La Nation Bénin...
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A l’instar de la communauté africaine, le Bénin a célébré hier mardi 16 juin, la 25e Journée de l’enfant africain (JEA). A l’occasion, plus de 150 écoliers en situation difficile de l’Ecole primaire publique de Tchoukou-Kpèvi dans la commune d’Akpro-Missérété ont été galvanisés par l’Ong Fraternité cœur d’enfant « Enagnon » Afrique avec l’appui financier de la société Lydia Ludic du groupe PEFACO.
La date du mardi 16 juin 2015 restera gravée dans les annales de l’Ecole primaire publique de Tchoukou-Kpèvi, un village de l’arrondissement de Gomè-Sota, commune d‘Akpro-Missérété. C’est en effet cette école que l’Ong Fraternité cœur d’enfant «Enagnon» Afrique a choisie pour commémorer la 25e Journée de l’enfant africain. Cette fête est célébrée sur le continent le 16 juin de chaque année, pour rappeler la mémoire des enfants tués à Sowéto en Afrique du Sud.
L’Ong n’a pas voulu passer sous silence la célébration de cette année. Elle a célébré l’évènement avec plus de 150 écoliers de cette école en situation difficile autour du thème: «Chaque enfant a droit à un acte de naissance». Ce thème a été retenu pour mettre le doigt sur un problème préoccupant dans ce village, celui relatif à l’établissement des actes de naissance des enfants, précise Cyr Médénou, directeur de l’Ong Fraternité cœur d’enfant « Enagnon » Afrique. Selon lui en effet, les enquêtes menées par son Ong sur le terrain révèlent que seulement 15% d’enfants de ce village sont détenteurs d’acte de naissance. Et cette déclaration de naissance ne coûte que 1500 FCFA à la mairie. Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, souligne-t-il, les parents ont de la peine à sortir ces 1500 FCFA. Dans le même temps, ils trouvent 40 000FCFA pour payer les frais de recasement de leurs parcelles.
Pertinence de l’initiative
Au regard donc de la pertinence de l’initiative de l’Ong Fraternité cœur d’enfant « Enagnon » Afrique, la société Lydia Ludic, filiale du groupe PEFACO installée au Bénin dans les domaines des jeux et loisirs depuis 2001, et qui se préoccupe beaucoup du bien-être des enfants, a décidé de ne pas rester en arrière. Elle a fait œuvre utile en accompagnant l’Ong dans sa vision d‘amener les parents à faire une priorité la question de l’acte de naissance de leurs enfants. L’assistance présente hier à l’Ecole primaire publique de Tchoukou-Kpèvi a été sensibilisée sur l’importance de la pièce d’état civil pour l’enfant tant à l’école que dans la société.
Le directeur de la Logistique de Lydia Ludic, Benjamin Hounhalidé a surtout invité les parents à déclarer leurs enfants pendant les dix jours de leur naissance. Car, après ce délai légal, il leur sera après très difficile de pouvoir établir l’acte de naissance de leurs enfants.
Myra Sanvee, directrice commerciale, communication et actions sociales de Lydia Ludic est aussi revenue sur l’importance de l’enfant qui n’est véritablement citoyen que par son acte de naissance. Elle a félicité l’Ong pour le choix porté sur ce thème qui s’adresse principalement aux parents. Myra Sanvee invite par ailleurs les populations à se rapprocher des personnes compétentes pour s’informer de la procédure administrative en vue d’établir les actes de naissance aux enfants qui en sont dépourvus dans le village.
Sylvie Dagba de Espace France volontaires qui a facilité le contact entre l’Ong Fraternité cœur d’enfant «Enagnon» Afrique et la société Lydia Ludic, abondera aussi dans le même sens que ses prédécesseurs.
Pour soulager tant soit peu les parents, Lydia Ludic a gratifié les 150 écoliers vulnérables sélectionnés du CI au CMII dans l’école de cadeaux faits de fournitures scolaires et autres pour leur assurer une bonne rentrée l’année prochaine. La société a fait également don de matériels didactiques à l’école.
Le chef du village de Tchoukou-Kpèvi, Paulin Dansou et le président de l’Association des parents d’élèves de cette école, Hounkanrin Noudéwénou ont remercié Lydia Ludic et sa suite pour leur acte de générosité. Ils ont saisi l’occasion pour plaider la réhabilitation de certaines salles de classe de cette école déjà vieille de 42 ans.

Dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Enfant africain, Miss Naïades 2014, Manuela Nononsi, a organisé hier, mardi 16 juin, une causerie-débat suivie de jeux à l’intention des écoliers. Les manifestations se sont déroulées à l’école primaire publique de Finagnon à Akpakpa en présence des représentants de l’UNICEF et de la marraine, Arlette Saïzonnou.
L’enfant en général et l’enfant africain en particulier a des droits qui sont constamment violés par les adultes. C’est pourquoi, après le massacre d’enfants de Sowéto en Afrique du Sud en 1976, une Journée de l’Enfant africain a été instituée. Pour contribuer à la célébration de la Journée de l’Enfant africain 2015, Miss Naïades 2014, Manuela Nononsi a mobilisé autour d’elle les enseignants et les parents d’élèves de l’EPP Finagnon ainsi que des représentants du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Ils ont ensemble célébré la Journée avec des chorégraphies, des sketches, des jeux et une causerie-débat sur le mariage précoce.
Dans son discours de bienvenue, Manuela Nononsi, a invité les uns et les autres à faire un effort pour lutter contre le mariage des enfants. La Journée de l’Enfant africain est, selon elle, une occasion pour les mouvements des droits humains de s’engager dans la lutte contre le mariage précoce. «Le mariage oui, mais le mariage des enfants non. Le mariage des enfants n’est pas l’affaire de certains, c’est celle de nous tous. Ensemble luttons contre le mariage précoce», a déclaré Miss Naïades.
La marraine de l’évènement, Arlette Saïzonnou a indiqué que les mariages précoces sont l’une des causes de l’infanticide. Elle a demandé aux parents et aux enseignants de redonner le goût de l’instruction aux enfants et de leur éviter le mariage précoce. « Quand un fruit n’est pas mûr, on ne peut le manger», a ajouté Arlette Saïzonnou.
Bernice Sonon, la représentante des enfants a invité les parents à prendre toutes les dispositions pour leur faire jouir de leurs droits y compris celui de les mettre à l’école. «Que Dieu bénisse ceux qui ont pris l’initiative », a-t-elle annoncé. La représentante de l’Unicef, Reine David-Gnahoui a dirigé un débat interactif sur le droit des enfants. « Les adultes sont assis sur des chaises et les enfants sont par terre, voilà pourquoi l’Unicef défend le droit des enfants », a fait observer Reine David-Gnanhoui. Des tee-shirts et des manuels de l’Unicef ont été distribués aux enfants à la fin de la cérémonie.

Dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Enfant africain, Miss Naïades 2014, Manuela Nononsi, a organisé hier, mardi 16 juin, une causerie-débat suivie de jeux à l’intention des écoliers. Les manifestations se sont déroulées à l’école primaire publique de Finagnon à Akpakpa en présence des représentants de l’UNICEF et de la marraine, Arlette Saïzonnou.
L’enfant en général et l’enfant africain en particulier a des droits qui sont constamment violés par les adultes. C’est pourquoi, après le massacre d’enfants de Sowéto en Afrique du Sud en 1976, une Journée de l’Enfant africain a été instituée. Pour contribuer à la célébration de la Journée de l’Enfant africain 2015, Miss Naïades 2014, Manuela Nononsi a mobilisé autour d’elle les enseignants et les parents d’élèves de l’EPP Finagnon ainsi que des représentants du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Ils ont ensemble célébré la Journée avec des chorégraphies, des sketches, des jeux et une causerie-débat sur le mariage précoce.
Dans son discours de bienvenue, Manuela Nononsi, a invité les uns et les autres à faire un effort pour lutter contre le mariage des enfants. La Journée de l’Enfant africain est, selon elle, une occasion pour les mouvements des droits humains de s’engager dans la lutte contre le mariage précoce. «Le mariage oui, mais le mariage des enfants non. Le mariage des enfants n’est pas l’affaire de certains, c’est celle de nous tous. Ensemble luttons contre le mariage précoce», a déclaré Miss Naïades.
La marraine de l’évènement, Arlette Saïzonnou a indiqué que les mariages précoces sont l’une des causes de l’infanticide. Elle a demandé aux parents et aux enseignants de redonner le goût de l’instruction aux enfants et de leur éviter le mariage précoce. « Quand un fruit n’est pas mûr, on ne peut le manger», a ajouté Arlette Saïzonnou.
Bernice Sonon, la représentante des enfants a invité les parents à prendre toutes les dispositions pour leur faire jouir de leurs droits y compris celui de les mettre à l’école. «Que Dieu bénisse ceux qui ont pris l’initiative », a-t-elle annoncé. La représentante de l’Unicef, Reine David-Gnahoui a dirigé un débat interactif sur le droit des enfants. « Les adultes sont assis sur des chaises et les enfants sont par terre, voilà pourquoi l’Unicef défend le droit des enfants », a fait observer Reine David-Gnanhoui. Des tee-shirts et des manuels de l’Unicef ont été distribués aux enfants à la fin de la cérémonie.

Doté de sites naturels et/ou historiques enviables, de cultures enivrantes aussi, le Bénin ne tire malheureusement pas encore tous les avantages de son secteur tourisme. Si les chiffres sont en constante hausse, il reste que des efforts doivent être accomplis pour permettre à cette grosse industrie de tourner à plein régime. Le ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme, Jean-Michel A. Abimbola, nous situe sur ce qui se fait de bien dans le domaine et surtout, sur ce qui peut être encore fait pour dynamiser ce secteur et le faire contribuer davantage à l’économie du Bénin.
La Nation: Monsieur le ministre, vous répondriez sans doute que le tourisme béninois se porte assez bien. Mais vous reconnaîtrez aussi que le potentiel est sous-exploité. Alors, comment devrait se porter le secteur aujourd’hui au regard de son riche potentiel ?
Jean-Michel A. Abimbola:
Le Bénin est ce qu’on pourrait appeler « le miroir de l’Afrique » à cause de son potentiel riche et varié qui peut-être catégorisé comme suit: Les richesses culturelles et cultuelles (traditions, us et coutumes, rites, chants et danses, religions endogènes);
Les richesses naturelles (climat, parcs nationaux, reliefs (Littoral, plateaux, collines, montagnes), cours et plans d’eau, chutes et cascades, paysages);
Le riche patrimoine culturel matériel et historique (palais royaux, musées,habitats traditionnels typiques, Route de l’esclave)
Ce potentiel est soutenu par des infrastructures et équipements hôteliers qui se renforcent chaque jour sur toute l’étendue du territoire national. Tout ceci devrait effectivement faire du Bénin une destination privilégiée dans la sous-région ouest-africaine.
Force est de reconnaître que le tourisme béninois ne tient pas encore les promesses des fleurs. Cependant, il n’est pas dans le rouge et de nombreux efforts sont consentis ces dernières années en vue de: résorber les problèmes d’aménagement et de valorisation des sites touristiques majeurs,
Relever le professionnalisme des métiers liés au tourisme (hôteliers, agents de voyage, guides, restaurateurs, etc.), promouvoir la « Destination Bénin» sur les potentiels marchés émetteurs du tourisme.
Quelles conditions incitatives notre Etat met-il en place pour encourager l’investissement dans l’industrie touristique, notamment l’édification d’infrastructures hôtelières?
Il existe un cadre institutionnel et réglementaire lié à l’activité touristique et hôtelière. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le secteur du tourisme est un secteur très méticuleux car en contact avec une clientèle de plus en plus exigeante.
Les textes qui fixaient les conditions générales pour l’édification d’infrastructures hôtelières sont devenus caduques, avec les croissantes évolutions du secteur. Pour nous arrimer au contexte international actuel de ce secteur très dynamique, nous sommes à pied d’œuvre pour le toilettage et l’actualisation de tous les textes régissant les activités touristiques et hôtelières afin de mieux les adapter aux normes internationales en raison de notre appartenance à la structure faîtière au niveau mondial, je veux parler de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).
Par ailleurs, un guide pratique du promoteur hôtelier béninois a été élaboré pour renseigner les potentiels investisseurs nationaux et étrangers sur les conditions à remplir par les porteurs de projets d’édification d’infrastructures hôtelières. Ce guide a été distribué à tous les promoteurs hôteliers sur toute l’étendue du territoire national et est disponible au niveau des structures nationales et départementales de l’Administration nationale du Tourisme.
Il est en cours d’élaboration un décret spécifique à l’investissement dans le secteur du tourisme accordant la part belle à tout promoteur touristique désireux de s’impliquer dans l’ambitieux programme de développement touristique de la Route des pêches.
Le constat aujourd’hui est que le tourisme intérieur peine à prendre alors qu’il peut être d’un grand secours pour l’amélioration des performances. Que faire, selon vous, pour le promouvoir réellement ?
Le tourisme intérieur suppose le déplacement à l’intérieur de nos frontières de la population nationale dans le but de se divertir, de nourrir leurs curiosités. Cette pratique est ressentie chez une certaine catégorie de Béninois qui comprend tout le bien qu’il y a à sortir du cadre habituel le temps d’un week-end ou d’un congé. C’est une occasion de se ressourcer et de changer d’air afin de repartir plus performant dans son travail ou dans ses affaires. Je pourrai dire sans risque de me tromper que cet exercice augmente l’espérance de vie.
Afin de mieux promouvoir le tourisme intérieur, d’importantes mesures ont été prises notamment: l’institutionnalisation par un décret du Salon National du Tourisme qui sera à sa deuxième édition à Ouidah après la prmière édition tenue l’an dernier à Natitingou. Ce salon a pour objectif de: créer un cadre d’échanges entre tous les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie; informer les nationaux (les Béninois) sur les produits et services touristiques; inciter les nationaux à la consommation des produits touristiques.
Les mesures prises par les opérateurs touristiques privés l’année dernière de réduire de 50% les tarifs d’hébergement au profit des nationaux dans nos hôtels. Cette heureuse initiative de promotion touristique intérieur commence par se généraliser progressivement sur tout le territoire national. L’instauration de tarifs promotionnels pour la visite sur nos sites (musées, parcs nationaux etc…) à l’intention des nationaux. La création des offices de tourisme dans certaines de nos villes à forts potentiels touristiques, je veux citer Ouidah, Abomey, Porto-Novo, Parakou, Nikki et Tanguiéta et des bureaux d’information touristique aux frontières: Grand-Popo, Ouaké et Porga. cette mesure va se généraliser sur l’ensemble de nos localités qui en ont la vocation.
Ces mesures de promotion touristique participeront progressivement à la structuration et l’organisation des professions et des établissements touristiques ainsi qu’à la diversification et à la professionalisation de leurs offres de produits et services proposées à la clientèle pour inciter les Béninoises et Béninois à s’y interesser.
Je peux vous dire que d’autres mesures incitatives sont en étude au niveau de mon département en relation avec les Opérateurs touristiques privés (OPT) afin d’amener progressivement les Béninois à la culture et au goût de la découverte des potentialités naturelles, culturelles et historiques de leur cher et beau pays le Bénin.
Certains sites historico-touristiques du Bénin nécessitent un effort de promotion, de conservation et de sécurisation pour être mieux mis en valeur. Votre ministère en a-t-il les moyens et que fait-il dans ce sens ?
La conservation, la protection et la sécurisation du patrimoine d’un pays nécessitent d’énormes ressources. Car, il s’agit de la vie du pays, de la mémoire sur laquelle il faut construire le présent et le futur.
Dans ce sens, des efforts sont faits par le gouvernement depuis quelques années à travers l’augmentation de notre budget, visant à concrétiser effectivement le démarrage du programme de développement touristique de la route des pêches entre Cotonou et Ouidah. Cette future station, produit d’appel aidera à coup sûr à mieux structurer et faire vivre au quotidien les autres sites phares du pays.
En effet, le Bénin regorge d’innombrables sites et attraits touristiques dont la sécurisation nous incombe. Cette sécurisation passe d’abord par l’identification de ces sites à publier dans un répertoire national voire régional, départemental ou communal, comme ce qui est fait déjà aujourd’hui pour les départements du Borgou et de l’Alibori avec l’appui technique et financier de la Région Champagne Ardenne en France. Sur ce plan, nous avons commencé en 2014 une initiative de sensibilisation des communes de Sô-ava, Abomey et Nikki sur la sécurisation et la valorisation des sites touristiques de leur territoire. Ceci devra se poursuivre pour accompagner progressivement l’ensemble des Communes du Bénin à accorder plus d’attention à leurs Zones d’aménagement touristique (ZAT).
Les collectivités communales ont un grand rôle à jouer car elles sont les gardiens de ces patrimoines qui sont aujourd’hui exposés aux menaces de bradage foncier et aux exploitations agricoles, forestières et minières abusives .
C’est pour toutes ces raisons conjuguées que mon département entend, avec les élus locaux et les populations à la base, faire le plaidoyer à l’endroit des institutions de la République et notamment du gouvernement pour que nous puissions disposer d’un «FADEC-Tourisme » qui permettrait aux communes de prendre des initiatives allant dans le sens d’une part du recensement et de la sécurisation des réserves touristiques situées sur leur territoire.
Des arrêtés communaux ou actes de donation pour la mise à disposition et leur inscription sur la liste du patrimoine seront pris pour leur sécurisation en attendant d’asseoir les bases et les moyens de leur valorisation.
Que diriez-vous aux populations qui ne perçoivent pas toujours, l’importance du tourisme et son impact sur le développement national ?
Aux populations qui ne perçoivent pas l’importance du tourisme et de son impact sur le développement national, je dirai tout simplement que la transversalité de ce secteur fait qu’il a un impact direct ou indirect sur l’économie. Mais il nous faudra traduire la contribution du tourisme au développement dans des actes concrets visant à montrer des exemples de réussites qui peuvent faire école auprès des populations à la base.
La promotion du tourisme durable sous toutes ses formes, notamment le tourisme communautaire et l’écotourisme pourrait aider à mettre le tourisme au profit de la réduction de la pauvreté pour un développement.
Face aux grands défis de la réduction de la pauvreté et aux exigences du développement durable, la valorisation des différents écosystèmes couplés au cultuel par, avec et pour les communautés locales, paraît une nécessité qui trouverait une solution durable à travers le développement de l’écotourisme.
Conscient de ces enjeux, mon département a élaboré le Plan stratégique de développement de l’écotourisme au Bénin (2013-2023)qui constitue désormais la boussole qui doit inspirer les actions dans le domaine de l’écotourisme dans notre pays. Dans ce document de stratégie, la vision du Bénin en matière de développement de l’écotourisme est clairement affichée et vise à faire de l’écotourisme: « D’ici à l’an 2022, un levier de développement durable adopté par les acteurs, participant activement à la réduction de la pauvreté et attractif sur le plan international. »

Doté de sites naturels et/ou historiques enviables, de cultures enivrantes aussi, le Bénin ne tire malheureusement pas encore tous les avantages de son secteur tourisme. Si les chiffres sont en constante hausse, il reste que des efforts doivent être accomplis pour permettre à cette grosse industrie de tourner à plein régime. Le ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme, Jean-Michel A. Abimbola, nous situe sur ce qui se fait de bien dans le domaine et surtout, sur ce qui peut être encore fait pour dynamiser ce secteur et le faire contribuer davantage à l’économie du Bénin.
La Nation: Monsieur le ministre, vous répondriez sans doute que le tourisme béninois se porte assez bien. Mais vous reconnaîtrez aussi que le potentiel est sous-exploité. Alors, comment devrait se porter le secteur aujourd’hui au regard de son riche potentiel ?
Jean-Michel A. Abimbola:
Le Bénin est ce qu’on pourrait appeler « le miroir de l’Afrique » à cause de son potentiel riche et varié qui peut-être catégorisé comme suit: Les richesses culturelles et cultuelles (traditions, us et coutumes, rites, chants et danses, religions endogènes);
Les richesses naturelles (climat, parcs nationaux, reliefs (Littoral, plateaux, collines, montagnes), cours et plans d’eau, chutes et cascades, paysages);
Le riche patrimoine culturel matériel et historique (palais royaux, musées,habitats traditionnels typiques, Route de l’esclave)
Ce potentiel est soutenu par des infrastructures et équipements hôteliers qui se renforcent chaque jour sur toute l’étendue du territoire national. Tout ceci devrait effectivement faire du Bénin une destination privilégiée dans la sous-région ouest-africaine.
Force est de reconnaître que le tourisme béninois ne tient pas encore les promesses des fleurs. Cependant, il n’est pas dans le rouge et de nombreux efforts sont consentis ces dernières années en vue de: résorber les problèmes d’aménagement et de valorisation des sites touristiques majeurs,
Relever le professionnalisme des métiers liés au tourisme (hôteliers, agents de voyage, guides, restaurateurs, etc.), promouvoir la « Destination Bénin» sur les potentiels marchés émetteurs du tourisme.
Quelles conditions incitatives notre Etat met-il en place pour encourager l’investissement dans l’industrie touristique, notamment l’édification d’infrastructures hôtelières?
Il existe un cadre institutionnel et réglementaire lié à l’activité touristique et hôtelière. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le secteur du tourisme est un secteur très méticuleux car en contact avec une clientèle de plus en plus exigeante.
Les textes qui fixaient les conditions générales pour l’édification d’infrastructures hôtelières sont devenus caduques, avec les croissantes évolutions du secteur. Pour nous arrimer au contexte international actuel de ce secteur très dynamique, nous sommes à pied d’œuvre pour le toilettage et l’actualisation de tous les textes régissant les activités touristiques et hôtelières afin de mieux les adapter aux normes internationales en raison de notre appartenance à la structure faîtière au niveau mondial, je veux parler de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).
Par ailleurs, un guide pratique du promoteur hôtelier béninois a été élaboré pour renseigner les potentiels investisseurs nationaux et étrangers sur les conditions à remplir par les porteurs de projets d’édification d’infrastructures hôtelières. Ce guide a été distribué à tous les promoteurs hôteliers sur toute l’étendue du territoire national et est disponible au niveau des structures nationales et départementales de l’Administration nationale du Tourisme.
Il est en cours d’élaboration un décret spécifique à l’investissement dans le secteur du tourisme accordant la part belle à tout promoteur touristique désireux de s’impliquer dans l’ambitieux programme de développement touristique de la Route des pêches.
Le constat aujourd’hui est que le tourisme intérieur peine à prendre alors qu’il peut être d’un grand secours pour l’amélioration des performances. Que faire, selon vous, pour le promouvoir réellement ?
Le tourisme intérieur suppose le déplacement à l’intérieur de nos frontières de la population nationale dans le but de se divertir, de nourrir leurs curiosités. Cette pratique est ressentie chez une certaine catégorie de Béninois qui comprend tout le bien qu’il y a à sortir du cadre habituel le temps d’un week-end ou d’un congé. C’est une occasion de se ressourcer et de changer d’air afin de repartir plus performant dans son travail ou dans ses affaires. Je pourrai dire sans risque de me tromper que cet exercice augmente l’espérance de vie.
Afin de mieux promouvoir le tourisme intérieur, d’importantes mesures ont été prises notamment: l’institutionnalisation par un décret du Salon National du Tourisme qui sera à sa deuxième édition à Ouidah après la prmière édition tenue l’an dernier à Natitingou. Ce salon a pour objectif de: créer un cadre d’échanges entre tous les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie; informer les nationaux (les Béninois) sur les produits et services touristiques; inciter les nationaux à la consommation des produits touristiques.
Les mesures prises par les opérateurs touristiques privés l’année dernière de réduire de 50% les tarifs d’hébergement au profit des nationaux dans nos hôtels. Cette heureuse initiative de promotion touristique intérieur commence par se généraliser progressivement sur tout le territoire national. L’instauration de tarifs promotionnels pour la visite sur nos sites (musées, parcs nationaux etc…) à l’intention des nationaux. La création des offices de tourisme dans certaines de nos villes à forts potentiels touristiques, je veux citer Ouidah, Abomey, Porto-Novo, Parakou, Nikki et Tanguiéta et des bureaux d’information touristique aux frontières: Grand-Popo, Ouaké et Porga. cette mesure va se généraliser sur l’ensemble de nos localités qui en ont la vocation.
Ces mesures de promotion touristique participeront progressivement à la structuration et l’organisation des professions et des établissements touristiques ainsi qu’à la diversification et à la professionalisation de leurs offres de produits et services proposées à la clientèle pour inciter les Béninoises et Béninois à s’y interesser.
Je peux vous dire que d’autres mesures incitatives sont en étude au niveau de mon département en relation avec les Opérateurs touristiques privés (OPT) afin d’amener progressivement les Béninois à la culture et au goût de la découverte des potentialités naturelles, culturelles et historiques de leur cher et beau pays le Bénin.
Certains sites historico-touristiques du Bénin nécessitent un effort de promotion, de conservation et de sécurisation pour être mieux mis en valeur. Votre ministère en a-t-il les moyens et que fait-il dans ce sens ?
La conservation, la protection et la sécurisation du patrimoine d’un pays nécessitent d’énormes ressources. Car, il s’agit de la vie du pays, de la mémoire sur laquelle il faut construire le présent et le futur.
Dans ce sens, des efforts sont faits par le gouvernement depuis quelques années à travers l’augmentation de notre budget, visant à concrétiser effectivement le démarrage du programme de développement touristique de la route des pêches entre Cotonou et Ouidah. Cette future station, produit d’appel aidera à coup sûr à mieux structurer et faire vivre au quotidien les autres sites phares du pays.
En effet, le Bénin regorge d’innombrables sites et attraits touristiques dont la sécurisation nous incombe. Cette sécurisation passe d’abord par l’identification de ces sites à publier dans un répertoire national voire régional, départemental ou communal, comme ce qui est fait déjà aujourd’hui pour les départements du Borgou et de l’Alibori avec l’appui technique et financier de la Région Champagne Ardenne en France. Sur ce plan, nous avons commencé en 2014 une initiative de sensibilisation des communes de Sô-ava, Abomey et Nikki sur la sécurisation et la valorisation des sites touristiques de leur territoire. Ceci devra se poursuivre pour accompagner progressivement l’ensemble des Communes du Bénin à accorder plus d’attention à leurs Zones d’aménagement touristique (ZAT).
Les collectivités communales ont un grand rôle à jouer car elles sont les gardiens de ces patrimoines qui sont aujourd’hui exposés aux menaces de bradage foncier et aux exploitations agricoles, forestières et minières abusives .
C’est pour toutes ces raisons conjuguées que mon département entend, avec les élus locaux et les populations à la base, faire le plaidoyer à l’endroit des institutions de la République et notamment du gouvernement pour que nous puissions disposer d’un «FADEC-Tourisme » qui permettrait aux communes de prendre des initiatives allant dans le sens d’une part du recensement et de la sécurisation des réserves touristiques situées sur leur territoire.
Des arrêtés communaux ou actes de donation pour la mise à disposition et leur inscription sur la liste du patrimoine seront pris pour leur sécurisation en attendant d’asseoir les bases et les moyens de leur valorisation.
Que diriez-vous aux populations qui ne perçoivent pas toujours, l’importance du tourisme et son impact sur le développement national ?
Aux populations qui ne perçoivent pas l’importance du tourisme et de son impact sur le développement national, je dirai tout simplement que la transversalité de ce secteur fait qu’il a un impact direct ou indirect sur l’économie. Mais il nous faudra traduire la contribution du tourisme au développement dans des actes concrets visant à montrer des exemples de réussites qui peuvent faire école auprès des populations à la base.
La promotion du tourisme durable sous toutes ses formes, notamment le tourisme communautaire et l’écotourisme pourrait aider à mettre le tourisme au profit de la réduction de la pauvreté pour un développement.
Face aux grands défis de la réduction de la pauvreté et aux exigences du développement durable, la valorisation des différents écosystèmes couplés au cultuel par, avec et pour les communautés locales, paraît une nécessité qui trouverait une solution durable à travers le développement de l’écotourisme.
Conscient de ces enjeux, mon département a élaboré le Plan stratégique de développement de l’écotourisme au Bénin (2013-2023)qui constitue désormais la boussole qui doit inspirer les actions dans le domaine de l’écotourisme dans notre pays. Dans ce document de stratégie, la vision du Bénin en matière de développement de l’écotourisme est clairement affichée et vise à faire de l’écotourisme: « D’ici à l’an 2022, un levier de développement durable adopté par les acteurs, participant activement à la réduction de la pauvreté et attractif sur le plan international. »

Parakou n’est pas resté en marge de la commémoration, hier mardi 16 juin, de la 25e édition de la Journée de l’Enfant africain. Plus de 300 enfants de la ville, notamment des écoliers et des élèves, ont investi les rues pour plaider pour une lutte efficace contre les mariages précoces et autres violations de leurs droits.
Halte aux mariages des mineurs et à la violation des droits des enfants ! C’est le cri de cœur lancé hier par des écoliers et élèves de Parakou à la faveur d’une caravane à travers la ville. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Journée de l’Enfant africain placée cette année sous le thème « 25 ans après l’adoption de la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants : accélérons nos efforts pour éliminer les mariages des enfants en Afrique». A l’occasion, les manifestants ont appelé à une prise de conscience des adultes face à ce fléau qui gangrène la société. «Plus jamais de mariage d’enfant», «Un enfant ne peut éduquer un enfant», «Non à la violation des droits des enfants», «Donnez moi mes droits», «Tolérance zéro pour le mariage des enfants», ce sont quelques messages véhiculés à travers les pancartes et banderoles par les enfants en parcourant plusieurs structures déconcentrées et décentralisées de l’administration publique : Tribunal de première instance de première classe de Parakou, Préfecture Borgou-Alibori, Mairie de Parakou, Direction départementale de la Famille, Direction départementale de l’Enseignement secondaire, Commissariat central de Parakou.
Dans le message adressé au préfet des départements du Borgou et de l’Alibori, les enfants demandent que les autorités politiques et administratives veillent à la mise à disposition des moyens nécessaires aux services compétents pour une lutte plus efficace contre les mariages précoces, la mise en place et l’équipement des écoles de seconde chance et des centres de réinsertion des enfants qui en sont victimes, la vulgarisation et l’application effective des textes. En effet, en 2007, le taux moyen de femmes de 20 à 24 ans mariées avant l’âge de 18 ans est de 37% au Bénin, selon l’UNICEF. Le phénomène de mariage de mineures est toujours plus prononcé au Nord-Bénin de nos jours: 8,8% des fillettes se marient avant l’âge de 15 ans et 31,7 % se marient avant 18 ans et les enfants issus de ces mariages sont souvent des enfants abandonnés, insiste Suanon Bakorigui, directeur départemental en charge de la Famille Borgou-Alibori.
Outre le mariage des mineures...
La malnutrition, le châtiment corporel, l’absence d’acte de naissance, le viol, la prostitution et l’exploitation sexuelle des mineures, le travail forcé, sont autant de violations des droits dont sont victimes bon nombre d’enfants. Malgré les efforts de protection des droits des enfants consentis par le gouvernement et ses partenaires techniques, fait remarquer Anicet Gnanhoui, un des porte-parole des enfants, une certaine tolérance de la violence et de l’exploitation des enfants persiste et les auteurs de ces crimes jouissent malheureusement de l’impunité. «Chers parents, nous avons faim et nous avons soif. C’est dur d’être un enfant. Quand les maîtres nous frappent à l’école et parfois nous blessent, vers qui devons-nous nous rendre?», laisse entendre Viviane Amoussou, une écolière.
Les autorités rencontrées ont pris des engagements pour veiller à l’épanouissement des tout-petits. « Nous promettons au niveau du tribunal de Parakou de veiller à ce que chaque enfant béninois ait son jugement d’autorisation de naissance, d’inscription d’acte de naissance au cas où les parents n’auraient pas respecté le délai de déclaration des naissances qui est de dix jours », s’engage, Ramanou Aboudou Ali, président du tribunal. «Chers enfants, soyez rassurés que nous nous engageons à vous protéger et à dire non au mariage des enfants», leur a lancé pour sa part, le préfet Salamatou Kora Ponou. Une table-ronde tenue après la caravane à la salle d’alphabétisation de Parakou a permis de mettre chacun devant ses responsabilités afin que la protection des enfants soit non seulement une priorité mais devienne effective.

Parakou n’est pas resté en marge de la commémoration, hier mardi 16 juin, de la 25e édition de la Journée de l’Enfant africain. Plus de 300 enfants de la ville, notamment des écoliers et des élèves, ont investi les rues pour plaider pour une lutte efficace contre les mariages précoces et autres violations de leurs droits.
Halte aux mariages des mineurs et à la violation des droits des enfants ! C’est le cri de cœur lancé hier par des écoliers et élèves de Parakou à la faveur d’une caravane à travers la ville. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Journée de l’Enfant africain placée cette année sous le thème « 25 ans après l’adoption de la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants : accélérons nos efforts pour éliminer les mariages des enfants en Afrique». A l’occasion, les manifestants ont appelé à une prise de conscience des adultes face à ce fléau qui gangrène la société. «Plus jamais de mariage d’enfant», «Un enfant ne peut éduquer un enfant», «Non à la violation des droits des enfants», «Donnez moi mes droits», «Tolérance zéro pour le mariage des enfants», ce sont quelques messages véhiculés à travers les pancartes et banderoles par les enfants en parcourant plusieurs structures déconcentrées et décentralisées de l’administration publique : Tribunal de première instance de première classe de Parakou, Préfecture Borgou-Alibori, Mairie de Parakou, Direction départementale de la Famille, Direction départementale de l’Enseignement secondaire, Commissariat central de Parakou.
Dans le message adressé au préfet des départements du Borgou et de l’Alibori, les enfants demandent que les autorités politiques et administratives veillent à la mise à disposition des moyens nécessaires aux services compétents pour une lutte plus efficace contre les mariages précoces, la mise en place et l’équipement des écoles de seconde chance et des centres de réinsertion des enfants qui en sont victimes, la vulgarisation et l’application effective des textes. En effet, en 2007, le taux moyen de femmes de 20 à 24 ans mariées avant l’âge de 18 ans est de 37% au Bénin, selon l’UNICEF. Le phénomène de mariage de mineures est toujours plus prononcé au Nord-Bénin de nos jours: 8,8% des fillettes se marient avant l’âge de 15 ans et 31,7 % se marient avant 18 ans et les enfants issus de ces mariages sont souvent des enfants abandonnés, insiste Suanon Bakorigui, directeur départemental en charge de la Famille Borgou-Alibori.
Outre le mariage des mineures...
La malnutrition, le châtiment corporel, l’absence d’acte de naissance, le viol, la prostitution et l’exploitation sexuelle des mineures, le travail forcé, sont autant de violations des droits dont sont victimes bon nombre d’enfants. Malgré les efforts de protection des droits des enfants consentis par le gouvernement et ses partenaires techniques, fait remarquer Anicet Gnanhoui, un des porte-parole des enfants, une certaine tolérance de la violence et de l’exploitation des enfants persiste et les auteurs de ces crimes jouissent malheureusement de l’impunité. «Chers parents, nous avons faim et nous avons soif. C’est dur d’être un enfant. Quand les maîtres nous frappent à l’école et parfois nous blessent, vers qui devons-nous nous rendre?», laisse entendre Viviane Amoussou, une écolière.
Les autorités rencontrées ont pris des engagements pour veiller à l’épanouissement des tout-petits. « Nous promettons au niveau du tribunal de Parakou de veiller à ce que chaque enfant béninois ait son jugement d’autorisation de naissance, d’inscription d’acte de naissance au cas où les parents n’auraient pas respecté le délai de déclaration des naissances qui est de dix jours », s’engage, Ramanou Aboudou Ali, président du tribunal. «Chers enfants, soyez rassurés que nous nous engageons à vous protéger et à dire non au mariage des enfants», leur a lancé pour sa part, le préfet Salamatou Kora Ponou. Une table-ronde tenue après la caravane à la salle d’alphabétisation de Parakou a permis de mettre chacun devant ses responsabilités afin que la protection des enfants soit non seulement une priorité mais devienne effective.

Hier, mardi 16 juin, la question de la situation de l’Enfant était encore au cœur des préoccupations. C’était à la faveur d’un panel de haut niveau organisé à Cotonou, dans le cadre de la célébration de la 25è édition de la Journée de l’Enfant africain (JEA). La rencontre a regroupé les partenaires à divers niveaux, des organismes s’occupant de la protection de l’enfant.
Le défi en faveur de la situation des enfants reste entier. A défaut d’une célébration aux couleurs festives, la Journée de l’Enfant africain (JEA) a été célébrée hier, autour des réflexions sur la problématique du mariage des enfants. Thème principal retenu au cours de cette édition: «25 ans après l’adoption de la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants: accélérons nos efforts pour éliminer les mariages des enfants en Afrique». Cette problématique est d’autant plus importante que le phénomène décrié a toujours la peau dure et bat son plein surtout dans de nombreux pays africains.
En effet, chaque jour, vingt mille adolescentes accouchent, plus de trois millions d’adolescentes subissent des avortements dangereux. Autant de jeunes filles qui quittent définitivement les bancs de l’école mettant en péril leur potentiel, 19% des jeunes femmes des pays en développement tombent enceintes avant l’âge de 18 ans.
Ces données évoquées par le représentant résident de l’UNFPA, Ouédraogo Koudaogo, reflètent une réalité irréfutable au Bénin en ce sens que le pays ne dispose pas de meilleurs indicateurs en la matière. Les départements du Borgou-Alibori et Mono-Couffo sont cités comme les pires exemples en matière de violences et de mariage précoce. D’où la mobilisation des acteurs à divers niveaux autour d’une table de dialogue en vue de trouver les stratégies pouvant influencer tous les déterminants qui font perdurer le phénomène. Une manière pour eux de toucher notamment la fibre sensible des acteurs à divers niveaux intervenant dans la chaîne de protection des enfants pour de grandes décisions en faveur de la couche.
Pour y arriver, il s’agira notamment pour eux d’agir sur les causes profondes liées aux grossesses précoces et forcées. Lesquelles sont relatives entre autres, à la pauvreté, au manque d’accès à l’éducation et aux services de reproduction, à la séquestration des filles, au viol, aux enlèvements et au harcèlement.
La piste des actions que proposent les acteurs ne s’arrêtent pas à ce niveau. Bien qu’étant une infraction punissable, les grossesses des enfants font rarement l’objet de procédure judiciaire. Conséquences, le mariage des enfants prive certains parmi eux de la quasi-totalité de leurs droits, entrave toutes les possibilités à la vie et au développement.
De ce fait, il s’agira de converger les efforts en direction des actions qui fragilisent le cordon de sécurité sociale qui alimente la chaîne de ce fléau. Ils proposent prioritairement une approche multisectorielle à la problématique de la pauvreté en vue de faire reculer le phénomène, mais aussi de lutter contre l’impunité par l’application effective des lois et textes existants.
Dans la même dynamique, le directeur de cabinet du ministre en charge de la Famille, Oumarou Banni Guéné a suggéré qu’un investissement soit fait sur l’enfant afin que la question de la protection soit inclusive et durable. Il a pris l’engagement au nom du gouvernement, de tenir compte des recommandations ayant sanctionné ces assises, en vue de l’épanouissement des enfants.

Hier, mardi 16 juin, la question de la situation de l’Enfant était encore au cœur des préoccupations. C’était à la faveur d’un panel de haut niveau organisé à Cotonou, dans le cadre de la célébration de la 25è édition de la Journée de l’Enfant africain (JEA). La rencontre a regroupé les partenaires à divers niveaux, des organismes s’occupant de la protection de l’enfant.
Le défi en faveur de la situation des enfants reste entier. A défaut d’une célébration aux couleurs festives, la Journée de l’Enfant africain (JEA) a été célébrée hier, autour des réflexions sur la problématique du mariage des enfants. Thème principal retenu au cours de cette édition: «25 ans après l’adoption de la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants: accélérons nos efforts pour éliminer les mariages des enfants en Afrique». Cette problématique est d’autant plus importante que le phénomène décrié a toujours la peau dure et bat son plein surtout dans de nombreux pays africains.
En effet, chaque jour, vingt mille adolescentes accouchent, plus de trois millions d’adolescentes subissent des avortements dangereux. Autant de jeunes filles qui quittent définitivement les bancs de l’école mettant en péril leur potentiel, 19% des jeunes femmes des pays en développement tombent enceintes avant l’âge de 18 ans.
Ces données évoquées par le représentant résident de l’UNFPA, Ouédraogo Koudaogo, reflètent une réalité irréfutable au Bénin en ce sens que le pays ne dispose pas de meilleurs indicateurs en la matière. Les départements du Borgou-Alibori et Mono-Couffo sont cités comme les pires exemples en matière de violences et de mariage précoce. D’où la mobilisation des acteurs à divers niveaux autour d’une table de dialogue en vue de trouver les stratégies pouvant influencer tous les déterminants qui font perdurer le phénomène. Une manière pour eux de toucher notamment la fibre sensible des acteurs à divers niveaux intervenant dans la chaîne de protection des enfants pour de grandes décisions en faveur de la couche.
Pour y arriver, il s’agira notamment pour eux d’agir sur les causes profondes liées aux grossesses précoces et forcées. Lesquelles sont relatives entre autres, à la pauvreté, au manque d’accès à l’éducation et aux services de reproduction, à la séquestration des filles, au viol, aux enlèvements et au harcèlement.
La piste des actions que proposent les acteurs ne s’arrêtent pas à ce niveau. Bien qu’étant une infraction punissable, les grossesses des enfants font rarement l’objet de procédure judiciaire. Conséquences, le mariage des enfants prive certains parmi eux de la quasi-totalité de leurs droits, entrave toutes les possibilités à la vie et au développement.
De ce fait, il s’agira de converger les efforts en direction des actions qui fragilisent le cordon de sécurité sociale qui alimente la chaîne de ce fléau. Ils proposent prioritairement une approche multisectorielle à la problématique de la pauvreté en vue de faire reculer le phénomène, mais aussi de lutter contre l’impunité par l’application effective des lois et textes existants.
Dans la même dynamique, le directeur de cabinet du ministre en charge de la Famille, Oumarou Banni Guéné a suggéré qu’un investissement soit fait sur l’enfant afin que la question de la protection soit inclusive et durable. Il a pris l’engagement au nom du gouvernement, de tenir compte des recommandations ayant sanctionné ces assises, en vue de l’épanouissement des enfants.

La grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, a procédé, hier mardi 16 juin, à la réception d'une cinquantaine de citoyens béninois dans divers ordres nationaux, pour les bons et loyaux services rendus à la nation. Sur les 56 récipiendaires, quatre proviennent de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP).
«Vous avez été sélectionnés par vos ministères de tutelle pour vos divers mérites; vos dossiers ont été étudiés normalement. Nous envoyons faire des enquêtes de moralité sur le terrain pour vérifier surtout si le dossier est bon», a expliqué la grande chancelière, Koubourath Osséni. Poursuivant ses propos, elle a déclaré qu’un tri assez serré se fait et que, des fois, plusieurs heures ou jours sont consacrés à certains dossiers par souci de qualité et d’excellence pour ne pas distribuer les médailles comme des bonbons. «Vous méritez ; soyez félicités pour les services rendus à la nation ; c’est en raison de ces mérites que le président de la République a décidé de vous citer dans les divers ordres nationaux», a-t-elle réitéré.
Commandeur, officiers puis chevaliers de l’Ordre national, ils ont été honorés par la République sur la base de divers décrets.
Jamais de mémoire de journaliste, une cérémonie de décoration n’a drainé autant de monde. Les récipiendaires étaient nombreux. Les invités et parents l’étaient tout autant. La cour était pleine de monde d'invités assis et debout.
Quatre de l'ONIP
L’ONIP seul a fourni quatre récipiendaires et non des moindres. Dans l’ordre de réception, les parcours qui ont motivé les hauts conseillers à les sélectionner peuvent être retenus ainsi qu’il suit.
Titulaire d’un master en journalisme obtenu à l’Université d’Etat de Moscou, Reine Azifan épouse Sagbo a fait ses premières armes à la Radio nationale avant d’atterrir à La Nation en 1995. Première femme directrice de publication de ce quotidien pour y avoir exercé ès qualité de 2006 à 2010, Reine Azifan épouse Sagbo est depuis février 2014, la directrice générale par intérim de l’Office.
Edgard Sanvi Couao-Zotti, directeur de publication depuis juin 2010 est entré à l’ONIP en 1995, titulaire lui aussi d'un master en journalisme obtenu en 1987 en ex URSS. II a été successivement secrétaire de rédaction, rédacteur en chef par deux fois, puis directeur de la Formation à la direction générale du Développement des Médias au ministère de la Communication.
Quant à la chef du service commercial de l’ONIP, Marie Madeleine Atai épouse Akoffodji, elle a occupé différents postes avant d’y être nommée après un séjour à la Société béninoise d’énergie électrique.
En ce qui concerne Jean Dagbégnon Adandé, il a suivi plusieurs formations aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays en photojournalisme, son domaine de prédilection. Militant de plusieurs associations professionnelles, durant son parcours professionnel, il a fourni de bons et loyaux services qui lui ont valu d’être sélectionné.
Les autres récipiendaires
Les autres récipiendaires ont également fasciné les hauts conseillers par leurs mérites. Du Commandeur Donné Mouzoun aux chevaliers, le lieutenant-colonel Rock Wangbé de l’état-major général, à l’ancien administrateur Cyriaque Atti-Mama, aucun n’a démérité.
Après la réception dans les différents ordres, il y a eu la signature et la remise des certificats de réception. Le porte-parole des récipiendaires s’est adressé à l’assistance au nom de ses pairs.
Ainsi, Marius Dakpogan, professeur certifié de Lettres, a rendu gloire à l’Eternel qui a su, selon lui, inspirer, présider, juger et décider en leur faveur en signant leur décret de réception dans les différents ordres de réception. Cette reconnaissance, fruit de nombreuses années de privations, constitue une récompense mais peut être assimilée à une exhortation à faire autant. C’est pourquoi il a recommandé, entre autres, que l’Etat loge la Grande chancellerie dans une infrastructure à la dimension de la tâche qu’elle abat et de son importance pour les générations actuelles et futures.