La Nation Bénin...
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Sous l’impulsion du Mouvement ad'hoc pour la réhabilitation de l’image du Bénin (MARIB) de Jacques Ayadji, syndicaliste du secteur des transports, des syndicats de transporteurs, des Organisations de la Société civile et des associations de consommateurs sont montés, hier mardi 9 juin, au créneau pour dénoncer ce qu’ils appellent l’arnaque ou le racket des usagers des services du Centre national de sécurité routière. Cette dernière a selon eux récemment augmenté les tarifs de la visite technique des véhicules qui sont passés globalement de 11 500 F CFA à 17000F CFA. C’était lors d’une conférence publique à Cotonou.
« Ça ne passera simplement pas. Nous disons non. Nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Nous sommes tous coupables de ce qu’on nous impose». Voilà en quels termes on peut résumer les réactions, hier mardi 9 juin, de Jacques Ayadji, Ernest Gbaguidi de l’ONG Bénin Santé Secours, Darius Agbo porte-parole d’ADECO-Bénin, Romain Accrombessi, Pierre Agoli-Agbo, président national de la Confédération des entreprises de transports et Gabriel Kato Atita, lors de la conférence publique de dénonciation qu’ils ont animée.
Darius Agbo, dans la déclaration lue à l’occasion en leur nom a dit opposer un refus catégorique à cette augmentation unilatérale du tarif de 11 500F CFA à 17 000 F CFA. Il demande au Centre national de sécurité routière (CNSR) de surseoir immédiatement à l’application des nouveaux tarifs et de recourir pour ses investissements au financement de l’Etat, propriétaire du centre. Dans la déclaration, il exige le remboursement immédiat et sans conditions des trop perçus à tous les usagers contraints de payer les nouveaux tarifs.
Les "manifestants" dénoncent la mise à l’écart des syndicats (conducteurs et transporteurs) et des associations de consommateurs dans la gestion du centre, exigeant la dissolution immédiate du Conseil d’administration et son remplacement par un autre constitué et composé de tous les acteurs de la sécurité routière et l’ouverture immédiate du dialogue avec les différents acteurs pour une réforme consensuelle du CNSR.
Justifiant cette augmentation, les autorités du CNSR, précise Darius Agbo dans sa déclaration, veulent acquérir des équipements pour assurer leurs prestations de contrôle technique, des radars de contrôle de vitesse, construire des immeubles pour étendre leurs locaux afin de rapprocher les services des usagers et recruter du personnel pour faire face au parc sans cesse croissant.
Plusieurs intervenants se sont associés à cette initiative du MARIB, notamment Martin Assogba d’ALCRER et entendent descendre dans la rue dans le cadre d’une marche pacifique, sous huitaine, si rien n’est fait pour dire non à cette décision qui a déjà des répercussions sur les tarifs des transports.

Sous l’impulsion du Mouvement ad'hoc pour la réhabilitation de l’image du Bénin (MARIB) de Jacques Ayadji, syndicaliste du secteur des transports, des syndicats de transporteurs, des Organisations de la Société civile et des associations de consommateurs sont montés, hier mardi 9 juin, au créneau pour dénoncer ce qu’ils appellent l’arnaque ou le racket des usagers des services du Centre national de sécurité routière. Cette dernière a selon eux récemment augmenté les tarifs de la visite technique des véhicules qui sont passés globalement de 11 500 F CFA à 17000F CFA. C’était lors d’une conférence publique à Cotonou.
« Ça ne passera simplement pas. Nous disons non. Nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Nous sommes tous coupables de ce qu’on nous impose». Voilà en quels termes on peut résumer les réactions, hier mardi 9 juin, de Jacques Ayadji, Ernest Gbaguidi de l’ONG Bénin Santé Secours, Darius Agbo porte-parole d’ADECO-Bénin, Romain Accrombessi, Pierre Agoli-Agbo, président national de la Confédération des entreprises de transports et Gabriel Kato Atita, lors de la conférence publique de dénonciation qu’ils ont animée.
Darius Agbo, dans la déclaration lue à l’occasion en leur nom a dit opposer un refus catégorique à cette augmentation unilatérale du tarif de 11 500F CFA à 17 000 F CFA. Il demande au Centre national de sécurité routière (CNSR) de surseoir immédiatement à l’application des nouveaux tarifs et de recourir pour ses investissements au financement de l’Etat, propriétaire du centre. Dans la déclaration, il exige le remboursement immédiat et sans conditions des trop perçus à tous les usagers contraints de payer les nouveaux tarifs.
Les "manifestants" dénoncent la mise à l’écart des syndicats (conducteurs et transporteurs) et des associations de consommateurs dans la gestion du centre, exigeant la dissolution immédiate du Conseil d’administration et son remplacement par un autre constitué et composé de tous les acteurs de la sécurité routière et l’ouverture immédiate du dialogue avec les différents acteurs pour une réforme consensuelle du CNSR.
Justifiant cette augmentation, les autorités du CNSR, précise Darius Agbo dans sa déclaration, veulent acquérir des équipements pour assurer leurs prestations de contrôle technique, des radars de contrôle de vitesse, construire des immeubles pour étendre leurs locaux afin de rapprocher les services des usagers et recruter du personnel pour faire face au parc sans cesse croissant.
Plusieurs intervenants se sont associés à cette initiative du MARIB, notamment Martin Assogba d’ALCRER et entendent descendre dans la rue dans le cadre d’une marche pacifique, sous huitaine, si rien n’est fait pour dire non à cette décision qui a déjà des répercussions sur les tarifs des transports.

Une des structures sous tutelle du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Bénin Télécoms SA, l’opérateur historique des télécommunications au Bénin est en voie d’être certifiée ISO 9001 version 2008. La revue de direction organisée jeudi 4 juin dernier en attendant l’audit qualité avec les experts internationaux dans les prochains jours, constitue une des étapes qui conduit vers cette certification.
« Consciente des enjeux liés aux fortes exigences de son secteur, répondant à une ambition qu’elle a pour la société, son personnel et ses clients, la Direction générale de Bénin Télécoms SA a décidé de s’engager dans une démarche d’amélioration continue de la qualité ». C’est en ces termes que le directeur général de l’opérateur historique des télécommunications au Bénin Djalil Assouma a mis l’entreprise sur la voie de la démarche qualité. Cette démarche répond au vœu du chef de l’Etat Boni Yayi de voir les entreprises publiques, travailler à améliorer leurs performances.
Cette volonté avait en effet été traduite par Komi Koutché alors ministre de la Communication et des Technologies de l’Information de la Communication, par l’inscription de toutes les structures sous sa tutelle dans la démarche qualité. C’était à l’occasion de la remise des lettres de mission à ses proches collaborateurs, le 05 juin 2014 à l’Hôtel Azalaï de la Plage à Cotonou. Dès lors, plusieurs diligences ont été accomplies par Bénin Télécoms SA. La sensibilisation du personnel et l’audit diagnostic qui ont permis de faire un état des lieux et de s’imprégner des subtilités de la certification ISO jusqu’à l’audit qualité du 29 mai 2015, la garantie de la cohésion, la compétitivité de l’entreprise, la satisfaction des clients et les axes de progrès pour l’amélioration continue des performances de la société ont été les maître-mots des actions de tout le personnel.
Revue de direction
Le jeudi 4 juin dernier encore, à la faveur d’une revue de direction qui est une des étapes ultimes devant conduire à la certification, le directeur général et son personnel assistés du Bureau ISOSUD, le cabinet qui accompagne l’entreprise dans cette démarche, ont revu les systèmes mis en place à travers les indicateurs, les procédures et autres.
En effet, la revue de direction fait suite à l’audit interne qualité qui, en prélude à l’audit de certification, permet de relever les insuffisances, les écarts éventuels subsistant encore dans la mise en place du système de management de la qualité. Ce fut l’occasion, de réexaminer les résultats de cet audit qualité, d’étudier les retours d’enquêtes sur la satisfaction des clients, de s’assurer du bon fonctionnement des processus et la conformité des indicateurs, de revoir les objectifs qualité et d’actualiser les indicateurs, d’analyser la mise en œuvre des actions correctives et préventives, de recenser les risques pouvant affecter le système et de faire des recommandations d’amélioration.
Fiers des résultats de cette revue de direction, le personnel et la Direction générale se sentent désormais prêts à subir l’audit de certification prévu pour les tous prochains jours.
Avec la rigueur qui a jalonné la conduite de cette démarche, Bénin Télécoms SA est en passe d’obtenir sa certification ISO 9001 version 2008, preuve de l’atteinte des objectifs.
En effet, au niveau de la société aujourd’hui, il y a un regain de confiance de la clientèle dans le cadre des réformes pour l’amélioration de son image. Elle fournit dans le secteur de meilleures solutions aux clients ; de même que la réduction des charges pour un meilleur équilibre financier ; puis la maîtrise de tous les processus à valeur ajoutée pour une pérennisation à l’entreprise. Tout ceci dans un processus d’amélioration continue comme le recommandent les normes ISO.

Une des structures sous tutelle du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Bénin Télécoms SA, l’opérateur historique des télécommunications au Bénin est en voie d’être certifiée ISO 9001 version 2008. La revue de direction organisée jeudi 4 juin dernier en attendant l’audit qualité avec les experts internationaux dans les prochains jours, constitue une des étapes qui conduit vers cette certification.
« Consciente des enjeux liés aux fortes exigences de son secteur, répondant à une ambition qu’elle a pour la société, son personnel et ses clients, la Direction générale de Bénin Télécoms SA a décidé de s’engager dans une démarche d’amélioration continue de la qualité ». C’est en ces termes que le directeur général de l’opérateur historique des télécommunications au Bénin Djalil Assouma a mis l’entreprise sur la voie de la démarche qualité. Cette démarche répond au vœu du chef de l’Etat Boni Yayi de voir les entreprises publiques, travailler à améliorer leurs performances.
Cette volonté avait en effet été traduite par Komi Koutché alors ministre de la Communication et des Technologies de l’Information de la Communication, par l’inscription de toutes les structures sous sa tutelle dans la démarche qualité. C’était à l’occasion de la remise des lettres de mission à ses proches collaborateurs, le 05 juin 2014 à l’Hôtel Azalaï de la Plage à Cotonou. Dès lors, plusieurs diligences ont été accomplies par Bénin Télécoms SA. La sensibilisation du personnel et l’audit diagnostic qui ont permis de faire un état des lieux et de s’imprégner des subtilités de la certification ISO jusqu’à l’audit qualité du 29 mai 2015, la garantie de la cohésion, la compétitivité de l’entreprise, la satisfaction des clients et les axes de progrès pour l’amélioration continue des performances de la société ont été les maître-mots des actions de tout le personnel.
Revue de direction
Le jeudi 4 juin dernier encore, à la faveur d’une revue de direction qui est une des étapes ultimes devant conduire à la certification, le directeur général et son personnel assistés du Bureau ISOSUD, le cabinet qui accompagne l’entreprise dans cette démarche, ont revu les systèmes mis en place à travers les indicateurs, les procédures et autres.
En effet, la revue de direction fait suite à l’audit interne qualité qui, en prélude à l’audit de certification, permet de relever les insuffisances, les écarts éventuels subsistant encore dans la mise en place du système de management de la qualité. Ce fut l’occasion, de réexaminer les résultats de cet audit qualité, d’étudier les retours d’enquêtes sur la satisfaction des clients, de s’assurer du bon fonctionnement des processus et la conformité des indicateurs, de revoir les objectifs qualité et d’actualiser les indicateurs, d’analyser la mise en œuvre des actions correctives et préventives, de recenser les risques pouvant affecter le système et de faire des recommandations d’amélioration.
Fiers des résultats de cette revue de direction, le personnel et la Direction générale se sentent désormais prêts à subir l’audit de certification prévu pour les tous prochains jours.
Avec la rigueur qui a jalonné la conduite de cette démarche, Bénin Télécoms SA est en passe d’obtenir sa certification ISO 9001 version 2008, preuve de l’atteinte des objectifs.
En effet, au niveau de la société aujourd’hui, il y a un regain de confiance de la clientèle dans le cadre des réformes pour l’amélioration de son image. Elle fournit dans le secteur de meilleures solutions aux clients ; de même que la réduction des charges pour un meilleur équilibre financier ; puis la maîtrise de tous les processus à valeur ajoutée pour une pérennisation à l’entreprise. Tout ceci dans un processus d’amélioration continue comme le recommandent les normes ISO.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a échangé, hier mardi 9 juin, avec une délégation d’étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). La grève déclenchée par ces derniers contre les autorités rectorales de cette université était au cœur des discussions qui se sont déroulées au siège de l’institution à Porto-Novo.
Quels sont les motifs de la grève dénommée «Campus mort» déclenchée depuis lundi 8 juin dernier par l’ensemble des trois syndicats d’étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi? C’est pour avoir une réponse à cette interrogation et tenter d’offrir ses bons offices que le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a jugé utile de rencontrer les responsables des syndicats d’étudiants signataires de la motion de grève de 72heures. Une motion de grève pour laquelle son institution a été ampliataire. Face à lui hier à son siège à Porto-Novo, il y avait trois représentants des syndicats estudiantins. Il y avait Fidèle Bokossa, président de l’Union nationale des étudiants du Bénin (UNEB), accompagné de son vice-président, Raymond Zonmagbo. Le troisième membre de la délégation était le président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (FNEB), Bill Soulémane Kingninouho.
Les trois responsables estudiantins ont expliqué de long en large la situation qui les oppose aux autorités en charge de l’Université d’Abomey-Calavi. Selon leurs explications, il ressort que leur grève dénommée «Campus mort » est partie de la décision du comité de direction (CoDir) de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (FLASH) d’imposer désormais une session unique aux étudiants de cette entité. Cette décision date du 23 mars dernier mais n’a jamais reçu l’approbation des responsables d’étudiants du Bureau d’union d’entité (BUE) de la FLASH. Dès lors, si cette décision arrivait à entrer en application, la session de rattrapage communément appelée «deuxième session» n’existerait plus au niveau de cette faculté.
Menace
A en croire les hôtes du médiateur de la République, les autorités de la FLASH justifient cette décision par le temps relativement long que durent les examens au niveau de cette faculté. Et ensuite le coût trop onéreux des examens au niveau de cette faculté qu'à elle seule compte 39 000 étudiants sur un effectif de 79 000 étudiants régulièrement inscrits pour toute l’UAC. Cette mesure de suppression de la session de rattrapage au niveau de la FLASH sera ensuite soutenue par les autorités rectorales. Celles-ci menacent d’aller de main forte pour la faire appliquer à partir de cette année 2015. Ce qu’elles ont commencé par faire en déployant une horde de policiers sur le campus depuis samedi dernier. Tout ceci n’a pas été du goût des trois mouvements syndicaux de l’UAC qui ont décidé d’aller en Assemblée générale pour apprécier la situation. C’est ainsi que l’Assemblée générale de l’Intersyndicale estudiantine a décidé de déclencher ce mouvement dénommé «Campus mort», a expliqué Fidèle Bokossa de l’UNEB. Il martèle que tant que les autorités ne reviendront pas sur leur décision les étudiants aussi ne démordront pas. «La deuxième session doit exister à la FLASH», insiste-t-il avant de dire que cette revendication est non négociable tout comme celle contre la mobilisation des forces de l’ordre sur l’UAC.
Après avoir écouté attentivement les explications de ses hôtes, le médiateur de la République leur a reprécisé que son institution n’a pas de jugement de valeur à faire sur la situation. Elle est à l’étape des investigations pour comprendre les motivations de la grève. Tout comme il a écouté les responsables d’étudiants.
Joseph Gnonlonfoun échangera aussi sous peu avec les autorités rectorales de l’UAC pour entendre leur son de cloche. Ce n’est qu’après tout cela que l’institution tentera une médiation entre les deux parties. Pour l’instant, Joseph Gnonlonfoun a invité les étudiants au calme et à la paix.

Après la pression la veille du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji sur les députés, les choses sont allées très vite au cours de la séance plénière d'hier à l’hémicycle. Les députés du camp présidentiel ont décidé de se fondre dans un seul groupe parlementaire pendant que leurs collègues de l’Opposition ont préféré être non inscrits.
«République et Unité nationale». C’est le nom de baptême du groupe parlementaire créé par les députés du camp présidentiel. Il a été créé au cours de la plénière d’hier mardi 9 juin à l’Assemblée nationale. La déclaration de création a été lue à la tribune de l’hémicycle par le député André Okounlola qui en est d’ailleurs le président. Le groupe parlementaire «République et Unité nationale» est composé de 40 membres à savoir les 33 députés FCBE, les 2 de l’Allance Eclaireur, les 2 de l’UB et les 3 transfuges de l’AND. Tous ceux-ci ont décidé de se fondre au sein de ce seul groupe. Selon la déclaration de constitution, l’Assemblée nationale ne doit pas être un lieu de distraction ni de blocage des institutions de la République. Il est attaché aux valeurs qui doivent fonder la République.
Les 40 députés FCBE et alliés attendent donner leur totale adhésion et à la vision stratégique de développement qu’imprime depuis 2006 le chef de l’Etat, Boni Yayi. Le groupe parlementaire «République et Unité nationale» annonce travailler pour assainir le climat social, a confié André Okounlola.
Tous non inscrits
Pendant que la Mouvance présidentielle fait bouger les lignes hier, l’Opposition est restée toujours sans réaction. Avec ses 43 députés, elle n’a manifesté aucune intention de création de groupe parlementaire. Ce constat a été fait par le président de l’Assemblée nationale. Ce qui amène Me Adrien Houngbédji à déclarer les 43 députés y compris lui-même non inscrits conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Ainsi depuis hier, on a une idée de la configuration politique du Parlement. On a d’un côté, le groupe parlementaire «République et Unité nationale» avec 40 députés FCBE et alliés et d’un autre, 43 députés tous non inscrits. Ce qui balise désormais la voie à la constitution des commissions permanentes.
Le président de l’Assemblée nationale a invité le président du groupe parlementaire «République et Unité nationale» à envoyer les noms de ses représentants au sein des cinq commissions permanentes. Les 40 députés doivent se répartir proportionnellement comme l’exige la loi. Pour les 43 députés non inscrits, Me Adrien Houngbédji les a invités à choisir individuellement la Commission de leur choix. La constitution des Commissions permanentes doit être achevée avant l’ouverture de la plénière de demain. Laquelle plénière sera consacrée à l’élection du bureau à l’interne de chaque Commission permanente, a rappellé le président de l’Assemblée nationale.

La 7è législature semble-t-il sera agitée. Au regard des toutes premières plénières, les députés montrent des indices d’une législature électrique. La déclaration de Janvier Yahouédéhou sur l'affaire ICC Services et la contre attaque d'André Okounlola ont fait monter la tension hier à l'hémicycle.
Après les envolées verbales lundi dernier, entre Rosine Vieyra Soglo et Me Adrien Houngbédji, l’une accusant l’autre de dictateur, et ce dernier de se défendre pour dire «s’il y a dictature, c’est la dictature des textes», c’est à une autre séquence qu’on a eu droit au cours de la plénière d’hier. La dame de fer de la Renaissance du Bénin (RB) est revenue à la charge. Elle n’a pas mis les gangs pour déclarer que «Cette 7e législature va très très très mal se passer; foi de Rosine Vieyra Soglo ».
Tout est partie d’une déclaration du député RB-RP, Janvier Yahouédéhou à la tribune de l’hémicycle. Celui-ci a dénoncé certains agissements du gouvernement dans l’affaire ICC Services et consorts. Selon lui ces structures de placement illicite d’argent ont dépouillé les pauvres populations aux yeux et à la barbe du gouvernement. Les fonds des déposants spoliés avoisineraient la somme de 156 milliards FCFA. Sur ce montant, l’Etat a récupéré 8 milliards FCFA représentant les avoirs de ces structures dans les banques. Il a saisi 120 véhicules et quelques biens immobiliers appartenant à ces structures de placement illégal. Les biens meubles et immeubles saisis ont été vendus. Ce qui a permis de payer quelques victimes. Mais pour ce qui est des 8 milliards FCFA d’avoirs bloqués, le député informe que ces fonds ont curieusement disparu des comptes des banques. Ils auraient été siphonnés par l’Etat qui n’a pas daigné rembourser depuis cinq ans les pauvres populations grugées dans le cadre de cette affaire.
Janvier Yahouédéhou annonce avoir déposé sur la table du président de l’Assemblée nationale une question écrite au gouvernement pour l’amener à s’expliquer dans les tout prochains jours à la Représentation nationale.
Mais recevant la déclaration, Me Adrien Houngbédji la qualifie d’errement parce que le député n’a pas respecté les dispositions de l’article 51 du Règlement intérieur du Parlement sur lesquelles lui-même s’est appuyé pour faire sa lecture. En fait, cet article 51 oblige Janvier Yahouédéhou à n’aborder qu’un problème personnel à lui. Un principe qu’il a foulé au pied. Ce qui amène le président Adrien Houngbédji à parler d’errement.
La défense
Dans une réponse du berger à la bergère, le président du groupe parlementaire «République et Unité nationale», André Okounlola a pris la défense du gouvernement. Dans une déclaration aussi à la tribune de l’hémicycle, il a salué le président de l’Assemblée nationale pour avoir qualifié la déclaration de son collègue «d’errement» parce qu’elle n’est pas fondée. Mieux, le dossier ICC services est devant la justice. Et par conséquent, le Parlement doit s’abstenir d’en parler.
André Okounlola a invité le président Adrien Houngbédji à ne plus jamais autoriser ce genre «d’errement» pour que cette législature puisse se passer dans la paix. Mais cette contre-attaque des députés proches du chef de l’Etat est une violation du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, a fait constater Rosine Vieyra Soglo. Pour elle, il est interdit qu’un député réponde nommément à son collègue. Le président Adrien Houngbédji devrait le savoir et rappeler André Okounlola à l’ordre. Cette situation pousse la doyenne d’âge à entrevoir déjà une législature très agitée. Cette prophétie sera-t-elle réalisée? Seuls les jours à venir vont nous édifier.
Le gouvernement demande la seconde lecture de certaines lois
Deux lois adoptées en avril dernier par l’Assemblée nationale sont retournées encore aux députés. Le chef de l’Etat demande leur examen pour certaines raisons qui varient d’une loi à une autre. La correspondance a été lue à l’entame de la séance plénière d’hier au Parlement. Il s’agit de la loi portant Code des pensions civiles et militaires et la loi portant statut général de la Fonction publique. Rebelote pour ces deux lois qui seront bientôt en débat en plénière.
Par rapport la loi portant statut général de la Fonction publique, les griefs du chef de l’Etat portant surtout sur les dispositions de l’article 263.
En effet, initialement fixée à 55 ans d’âge ou à 30 ans de service, l’admission à la retraite passe, selon cet article, désormais à 65 ans d’âge pour les professeurs titulaires, les maîtres de conférence, les directeurs de recherche ou les maitres de recherches inscrits sur la liste d’aptitude du CAMES, 63 ans d’âge pour les maîtres assistants et les chargés de recherche inscrits sur la liste d’aptitude du CAMES, 62 ans d’âge pour les assistants des universités, les professeurs et professeurs assistants des corps autonomes, 60 ans d’âge pour les fonctionnaires de la catégorie A, 58 ans d’âge pour les fonctionnaires de la catégorie B, 55 ans d’âge pour les fonctionnaires des catégories C et D. Selon la missive du chef de l’Etat, en ce qui concerne les professeurs titulaires et autres professeurs des universités, la loi n’a fait que confirmer les dispositions du statut particulier des corps des personnels enseignants des universités nationales du Bénin. Sauf en ce qui concerne les assistants des universités, les professeurs et professeurs assistants des corps autonomes dont l’admission à la retraite passe de 60 ans à 62 ans d’âge. Le chef de l’Etat demande aux députés de réexaminer cet article 263 en tenant compte de la situation actuelle de l’emploi des jeunes et des reformes nécessaires à la dynamisation du Fonds national des retraites du Bénin (FNRB).
Th. C. N.

La multiplicité des ambitions que s’est fixé le Consortium touristes par millions au Bénin (CTM) n’a pas laissé à ses responsables, la possibilité de souffler, depuis la mise sur pied de ladite organisation. Selon les explications fournies par son président Dine Bouraïma hier, ce consortium qui réunit en son sein des acteurs à divers niveaux de la chaîne de promotion touristique (agences de voyage, agence de tourisme, hôteliers, restaurateurs, compagnies aériennes, promoteurs touristiques…) n’est vieille que de trois semaines à peine. Mais cela est déjà assez suffisant pour frapper à de grandes portes et permettre au groupe d’atteindre ses objectifs.
C’est dans ce cadre que des responsables et membres du CTM Bénin étaient dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) pour échanger avec son président ainsi que des membres du bureau. La rencontre avait un double objectif. Il est question de le présenter à l’institution consulaire, de décliner ses objectifs et de formuler ensuite des doléances afin que le secteur névralgique qui concentre les activités dudit consortium puisse mieux se porter.
Une kyrielle de problèmes à solutionner
Et c’est à cet exercice que se livrera le président du CTM Bénin, expliquant aux membres de l’institution consulaire les conditions dans lesquelles il a vu le jour et surtout son vœu de tordre le cou aux goulots d’étranglement qui plombent l’envol du secteur touristique. Selon lui, « le coton a montré ses limites » et on peut développer pour l’économie béninoise, d’autres pôles d’attraction et fournisseur de devises. Ces goulots, dira-t-il par ailleurs, le CTM Bénin ne pourra les lever tout seul et c’est en cela qu’il vient plaider aide et accompagnement auprès des acteurs de la nation économique, afin que ceux-ci lui prêtent main forte. Face au président de la CCIB, Jean Baptiste Satchivi hier, les responsables du Consortium n’y sont pas allés du dos de la cuillère. Ils ont exposé une liste non exhaustive de leurs préoccupations qui se résument en la suppression de certaines visas, la baisse de la TVA pour l’hôtellerie et le tourisme, des solutions à la crise énergétique, la modernisation de l’aéroport de Cadjèhoun…
En dehors de ces problèmes, le président du CTM Bénin a soutenu que le Bénin, du moins son tourisme, ne tire pas profit de sa proximité avec le Nigeria. Pourtant, note-t-il, ce pays constitue un potentiel et des études réalisées par la Banque mondiale en 2014 ont trouvé qu’il existe dans le seul Etat de Lagos,
3 800 000 personnes ayant un pouvoir d’achat compris entre 3000 et 5000 Dollars. Ceux-ci et même la population nigériane en général, au mépris du tourisme béninois et de ses vertus, se tournent plutôt vers d’autres pays, en reprochant entre autres au Bénin «ses tracasseries policières», a-t-il insisté. Un vaste marché que peut reconquérir le Bénin, pour peu qu’il réorganise son secteur touristique, pense le président du CTM Bénin. Outre ce marché, le Bénin perd également des touristes locaux et nationaux, du fait de l’absence de produits innovants, embraye de son côté, Huguette Akplogan Dossa, membre du Consortium.
Que fera la CCIB pour le CTM Bénin ?
Même s’il ne l’a pas explicitement exprimé, le président de la CCIB Jean Baptiste Satchivi a expliqué à ses hôtes que la solution aux nombreux maux soulevés demeure dans les mains des acteurs qu’ils sont. Trop d’initiatives ont vu le jour sans vraiment prospérer, a déploré le numéro 1 de la CCIB qui a rappelé à ses invités que « le tourisme est un secteur transversal ». Il faudra donc agir de manière concertée, proposer des services innovants pour satisfaire la clientèle, pense ce dernier. Pour ce qui concerne les préoccupations relatives à l’énergie, il a rappelé à l’endroit des acteurs venus à sa rencontre hier que le deuxième Compact du MCA est une aubaine à sonder. Au total, le président de la CCIB estime que le potentiel dont regorge le tourisme local a besoin d’être mis en valeur d’abord au plan interne, mais surtout externe et invite pour ce fait le CTM Bénin à y travailler.
Economie 08 juin 2015

A l’instar des autres départements, les 35 795 candidats dont 15 676 filles de l’Ouémé-Plateau planchent aussi depuis hier lundi 8 juin les épreuves écrites de la session 2015, du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).
Le Collège d’enseignement général d’Onigbolo situé dans la commune de Pobè a été le centre d’examen choisi au niveau de l’Ouémé-Plateau pour accueillir le lancement officiel du Brevet d’études de premier cycle (BEPC), session de juin 2015. Le coup d’envoi des épreuves a été donné par les autorités départementales conduites par le préfet Moukaram Badarou et le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Noël Adédjobi. Celles-ci ont d’abord fait lire les textes légaux qui régissent l’organisation de cet examen avant de prodiguer de sages conseils aux candidats.
Il sonnait 08h 32 minutes quand les autorités ont symboliquement partagé les épreuves à quelques candidats dans la salle n°02 dudit centre. Le préfet des départements de l’Ouémé-Plateau a pour sa part convié les candidats à la sérénité, à la dignité et à éviter la tricherie. Il n’a pas manqué de reconnaitre les mérites des enseignants et du gouvernement qui ont tout mis en œuvre pour que l’année scolaire aille à son terme. «Je tiens à placer le lancement de ce jour sous le signe de remerciement profond à l’endroit des enseignants, du gouvernement et particulièrement à l’endroit du chef de l’Etat qui a fait tout ce qu’il peut pour que ces enseignements soient donné dans les bonnes conditions», souligne-t-il avant de souhaiter bonne chance aux candidats en émettant le grand souhait que le premier du Bénin puisse sortir du département de l’Ouémé-Plateau plus particulièrement de ce centre d’Onigbolo.
Pourquoi Onigbolo
Pour Noël Adédjobi, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, le choix du lancement de l’examen dans ce tout nouveau centre s’inscrit en droite ligne avec la politique du gouvernement qui veut que l’école soit beaucoup plus rapprochée des apprenants. Il a donc invité les parents d’élèves à se tenir tranquilles à compter sur leurs enfants et à veiller sur leur santé.
Quant aux enseignants, surtout ceux qui sont appelés à surveiller, le directeur départemental leur a demandé d’accomplir dignement, et honorablement leur mission. «C’est bien un examen et non un concours. C’est également une mission d’Etat, il faut donc faire en sorte que cette mission soit réussie pour le bonheur de nous tous», a-t-il ajouté.
Noel Adédjobi a demandé aux chefs-centres d’être assez vigilants pour que le déroulement de l’examen du BEPC ne soit entaché d’aucune irrégularité.
Il faut signaler qu’ils sont au total 35 795 candidats dont 15 676 filles à prendre part à cet examen au niveau de l’Ouémé-Plateau. Ils sont répartis dans 43 centres. C’est le département qui enregistre au niveau national le candidat le plus jeune, âgé de 11 ans et celui le plus vieux, une femme âgée de 54 ans.

Les députés de la 7è législature n’ont pu constituer hier lundi 8 juin les groupes parlementaires. Lesquels groupes sont indispensables à la mise en place des Commissions permanentes. La séance plénière prévue à cet effet a été reportée à ce mardi matin par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui a manifesté toute sa détermination à finir avec ce dossier avant son investiture prévue pour le lundi 15 juin prochain.
La bataille pour le contrôle des Commissions permanentes a déjà commencé à l’Assemblée nationale. Chacune des forces en présence, Mouvance et Opposition, est bien consciente que la moindre erreur peut lui être fatale. Comme dans un jeu de poker, personne ne veut donc dévoiler son joker. Les deux camps se regardent en chien de faïence attendant que l’autre abatte d’abord sa carte pour pouvoir organiser la contre-attaque. C’est en quelque sorte le jeu auquel les députés se sont livrés tout au long de la séance plénière d’hier à l’Assemblée nationale. L’unique point à l’ordre du jour était la constitution des groupes parlementaires. Cette séance plénière, la toute première de la 7è législature, a duré à peine une heure d’horloge.
«Je constate que l'Assemblée nationale n'est pas encore prête pour les déclarations de constitution de groupes parlementaires», souligne le président Adrien Houngbédji. C’est à ce constat qu’il est parvenu après avoir appelé chaque camp à déclarer son groupe parlementaire. Mais silence radio au sein de l’hémicycle. Il n’a enregistré aucune réponse de la plénière. Signe que ni la Mouvance, ni l’Opposition n'était prête.
Face à cette situation, Rosine Vieyra Soglo sollicite le report de la séance à jeudi prochain. «Je vous demande très respectueusement de nous permettre de revenir jeudi prochain, s'il vous plaît monsieur le président», a-t-elle déclaré. A sa demande, Me Adrien Houngbédji a opposé des contraintes dont celle relative à l'obligation pour l'institution d'amorcer véritablement le travail. Pour le président de l’Assemblée nationale, la séance va être renvoyée. Mais elle ne sera pas renvoyée à jeudi comme le souhaite la doyenne d’âge des députés de la 7è législature. «Nous devons commencer à travailler. Et nous ne pouvons pas commencer à travailler si nous n'avons pas fait les Commissions permanentes. Lesquelles Commissions ne peuvent pas être constituées si nous n'avons pas fait les groupes parlementaires. Par conséquent nous allons renvoyer non pas à jeudi mais à demain », insiste Me Adrien Houngbédji qui souhaite voir la 7è législature opérationnelle avant la fin de cette semaine. Pour lui, si les groupes parlementaires ne sont pas faits ce mardi, il considère tous les députés comme non inscrits conformément aux dispositions de la loi.
La colère de Rosine Soglo
Ils présentent au bureau de l’Assemblée nationale leur candidature à la commission de leur choix. «C'est de la dictature. Nous ne sommes d'accord sur rien du tout », lâche Rosine Vieyra Soglo. «S'il y a dictature, c'est la dictature des textes», rétorque le président Adrien Houngbédji visiblement déterminé à boucler le dossier de constitution des groupes parlementaires suivi de la mise en place des cinq commissions permanentes avant sa cérémonie d’investiture du lundi 15 juin prochain. Selon lui, il faut qu’à cette occasion il présente au peuple béninois toute l’équipe dirigeante de la 7e législature depuis le bureau jusqu’aux présidents des Commissions permanentes en passant par les présidents des groupes parlementaires.
C’est avec cette pression du président de l’Assemblée nationale aux trousses que les députés se sont séparés hier à l’hémicycle. Qu’est-ce qui va se passer au cours de la plénière de ce jour ? Les députés vont-ils mettre en place les groupes parlementaires ou se constituer non inscrits ? On attend de voir.
Houngbédji pose ses principes de base
A l’entame de la séance plénière d’hier, le président de l’Assemblée nationale a mis à ses collègues députés l’accent sur la ponctualité. Ils doivent en faire leur bréviaire. Selon lui, la séance plénière programmée à 10 heures doit démarrer à l’heure indiquée. « A 10 heures précises je rentre à l’hémicycle. Je vérifie le quorum, s’il n’est pas atteint je renvoie la séance à une heure plus tard comme le prévoit le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Et à 11 heures je démarre avec ou sans quorum», avertit le président Adrien Houngbédji qui veut en finir avec les longs retards dans le démarrage des séances plénières au Parlement.
Le nouveau président de l’Assemblée nationale semble avoir tiré leçons des fausses notes des législatures précédante pour soigner l’image de la 7è législature. Me Adrien Houngbédji aura marqué un gros point s’il parvient à respecter ce principe et l’inscrire dans les habitudes de ses collègues députés.
Th. C. N.