La Nation Bénin...
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La grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, a procédé, hier mardi 16 juin, à la réception d'une cinquantaine de citoyens béninois dans divers ordres nationaux, pour les bons et loyaux services rendus à la nation. Sur les 56 récipiendaires, quatre proviennent de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP).
«Vous avez été sélectionnés par vos ministères de tutelle pour vos divers mérites; vos dossiers ont été étudiés normalement. Nous envoyons faire des enquêtes de moralité sur le terrain pour vérifier surtout si le dossier est bon», a expliqué la grande chancelière, Koubourath Osséni. Poursuivant ses propos, elle a déclaré qu’un tri assez serré se fait et que, des fois, plusieurs heures ou jours sont consacrés à certains dossiers par souci de qualité et d’excellence pour ne pas distribuer les médailles comme des bonbons. «Vous méritez ; soyez félicités pour les services rendus à la nation ; c’est en raison de ces mérites que le président de la République a décidé de vous citer dans les divers ordres nationaux», a-t-elle réitéré.
Commandeur, officiers puis chevaliers de l’Ordre national, ils ont été honorés par la République sur la base de divers décrets.
Jamais de mémoire de journaliste, une cérémonie de décoration n’a drainé autant de monde. Les récipiendaires étaient nombreux. Les invités et parents l’étaient tout autant. La cour était pleine de monde d'invités assis et debout.
Quatre de l'ONIP
L’ONIP seul a fourni quatre récipiendaires et non des moindres. Dans l’ordre de réception, les parcours qui ont motivé les hauts conseillers à les sélectionner peuvent être retenus ainsi qu’il suit.
Titulaire d’un master en journalisme obtenu à l’Université d’Etat de Moscou, Reine Azifan épouse Sagbo a fait ses premières armes à la Radio nationale avant d’atterrir à La Nation en 1995. Première femme directrice de publication de ce quotidien pour y avoir exercé ès qualité de 2006 à 2010, Reine Azifan épouse Sagbo est depuis février 2014, la directrice générale par intérim de l’Office.
Edgard Sanvi Couao-Zotti, directeur de publication depuis juin 2010 est entré à l’ONIP en 1995, titulaire lui aussi d'un master en journalisme obtenu en 1987 en ex URSS. II a été successivement secrétaire de rédaction, rédacteur en chef par deux fois, puis directeur de la Formation à la direction générale du Développement des Médias au ministère de la Communication.
Quant à la chef du service commercial de l’ONIP, Marie Madeleine Atai épouse Akoffodji, elle a occupé différents postes avant d’y être nommée après un séjour à la Société béninoise d’énergie électrique.
En ce qui concerne Jean Dagbégnon Adandé, il a suivi plusieurs formations aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays en photojournalisme, son domaine de prédilection. Militant de plusieurs associations professionnelles, durant son parcours professionnel, il a fourni de bons et loyaux services qui lui ont valu d’être sélectionné.
Les autres récipiendaires
Les autres récipiendaires ont également fasciné les hauts conseillers par leurs mérites. Du Commandeur Donné Mouzoun aux chevaliers, le lieutenant-colonel Rock Wangbé de l’état-major général, à l’ancien administrateur Cyriaque Atti-Mama, aucun n’a démérité.
Après la réception dans les différents ordres, il y a eu la signature et la remise des certificats de réception. Le porte-parole des récipiendaires s’est adressé à l’assistance au nom de ses pairs.
Ainsi, Marius Dakpogan, professeur certifié de Lettres, a rendu gloire à l’Eternel qui a su, selon lui, inspirer, présider, juger et décider en leur faveur en signant leur décret de réception dans les différents ordres de réception. Cette reconnaissance, fruit de nombreuses années de privations, constitue une récompense mais peut être assimilée à une exhortation à faire autant. C’est pourquoi il a recommandé, entre autres, que l’Etat loge la Grande chancellerie dans une infrastructure à la dimension de la tâche qu’elle abat et de son importance pour les générations actuelles et futures.

Cotonou a abrité, hier mardi 16 juin, les travaux de la Table ronde des partenaires de la transfusion sanguine. Cette grande rencontre vise un engagement des partenaires techniques et financiers à la mobilisation d’un Fonds pour le financement du plan directeur de développement de la transfusion sanguine au Bénin.
Le Bénin vient d’élaborer un plan directeur de développement de la transfusion sanguine 2014-2018. La réalisation de ce plan nécessite un financement assez important dont le Bénin ne dispose pas. Pour la mobilisation d’un Fonds pouvant permettre le financement de ce plan national, le gouvernement a initié une Table ronde des partenaires techniques et financiers.
Le directeur de l’Agence nationale pour la transfusion sanguine du Bénin, Ludovic Anani, à l'occasion de cette Table ronde a rappelé aux participants les nombreuses difficultés rencontrées avant sa tenue.
Pour le ministre de la Santé, Dorothée A. Kindé Gazard, du chemin a été parcouru dans le sous-secteur de la transfusion sanguine afin de sécuriser le sang et garantir la sécurité pour tous, surtout pour les enfants âgés de 0 à 5 ans et les femmes enceintes. Malgré cet engagement et les efforts dans le sous-secteur, la transfusion sanguine connait encore quelques faiblesses. Ces faiblesses concernent l'insuffisance des ressources financières et de la production du sang et de ses dérivées dues à la limitation du parc des équipements.
Les faiblesses sont aussi liées à la satisfaction de la demande de sang par les populations, d’une part, le personnel réduit pour faire face aux exigences de haute sécurité requise sur toutes les étapes de la chaîne de réalisation du groupe sanguin, d’autre part. Dorothée Akoko Kindé Gazard a aussi témoigné de l’engagement de l’Etat, de l’alignement du Bénin sur les standards internationaux en matière de transfusion sanguine. Cet engagement a été aussi pris pour la réduction des disparités d’accès aux produits sanguins entre les zones urbanisées et les zones rurales faiblement équipées.
Une telle ambition passe par la résolution des questions qui se posent au secteur à travers la mise en œuvre par son mécanisme de financement.
La présente Table ronde vise à obtenir l’engagement des partenaires institutionnels et privés en vue d’assurer le financement du plan directeur 2014-2018 pour le développement du sous-secteur transfusionnel du Bénin.
Il s’agira également au cours de cette rencontre de mobiliser un fonds spécial non inscrit au budget national qui sera géré par un organe spécial appuyé par au moins deux commissaires aux comptes pour en assurer la bonne gouvernance.
Les tâches à accomplir selon l’OMS
A l’occasion de la tenue de cette Table ronde, le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé au Bénin, Youssouf Gamatié a affirmé que la transfusion sanguine est un domaine prioritaire pour son institution. L’OMS, selon lui, s’efforce d’appuyer les pays à développer leurs services de transfusion nationaux afin de garantir un accès rapide et efficace à des approvisionnements en produits sanguins sécurisés, suffisants, et de bonnes pratiques transfusionnelles pour répondre aux besoins des patients. Il a aussi affirmé qu’au Bénin, de réels progrès sont, entrepris pour améliorer la situation de la pénurie de sang. Il en veut pour preuve qu’au Bénin, 100% des produits sanguins servis proviennent de donneurs volontaires non rémunérés. Tous les dons de sang sont soumis à un dépistage des quatre marqueurs recommandés par l’OMS. Les autorités de la transfusion sanguine, estime-t-il, s’attèlent à rationaliser l’utilisation du sang par la formation des prescripteurs, la mise en place d’échanges d’expériences et le suivi des activités de transfusion sanguine dans les établissements de soins de manière à la réserver strictement aux patients qui en ont besoin et le taux médian de don de sang est de 9,8 dons pour 1000 habitants loin au-dessus des 3,9 dons pour 100 des pays de la même catégorie. Cependant, dit-il, beaucoup de choses restent à faire.
Le Bénin doit aussi mettre en place un système d’assurance de qualité efficace et une législation nécessaire pour garantir la mise à disposition rapide d’approvisionnements suffisants en sang et en produits sanguins sécurisés pour tous les patients ayant besoin d’une transfusion.

Depuis bientôt huit ans, le gouvernement béninois, dans la résolution de nombreux crises et problèmes sociopolitiques, économiques… bénéficient de l’appui du Haut commissariat à la gouvernance concertée (HCGC). Une institution voulue par le pouvoir en place et qui, à la différence des autres, travaille en toute discrétion. Hier, mardi 16 juin, pour une fois, le HCGC s’est ouvert pour converser avec les médias, non pas pour faire un quelconque point mais plutôt pour inaugurer l’ère d’une autre visibilité de l’institution.
Depuis qu’il a vu le jour en décembre 2007 (il a démarré ses activités en juin 2008), le Haut commissariat à la gouvernance concertée (HCGC) s’est penché sur des préoccupations relatives à tous les aspects de la vie politique, économique et sociale du Bénin. Il a travaillé en huit ans, sans tapage, ni sur ce qu’il entreprend, encore moins les fruits qui en sont issus. «Il a opté pour la discrétion», a dit signifié, aux hommes des médias à l’occasion d’un déjeuner de presse, son premier responsable, le Haut commissaire à la gouvernance concertée, Moïse Mensah et le secrétaire exécutif de l’institution, Benjamin Dako.
Il est né en effet, de la volonté du président Boni Yayi qui, un peu plus d’un an après sa prise de fonction, a senti le besoin de faire accompagner ses actions par une instance qui se charge de la gouvernance, mais surtout dans un esprit de concertation. Ces deux mots, a expliqué Moïse Mensah, revêtent un sens particulier et justifient par ailleurs la mission assignée à son organe. Celle d’aider «à mettre en œuvre certaines initiatives en s’assurant qu’il y a une mobilisation des éléments constitutifs des forces vives de la nation à travers un dialogue qui permettent de régler leurs préoccupations tant au niveau national que local».
La mission du HCGC prend aussi en compte la recherche de propositions de solution pour une bonne gouvernance et des solutions aux problèmes qui se posent à la nation, dira-t-il par ailleurs. Pour répondre de cette mission, l’institution s’emploie selon Moïse Mensah, à accorder une grande attentionà toutes les couches sociales, surtout au niveau local. C’est ainsi par exemple qu’elle déploie des experts dans les localités, pour y séjourner et écouter les populations. Et contrairement à ce qu’on peut penser, ces populations, quoique pauvres, ont une vision futuriste et ne considèrent pas cette pauvreté comme une fatalité.
Une structure transversale à vocation multidisciplinaire
Au-delà de l’écoute, c’est au niveau de la concertation et donc du dialogue et des échanges que le HCGC a surtout fait parler de lui. Il a ainsi par exemple initié une série d’activités, de concertations et de rencontres. Ceci en raison du caractère transversal de sa mission, au plan politique, administratif, économique, social, du point de vue de l’enracinement de la démocratie… C’est ainsi qu’en 2008, par exemple, sur instruction du chef de l’Etat, il a organisé le forum sur les réalités de la pauvreté face aux défis des OMD et a surtout travaillé à l’avènement du « Programme spécial retour au village ». Mais l’une de ses plus grandes réalisations restera sans doute l’organisation d’une Table ronde entre les secteurs privé et public.
Des explications données hier par le secrétaire exécutif de l’institution, Benjamin Dako, il ressort que «les problèmes des entreprises sont entre autres liés au manque de dialogue pour que les cadres de l’administration publique puissent échanger avec les acteurs du monde privé». Mieux, la fiscalité est jugée «injuste», puisque 30% des entreprises payent plus de 70% des impôts. Bien d’autres problèmes subsistent encore et ce forum aura permis selon lui de poser les bases du dialogue pour solutionner de manière consensuelle, les goulots d’étranglement.
Des goulots d’étranglement, il y en avait aussi au niveau de l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) qui, on s’en souvient, avait engendré à sa tête un monstre à deux têtes. Après treize mois de crise, alors toute vive, et que toutes les tentatives de conciliation avaient échoué, c’est encore le HCGC qui a joué les bons offices pour pacifier les deux camps et obtenir la mise sur pied d’un bureau consensuel. La coalition pour la paix est aussi une initiative du HCGC qui a été très appréciée.
Les acteurs sociaux ont eu également droit aux prestations de l’institution et sous peu, il en sera de même avec l’organisation des concertations sectorielles au niveau de la justice, des finances, de l’éducation, de la sécurité, du secteur privé. Ces actions ne sont pas exhaustives et selon qu’il s’agisse de saisine ou d’auto-saisine, Moïse Mensah et ses collaborateurs ont, avec l’appui de leurs partenaires, notamment le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), agi à tous les niveaux de la vie du Bénin. D’ailleurs, a révélé le Haut commissaire lui-même, l’audit organisationnel et structurel de l’institution a souligné les prouesses du HCGC, son importance et son utilité, et il revient aux futurs dirigeants du pays de décider de son sort.

Après avoir assisté à la cérémonie d’investiture de son collègue béninois Adrien Houngbédji, la veille à Porto-Novo, le président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, a donné une conférence de presse hier, mardi 16 juin au palais des Congrès de Cotonou. L’occasion lui a permis de présenter la situation socio-économique et politique de son pays. Mais avant, il a été intronisé roi par les têtes couronnées du Bénin.
Avant son départ du Bénin où il est venu assister à la cérémonie d’investiture de son collègue Adrien Houngbédji au palais des Gouverneurs, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a rencontré les professionnels des médias au palais des Congrès de Cotonou. Outre la délégation de parlementaires et des membres de son cabinet qu’il conduit, Guillaume Soro avait aussi à ses côtés le consul et l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire près le Bénin.
Plus qu’un devoir de solidarité, de fraternité et d’amitié auquel il a voulu répondre, Guillaume Soro a indiqué, que sa participation à la cérémonie d’investiture organisée lundi 15 juin dernier à Porto-Novo, s’inscrit dans la droite ligne des solides, sincères et historiques relations d’amitié que le Bénin et son pays entretiennent. Lesquelles relations se sont poursuivies dans le temps et continuent de perdurer, puis de se consolider, grâce selon lui, aux chefs d’Etat des deux pays. Il a dit toute sa gratitude et la reconnaissance de la délégation qu’il conduit, pour l’accueil qui leur a été réservé et l’aimable attention à leur égard. En témoigne par exemple, cette initiative prise par les dépositaires des us et coutumes du Bénin, garants de la tradition, de l’introniser comme roi.
Un pays stable et en pleine croissance
Par rapport à la situation qui règne en Côte d’Ivoire depuis 2010, après les moments de douleurs qu’il a connu avec la crise postélectorale, Guillaume Soro a confié qu’elle est des plus reluisantes grâce à ses filles et fils, ainsi qu’à son président de la République, Allassane Ouatara. «Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire se porte bien. De vastes chantiers aussi bien dans les domaines de l’agriculture, des infrastructures routières et de l’énergie ont été ouverts. Au plan économique, le pays s’est repositionné comme étant une destination attrayante, accueillant de plus en plus d’investisseurs pour promouvoir un secteur privé nécessaire au développement et à la réduction de la pauvreté. Partant d’une croissance de -7 en 2011, la Côte d’Ivoire a stabilisé son taux de croissance à une moyenne de 9% sur 3 ans », a-t-il rassuré. Sur le plan politique, le président de la République, a-t-il précisé, a permis le fonctionnement des institutions, et en a fait une priorité dans un pays qui sortait d’une crise. Au plan de la diplomatie, Guillaume Soro a fait remarquer que la Côte d’ivoire est revenue sur la scène. Des progrès, a-t-il insisté, ont également été enregistrés sur le plan de la sécurité et dans le domaine de la réconciliation et de la justice, malgré quelques lenteurs qui ont été constatées. Toutefois, beaucoup d’efforts restent encore à accomplir, reconnaîtra-t-il. «Nous en sommes conscients et c’est ce à quoi, le gouvernement est en train de travailler. Ce qui fonde le président de la République à demander aux Ivoiriens, au regard des résultats obtenus, de lui donner un second mandat pour consolider les acquis et engager de nouvelles réformes. Je peux dire toute la sérénité que je ressent à l’approche des élections d’octobre 2015», a poursuivi Guillaume Soro.
A la question de savoir s’il sera candidat aux élections présidentielles de 2020, il a souhaité que l’on n’aille pas trop vite en besogne. Il est ensuite revenu sur la contribution de l’Assemblée nationale qu’il dirige dans la stabilité politique en Côte d’Ivoire, le retour des exilés, le sort du président Laurent Gbagbo au CPI et les raisons pour lesquelles, les autorités ivoiriennes refusent de livrer son épouse Simone Gbagbo au CPI.

Plus d’un an après son élection à la tête de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB), Jean Baptiste Satchivi, a été élu le 19 mai dernier à Lomé par ses pairs pour conduire les destinées de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CCR/UEMOA). C’était à la faveur de la 14e assemblée générale ordinaire de cette institution régionale.
Conformément aux dispositions de son règlement intérieur, la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CCR/UEMOA) a procédé en mai dernier au renouvellement de ses dirigeants. A l’issue d’un scrutin à vote secret, Jean Baptiste Satchivi a été élu par 98,15% des suffrages exprimés. Durant donc les trois années à venir, il va conduire l’avenir de la CCR/UEMOA et ce, conformément aux textes qui régissent l’institution.
A la suite de son élection, Jean Baptiste Satchivi, tout nouveau président de la CCR/UEMOA, a organisé avec les membres du nouveau bureau et les présidents des commissions techniques des séances de travail. La première réunion avec les membres du nouveau bureau a concerné l'entente qui doit prévaloir entre eux. A l'occasion, il a été demandé aux vice-présidents de jouer pleinement leurs rôles de points focaux dans leurs pays respectifs et de remonter les informations pertinentes à qui de droit. Ensuite, par rapport aux dispositions à prendre pour la réalisation des actions saillantes pour 2015, les membres du bureau ont invité la direction générale à finaliser les plans d’actions 2015 en intégrant les différents amendements au plus tard pour hier 15 juin puis à mettre en exergue les actions prioritaires en vue de leur mise en œuvre immédiate.
Avec les présidents des commissions techniques, il s’agissait d’une prise de contact et de présentation des doléances. Par ailleurs, quelques insuffisances ont été notées dans le fonctionnement de la direction générale de l’institution. Pour ce faire, Jean Baptiste Satchivi a même demandé au directeur de faire l’inventaire des difficultés et de proposer des solutions concrètes. Les commissions mises sur pied doivent tenir deux réunions annuelles.

La représentation béninoise de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) organise depuis hier, et ce pour 48 heures, un atelier de suivi de la mise en œuvre de ses réformes, programmes et projets au Bénin. La rencontre se tient à la veille de la deuxième revue annuelle que la Commission s’apprête à organiser au Bénin, du 23 au 29 juillet prochain.
En prélude à la 19e session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) prévue à Cotonou au mois d’août prochain, il se tient depuis hier, une revue annuelle dont l’objectif est de faire le point sur l’état d’exécution des programmes, projets et réformes de cette instance communautaire au Bénin. Elle permettra donc, a dit le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, Badjibassa Babaka «de dessiner le visage réel de l’implication du Bénin dans la mise en œuvre des chantiers du processus d’intégration de l’UEMOA». Pour ce faire, les représentants des ministères en charge de la mise en œuvre des réformes de l’Union, les points focaux nationaux chargés du suivi des projets ainsi que les maîtres d’ouvrage délégués concernés par la réalisation des projets y ont été conviés.
Pendant 48 heures, il sera question pour eux, en marge de la deuxième revue annuelle que la Commission s’apprête à organiser au Bénin, du 23 au 29 juillet prochain d’apprécier l’état d’exécution et les difficultés rencontrées dans la réalisation physique et financière des projets avec pour finalité, le renforcement du processus d’intégration régionale.
Vingt milliards d'investissements
«Actuellement au Bénin, une vingtaine de projets sont en cours d’exécution pour un montant global d’environ vingt milliards de francs CFA», a souligné le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, Badjibassa Babaka pour montrer l’ampleur des engagements de l’Union. Les secteurs concernés par ces investissements sont entre autres l’agriculture, l’élevage, la pêche, la sécurité alimentaire… Se référant à l’exercice d’il y a un an, il a soutenu à propos des réformes que sur environ 112 textes communautaires, 56% ont fait l’objet de transposition alors que l’application effective porte sur 50%. En matière de gouvernance économique et de convergence, sur 18 directives, 9 sont transposées et 7 appliquées tandis que 4 règlements sur 4 sont appliqués. En matière de marché commun, sur 19 directives, 11 sont transposées, dix appliqués alors que sur 19 règlements, 9 sont appliquées. Pour ce qui est des politiques sectorielles, sur 21 directives, 12 sont transposées, 9 appliquées alors que 11 règlements sur 25 sont appliqués.
En conclusion à cet exposé, Badjibassa Babaka note que «à juin 2014, sur 58 directives, 32 sont transposées, 26 appliquées alors que sur 48 règlements et autres, 24 sont appliquées ». Un an après un tel tableau, l’espoir que nourrit le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, est qu’il y ait eu des améliorations. Et c’est pour s’en convaincre, que la revue de 48 heures qui se tient actuellement est organisée, afin de présenter à l’occasion de la revue prévue du 23 au 29 juillet prochain, «un taux meilleur ». Ce même espoir est porté par Béatrice Kangah, conseiller au bureau de l’UEMOA à Cotonou qui elle, dans la présentation des objectifs de cette revue, est largement revenue sur cet aspect.

Si dans les collèges le manque d’enseignants est géré avec le recours aux professeurs vacataires, cela n’est pas aisé au niveau des établissements primaires publics. Dans les circonscriptions scolaires d’Allada, de Tori et de Toffo touchées par le phénomène dans le département de l’Atlantique, les responsables du système éducatif ont adopté la solution de jumelage, de réunion de classes et la formule des classes multigrades pour permettre aux apprenants de ne pas rater le minimum.
Par Alain ALLABI
Le système éducatif béninois souffre du manque d’enseignants. Au niveau des écoles primaires publiques, le phénomène est si criard dans les communes de Tori, Allada et Toffo que les chefs des circonscriptions scolaires et les directeurs optent pour des solutions de combinaison des classes.
Barnabé Dégon, chef de la Circonscription scolaire d’Allada (C/CS), expose la gravité du phénomène dans sa circonscription qui compte 116 écoles primaires publiques contre 27 écoles maternelles. Quant au nombre d’enseignants disponibles, ils sont 497 avec un manque de 153, explique le C/CS. La situation n’est pas autre à Tori-Bossito. A ce niveau, 247 enseignants animent les classes des 64 écoles primaires publiques que compte la commune, selon André Totin, chef de la circonscription scolaire. Cet effectif est en deçà des 374 enseignants dont les établissements ont réellement besoin.
Félix Mègnigbèto, chef du service secrétariat administratif et du personnel de la circonscription, indique qu’il manque un effectif de 127 enseignants au niveau des écoles primaires publiques. Dans les écoles maternelles au nombre de 21 avec 36 classes, on ne compte que 21 enseignants. Selon lui, une seule des écoles maternelles est dirigée par un directeur ayant le CAP, le reste n’en est pas titulaire. Dans la circonscription scolaire de Toffo dirigée par Désiré Guèdèmè, il n’y a que 298 enseignants pour couvrir les 536 classes au cours primaire. Ce qui indique un manque de 238 enseignants. Alors qu’à la maternelle, 20 enseignants seulement animent les 39 sections ouvertes, soit une pénurie de 19 enseignants.
Les solutions par circonscription
Cette pénurie sévère d’enseignants n’a pas empêché les chefs de ces circonscriptions de s’organiser chacun à son niveau pour que les apprenants aient accès au savoir. Selon Barnabé Dégon, C/CS d’Allada, pour régler ce problème, on ne saurait le faire seul. D’abord, il y a des bonnes volontés au niveau local qui ont engagé des enseignants. C’est le cas de certains hommes politiques et de certains chefs d’arrondissement qui ont soutenu les écoles de la commune d’Allada en procédant au recrutement d’enseignants. Ils ne se contentent pas de les recruter mais se chargent également, précise-t-il, de leur assurer un salaire. Il évalue l’effectif de cette catégorie à environ une trentaine. «Ce nombre est insuffisant face au besoin exprimé sur le terrain », relève le C/CS d’Allada. Dès lors, il confie avoir retenu avec ses collaborateurs un système de gestion des classes dans le contexte de la pénurie. Il s’agit des classes jumelées et des classes multigrades. Selon lui, une classe jumelée est une classe constituée de deux classes de même niveau. Ainsi, à cause de la pénurie d’enseignants, on peut jumeler le CI et le CP, le CE1 et le CE2 et enfin le CM1 et le CM2.
Quant aux classes dites multigrades, elles concernent la réunion de deux classes de différents niveaux. Ainsi, on pourrait avoir ensemble dans une même salle, les écoliers du CI et du CEI par exemple. Dans la circonscription scolaire d’Allada, malgré les efforts des hommes politiques et ce qu’a fait l’Etat lui-même, la pénurie sévit toujours. Ce qui oblige Barnabé Dégon et ses collaborateurs à recourir à la formule des classes jumelées et des classes multigrades.
Au niveau de la commune de Tori, confie Félix Mégnigbèto, « toutes les écoles manquent pratiquement d’enseignants ». Cette pénurie qui date de plus de 10 ans s’est aggravée avec le temps à cause des départs à la retraite et du non remplacement par de nouveaux recrutements. En moyenne, précise-t-il d’un air d’impuissance, il manque trois enseignants par école de six classes. Mais poursuit-il, dans les écoles en extension qui ont huit classes, le manque atteint six. Et pour faire face à cette situation, des donateurs ont réagi pour doter, selon leurs moyens, certaines écoles d’enseignants. Mais cela ne parvient à couvrir les besoins en personnel enseignant dans le milieu. Alors, la formule appliquée dans la circonscription voisine est adoptée. Ainsi, à l’école primaire publique de Dohinonko B, le CE1 et le CE2 sont jumelés de même que le CM1 et le CM2.
Situation plus grave
La situation était plus grave au début de l’année scolaire à l’école de Houndomè B où il n’y avait que le seul directeur pour six classes. Mais une solution a été trouvée avec l’envoi de deux enseignants dont un contractuel et un recruté par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE). Ainsi, à trois ils se débrouillent avec le jumelage des classes pour permettre aux enfants de suivre les cours. Toutes ces informations sont confirmées par le chef de la circonscription scolaire, André Ahissou Totin. Pour lui, le jumelage se fait aussi entre les mêmes classes au niveau des complexes, c’est-à-dire des écoles de deux à trois groupes. Ainsi, les écoliers de la même classe de différents groupes se retrouvent dans une même salle sous la direction d’un même enseignant. Au-delà des classes jumelées, ajoute-t-il, on procède aussi aux classes multigrades dans certaines écoles.
A Toffo, la gestion de la pénurie n’est pas faite exactement selon les mêmes démarches. Désiré Guédémè, le chef de cette circonscription, confie qu’en dehors du jumelage, lui et ses collaborateurs ont seulement recours à la réunion de classes. Il s’agit de la mise ensemble des classes de même niveau de différents groupes. « Nous ne faisons pas de classes multigrades ici », indique-t-il. En plus de ces dispositions internes, la coordination des associations de parents d’élèves a pris l’initiative de recruter des enseignants communautaires locaux dont certains sont titulaires du BEPC, d’autres du CEAP et d’autres encore du CAP. Mais entretemps, la plupart étaient partis parce que rappelés pour le programme de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE). Ce qui crée encore des difficultés au niveau des écoles primaires publiques de la circonscription.
Des problèmes pour la qualité
Que la solution soit les classes jumelées ou multigrades, elle ne manque pas de conséquences aussi bien sur les apprenants que sur les enseignants. En d’autres termes, quand ça ne va pas chez l’enseignant, ça ne va pas chez les apprenants non plus.
Barnabé Dégon tient à faire la nuance. Pour lui, les classes jumelées posent moins de problèmes que les classes multigrades. Prenant le cas du jumelage CI-CP, il indique que l’enseignant s’occupe plus du CI en faisant le global et pour approfondir les notions, il se porte vers le cours supérieur (le CP). « Ainsi, les deux classes profitent », signale-t-il.
Quant à la formule multigrade, l’enseignant donne la priorité au cours le plus faible, car il estime que les apprenants du cours le plus élevé ont déjà ces connaissances et ce n’est qu’après qu’il s’occupe de la classe supérieure.
André Totin, de la circonscription scolaire de Tori, mettra l’accent sur les difficultés pour l’enseignant se trouvant en situation de classe jumelée ou multigrade. « Quand les effectifs sont élevés allant jusqu’à 80 écoliers par classe, cela appelle à plus d’effort de la part de l’enseignant et demande plus de contrainte dans les dispositions matérielles à prendre au niveau de la classe et notamment dans la mise en œuvre de certaines activités comme les évaluations, leur correction», révèle-t-il. Pour lui, «ce n’est pas facile à faire». La situation est pire au niveau de Toffo où le chef de la circonscription scolaire indique qu’on compte 100 écoliers dans une classe de Colli Bossouvi.
Alors, au sujet des solutions mises en œuvre, son collègue André Ahissou Totin de Tori s’interroge: « L’enseignant a-t-il reçu une formation pour encadrer des apprenants de différentes classes ? Comment peut-il s’arranger pour exécuter les programmes de deux classes avec les mêmes horaires que son collègue qui tient une seule classe ?»
Dans la réalité, confesse Barnabé Dégon, on se rend compte que les enseignants ne veulent pas faire du jumelage ni du multigrade. « Quand on leur demande d’appliquer ces formules pour remédier au manque d’enseignant, ceux qui sont polis font semblant de vous écouter mais en réalité, ils ne le font pas », reconnaît-il ajoutant avec dépit que « classe jumelée ou classe multigrade, ce n’est pas toujours souhaité ». Parlant des inconvénients, Barnabé Dégon dira que ce sont les enseignants qui sont les plus pénalisés. Aucune des formules ne les arrange. Au contraire, les classes jumelées et les classes multigrades leur demandent plus d’effort. Ce qui fatigue plus l’enseignant. Ainsi, note André Ahissou Totin, l’enfant ne pourra pas atteindre le profil souhaité à la fin de l’année pour un écolier de la même classe et ayant suivi les cours dans les conditions normales. Dès lors, renchérit-il, « l’enfant ayant évolué dans un tel système aura des difficultés au collège ».
A. A.
Education 15 juin 2015

Quatre malfrats sont tombés dans les mailles de la Police à Djougou à la suite d’une grande opération des éléments du Commissariat de la ville. Ils ont été présentés hier lundi 15 juin à la presse.
Les populations de la ville de Djougou ont connu ces quatre dernières semaines des moments bien tumultueux avec la recrudescence de l’insécurité. Des braquages à main armée ont été perpétrés par des individus qui répondront désormais de leurs forfaits devant le tribunal.
Zacharie Djarra, Marcel Adoukonou, Malick Bacharou et Martial Avohou, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ont été appréhendés par le Commissariat de la ville de Djougou à la suite d’une grande opération. Tous des repris de justice et spécialisés dans le vol à main armée, ces individus sans foi ni loi dépouillent en effet les citoyens de leurs biens sous la menace de pistolets. Les femmes qui constituent leur cible sont suivies à moto et tenues en respect à l’aide d’armes à feu. A trois souvent sur leur moto, ils suivent leurs victimes jusque dans des endroits isolés pour les déposséder de leurs biens. Suite à diverses plaintes, la Police s’est mobilisée à travers la mise en place d’un dispositif de sécurité et un renforcement de son réseau de renseignement pour finir par réussir son coup de filet. Zacharie Djarra, chef de la bande, arrêté en premier, s’est tôt mis à table pour dénoncer ses compères qui seront par la suite appréhendés avec le concours de la Police de Bohicon. Cinq motos dont deux de marque Bajaj, une Honda Wave, une Dream et une Haojue, des appareils DVD, une tablette ainsi que divers autres objets constituent le butin retrouvé sur eux lors de leur arrestation.
Tous les quatre devraient être présentés dans la journée d’hier au tribunal de première instance de deuxième classe de Djougou pour répondre de leurs actes. Rassurant les populations quant aux efforts faits par la Police pour assurer leur sécurité au quotidien, Jean Jacques Djivo, commissaire de la ville de Djougou, a appelé à leur franche collaboration pour réussir leur mission.
«Nous souhaitons de tous nos vœux que le système carcéral soit revu pour que ces voleurs ne nous reviennent pas, chaque fois plus performants, plus équipés et plus criminels», espère-t-il, fier de ses hommes.

Quatre malfrats sont tombés dans les mailles de la Police à Djougou à la suite d’une grande opération des éléments du Commissariat de la ville. Ils ont été présentés hier lundi 15 juin à la presse.
Les populations de la ville de Djougou ont connu ces quatre dernières semaines des moments bien tumultueux avec la recrudescence de l’insécurité. Des braquages à main armée ont été perpétrés par des individus qui répondront désormais de leurs forfaits devant le tribunal.
Zacharie Djarra, Marcel Adoukonou, Malick Bacharou et Martial Avohou, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ont été appréhendés par le Commissariat de la ville de Djougou à la suite d’une grande opération. Tous des repris de justice et spécialisés dans le vol à main armée, ces individus sans foi ni loi dépouillent en effet les citoyens de leurs biens sous la menace de pistolets. Les femmes qui constituent leur cible sont suivies à moto et tenues en respect à l’aide d’armes à feu. A trois souvent sur leur moto, ils suivent leurs victimes jusque dans des endroits isolés pour les déposséder de leurs biens. Suite à diverses plaintes, la Police s’est mobilisée à travers la mise en place d’un dispositif de sécurité et un renforcement de son réseau de renseignement pour finir par réussir son coup de filet. Zacharie Djarra, chef de la bande, arrêté en premier, s’est tôt mis à table pour dénoncer ses compères qui seront par la suite appréhendés avec le concours de la Police de Bohicon. Cinq motos dont deux de marque Bajaj, une Honda Wave, une Dream et une Haojue, des appareils DVD, une tablette ainsi que divers autres objets constituent le butin retrouvé sur eux lors de leur arrestation.
Tous les quatre devraient être présentés dans la journée d’hier au tribunal de première instance de deuxième classe de Djougou pour répondre de leurs actes. Rassurant les populations quant aux efforts faits par la Police pour assurer leur sécurité au quotidien, Jean Jacques Djivo, commissaire de la ville de Djougou, a appelé à leur franche collaboration pour réussir leur mission.
«Nous souhaitons de tous nos vœux que le système carcéral soit revu pour que ces voleurs ne nous reviennent pas, chaque fois plus performants, plus équipés et plus criminels», espère-t-il, fier de ses hommes.

Une délégation de la Commission électorale nationale autonome (CENA) conduite par la vice-présidente Geneviève Boko-Nadjo, a effectué une visite guidée du Centre de colisage du matériel électoral dans le cadre des élections municipales, communales et locales du 28 juin prochain. C’était hier lundi 15 juin, au palais des Sports du stade de l’Amitié de Cotonou.
Les élections législatives du 26 avril dernier ont connu quelques ratés mais celles-ci n’ont pas entaché la crédibilité du scrutin. Ces ratés sont liées au retard dans le déploiement du matériel dans l’ensemble des 13 106 postes de vote. C’est pour parer aux problèmes liés à la coordination du déploiement du matériel électoral que la Commission électorale nationale autonome (CENA) a créé un centre de colisage au palais des Sports du stade de l’Amitié. Elle y a installé l’ensemble du matériel qui sera convoyé vers les arrondissements et les postes de vote.
Pour faire le point du colisage à quelques jours du scrutin du 28 juin prochain, Geneviève Boko Nadjo et ses collègues, Basile Fassinou et Moise Bossou, ont investi le centre de colisage hier. « La CENA s’est déplacée ce matin pour venir toucher du doigt les travaux de colisage. C’est un processus complexe qui se fait en plusieurs étapes. Un premier colisage consiste à mettre le petit matériel non sensible en colis, un second à mettre les scellées dans des cartons et un troisième à mettre ensemble les matériels sensibles. Tout cela doit être fait avec une précision de métronome », a expliqué Geneviève Boko Nadjo aux journalistes. Elle a indiqué qu’en raison de l’exiguïté de son siège, la CENA a négocié avec le directeur de l’Office de gestion du stade de l’Amitié pour y installer son quartier général afin d’éviter les aller et retour des membres et agents de la CENA vers le PLM Alédjo et le Centre national de traitement (CNT).
A l’intérieur du palais des Sports se dressent des tas de sachets bleus et noirs. Il y a 13 106 sachets bleus destinés aux 13 106 postes de vote. 546 autres sachets noirs iront vers les 546 chefs d’arrondissement. Des cantines y sont également entassées. Au total, le matériel sera convoyé du centre de colisage vers l’ensemble des 623 circonscriptions électorales. Selon la vice-présidente, Geneviève Boko Nadjo, quelques 100 manœuvres ont été recrutés pour les opérations sur place. Pour l'instant, plus de 50% du matériel non sensible est déjà mis en colis.