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Nouvelles

Scrutin du 28 juin prochain: La CENA effectue le tirage au sort des listes ce matin

La Commission électorale nationale autonome (CENA) prépare activement les communales, municipales et locales du 28 juin prochain. Elle procèdera ce jour au tirage au sort et au positionnement des listes de candidatures à son siège. En attendant, hier mercredi 10 juin déjà, une délégation de l’Opposition conduite par le professeur Mathurin Coffi Nago a eu, avec ses membres, une séance de travail. Le vote par procuration était au cœur des échanges.

Les élections municipales, communales et locales auront lieu le 28 juin prochain. Les états-majors se préparent activement en attendant le lancement officiel de la campagne électorale la semaine prochaine. Après la clôture officielle des dossiers de candidatures et la délivrance des récépissés définitifs, les 34 listes de candidatures ont défilé tour à tour à la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour effectuer le dépôt de leurs logos. Ce matin, la CENA passe à l’étape suivante : le tirage au sort des partis et alliances de partis en lice pour le 28 juin prochain. Ce sera au détour d’une cérémonie en présence des responsables des listes de candidature et de la presse.

Toujours dans le cadre des préparatifs des municipales, communales et locales, une délégation de l’Opposition conduite par le leader de l’alliance Forces démocratiques unies (FDU), le professeur Mathurin Coffi Nago a eu une séance de travail avec les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA). Au cœur de leur entretien, était la question des procurations lors des deux votes qui auront lieu le dimanche 28 juin prochain sur toute l’étendue du territoire national.
L’ancien président de l’Assemblée nationale a exprimé ses inquiétudes par rapport à l’ampleur que pourrait avoir le vote par procuration. Il a notamment insisté sur les informations faisant état de ce que des cartes d’électeur auraient été «achetées» afin d’être utilisées lors des votes par procuration. Le président de la CENA lui a indiqué que son institution n’a pas compétence pour interdire ces genres de votes, elle les régule.

Actualités 11 juin 2015


Relation avec la Cour de l’OHADA: Le barreau de Cotonou rejette la tutelle française

Les membres de l’Ordre des avocats du Bénin ont organisé hier mercredi 10 juin une marche pacifique suivie d’une conférence de presse. Ils ont rejeté le projet de création d’une Organisation qui servira d’interface entre les avocats ouest-africains et la Cour de justice de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) et dénoncent « une mainmise de la justice française» sur cette institution.

Alignés en deux rangs, une cinquantaine d’avocats béninois dont les anciens bâtonniers Robert Dossou et Hélène Aholou Kèkè, ont effectué hier mercredi 10 juin, un aller-retour Place des martyrs-Cour d’appel de Cotonou. Les membres de l’Ordre des avocats du Bénin ont voulu par cette marche pacifique montrer leur indignation par rapport à ce qu’ils appellent une mainmise de la justice française sur les barreaux nationaux africains et sur la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Les marcheurs étaient restés silencieux même si sur les pancartes on pouvait lire «Non au barreau de l’OHADA ! ».
Après la marche, le bâtonnier Cyrille Djikui a donné une conférence de presse dans l’une des salles de la Cour d’Appel de Cotonou en présence de l’ensemble des membres de l’Ordre des avocats du Bénin. Il a expliqué que la CCJA s’est plainte de la mauvaise relation qu’elle entretient avec les barreaux nationaux auprès de l’Ordre des avocats de France. Ce qui a poussé cette dernière à suggérer la création d’une organisation qui va servir d’interface entre les barreaux nationaux et la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). «L’heure est grave ! C’est un complot ourdi au plus haut niveau pour avoir la mainmise sur les barreaux nationaux afin que nous devenions des sacs au dos », a déclaré Cyrille Djikui. Selon lui, ce n’est pas à un barreau représentant l’Afrique de l’Ouest de jouer les médiateurs entre la CCJA et les barreaux nationaux. De plus, ce n’est pas aux Français de jouer les médiateurs entre la CCJA et les avocats africains. «Nous avons averti tous les barreaux de l’Afrique de l’Ouest afin qu’ils agissent eux aussi à leur niveau. Le combat n’est pas corporatiste mais nationaliste. C’est une autre conquête de l’Afrique», a-t-il dit.
Pour lui, une forte menace pèse sur les activités des barreaux nationaux si la nouvelle organisation suggérée par les Français est mise en place. Il appelle tous les démocrates à s’indigner contre ce projet.

Actualités 11 juin 2015


Réponse de l’AJT aux déclarations du député Janvier Yahouédéhou : «Tout est faux et demeurera faux», dixit Sévérine Lawson

Deux objectifs essentiels sont à la base de la conférence de presse animée hier, mercredi 10 juin à Cotonou, par l’Agent judiciaire du trésor (AJT) Sévérine Lawson. D’une part, elle entendait apporter une réplique aux déclarations faites la veille au Parlement par le député Janvier Yahouédéhou au sujet de l’affaire dite ICC Services et consorts. Et d’autre part, disculper le chef de l’Etat et clamer haut et fort qu’il n’a jamais touché un kopeck des fonds collectés dans ce cadre.

« Nous vous avons réunis suite à la déclaration faite mardi 9 juin 2015 par le député Janvier Yahouédéhou au sujet de l’affaire ICC services et consorts… De la déclaration du député Janvier Yahouédéhou, il ressort en substance que à l’arrivée au pouvoir du président Boni Yayi en 2006, plusieurs structures illégales de collecte de l’épargne et de placement de fonds se sont installées et ont pu opérer en collectant environ 156 milliards F CFA auprès des populations. Qu’à la naissance de la crise, plusieurs structures ont été créées pour concourir à la gestion du dossier. Il s’agit de la Commission autonome d’enquête judiciaire, du Comité de crise et du Comité de suivi… et que dans leur gestion de l’affaire, les différentes structures ont gelé au niveau des banques primaires, environ 8 milliards de FCFA… que l’ensemble des fonds issus devraient servir aux déposants et qu’au lieu de cela, à part le remboursement de quelques petits déposants, les 8 milliards ont été purement et simplement détournés par le président de la République et n’existeraient plus que sur papier…». Ce sont ces propos que l’Agent judiciaire du trésor (AJT), Sévérine Lawson par ailleurs présidente du Comité de suivi qualifie de «graves accusations et d’allégations» qui l’ont obligée selon ses dires à prendre langue avec les hommes des médias hier.

Ceci, aux fins de battre en brèche les déclarations du député Janvier Yahouédéhou et surtout de dégager la responsabilité du président de la République. Sur l’émergence des structures, «les autorités du ministère des Finances ont été saisies mais n’ont pas réagi en temps réel du fait de plusieurs dysfonctionnements administratifs…», dira-t-elle, entre autres, pour justifier que «le gouvernement a été saisi en août 2009, et non en 2006 comme allégué». S’agissant de la gestion de la crise, elle y a noté plutôt une volonté affichée du chef de l’Etat qui a d’ailleurs mis en place les structures chargées d’y faire la lumière. Lesquelles ont agi avec «dévouement et abnégation» et ont recensé les structures concernées. 48 d’entre elles seront alors encadrées et quelques 82 418 déposants ont été désintéressés selon ses explications, avec des recettes provenant des fonds dégelés, des avoirs des promoteurs et autres.
«Plus de huit milliards ont été remboursés aux déposants», souligne-t-elle alors, martelant par ailleurs qu’«aucun bien immeuble n’a été vendu depuis le début de cette crise, contrairement aux allégations colportées depuis quelques temps ». Quant «aux graves accusations du député», elle déclare qu’il s’agit d’accusations mensongères qui ne reposent sur aucun fait. «Le président n’est aucunement mêlé à la gestion opérationnelle du dossier. Il n’est informé que lorsqu’à sa demande, des points lui sont faits», clarifie Sévérine Lawson pour qui, «le tout ne suffit pas de dire qu’on détient des preuves, mais il faut les produire». En tout cas, a-t-elle clamé lors de sa rencontre avec les hommes des médias hier, «tout est faux et demeurera faux car, rien de ce qui a été dit n’est et ne sera jamais vrai».

Actualités 11 juin 2015


Election du bureau des Commissions permanentes ce jour: L’Opposition en passe de damer le pion à la Mouvance

Les députés de la 7e législature se retrouvent en plénière ce jeudi 11 juin pour procéder à la constitution et à l’élection des membres du bureau des Commissions permanentes. Même avec sa majorité de 39 députés contre 37 pour l’Opposition, la Mouvance présidentielle a une marge de manœuvre très réduite pour rafler la mise au niveau de ces Commissions permanentes.

Après l’étape de la formation des groupes parlementaires, les députés doivent enchaîner ce jeudi 11 juin avec la constitution des cinq Commissions permanentes suivie de l’élection de leurs bureaux respectifs. Laquelle constitution n’était pas possible sans la configuration politique du Parlement. Car, la constitution des Commissions permanentes est avant tout l'affaire des groupes parlementaires.

En effet, ce sont les groupes parlementaires qui présentent au bureau de l’Assemblée nationale la liste de leurs candidats aux différentes Commissions. Le Règlement intérieur du Parlement fait obligation aux groupes parlementaires de présenter leurs candidats, en veillant à ce qu’elle soit proportionnelle à la représentativité du groupe au sein de l’Hémicycle.
L’inscription dans les Commissions permanentes est obligatoire pour tous les députés à l’exception des sept membres du bureau du Parlement. Aucun député ne peut faire partie de plus d’une Commission permanente. Chaque Commission, après sa constitution, est invitée par le président de l’Assemblée nationale à élire en son sein son bureau composé d’un président, d’un vice-président, d’un premier rapporteur, d’un deuxième rapporteur et d’un secrétaire.
A la date d’aujourd’hui, la 7e législature ne compte qu’un seul groupe parlementaire, celui des 40 députés FCBE et alliés créé lors de la plénière du mardi dernier. Il est dénommé «République et Unité nationale» et présidé par le député André Okounlola. En vertu du principe de la représentativité proportionnelle, le groupe parlementaire «République et Unité nationale» aura à envoyer 32 représentants au sein de quatre Commissions permanentes à raison de 8 par Commission. Il envoie ses 7 autres membres restants au sein de la cinquième Commission. Ce qui fait 39 députés si on enlève le député FCBE, Sofiath Schanou, membre du bureau de l’Assemblée nationale et qui donc, n’est pas autorisée à s’inscrire dans une Commission permanente.
Les députés des forces de l’Opposition au nombre de 43, donc majoritaire au Parlement, ont décidé de ne pas se constituer en groupe parlementaire. Ils sont donc déclarés non-inscrits ; certainement une stratégie de leur part pour damer le pion à leurs autres collègues de la Mouvance. Si on retranche de leur effectif, les 6 membres du bureau du Parlement, il ne leur reste que 37 députés. Or, selon le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les députés non-inscrits, c'est-à-dire qui n’appartiennent à aucun groupe parlementaire, présentent au bureau du Parlement, leurs candidatures à la Commission de leur choix. Ainsi, il suffira pour les 37 députés de l’Opposition, si elle est homogène bien sûr, de prendre quatre Commissions permanentes de leur choix avec un effectif de 36 à raison de neuf par Commission. Ce qui leur permet de supplanter d’une voix les députés de la Mouvance au niveau de chacune de ces commissions. Le 37e membre de l’Opposition sera ensuite envoyé au sein de la Commission où les FCBE sont à sept. Cette dernière Commission sera contrôlée par la Mouvance puisqu’elle sera majoritaire lors de l’élection du bureau.
Ainsi, l’Opposition pourrait s’en sortir avec le contrôle de quatre Commissions permanentes contre une seule à la Mouvance. Certes, en cas de contestations, le Règlement intérieur du Parlement permet au bureau d’arbitrer. Il doit consulter dans ce cas le président du groupe parlementaire « République et Unité nationale ». C’est cette consultation que gagne la Mouvance, dans sa stratégie, en créant ce groupe parlementaire. Sinon, s’ils étaient aussi non-inscrits comme leurs collègues de l’Opposition, le bureau n’a pas besoin de les consulter. Il tranche à sa manière. Mais le bureau de l’Assemblée nationale dominé par des membres de l’Opposition risque de faire la sourde oreille aux désidérata de la Mouvance qui cherchera à avoir plus qu’une Commission permanente. Surtout qu’elle est majoritaire dans la répartition des députés au sein des Commissions permanentes. La Mouvance n’hésitera pas à dénoncer le bureau ou crier à l’injustice si les choses ne se passent pas de manière orthodoxe.
Il va sans dire que la plénière de ce jeudi 11 juin ne sera pas moins agitée que celle consacrée à l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Droits et Devoirs 11 juin 2015


Audience à la présidence de la République: Yayi et Houngbédji saluent un climat politique apaisé

Le président de la République a reçu, hier mercredi 10 juin en audience, Me Adrien Houngbédji, récemment élu président de l’Assemblée nationale. La décrispation politique actuelle satisfait les deux personnalités.

Le tête-à-tête entre le chef de l’Etat et le tout nouveau président de l’Assemblée nationale a duré plus de deux heures. Les deux personnalités ont fait un tour d‘horizon de la situation politique nationale, en l’occurrence l’actualité parlementaire et la situation politique que vit actuellement le pays. «La rencontre d’aujourd’hui est la première que j’ai avec le président de la République depuis l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Le président nous a envoyé une lettre de félicitations. Il est de règle que nous lui rendions une visite de courtoisie pour le remercier », fait observer Me Adrien Houn-gbédji, au sortir de l’audience. Le président de l’Assemblée nationale enchaîne : « Nous en avons profité pour faire le tour d’horizon d’un certain nombre de préoccupations, des problèmes relatifs à l’ambiance politique générale dans le pays. Nous avons pu constater ensemble que depuis l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, le climat dans le pays est à l’apaisement. Cela est à mettre à l’actif de la démocratie béninoise qui, par le fonctionnement régulier de ses institutions, a quand même pu faire revenir un climat de paix ».
La deuxième personnalité de l’Etat dit avoir aussi évoqué avec le chef de l’Exécutif, la cérémonie de son investiture prévue pour lundi prochain. « Nous attendons une dizaine de présidents de parlement. Il était nécessaire d’en discuter avec le chef de l’Etat et de solliciter la contribution du gouvernement à la bonne réussite de la cérémonie et un bon accueil des chefs de délégation », assure-t-il.
Me Adrien Houngbédji poursuit que le fonctionnement de l’institution en tant qu’organe législatif et de contrôle de l’action gouvernementale a également meublé leurs discussions. « Nous sommes dans la phase où nous mettons en place les groupes parlementaires. Ce travail s’est terminé depuis avant-hier, ce jour nous allons mettre en place les commissions. J’ai tenu à dire au chef de l’Etat que l’Assemblée nationale fonctionne correctement, ce qu’il a beaucoup apprécié», conclut-il.

Actualités 11 juin 2015


Conseil des ministres: Des mesures hardies pour la fourniture de l'eau potable aux populations

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mardi 2 juin 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
• Sena Dépé épouse Akouè, belle-mère de monsieur Gustave D. Sonon, ministre chargé des relations avec les Institutions ;
• Yves William Trougnin, photographe du chef de l’Etat, en service à la Cellule de communication de la présidence ;
• Marcel Gbèdjinon, agent de l’ORTB à la retraite, père de monsieur Franck Gbédjinon, technicien d’image à l’ORTB et caméraman du président de la République ;
• Léon Awessou, chevalier de l’Ordre du mérite agricole, précédemment producteur dans la commune d’Abomey ;
• Moussa Shabi Mane, inspecteur de l’Enseignement maternel et primaire à la retraite et 1er adjoint au maire de Bembèrèkè, beau-père de monsieur Mouhamadou Arikama Chabi, administrateur des Services financiers, directeur des Ressources financières et du Matériel du ministère de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires ;
• Marie Capo-chichi née Adi-kpéto, mère de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Aubert Capo-Chichi, précédemment directeur de l’Ecole nationale des instituteurs du Borgou, père de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Travaux publics et des Transports, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Assogba Gabriel Dossou, précédemment directeur de la Formation et des Projets de l’Office béninois des services de volontariat des jeunes ;
• Albert Ahidazan Azansien alias papa Djrado, ancien commissaire du peuple à l’Assemblée nationale révolutionaire, chevalier de l’Ordre de mérite agricole, président de l’ONG ASADES, initiateur et fondateur du culte Hwendonafa, père de madame A. Florentine Yêyinou Ahidazan en service à la présidence de la République ;
• Essoulé Dorcas Atanlé Koudé, belle-mère du révérend docteur Nicodème I. Alagbada, président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin,
• Joseph Dovoédo, professeur certifié d’Histoire et Géographie, premier directeur africain du Cours secondaire protestant de Cotonou ;
• Reine Y. Zannou, précédemment chef du Service de la communication, des archives et de la documentation à la préfecture de Porto-Novo ;
• Kochégbé Nouatin, précédemment chef du village d’Ahozon, situé dans l’arrondissement de Pahou dans la commune de Ouidah.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
• un projet de décret portant autorisation de participation de l’Etat au capital social de la société dénommée Benirail Infrastructure ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine de fabrication d’engrais au Bénin par la Société export trading group (ETG) ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine d’égrenage de coton graine à Kérou, département de l’Atacora ;
• un projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ;
• un projet de décret portant modification de l’article 3 du décret n° 2011-679 du 14 octobre 2011 et prorogation de la durée de la période d’exploitation du projet d’exercice des activités de manutention de conteneurs au Port de Cotonou, de la société Bénin Terminal S.A. agréée au régime «D» du Code des investissements ;
• un nouveau projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga (CNHU-HKM) ;
• un projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’administration de la Caisse mutuelle de prévoyance sociale.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables, le ministre des ODD en charge des grands travaux et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont rendu compte au Conseil des ministres de la mise en œuvre de l’installation et de la mise en service des lampadaires solaires photovoltaïques, des kits solaires photovoltaïques, des lampes basse consommation, des systèmes d’adduction d’eau potable et mini centrales solaires au travers des programmes PRODERE de l’UEMOA, du programme des jeunes Américains et du programme national PROVES.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre des ODD, responsable du comité de réception de ces équipements, d’adjoindre le Génie militaire à ce comité en vue de procéder à la vérification, sur toute l’étendue du territoire national, de l’implantation et du bon fonctionnement de cet important matériel destiné à assurer l’électrification de nos villes et campagnes dans un délai de deux (02) semaines et d’en rendre compte au Conseil des ministres.
Dans la même perspective, ce mécanisme de vérification, examinera et rendra compte au Conseil des ministres, toujours dans un délai de deux (02) semaines, du programme UEMOA de forage d’une centaine de puits et du programme national de forage de puits d’une valeur d’un milliard de francs CFA.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables a également rendu compte au Conseil des ministres du Projet de renforcement du système d’adduction d’eau potable (AEP) de la ville de Cotonou et ses agglomérations.
Ce projet qui a connu deux phases va se poursuivre en une troisième qui vise à :
• satisfaire les besoins en eau potable des populations à l’horizon 2025 ;
• atteindre sur le plan national un taux de desserte en eau de 90% à l’horizon 2025 et
• garantir la pérennité et la continuité du service d’eau potable.
D’un coût estimé à 23 milliards de francs et dont la moitié sera financée par la Banque européenne d’investissement (BEI), avec des perspectives heureuses de financement complémentaire par la Banque africaine de développement (BAD) et la KFW, le projet devrait permettre non seulement d’exploiter les capacités existantes mais de procéder à l’extension de près de 800 km de canalisation.
Le ministre en charge en rendant compte de ce projet d’eau a fait le point des dessertes en eau en milieu urbain de 2005 à 2015. Il ressort de ce compte rendu, que :
? en 2005, le taux de desserte en eau était de 40,8% pour un effectif d’abonnés de 1 277 265 ;
? en 2014, le taux de desserte en eau est de 72% pour un effectif d’abonnés de 2 603 249 habitants ;
? le ratio 38litres/jours/habitant en 2005 contre 48 litres/jour/habitant en 2015.
En termes financiers, plus de 83 milliards de francs CFA ont été injectés dans le secteur dont 16% par le budget national et 10% sur fonds propres de la SONEB.
Par rapport à la fourniture de l’énergie électrique dans les ménages, le ministre en charge de l’Energie a été instruit pour rendre compte dans un délai de soixante-douze heures de la situation de l’existant en matière de compteurs, des besoins exprimés afin de permettre au Conseil des ministres de faire satisfaire le gap des demandes dans ce secteur.
Le conseiller spécial chargé de la Gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, a rendu compte au Conseil du choix du cabinet international d’investigation «KROLL» sur les quatre postulants par les représentants des Pays-Bas et ceux du Bénin aux fins de connaître le dossier du PPEA-II pour situer les responsabilités dans ce dossier. Le cabinet démarrera ses activités le 04 juin 2015.
Le ministre en charge des Télécommunications a fait le point de ses entretiens avec les GSM sur leurs contributions aux côtés des entreprises publiques au financement du programme national d’alimentation en eau potable en milieu rural. S’agissant de ce programme, le Conseil des ministres précise qu’il sera piloté par un comité composé des représentants des GSM, des entreprises publiques et du ministère de l’Energie avec le PNUD comme maître d’ouvrage. A cet effet, il sera demandé au PNUD d’ouvrir un compte bancaire aux fins de recevoir les contributions des GSM et des entreprises publiques.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres de l’utilisation des premiers kits de tracteurs. Le ministre de l’Agriculture a été instruit aux fins de mettre en place un comité de réflexion sur la politique de répartition et d’utilisation optimale de ces kits.
Le ministre à la présidence de la République chargé des OMD et des ODD a rendu compte au Conseil des ministres des diligences en cours notamment au niveau du ministère de l’Economie et des Finances au titre du Doing Business.
Du compte rendu du ministre, il ressort que les diligences attendues ont été pour la plupart exécutées en vue de l’amélioration du climat des affaires. Une mission de vérification des diligences sera diligentée aux fins de s’assurer de leur exécution.
Le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers notamment :
? une communication du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à l’adoption du projet de document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2016-2018;
? une communication du ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières relative à la mise en place de mesures spécifiques pour la poursuite des activités d’alimentation en eau potable en milieux urbain et périurbain et l’atteinte des OMD dans le secteur de l’eau au Bénin ;
? une communication du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication relative à la mise en place d’un Centre national de données pour la promotion du numérique au Bénin ;
? une communication du ministre de l’Enseignement supérieur sur les réunions statutaires du ministère au titre de l’année 2015 ;
?quatre communications du ministre des Travaux publics et des Transports relatives successivement à :
- la prise en charge sur les ressources du budget national du gap financier relatif aux travaux confortatifs du projet d’aménagement et de bitumage de la route N’Dali-Nikki-Chikandou-Frontière du Nigeria ;
- l’approbation des frais nécessaires à la mise à disposition des sites pour les bases vie des entreprises chinoises dans le cadre des travaux de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon, (Lots 2 et 3+) ;
- la suspension provisoire de la concession du poste de péage/pesage d’AHOZON sur la route PAHOU-OUIDAH ;
- la rémunération forfaitaire du contrat n°74/MTPT/DNCMP/SP du 05/03/20136 et son avenant N°1 signés avec la Compagnie nationale Xinxing Group de la République populaire de Chine pour l’exécution des travaux du lot 3 (PK45+760 à Allada au PK117+865 à Bohicon) du projet de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon.
Le Conseil a approuvé plusieurs autres comptes rendus notamment :
? un compte rendu conjoint du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique , du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social et du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation des travaux de la session extraordinaire de la commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement /centrale et confédération syndicales ;
? un compte rendu du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social des négociations avec les organisations syndicales membres de l’intersyndicale des ressources humaines en santé; (IRHS) ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes des travaux de la Commission interministérielle chargée de réexaminer le dossier de reconstitution de carrière des 1 468 fonctionnaires de la Police nationale.
En adoptant ce compte rendu, le ministre d’Etat a été instruit de discuter des modalités de mise en œuvre avec le responsables de la Police nationale ;
? un compte rendu du ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective de la participation du Bénin aux négociations sur le deuxième Compact du Bénin (Washington DC, du 11 au 13 mai 2015) ;
? un compte rendu d’étape du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication de la mise en œuvre du Programme de transition numérique au Bénin. Le ministre en charge de la Communication et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont été instruits pour prendre toutes les dispositions afin que le Bénin soit au rendez-vous du passage au numérique le 17 juin 2015 ;
? un compte rendu du ministre des Affaires étrangères sur les affrontements entre éleveurs transhumants et agriculteurs. Le Conseil des ministres déplore et regrette les morts survenus au cours de ces affrontements. En outre, le Conseil a décidé de l’organisation d’un séminaire gouvernemental avec le concours des personnes ressources et des compétences nécessaires en vue de cerner tous les aspects de la problématique de la transhumance et prendre les mesures adéquates afin de juguler ce phénomène, source de drames périodiques ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes relatif à l’audience que le président de la République a accordée aux représentants des associations de consommateurs. En approuvant ce compte rendu, le Conseil a apprécié la qualité des échanges avec les représentants des associations de consommateurs et instruit le ministre de l’Intérieur de maintenir le dialogue avec elles et d’assurer l’insertion de leurs représentants dans les structures traitant des problèmes les concernant notamment l’Autorité nationale de régulation de l’Energie dont le décret sera repris.

Le Conseil a autorisé :
? la participation du chef de l’Etat à la 25ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine à Johannesburg et Pretoria, en Afrique du Sud, du 07 au 15 juin 2015 ;
? la candidature du Bénin au poste de président de la confédération africaine de Wushu ;
? la participation du Bénin à la réunion des ministres francophones de l’enseignement supérieur sur le développement du numérique dans l’espace universitaire francophone à Paris du 04 au 06 juin 2015.
Enfin, à la présidence de la République, sur proposition du président de la République, les conseillers spéciaux dont les noms suivent ont été reconduits dans leurs fonctions :
1- Conseiller spécial aux Affaires diplomatiques du président de la République, madame Mariam Aladji Boni Diallo ;
2- Conseiller spécial chargé de la gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, monsieur Michel Dognon.

Fait à Cotonou, le 02 juin 2015

Le secrétaire général
du gouvernement,

Alassani Tigri

Actualités 10 juin 2015


Leadership, management et gouvernance: Des cadres du ministère de la Santé en formation à Ouidah

A l’intention des cadres du ministère de la Santé, se tient depuis hier mardi 9 juin à l’Institut régional de santé publique (IRSP) à Ouidah, une formation sur le leadership, management et gouvernance (LMG). C’est une initiative de l’USAID en collaboration avec le ministère de la Santé.

Ils sont au total plus d'une vingtaine de cadres du ministère en charge de la Santé à prendre part à une formation sur le leadership, management et gouvernance (LMG). Ladite formation dont la cérémonie officielle de lancement a été placée sous l’égide du secrétaire général adjoint du ministère de la Santé, Justin Sossou, prend fin le 11 juin prochain. En accueillant les apprenants, le point focal du projet LMG près l’IRSP, le Dr Gualbert Tolomè a donné d’amples explications sur ledit projet. Il s’agit, dit-il, d’un projet initié par l’USAID en collaboration avec le ministère de la Santé pour améliorer les performances au niveau du système de santé. Lequel système ne manque pas de savoir-faire, ajoute t-il.

A l’attention des participants, il précise que «Pendant longtemps on a toujours cru que le développement du système de santé serait dû au financement. Mais les indicateurs ne changent pas. Il en découle que c’est au niveau des hommes qui mettent en œuvre les stratégies qu’il y a problème», dit-il, pour en conclure que c’est d’ailleurs ce qui est à la base de l’initiative de ce projet.
«Malgré le fait que le système ne manque pas de savoir-faire, c’est la gestion émotionnelle pour en arriver à un résultat qui fait défaut», ajoute le Dr Noël Moussiliou Paraiso, chercheur principal au niveau du projet. Il ajoute que pour le projet, l’IRSP formera un pôle de formateurs qui sont des cadres du ministère de la Santé dont la mission sera désormais de former en cascade au niveau opérationnel, afin qu’on puisse aboutir à un résultat intéressant.
Pour sa part, le directeur de l’IRSP, le professeur Michel Makoutodé a salué l’initiative et a rassuré de ce que son institut ne ménagera aucun effort pour satisfaire aux attentes des initiateurs dudit projet. «Le projet est conçu pour accompagner le ministère de la Santé dans sa volonté d’améliorer le système sanitaire», confie-t-il.
En procédant au lancement officiel de ladite formation, le représentant du ministre de la Santé, Justin Sossou a insisté sur la nécessité de parvenir à une meilleure performance via le formatage des hommes. «La santé est capitale pour les hommes. Comment nous entendre pour mieux faire face à la demande ; être toujours apte à satisfaire la demande doit être le crédo. Ce n’est point question d’argent, de ressources, mais de formatage des hommes à agir pour un bon résultat qui compte. Et à ce titre chaque maillon de la chaine doit jouer convenablement son rôle, d’où la nécessité de se mettre en cause», a dit le représentant du ministre. Il souhaite alors un nouveau dynamisme qui permettra de remettre en cause beaucoup de choses qui se faisaient. «Le formateur a la lourde responsabilité d’être le porte flambeau capable de convaincre sur la manière de réviser la gestion», conclut Justin Sossou
Durant cette formation, les participants auront à bénéficier des notions de leadership, de management et de gouvernance. «A cela s’ajoute des notions sur la manière de former les adultes», précise Noël M.Paraiso.

Santé 10 juin 2015


A travers ses premières rencontres hospitalières: Le RESHAOC se concerte sur l’amélioration du système de santé à l’ère du numérique

A l’heure où les mutations technologiques imposent le numérique à tous les secteurs d’activités, celui de Santé, appelé à sauver des vies humaines ne saurait rester en marge des gains et innovations qu’apporte le numérique. Il faut donc commencer assez tôt, notamment pour les pays technologiquement peu avancés, et engager la réflexion sur les problématiques y afférentes. Cotonou s’offre comme champ d’expérimentation à cet effet et les premières Rencontres hospitalières intermédiaires du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes (RESHAOC) qui ont démarré hier, mardi 9 juin et qui durent trois jours s’y penchent.

Les premières Rencontres hospitalières intermédiaires du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes (RESHAOC) dont les travaux ont démarré hier à Cotonou portent sur le thème «L’hôpital africain face au défi du numérique». Y prennent part, des acteurs et experts des deux secteurs, pour parvenir à dégager beaucoup plus pour le secteur de la Santé, l’apport dont il peut bénéficier de la part du numérique. «La thématique est d’intérêt», dira le président du comité d’organisation des assises, le professeur Hyppolyte Agboton qui se justifie à travers le profil des participants. Et au-delà des profils, ce sont les retombées et recommandations des présentes rencontres qui sont très attendues. L’expérience béninoise en la matière ne sera pas inutile. « Le Bénin fait des efforts pour être au rendez-vous du numérique et le secteur de la santé ne sera pas épargné », s’est engagé de son côté le ministre Jean Gbéto Dansou en charge de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication. «On ne pourra plus rien faire sans le numérique», rappelle-t-il au passage, un peu comme pour dire aux acteurs de la santé que leur secteur doit demeurer dans la ligne de ceux qui comptent s’améliorer via le numérique.

Faire l’état des lieux de la numérisation des hôpitaux

Les premières Rencontres hospitalières intermédiaires du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes (RESHAOC) s’annoncent capitales afin de mettre le numérique au service de la santé, pourrait-on dire. Le réseau étant lui-même un creuset de brassage et d’échanges d’expériences par excellence, lesdites rencontres offrent donc l’opportunité aux pays participants d’exposer leurs vécus et de s’extérioriser en vue d’une mutualisation des acquis respectifs. Le Bénin a en tout cas de la matière à apporter à ce propos. Quoique marquant le pas en ce qui concerne la marche vers le numérique, le pays a fait déjà des bonds significatifs dans les rapports numérique-hôpitaux. Le ministre de la Santé, le professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard en a rappelé quelques-uns, évoquant notamment la mise en place d’un comité interministériel de télémédecine, le démarrage effectif de l’informatisation d’une dizaine d’hôpitaux… Mais c’est beaucoup plus sur l’avènement du numérique que semble compter le numéro 1 de la santé au Bénin, pour bousculer les choses et faire basculer son secteur vers l’ère de la technologie. Le personnel soignant et les patients auront à y gagner, si l’on s’en tient aux avantages exposés par le ministre de la Santé. Le numérique permettra par exemple, selon elle, d’éviter les examens inutiles et redondants, d’améliorer les performances des diagnostics, de gagner du temps, d’améliorer le partage de l’information et donc d’assurer un service maximal en un temps minimum avec une meilleure satisfaction des patients. Mais avant elle, Antoine de Tovac, au nom de l’ACODESS avait lui aussi mis le doigt sur les avantages pour le secteur de la santé de s'approprier le numérique. Celui-ci voit la technologie au service de la santé comme une ambition légitime d’améliorer le fonctionnement du secteur. «L’introduction du numérique apporte l’approche systémique», note-t-il. L’enjeu, rappelle-t-il, à l’instar du ministre Dorothée Akoko Kindé Gazard, c’est de travailler dans un esprit de pragmatisme et celle-ci ajoutera de son côté que la rencontre de Cotonou doit accoucher de propositions réalistes pour améliorer la qualité des soins en Afrique, dans les Caraïbes et l’Océan indien.

Que savoir du RESHAOC ?

Le Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes (RESHAOC), selon son secrétaire exécutif, Pascal Omyalé est une association non gouvernementale d’envergure internationale de type Loi 1901 créée à Ouagadougou en 1996. Il célèbre bientôt ses 20 ans de vie et est présent dans plusieurs pays. Son secrétariat exécutif est domicilié à Cotonou. Il regroupe en son sein des pays comme le Bénin, le Togo, le Burkina Faso, le Gabon, la Guinée, le Maroc, la Mauritanie, Madagascar, le Sénégal… qui s’y sont réunis pour améliorer les systèmes hospitaliers des pays membres en partageant la connaissance et l’expérience.

Santé 10 juin 2015


Visite du président de la République à l’Elysée: Ce que Boni Yayi et François Hollande se sont dit

En visite de travail à Paris, le président de la République a été reçu, hier mardi 9 juin, à l’Elysée par son homologue français François Hollande. Les deux personnalités ont évoqué des questions chaudes, en attendant l’arrivée historique de Hollande à Cotonou.

Les relations bilatérales entre la France et le Bénin sont au beau fixe. Les échanges entre le président de la République, Boni Yayi et son homologue français hier à l’Elysée viennent conforter la nouvelle dynamique qui se crée, en attendant cette période charnière, la visite annoncée de François Hollande le 2 juillet prochain à Cotonou. «Nous avons parlé de la coopération bilatérale. Nous avons un document cadre de partenariat, d’un montant de 140 millions d’euros (environ 92 milliards de francs CFA) sur trois ans. Ce programme s’exécute bien», confie le chef de l’Etat, à l’issue de l’entretien avec l’actuel locataire de l’Elysée. La visite de François Hollande à Cotonou, soutient-il, revêt une importance particulière pour le Bénin d’autant plus que c’est la toute première fois sous le renouveau démocratique qu’un chef d’Etat français foulera le sol béninois en visite officielle. «C’est une décision qui nous fait chaud au cœur et le Bénin entier est mobilisé pour souhaiter la bienvenue au président français», assure Boni Yayi. François Hollande a tenu à saluer la vitalité de la démocratie béninoise et son pluralisme, encore illustrés lors des récentes élections législatives. «Il a rappelé l’exemplarité de l’histoire politique du Bénin, où la Constitution a toujours été et restera respectée, permettant plusieurs alternances depuis 1990 », note un communiqué de l’Elysée. Une appréciation qui s’illustre encore à travers ce mot de Boni Yayi aux médias français: «Mon nom ne figurera plus jamais dans aucun bulletin. Je veillerai en tant que garant du fonctionnement des institutions à ce que les élections se déroulent dans de bonnes conditions de transparence, dans la paix. Et que ce soit des élections démocratiques pour que le peuple puisse élire un nouveau président qui prendra en main les affaires de la cité».

La France et le Bénin, même combat !

Les deux hommes sont en phase sur le défi climatique, au sujet duquel Paris mobilise toute la communauté internationale afin que la COP 21, prévue en fin d’année soit couronnée d’une avancée pour l’humanité. «Le moment est venu pour que toute la planète soit consciente de la nécessité d’aller de l’avant en ce qui concerne la gestion des conséquences des changements climatiques. Nous soutenons cette décision prise par le G7 de réduire entre 40 et 70% les gaz à effet de serre d’ici 2050. J’ai rassuré le président Hollande que mon pays sera au rendez-vous. Nous sommes en train de décliner en ce moment notre contribution. Toute l’Afrique est mobilisée derrière la France pour que nous puissions régler cette question fondamentale », insiste le président de la République.
La question de la sécurité dans la sous-région a également meublé les discussions entre les deux personnalités, en l’occurrence les efforts que déploie actuellement le Bénin aux côtés de la Commission des Etats du Lac Tchad pour mettre fin aux dérives de la secte islamiste Boko Haram. Le président de la République a donc fait part à son homologue de la tenue demain 11 juin à Abuja, d’un sommet dédié à la lutte contre ce mouvement terroriste. «Sans la sécurité, il ne peut pas avoir de prospérité. Nous allons nous retrouver à Abuja pour peaufiner notre stratégie dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Ce sommet sera décisif. Nous sommes décidés à régler très vite cette question. Le président Buhari est très décidé. Les discussions que nous avons eues avec lui nous rassurent de ce que nous devons arriver à bout de ce phénomène odieux», souligne Boni Yayi, qui ajoute avoir aussi évoqué la situation en Libye et de la bande sahélo-saharienne.

Actualités 10 juin 2015


Augmentation des tarifs de visite technique des véhicules: Les syndicats de transporteurs et les associations de consommateurs s’opposent et dénoncent

Sous l’impulsion du Mouvement ad'hoc pour la réhabilitation de l’image du Bénin (MARIB) de Jacques Ayadji, syndicaliste du secteur des transports, des syndicats de transporteurs, des Organisations de la Société civile et des associations de consommateurs sont montés, hier mardi 9 juin, au créneau pour dénoncer ce qu’ils appellent l’arnaque ou le racket des usagers des services du Centre national de sécurité routière. Cette dernière a selon eux récemment augmenté les tarifs de la visite technique des véhicules qui sont passés globalement de 11 500 F CFA à 17000F CFA. C’était lors d’une conférence publique à Cotonou.

« Ça ne passera simplement pas. Nous disons non. Nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Nous sommes tous coupables de ce qu’on nous impose». Voilà en quels termes on peut résumer les réactions, hier mardi 9 juin, de Jacques Ayadji, Ernest Gbaguidi de l’ONG Bénin Santé Secours, Darius Agbo porte-parole d’ADECO-Bénin, Romain Accrombessi, Pierre Agoli-Agbo, président national de la Confédération des entreprises de transports et Gabriel Kato Atita, lors de la conférence publique de dénonciation qu’ils ont animée.
Darius Agbo, dans la déclaration lue à l’occasion en leur nom a dit opposer un refus catégorique à cette augmentation unilatérale du tarif de 11 500F CFA à 17 000 F CFA. Il demande au Centre national de sécurité routière (CNSR) de surseoir immédiatement à l’application des nouveaux tarifs et de recourir pour ses investissements au financement de l’Etat, propriétaire du centre. Dans la déclaration, il exige le remboursement immédiat et sans conditions des trop perçus à tous les usagers contraints de payer les nouveaux tarifs.
Les "manifestants" dénoncent la mise à l’écart des syndicats (conducteurs et transporteurs) et des associations de consommateurs dans la gestion du centre, exigeant la dissolution immédiate du Conseil d’administration et son remplacement par un autre constitué et composé de tous les acteurs de la sécurité routière et l’ouverture immédiate du dialogue avec les différents acteurs pour une réforme consensuelle du CNSR.
Justifiant cette augmentation, les autorités du CNSR, précise Darius Agbo dans sa déclaration, veulent acquérir des équipements pour assurer leurs prestations de contrôle technique, des radars de contrôle de vitesse, construire des immeubles pour étendre leurs locaux afin de rapprocher les services des usagers et recruter du personnel pour faire face au parc sans cesse croissant.
Plusieurs intervenants se sont associés à cette initiative du MARIB, notamment Martin Assogba d’ALCRER et entendent descendre dans la rue dans le cadre d’une marche pacifique, sous huitaine, si rien n’est fait pour dire non à cette décision qui a déjà des répercussions sur les tarifs des transports.

Société 10 juin 2015


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