est ce qui obligerait les danseurs contemporains à travailler de manière un peu plus structurée et parfois dans des conditions difficiles.

Répondre aux exigences !

Les danseurs, soutient Marcel Gbeffa, écrivent le projet, recherchent des financement pour sa réalisation lorsqu’ils sont en début de carrière. Mais à partir d’un certain niveau, il leur faut s’associer les services d’un administrateur. Ce qui est onéreux. Il faut donc que les administrateurs africains s’outillent. «L’administrateur doit exister avec l’artiste qui lui a la créativité», soutient Marcel Gbeffa. A y voir de près, le travail de l’administrateur débute après celle de l’artiste et c’est à lui que revient la responsabilité de donner de la visibilité à la création de la compagnie dont il a à charge l’administration. Avec Stéphane Maisonneuve, les participants à la formation qui a pris fin dimanche dernier ont, entre autres, travaillé sur le budget de production, le contrat de cession, le contrat d’exploitation, la recherche de financement, la diffusion des spectacles de danse…. Pour rappel, l’association Multicorps a été fondée en 2008 par Valérie Fadonougbo d’Almeida et Marcel Gbeffa, danseurs professionnels et chorégraphes. Cette association œuvre au Bénin pour la formation, la création et la promotion de la danse contemporaine auprès d’amateurs (enfants et adultes) et de professionnels de la danse notamment à travers des spectacles et des manifestations diverses. Ceci, dans le but de transmettre sa passion et de donner une nouvelle énergie à la danse contemporaine au Bénin et en Afrique. Pour atteindre ses objectifs, l’association Multicorps dispose d’un centre chorégraphique depuis 2011.

Société 18 juin 2015


Renforcement des capacités au centre chorégraphique Multicorps: Former pour une meilleure gestion des acteurs de la danse contemporaine

A la suite d’un appel à formation lancé au mois de mars dernier, le centre chorégraphique Multicorps a formé du 8 au 14 juin dernier, une dizaine d’acteurs culturels, pour la plupart évoluant dans le domaine de la danse, en administration culturelle. Le but visé à travers cette initiative soutenue par plusieurs partenaires, c’est de combler le déficit des acteurs en administration culturelle et d’aider prioritairement les administrateurs de compagnie de danse à s’outiller pour une meilleure gestion des acteurs de la danse contemporaine.

A l’instar de nombreux pays africains, le Bénin fait beaucoup plus parler de lui à travers ses compagnies de danse contemporaine qui font de plus en plus la pluie et le beau temps, surtout loin des frontières nationales. Malgré cette prouesse, les danseurs contemporains africains en général manquent de connaissances pour faire face aux exigences de l’administration. D’ailleurs, ils n’ont pas été formés pour et lorsqu’ils s’essayent à le faire, le résultat n’est pas toujours intéressant.

Il y a donc un défi de renforcement des capacités à combler et c’est le centre chorégraphique Multicorps qui a pris la responsabilité de s’y engager. Du 8 au 14 juin dernier, ledit centre a fait venir dans l’une de ses salles de formation à Cotonou, le danseur et chorégraphe de renom Stéphane Maisonneuve pour former, une dizaine de participants venus du Benin, de la Cote d'Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, du Burkina-Faso, du Togo, du Niger et du Gabon, en administration culturelle pour les compagnies africaines de danse contemporaine.
Dimanche dernier, ultime jour de cette formation qui aura permis aux impétrants de s’outiller et d’être plus aptes pour faire face à l’administration, Marcel Gbeffa, le directeur artistique du centre Multicorps a expliqué que cette formation était plus qu’une exigence, au regard des réalités de la danse contemporaine. «La danse contemporaine est une forme de danse qui évolue très rapidement contrairement aux danses traditionnelles, aux danses de rue, aux danses urbaines et aux danses de salon. Toutes ces danses sont un peu monotones et sont confinées dans un classique.
La danse classique est la mère de toutes les danses, avec plusieurs influences. Elle évolue très vite et tous les arts comme la peinture, le cinéma, les arts plastiques, la musique, le théâtre, la scénographie… s’y retrouvent », nous a-t-il expliqué.
Et c’est ce qui obligerait les danseurs contemporains à travailler de manière un peu plus structurée et parfois dans des conditions difficiles.

Répondre aux exigences !

Les danseurs, soutient Marcel Gbeffa, écrivent le projet, recherchent des financement pour sa réalisation lorsqu’ils sont en début de carrière. Mais à partir d’un certain niveau, il leur faut s’associer les services d’un administrateur. Ce qui est onéreux. Il faut donc que les administrateurs africains s’outillent. «L’administrateur doit exister avec l’artiste qui lui a la créativité», soutient Marcel Gbeffa. A y voir de près, le travail de l’administrateur débute après celle de l’artiste et c’est à lui que revient la responsabilité de donner de la visibilité à la création de la compagnie dont il a à charge l’administration. Avec Stéphane Maisonneuve, les participants à la formation qui a pris fin dimanche dernier ont, entre autres, travaillé sur le budget de production, le contrat de cession, le contrat d’exploitation, la recherche de financement, la diffusion des spectacles de danse…. Pour rappel, l’association Multicorps a été fondée en 2008 par Valérie Fadonougbo d’Almeida et Marcel Gbeffa, danseurs professionnels et chorégraphes. Cette association œuvre au Bénin pour la formation, la création et la promotion de la danse contemporaine auprès d’amateurs (enfants et adultes) et de professionnels de la danse notamment à travers des spectacles et des manifestations diverses. Ceci, dans le but de transmettre sa passion et de donner une nouvelle énergie à la danse contemporaine au Bénin et en Afrique. Pour atteindre ses objectifs, l’association Multicorps dispose d’un centre chorégraphique depuis 2011.

Société 18 juin 2015


Lutte contre la criminalité transnationale organisée (CTO): Les manifestations d’un fléau qui menace la sécurité et la stabilité des Etats

«Les Crimes transnationaux organisés : quelles implications sur les droits de l’Homme et le Développement d’une nation?» C’est le thème de la communication présentée par le magistrat Cyriaque Edouard Dossa, docteur en droit, aux auditeurs du séminaire international sur les crimes transnationaux et le genre, organisé par le FONAC et l’USAID dans le cadre du projet WACSI. Au regard des enseignements y contenus, nous y revenons pour édifier l’opinion.

Se faisant pédagogue à l’envi, le communicateur a entendu camper le décor en invoquant les réalités palpables. Ainsi, il transporte l’auditoire aux quartiers Zongo et Sèkandji respectivement à Cotonou et Sèmè-Podji. «A ces lieux, leur dit-il, vous trouverez des véhicules et surtout des organes de véhicules qu’on ne peut avoir qu’en principe sur commande à la maison mère. Mais, compte tenu du fait que ces accessoires sont souvent le fruit de vol au pays comme c’est aussi souvent le cas à l’étranger, pour prendre les cas du Nigeria et même des Etats de provenance en Europe. Ces organes sont souvent le fruit de braquage, de perte en vies humaines, de perte de droit de propriété, du droit à la libre circulation qui ne sont rien d’autres que des droits de l’Homme.» Son second cas est relatif aux élections législatives et présidentielles en Afrique où, fait-il observer, «les candidats dépensent des milliards de nos francs sans chercher à connaître l’origine desdits fonds, lesquels pour la plupart sont des capitaux blanchis. Accédés au pouvoir, l’expérience semble prouver que les premiers réflexes ne sont pas sur la ligne du développement mais le contentement des bienfaiteurs, une attitude qui compromet dangereusement l’avenir des nations». Il s’interroge par la suite sur la prolifération des banques de dépôt au Bénin, pour se demander avec quelle bourse les déposants y vont…

Ensuite, Cyriaque Edouard Dossa fait observer que l’ouverture des frontières, la libre circulation des capitaux et des biens et le développement des télécommunications ne favorisent pas seulement le déploiement de la richesse mondiale au profit des différents pays, mais révèlent aussi l’absence de la construction et l’utilisation des différents canaux de la mondialisation à des fins criminelles. Un manque de régulation des activités économiques et financières à l’échelle internationale qui, constate-t-il, donne aux phénomènes criminels, jadis cantonnés dans un territoire, des possibilités d’expansion incommensurables. Ainsi, d’une criminalité individuelle ou occasionnellement collective et débordant rarement les frontières d’un Etat, on est passé à une criminalité plus systématiquement collective pour des actes délinquants se jouant des frontières. C’est la criminalité transnationale organisée.

Bien appréhender la criminalité transnationale organisée

Suivant le magistrat, le vocable «Criminalité Transfrontalière Organisée» n’est pas une infraction. Il doit plutôt être entendu comme «une loge, un consortium, une fédération d’infractions dont la liste n’est pas exhaustive.» Mais, pour contourner la difficulté de cantonnement de cette infraction, ou plutôt de cette fédération d’infractions, «la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée en retient quelques-uns dont le blanchiment de capitaux et la corruption avec au soutien, bien des mécanismes de réussite de répression tels la coopération internationale aux fins de confiscation, d’extradition, de transfert des personnes condamnées, d’entraide judiciaire; autant d’atouts pour en venir à réaliser une lutte qui se veut efficace contre ce collège de déviances qui rentre dans le filet de la Criminalité transnationale organisée», renseigne-t-il. Plus précisément, relève Cyriaque Edouard Dossa, «l’expression «criminalité organisée » est née aux Etats-Unis dans les années 1920. Elle serait apparue pour la première fois dans un rapport de police pendant la période de prohibition qui a vu le bras de fer, resté dans les annales, entre les forces de police et les gangs contrôlant le commerce clandestin d’alcool, dont la figure la plus célèbre est celle d’Al Capone. Depuis lors et vu le nombre presque illimité d’infractions qui répondent aux caractéristiques de la criminalité organisée, bien des auteurs s’inclinent et annoncent précocement l’insaisissabilité de la notion. Il appert cependant qu’étant devenu un nouveau phénomène criminel, elle appelle obligatoirement une ou des approches de définitions. De cette exigence, sont nées plusieurs volontés. » C’est ainsi que Maurice Cusson estime que «par crime organisé, on entend généralement une association de malfaiteurs structurée et hiérarchisée de malfaiteurs professionnels obéissant à des règles contraignantes et planifiant méthodiquement les entreprises illicites qu’ils monopolisent grâce à l’utilisation systématique de la violence». Raymond Gassin pour sa part considère que «le crime organisé s’entend du crime dont la préparation et l’exécution se caractérisent par une organisation méthodique et qui, le plus souvent, procure à ses auteurs leurs moyens d’existence.» Une troisième approche est celle de Michel Quille, qui s’aligne sur la définition retenue aux Etats-Unis en 1967 lors des travaux préparatoires à l’élaboration de la Crime control Act de 1970: «Le crime organisé est une société qui cherche à exercer ses activités en dehors du contrôle des citoyens et de leur gouvernement. Son action n’est pas improvisée mais résulte des conspirations très complexes ourdies pendant de nombreuses années et destinées à procurer le contrôle d’un champ complet d’activité en vue d’accumuler le plus de profits possibles» ; même si Raphaël Parizot analyse que «la criminalité organisée est une délinquance moderne difficile à cerner» ou que le chercheur Gilles Favarel-Garrigues se demande si la criminalité organisée transnationale n’est pas un concept à enterrer, en raison de la pénibilité à en cerner les contours… Nonobstant, la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée de décembre 2000, dénommée Convention de Palerme qui renseigne que l’expression «groupe criminel organisé désigne un groupe structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain temps et agissant de concert dans le but de commettre une ou plusieurs infractions graves ou infractions établies conformément à la présente Convention, pour en tirer, directement ou indirectement, un avantage financier ou un autre avantage matériel»; et que l’expression «infraction grave désigne un acte constituant une infraction passible d’une peine privative de liberté dont le maximum ne doit pas être inférieur à quatre ans ou d’une peine plus lourde»… Mais comment se manifeste la criminalité transnationale organisée ?

Quelles manifestations de la CTO ?

La criminalité transnationale organisée englobe pratiquement toutes les activités criminelles graves motivées par le profit et qui revêtent un caractère international, impliquant plus d’un pays, pose d’emblée Cyriaque Edouard Dossa avant de relever qu’il en existe plusieurs formes au nombre desquelles, il liste le trafic de stupéfiants, d’armes, d’êtres humains, la migration clandestine, la délinquance financière et économique, la cybercriminalité, la corruption, la fraude et l’évasion fiscales, le blanchiment d’argent, la prise d’otage, la piraterie maritime, le terrorisme, etc. comme les plus fréquentes en Afrique de l’Ouest. Pour preuve, le magistrat invoque les experts en la matière, qui estiment qu’entre 30 et 40 tonnes de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud transitent chaque année par l’Afrique de l’Ouest. Certes, la presque totalité est réexportée vers l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord, mais il en reste toujours suffisamment dans la sous-région pour empoisonner la vie des nations, fragiliser les institutions étatiques, corrompre la classe politique, altérer l’économie, détériorer la vie sociale et, parfois, prendre violemment le pouvoir pour mieux prospérer le trafic. Alors que l’on considérait l’Afrique de l’Ouest comme seulement une plaque tournante, l’ONUDC a découvert entre 2009 et 2012 des fabriques de drogue, notamment de méthamphétamine en Guinée-Bissau, en Guinée-Conakry et au Nigeria. De même qu’il rapporte que « déjà au milieu des années 1990, une mission des Nations Unies estimait que huit millions d’armes légères et de petit calibre devaient être en libre circulation en Afrique occidentale, hors du contrôle des États. Cette situation a été aggravée dans les années 2000 par la crise ivoirienne de 2002 et surtout par la crise libyenne de 2011. En Libye, l’intervention de l’OTAN a créé un tel chaos que les arsenaux d’armes sont devenus des dépôts à ciel ouvert où tout le monde s’est servi sans compter: rebelles et révolutionnaires, milices privées, terroristes, trafiquants en tout genre, etc. C’est là que des hordes de l’Armée libyenne qui seraient d’origine malienne se sont largement servies en armes lourdes et légères et ont débarqué au Mali pour réveiller en 2012 une rébellion touarègue latente depuis 2006. Des mouvements islamistes djihadistes proches d’AQMI ont profité de cette situation pour se mettre en scène. L’OTAN a signalé la disparition de 10.000 missiles au moins qui pourraient constituer un danger mortel à la fois pour les pays voisins de la Libye et les régions fréquentées par des terroristes, notamment le Sahel-Sahara et la Corne de l’Afrique.» Ou encore que le terrorisme, quoique d’apparition récente en Afrique de l’Ouest, n’en est pas moins facteur de dégâts incommensurables à l’échelle des Etats. A tout ceci, le magistrat ajoute la traite des êtres humains, une activité criminelle internationale dans laquelle des hommes, des femmes et des enfants sont soumis à l’exploitation sexuelle ou à l’exploitation par le travail. Bien que les chiffres varient, l’Organisation internationale du Travail (OIT) estimait, à une époque récente, que le nombre de victimes de la traite était, à tout le moment, d’environ 2,4 millions, avec des profits d’environ 32 milliards de dollars. Autant que le trafic de ressources naturelles, qui inclut la contrebande de matières premières telles que diamants et métaux rares (provenant souvent de zones de conflit). Quant au trafic de bois pratiqué en Asie du Sud-Est, il génère, de son côté, 3,5 milliards de dollars. En plus de financer des groupes criminels, il contribue, en définitive, à la déforestation, au changement climatique et à la pauvreté rurale. Et quid de la vente de médicaments frauduleux? Elle est une activité inquiétante, car potentiellement mortelle pour les consommateurs. Profitant de l’essor du commerce légal de produits pharmaceutiques depuis l’Asie vers d’autres régions en développement, les criminels font circuler, en particulier de l’Asie vers l’Asie du Sud-Est et l’Afrique, des médicaments frauduleux qui représentent, pour ces deux seuls continents, une valeur de 1,6 milliard de dollars. Au lieu de guérir les gens, cependant, ces médicaments entraînent la mort ou provoquent des pharmaco-résistances à des maladies infectieuses mortelles telles que le paludisme et la tuberculose. Quant à la cybercriminalité dont les ravages sont connus, Cyriaque Edouard Dossa note qu’elle englobe plusieurs domaines, l’un des plus rentables étant, pour les criminels, le vol d’identité, qui génère environ 1 milliard de dollars chaque année. Les criminels exploitent de plus en plus l’Internet pour dérober des données privées, accéder à des comptes bancaires et obtenir frauduleusement les détails de cartes de paiement…
Il s’en déduit que de par ses manifestations, la criminalité transnationale organisée impacte sévèrement la vie des nations, tant aux plans politique, économique, social, culturel qu’environnemental… Mais de quels moyens de lutte dispose la communauté internationale ?

Des moyens de lutte

D’après Cyriaque Edouard Dossa, la communauté internationale a toujours fait de la lutte contre la criminalité transnationale organisée, un défi majeur à relever. À cet effet, elle a adopté plusieurs instruments de lutte dont la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée de décembre 2000. A ce texte, il faut ajouter, enseigne-t-il, la Convention des Nations Unies contre la Corruption; la Convention des Nations Unies du 15 décembre 1997 pour la répression des attentats terroristes à l’explosif ; les résolutions du Conseil de sécurité relatives à la lutte contre le terrorisme... Tout cet arsenal, au plan africain, est soutenu par une série de textes adoptés par l’Union africaine, la CEDEAO ou encore l’UEMOA. Il s’agit par exemple de la Directive n°07/2002/CM/UEMOA relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux ; de la Directive n°04/2007/CM/UEMOA relative à la lutte contre le financement du terrorisme ; de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption signée à Maputo, le 11 juillet 2003; de la Convention de l’OUA sur la prévention et la lutte contre le terrorisme du 14 juillet 1999 ; du Protocole à la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, signé à Addis-Abeba, le 8 juillet 2004…Mieux, l’Union africaine a ouvert à Alger le Centre Africain d’Études et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT) dont la principale mission est de centraliser les informations et les études en vue de favoriser la coopération et la synergie d’actions des États africains face à la criminalité organisée, notamment le terrorisme, le trafic de drogue, d’armes légères et d’êtres humains, la piraterie maritime, la corruption, etc.
Au niveau national enfin, Cyriaque Edouard Dossa souligne que plusieurs Etats de l’Afrique de l’Ouest, depuis une douzaine d’années, ont adopté des textes de droit interne en vue de lutter contre la criminalité transnationale organisée, notamment les lois nationales portant sur le contrôle des drogues et des précurseurs conformément à la Convention de Vienne de 1988 ; les lois nationales portant loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux; les lois nationales portant répression du terrorisme y compris son financement, sans oublier la corruption et autres infractions connexes.

Droits et Devoirs 18 juin 2015


Célébration de la 25è Journée de l’enfant africain: Lydia Ludic égaye plus de 150 écoliers vulnérables de Tchoukou-Kpèvi

A l’instar de la communauté africaine, le Bénin a célébré hier mardi 16 juin, la 25e Journée de l’enfant africain (JEA). A l’occasion, plus de 150 écoliers en situation difficile de l’Ecole primaire publique de Tchoukou-Kpèvi dans la commune d’Akpro-Missérété ont été galvanisés par l’Ong Fraternité cœur d’enfant « Enagnon » Afrique avec l’appui financier de la société Lydia Ludic du groupe PEFACO.

La date du mardi 16 juin 2015 restera gravée dans les annales de l’Ecole primaire publique de Tchoukou-Kpèvi, un village de l’arrondissement de Gomè-Sota, commune d‘Akpro-Missérété. C’est en effet cette école que l’Ong Fraternité cœur d’enfant «Enagnon» Afrique a choisie pour commémorer la 25e Journée de l’enfant africain. Cette fête est célébrée sur le continent le 16 juin de chaque année, pour rappeler la mémoire des enfants tués à Sowéto en Afrique du Sud.

L’Ong n’a pas voulu passer sous silence la célébration de cette année. Elle a célébré l’évènement avec plus de 150 écoliers de cette école en situation difficile autour du thème: «Chaque enfant a droit à un acte de naissance». Ce thème a été retenu pour mettre le doigt sur un problème préoccupant dans ce village, celui relatif à l’établissement des actes de naissance des enfants, précise Cyr Médénou, directeur de l’Ong Fraternité cœur d’enfant « Enagnon » Afrique. Selon lui en effet, les enquêtes menées par son Ong sur le terrain révèlent que seulement 15% d’enfants de ce village sont détenteurs d’acte de naissance. Et cette déclaration de naissance ne coûte que 1500 FCFA à la mairie. Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, souligne-t-il, les parents ont de la peine à sortir ces 1500 FCFA. Dans le même temps, ils trouvent 40 000FCFA pour payer les frais de recasement de leurs parcelles.

Pertinence de l’initiative

Au regard donc de la pertinence de l’initiative de l’Ong Fraternité cœur d’enfant « Enagnon » Afrique, la société Lydia Ludic, filiale du groupe PEFACO installée au Bénin dans les domaines des jeux et loisirs depuis 2001, et qui se préoccupe beaucoup du bien-être des enfants, a décidé de ne pas rester en arrière. Elle a fait œuvre utile en accompagnant l’Ong dans sa vision d‘amener les parents à faire une priorité la question de l’acte de naissance de leurs enfants. L’assistance présente hier à l’Ecole primaire publique de Tchoukou-Kpèvi a été sensibilisée sur l’importance de la pièce d’état civil pour l’enfant tant à l’école que dans la société.
Le directeur de la Logistique de Lydia Ludic, Benjamin Hounhalidé a surtout invité les parents à déclarer leurs enfants pendant les dix jours de leur naissance. Car, après ce délai légal, il leur sera après très difficile de pouvoir établir l’acte de naissance de leurs enfants.
Myra Sanvee, directrice commerciale, communication et actions sociales de Lydia Ludic est aussi revenue sur l’importance de l’enfant qui n’est véritablement citoyen que par son acte de naissance. Elle a félicité l’Ong pour le choix porté sur ce thème qui s’adresse principalement aux parents. Myra Sanvee invite par ailleurs les populations à se rapprocher des personnes compétentes pour s’informer de la procédure administrative en vue d’établir les actes de naissance aux enfants qui en sont dépourvus dans le village.
Sylvie Dagba de Espace France volontaires qui a facilité le contact entre l’Ong Fraternité cœur d’enfant «Enagnon» Afrique et la société Lydia Ludic, abondera aussi dans le même sens que ses prédécesseurs.
Pour soulager tant soit peu les parents, Lydia Ludic a gratifié les 150 écoliers vulnérables sélectionnés du CI au CMII dans l’école de cadeaux faits de fournitures scolaires et autres pour leur assurer une bonne rentrée l’année prochaine. La société a fait également don de matériels didactiques à l’école.
Le chef du village de Tchoukou-Kpèvi, Paulin Dansou et le président de l’Association des parents d’élèves de cette école, Hounkanrin Noudéwénou ont remercié Lydia Ludic et sa suite pour leur acte de générosité. Ils ont saisi l’occasion pour plaider la réhabilitation de certaines salles de classe de cette école déjà vieille de 42 ans.

Société 17 juin 2015


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