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Nouvelles

Contrôle des photographies aériennes numériques en cours au Bénin: Pour apprécier l’évolution et la qualité des images prises

Les acteurs à divers niveaux du Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC) étaient en atelier hier, mardi 19 mai à Bohicon, pour le suivi des activités de contrôle de qualité des photographies aériennes numériques déjà réalisées et disponibles. Cette rencontre a aussi connu la mobilisation des responsables du projet ainsi que les partenaires techniques et financiers dans le cadre de l’évaluation de la qualité technique et scientifique du travail.

Le Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique a été mis sur pied, afin de contribuer à la réduction des causes et effets des inondations, par la promotion de la conservation et de l’utilisation durable des forêts galeries de la basse vallée du fleuve Ouémé. Il a pour objectifs de réduire les effets des inondations, en promouvant la conservation et l’utilisation durable des forêts galeries du fleuve Ouémé sous forme d’un réseau de zones de conservation communautaires incorporées dans le système national des aires protégées. Puis, de doter le Bénin d’infrastructures géographiques de base pour faciliter la gestion durable des ressources forestières, la mise en œuvre de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté et la gestion des changements climatiques.
D'un budget total de 8 300 000 Euros soit environ 5,4 milliards FCFA, le PAPDFGC est financé par l’Union Européenne dans le cadre de l'Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC) pour un montant de 8 millions d’Euros (5,2 milliards FCFA), et par le PNUD à hauteur de 300 000 Euros, soit environ 200 millions FCFA. Le PNUD était représenté hier à la rencontre de Bohicon par Isidore Agbokou, Team Leader de l’Unité environnement, pour constater l’évolution de cette phase du projet et apprécier ce qui a été fait jusque-là. Cette rencontre de Bohicon est perçue comme un pas de plus dans la mise en œuvre du PAPDFGC conduit par le colonel Pierre Allé surtout dans sa seconde composante qu’est la cartographie de base numérique.

Anticipation sur les risques

Pour le directeur général des Forêts et Ressources naturelles, Théophile Kakpo, cette composante fait près de 55% du budget global du projet PAPDFGC. Cette dernière composante objet de la rencontre de Bohicon se justifie par le fait que, précise-t-il, les cartes topographiques du Bénin actuellement disponibles datent de plusieurs dizaines d'années et nécessitent un renouvellement et non une mise à jour et en plus une modernisation, pour permettre d’anticiper notamment les risques climatiques tels que les inondations, l'évaluation des impacts de la sécheresse et le suivi des changements dans la couverture des sols, et autres.
En clair, le but de la rencontre est de passer en revue les œuvres du Groupe IGN France International/ IGN France et IMAO qui a remporté l’appel d’offres pour la réalisation de la cartographie de base du Bénin. Il s'agit des photographies aériennes que l'équipe technique analyse depuis le lundi 11 mai dernier et qui se poursuivra pour quelques jours encore. D’ailleurs, cette nouvelle cartographie est évidemment très attendue des professionnels de nombreux secteurs de développement qui souffrent dans leurs prises de décisions quotidiennes, du manque de données fiables. La cartographie est en effet utile à de nombreux secteurs tels que l’accès à l’eau potable, la protection des forêts, le développement du réseau routier, la prévention des catastrophes naturelles et climatiques, la protection de la biodiversité, l’aménagement du territoire. Il permet surtout d’avoir les précisions sur les limites territoriales. Ainsi, la cartographie emmènera à réaliser un bond qualitatif et de sécuriser nos frontières grignotées jusque-là par nos voisins.
A cette étape de suivi contrôle de qualité des photographies, les acteurs présents à Bohicon, tout en se penchant sur les 7000 images aériennes des blocs Nord-Est et Nord-Ouest déjà collectionnées, veulent aussi être prudents en attendant la reprise des opérations aériennes pour donner leur avis définitif sur l’ensemble des photographies prises.

Société 20 mai 2015


Deuil dans le monde de la culture : Les condoléances de Boni Yayi à la famille Pliya

Le président de la République s’est rendu, hier mardi 19 mai, au domicile de l’écrivain Jean Pliya, décédé le 14 mai dernier. Boni Yayi a tenu à rendre hommage à un homme de culture et de foi.

Depuis son décès, le 14 mai dernier, les messages de condoléances fusent de partout pour reconnaître l’homme de grande culture et de foi qu’a été Jean Pliya. Le gouvernement béninois ne manque pas à ce ballet de compassion. Hier, le président de la République s’est rendu au domicile du défunt afin de présenter les condoléances de toute la nation à la famille de l’illustre disparu. «Jean Pliya a été un homme hors pair attaché à l’excellence, l’humilité, et la recherche des valeurs spirituelles. Il a su prendre le vrai chemin. Sa foi était inébranlable et vécue dans le monde entier», témoigne Boni Yayi.

Il indique que l’homme a joué un rôle de leadership dans le domaine de l’éducation et des sciences. Pour lui, le défunt a laissé un héritage culturel et spirituel qu’il est nécessaire de perpétuer. «Il fait partie de ceux qui ont posé les jalons de notre République. Nous allons nous inspirer de l’héritage qu’il a laissé. Nous devons perpétuer ses œuvres et ses convictions», insiste-t-il.
«Nous sommes honorés de cette visite qui constitue une manifestation de plus de ce que Papa Jean Pliya était aimé », répond Philippe Gantin, porte-parole de la famille Pliya. Pour Danielle Pliya, fille du défunt, l’auteur de la célèbre pièce de théâtre ‘’ La secrétaire particulière’’ portait un intérêt particulier aux questions liées à l’éducation et à la nutrition pour le développement. Il laisse, dit-elle, à ses sept enfants et 18 petits-fils, le souvenir d’un homme de grande culture et d’une profonde foi.
Ecrivain et dramaturge, Jean Pliya est une grande figure de la littérature béninoise. Décédé, le 14 mai dernier à l’âge de 84 ans, il laisse derrière lui, une bibliographie bien fournie qui enrichit à juste titre l’univers culturel béninois. Précurseur du renouveau charismatique catholique au Bénin, il a aussi laissé une empreinte indélébile au sein de la communauté catholique béninoise.

Actualités 20 mai 2015


Message de condoléances du président de la République à la mémoire du regretté professeur Jean Pliya

Notre pays le Bénin, vient de perdre, en la personne du professeur Jean PLIYA, un de ses éminents fils, une des figures marquantes de son histoire récente.

La disparition d’une personnalité de cette envergure mérite bien les hommages de la Nation pour ce que le Professeur Jean PLIYA représente pour le Bénin en particulier et pour l’Afrique en général.

Les enfants du Bénin et d’Afrique qui sont allés à l’école, ont connu sans doute, le Professeur Jean Pliya à travers ses publications littéraires.
En ces ultimes moments où nous nous inclinons devant sa mémoire, nous nous souviendrons pour toujours de ses œuvres qui sont l’héritage immortel légué à nous ses contemporains et à la postérité.
Les œuvres du Professeur Jean Pliya rendent témoignage à sa vie et à sa profonde personnalité. Une vie intense qui ne peut-être appréhendée qu’à travers les trois dimensions de l’homme. Le Professeur Jean PLIYA fut à la fois un homme de Sciences, un homme de Culture et un homme de Foi.
Un homme de Sciences parce que le Bénin lui doit d’importantes publications dans le domaine de l’histoire et de la géographie dont le manuel très célèbre dénommé «LE BENIN». Un homme de Sciences également parce que la postérité lui doit les travaux de recherche dans les domaines de la Nutrition et de la Phytothérapie. Ce qui fait du Professeur Jean Pliya un Tradi-Thérapeute de renommée internationale.
Un homme de Culture parce qu’il est connu dans le monde entier pour ses œuvres littéraires considérées comme les classiques de la littérature béninoise et embrassant les genres majeurs de la littérature notamment les Poèmes, les Nouvelles, le Théâtre, les Romans et les Essais. La plupart de ses ouvrages sont inscrits dans les programmes scolaires au Bénin et dans plusieurs pays africains d’expression française et continuent d’être des outils pour la formation intellectuelle de plusieurs générations d’enfants béninois et africains. Les plus célèbres de ses œuvres littéraires sont « Kondo le Requin » qui a reçu le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 1967, La Secrétaire particulière, Les Tresseurs de corde, L’Arbre Fétiche etc.
Un homme de Foi parce qu’il a accordé une place de choix à Dieu dans sa vie et consacré son énergie à former une génération de Béninois et d’Africains sur le plan spirituel pour gagner des âmes à Dieu. Le Professeur Jean PLIYA laisse derrière lui un témoignage intarissable de Berger de Dieu et de Précurseur du Mouvement œcuménique dénommé «Le Renouveau charismatique » ayant créé à partir de 1975 un nouvel éveil spirituel et un nouveau type d’évangélisation au sein de l’Eglise catholique Romaine.
La Nation rend hommage également à la mémoire d’un infatigable artisan de paix et d’une personnalité forte qui laisse en héritage au peuple béninois les valeurs cardinales, rares de nos jours, que sont:
La quête permanente de l’excellence
La probité intellectuelle et morale, c’est-à- dire la recherche en toute circonstance de la vérité, de l’honnêteté et de la culture de l’éthique.
L’humilité. La persévérance et la crainte de Dieu
La Nation lui reconnait aussi son rôle déterminant dans l’élaboration de la charte Nationale pour la Gouvernance de Développement dans le cadre du réarmement moral et civique de la société béninoise.
Il n’y a pas de doute, qu’après une vie aussi bien remplie et mise au service de l’homme, que la Nation béninoise et l’Afrique rendent un hommage mérité à l’illustre disparu.
En cette douloureuse circonstance, je présente, au nom de la Nation Béninoise, mes condoléances les plus attristées à la famille éplorée, notamment à son épouse et à ses enfants. Que sa vie exemplaire et ses œuvres soient une source d’inspiration pour la jeunesse béninoise et africaine.
Je ne doute pas que le Père céleste lui accordera sa Miséricorde infinie et l’accueillera favorablement dans son royaume.

Repose en Paix, Papa.
Fait à Cotonou le 18 Mai 2015

Actualités 20 mai 2015


Rencontre avec les responsables de la SARFT: Le développement des médias chinois au centre des échanges

Les responsables de l’Administration d’Etat de la Presse, de la Publication, de la Radio, du Film et de la Télévision (SARFT), ont rencontré hier, mardi 19 mai, la délégation des journalistes et personnels des médias béninois en séjour en Chine. C’était pour les entretenir sur le développement de la radio, du cinéma et la télévision en Chine, de même que sur leurs échanges et coopérations internationales avec les autres pays du monde. La rencontre a été présidée par le chef du département de la coopération internationale de la SARFT, Yan Chengshen.

L’avènement de la radiotélévision en Chine a connu des étapes. La première radio chinoise a émis à Shanghai en 1923.

Moins de deux décennies après, plus précisément en 1940, la première radio sous le régime révolutionnaire chinois a démarré ses programmes, et un an après Radio Chine Internationale (RCI), sera créée.
La radiotélévision a commencé par émettre en 1956 d’abord en langue japonaise. La première présentatrice du journal radiophonique était une Japonaise du nom de Wei Lin. Selon les explications de la directrice du service français de RCI, Yang Xiaolan, elle soutenait la résistance chinoise et a décidé d’apporter à sa manière, son aide au peule chinois.
En Chine, la radiotélévision a pour rôle d’offrir le service public au peuple et surtout de faire des productions. A ce jour, elle a déjà produit 15.983 épisodes de drames télévisés, 100 heures de documentaires, et a 171millions d’abonnés à la télévision câblée numérique.
Le domaine de l’audiovisuel chinois a connu une croissance rapide, avec un revenu annuel de soixante douze milliards quarante millions de dollars. Ce qui fait le revenu de deux groupes de médias aux Etats-Unis. Malgré cela, il n’est pas encore un géant des médias, selon les responsables de cette structure et continue de travailler à améliorer ses prestations. Le pays compte aujourd’hui plus de deux mille cinq cents radios et télévisions.
Les orientations et le rôle des médias chinois sont définis par l’Etat central chinois, qui s’assure que les différents programmes diffusés sur les chaînes, répondent à la règlementation en vigueur dans le pays.

Processus de numérisation

Les médias chinois bénéficient d’importants investissements du gouvernement, mais ils génèrent d’autres revenus provenant de leurs activités et services.
Dans le domaine de la technologie, le pays n’est pas encore équilibré, car en ce moment, la Télévision centrale de la Chine (CCTV) est en plein dans le processus de numérisation. C’est pour cela que le gouvernement a décidé de la construction de nouveaux locaux.
Yan Chengshen affirme que les dérapages sont vite sanctionnés. Si une chaîne ne suit pas la ligne définie par l’Etat central, le responsable est tout de suite révoqué et en cas de récidive, la licence est retirée immédiatement. C'est le gouvernement central qui décide de l’orientation, notamment la délivrance des licences, la diffusion des fréquences et les programmes de diffusion dans les langues.
Chaque province a sa station de radiotélévision gérée par le gouvernement provincial qui s’occupe de son fonctionnement et décide de la nomination du directeur et de la détermination des divers investissements à faire.
Certaines réformes sont en cours dans le secteur des médias en Chine.

Coopération gagnant-gagnant

Il y a, entre autres, un projet de couverture plus large ; des projections de films sont prévues dans les régions rurales pour donner les mêmes chances aux citoyens du pays. Il y a également un projet d’adoption, une approche axée sur le marché. C’est-à-dire que les médias doivent jouer le double rôle d’information et de prestataire de service sur le marché.
Sur le plan des échanges et de la coopération, l’administration d’Etat, du film de la radio et de la télévision a établi des relations avec 171 pays et participe aux activités des organisations internationales à travers sept chaînes internationales, ce qui permettra, selon le conférencier, d’augmenter la couverture sur le plan mondial.
Pour renforcer cette coopération internationale, le gouvernement chinois tient des foras internationaux avec les pays africains et arabes

Par Pintos GNANGNON Envoyé spécial en Chine

Actualités 20 mai 2015


MTN APPS Challenge: C’est parti pour la nouvelle saison !

Ayant noté un franc succès l’année dernière avec son concours MTN APPS Challenge qui a enregistré plus de 400 propositions, le premier réseau GSM du Bénin reprend l’expérience cette année. Les passionnés de développement d’applications ont l’occasion, une fois encore, de se mettre en évidence et d’être distingués par le réseau GSM MTN qui entend ainsi les mettre au diapason de la jeunesse mondiale orientée nouvelles technologies…

C’est un concours qui s’adresse encore aux mordus du développement d’applications web. Cette année, ils ont la possibilité de faire des propositions dans les domaines de l’éducation, de la santé et du bien-être, du divertissement et mode de vie, des jeux, de la productivité et de l’agriculture. Comme lots à gagner, pour chaque catégorie, un trophée, une dotation de 2 000 000 FCFA pour assistance dans la création d’une start up et un MacBook accompagné d’une connexion internet gratuite. Mais pour prétendre à ces lots, il faut d’abord s’inscrire. Comment le faire ?

A vos claviers…

Les équipes désireuses de participer au concours devront s’inscrire en choisissant l’une des catégories et pourront concourir dans plusieurs de celles-ci avec des applications différentes si elles le souhaitent. Ces équipes devront être obligatoirement composées d’un programmeur, d’un designer et d’un spécialiste du marketing. Une façon pour MTN Bénin de promouvoir l’esprit d’équipe en même temps que de donner un coup de pouce à la création d’emplois ; l’idée originale étant le premier fonds de commerce. Concrètement, dans un premier temps, et ce du 1er au 21 juin prochain, les participants devront se rendre sur la page Facebook de MTN Bénin officiel ou sur le site internet www.mtn.bj pour remplir la fiche d’inscription. Ensuite vient la présélection qui consistera à retenir 18 applications à raison de 3 par catégorie. Les auteurs des applications retenues seront avertis par mail, SMS ou appel téléphonique. Dès lors et conformément à la philosophie mise en place l’année dernière déjà, les candidats présélectionnés auront droit à une formation. Etalée sur un mois, celle-ci se fera uniquement en fin de semaine, vendredi et samedi notamment, sur la période du 7 au 30 août 2015. Ce n’est qu’alors qu’interviendra la phase de développement des applications. Ainsi, du 30 août au 13 septembre prochain, les équipes seront chargées de développer et de perfectionner leurs applications sur tous les systèmes: IOS, BLACKBERRY, WINDOWS, ANDROID. Puis, à la fin de cette période, les applications seront disponibles sur la plate-forme MTN APP STORE (www.appstore.mtn.bj). Ces étapes franchies, interviendront les votes. A cet effet, dès le 14 septembre 2015, toutes les applications créées seront mises à disposition sur la plate-forme de MTN APP STORE où il sera loisible aux abonnés MTN uniquement de les télécharger gratuitement jusqu’à la délibération. Celle-ci aura lieu le 2 octobre 2015. Ce jour-là, un jury déterminera les 06 meilleures applications (une par catégorie). Ces résultats seront constatés par exploit de l’huissier en charge du concours. La délibération consistera en une moyenne pondérée du vote du jury comptant pour 70% et du vote du public qui comptera pour 30%. De plus, une équipe sera identifiée pour gagner le Prix spécial du jury. Cette équipe devra, pour ce faire, comptabiliser le plus de points à part les équipes par catégorie, sachant qu’aucune équipe ne saurait gagner plus d’un prix. Toutefois, les équipes peuvent concourir dans plusieurs catégories avec des applications différentes si elles le souhaitent.

Développer l’écosystème des applications au Bénin

Le pari de MTN c’est de miser sur l’avenir puisque les statistiques indiquent que d’ici 2020, il y aura plus de 500.000.000 de Smartphones en Afrique. Dans cette perspective, Malik Melamu, directeur général de MTN Bénin, est résolument confiant ; lui qui n’était pas compris de son équipe quand il initiait le concours MTN APPS CHALLENGE l’année dernière. Désormais, le succès enregistré plaide en la justesse de sa vision. Et il se dit convaincu qu’il faut promouvoir un écosystème local d’applications web pour cesser d’en importer. Pour tenir compte de cette tendance, les applications doivent être ancrées dans les réalités locales. Ce qui suppose que ces applications doivent convaincre par leur utilité en aidant à améliorer la vie de tous les jours, leur caractère novateur, leur fonctionnalité (facile à utiliser et à comprendre), leur compatibilité avec les systèmes d’exploitation mobiles, leur rentabilité financière et leur stabilité aussi (pas de bugs ni de crash). Par ailleurs, la participation des vainqueurs de l’année dernière à la phase mondiale à Abu Dhabi aura permis de donner de la visibilité au Bénin. Une plus-value qu’il faut capitaliser et perpétuer, suggèrent les responsables de MTN.
Enchanté par cette initiative qui se perpétue, Marcellin Illougbadé, président de l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste, note que la démarche cadre bien avec la dynamique mondiale et la politique nationale des GSM. Pour lui, ce concours qui peut paraître petit n’en est pas moins un signe précurseur de développement, tant s’occuper de ces jeunes participants renforcera leurs capacités et leur permettra d’exceller davantage. Ce qui aidera à mieux faire connaître le Bénin. Aussi a-t-il remercié et encouragé le réseau pour sa ténacité et son engagement pour le développement du Bénin.
Comme lui, pour Emile Kou-gbadi, directeur de l’Accès universel au ministère en charge des Technologies nouvelles, ce genre d’initiative est à encourager en raison de son importance pratique, qui permet aux populations, où qu’elles se trouvent, d’être prises en compte par la révolution numérique et technologique. Pour y contribuer justement, MTN s’emploiera à mettre en place un incubateur qui aidera à former les jeunes promoteurs.
S’il fallait encore convaincre de l’utilité de ce concours, il faut écouter les lauréats de l’année dernière, dont Maxime Hountondji, qui a révélé avoir beaucoup gagné, noué des partenariats qui lui permettent de se mettre en valeur aujourd’hui, tant au pays qu’à l’extérieur. Il remercie d’ailleurs MTN pour cette opportunité qui lui aura ouvert les portes de la reconnaissance de son talent.
A sa suite, de nombreux autres jeunes du Bénin devraient bénéficier des retombées de ce concours. C’est le vœu de Marcellin Illougbadé, procédant au lancement de cette édition du concours.

Société 19 mai 2015


Promotion de l’emploi salarié: Les défis passés au crible

En tournée dans des Business Promotion Center (BPC) installés dans plusieurs villes du pays, le ministre chargée de la Microfinance, de l’Emploi et de l’Entreprenariat des Jeunes et des Femmes a appelé, hier lundi 18 mai à Natitingou, les bénéficiaires des services desdites structures à s’autonomiser pour le développement de la société béninoise.

«En procédant aux inaugurations des BPC, le chef de l’Etat a placé sa confiance en mon département ministériel. A notre tour, le cabinet et la direction nationale du projet BPC, avons placé notre confiance en la jeune équipe qui anime le BPC de Natitingou depuis déjà six mois. En bonne mère de famille, et dans un esprit de suite, il est de mon devoir, de revenir voir l’évolution du plus jeune centre BPC afin d’étudier ensemble les défis actuels». Ainsi s’est exprimée hier au BPC de Natitingou Marie-Laurence Sranon Sossou, ministre chargé de la Microfinance, de l’Emploi et de l’Entreprenariat des Jeunes et des Femmes, pour lever un coin de voile sur sa visite. En présence de nombreux bénéficiaires, des prestations du Business Promotion Center de Natitingou dont les stagiaires du Programme d’appui à l’emploi salarié, elle a fait part des réformes en cours au niveau du projet BPC et qui ont conduit à son arrimage à l’Agence nationale pour la promotion de l’Emploi (ANPE), structure technique de son ministère. Ceci afin de préparer et d’en assurer l’appropriation et la pérennité.

Aussi saluera-t-elle cette synergie naturelle devant se renforcer entre les BPC et les antennes ANPE sur toute l’étendue du territoire national pour réaliser l’un des vœux du chef de l’Etat de disposer d’un guichet central en matière de promotion de l’emploi au niveau de l’ANPE. Elle a saisi l’occasion pour inviter les jeunes à s’autonomiser malgré les difficultés en recherchant les opportunités d’emploi pendant leur contrat de première expérience professionnelle. Un message soutenu par Maixent Djeigo, directeur général de l’ANPE et directeur national du projet BPC. Ce dernier, tout en rappelant que le plan de promotion de l’emploi des jeunes vise non seulement à soutenir l’entreprenariat mais aussi à stimuler l’emploi salarié, a appelé ceux dont les capacités et compétences ont été renforcées à travers les diverses formations, à savoir saisir les opportunités en devenant eux-mêmes des porteurs de projets d’emplois viables. Des qualités qui devraient les honorer, à ses dires. «Vous devez vous considérer comme des privilégiés en montrant vos capacités et compétences au travail», a-t-il précisé.Très satisfait des prestations des jeunes mis au service des départements de l’Atacora-Donga dans le cadre dudit programme, Mashoudou Ashanti, secrétaire général de la Préfecture, a salué le tremplin qu’il constitue pour la jeunesse dans sa quête d’un emploi durable.
Présentant les services qu’offre le BPC de Natitingou à ses usagers, Nafiou Tidjani, son responsable, a relevé quelques difficultés qu’il rencontre pour satisfaire également les attentes des jeunes des milieux les plus reculés. Il demandera alors un peu plus de moyens pour y parvenir. La même activité s'est poursuivie dans l'après-midi d'hier à Parakou

Société 19 mai 2015


Mission économique à Moscou: La CCIB lance ses jalons vers la Russie

Une délégation de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) avec à sa tête son président, Jean Baptiste Satchivi a effectué du mercredi 13 au jeudi 14 mai dernier à Moscou en Russie, une visite de travail ayant conduit à la signature d’un Mémorandum de coopération entre les chambres de commerce et d’industrie des deux pays.

La CCIB élargit les perspectives de l’économie béninoise sur la Russie. Une mission de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) était dans ce pays la semaine écoulée pour permettre de renforcer les échanges commerciaux et les relations de coopération entre les institutions consulaires des deux pays.

Au cours de la séance de travail tenue à cet effet le mercredi 13 mai dernier, en présence du vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie de Russie, le président de la CCIB, Jean Baptiste Satchivi, a présenté le Bénin comme une porte d’entrée et d’opportunité d’affaires pour la Russie sur l’Afrique. Il a fait part de la stabilité politique qui règne au Bénin. Mais il n’a pas occulté les nombreux problèmes que traverse le pays dans le domaine de l’énergie, du transport routier et aéroportuaire. Il a ensuite convié son homologue de la CCIR à une visite au Bénin.
Après les différentes interventions, les responsables des deux institutions ont signé un mémorandum pour relancer les relations entre les deux chambres consulaires. Pour sa part, l’ambassadeur du Bénin en Russie, Gabriel Kotchoffa, cheville ouvrière de cette coopération est revenu sur l’intervention de la Russie au Bénin à travers la formation de 2500 cadres béninois en Russie et dans les pays de l’ex-Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS). Il trouve opportun cet accord qui vient relancer le partenariat entre les deux pays qui ont une longue tradition de coopération.
La signature de ce mémorandum fait suite au tout premier accord de coopération commerciale entre le Bénin et la Russie qui date de 1963. Après cela, la délégation a effectué une visite dans les locaux de l’ambassade du Bénin à Moscou. Autour d’un diner offert par l’ambassadeur, les différentes personnalités présentes, dont le président directeur général d’un grand Holding, Auguste Aimontché, ainsi que des opérateurs économiques russes, ont eu des échanges cordiaux.

A la recherche d’une diplomatie économique

Au lendemain de cet accord de coopération, le jeudi 14 mai 2015, une séance de travail a eu lieu au siège de l’ambassade du Bénin en Russie. Réunissant la délégation béninoise, les hommes d’affaires russes et le personnel de l’ambassade, cette rencontre a permis d’expliquer la vision de la CCIB, les défis à relever ainsi que les différentes orientations à donner pour l’atteinte des objectifs fixés. Il est question, selon Jean-Baptiste Satchivi, de donner de la visibilité à l’institution consulaire béninoise et aux projets phares devant contribuer à un développement économique réel des entreprises béninoises.
Le besoin d’une diplomatie économique sous la forme de présence d’une personne au sein de l’ambassade ayant pour rôle de se focaliser sur la recherche des opportunités d’affaires, a été évoqué et a particulièrement retenu l’attention de l’ambassadeur et de tous les participants à la séance. A ce sujet, le président de la CCIB estime qu’une telle personne sera sous l’autorité de la CCIB et aura une obligation de résultat.
Au cours de cette même rencontre, plusieurs projets ont été évoqués. Il s’agit, entre autres, du partenariat entre le Port autonome de Cotonou et un port de la Fédération de Russie puis du renforcement des relations entre la Russie et le Bénin. Sur ce dernier point, il est prévu la visite d’une mission économique béninoise en Russie.

Point focal Communication CCIB

Société 19 mai 2015


Le Lac de l’Ouest: Une fierté nationale de la Chine

Deux voyages culturel et artistique ont marqué jeudi 14 mai dernier, le séminaire des journalistes béninois en Chine.

Une visite sur le ‘’Lac de l’Ouest’’ et une autre au musée de l’Association des recherches de l’art contemporain de Hangzhou dans la province de Zhejiang en Chine. Ce sont les deux visites culturelles et artistiques qu’ont effectuées jeudi dernier, les journalistes béninois participants à un séminaire en Chine depuis le 7 mai dernier.

Ces deux sorties leur ont permis de découvrir davantage le pays du dragon par sa beauté naturelle et dans ses diversités culturelles.
Réputé comme le lac le plus célèbre de la région du sud du pays, le lac de l’Ouest s’étend sur une superficie de 6,3 km2. Il comporte trois îles couvrant une superficie de 15km2. Certains billets de Yuan sont frappés de son effigie.
Depuis 2011, il est classé au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO). Le lac de l’Ouest appelé dans la langue chinoise « Xi Hu » est considéré comme un trésor par les nationaux. Il accueille environ deux millions de visiteurs chaque année et a une profondeur moyenne de 2,27 m. Un ticket de 55 Yuans équivaut à 30 mn de voyage au cœur de ce lac.
Au caractère impressionnant, le lac de l’Ouest peut se révéler parfois dangereux. De ce fait, des mesures préventives et sécuritaires sont mises en place par les gestionnaires du centre et le gouvernement du pays, en vue d’assurer la biodiversité. Au nombre de ces mesures, explique l’un de nos guides, Qian Yi Fan, on note l’interdiction de «nager et de pêcher». Mais en dépit de ces consignes, «le pays enregistre chaque année, une dizaine de cas de noyade».
Mais avant la visite du Lac de l’Ouest, les séminaristes étaient dans les locaux de l’Association de recherche de l’art contemporain de Chine où ils ont pu apprécier l’évolution de la calligraphie chinoise et les différentes pierres utilisées dans le domaine depuis 475 avant Jésus-Christ jusqu’à nos jours. Les locaux qui abritent cette association créée en 1904 et présidée par Rao Zong Yi, sont érigés sur une montagne au cœur du musée de l’art chinois. La montagne qui l’abrite est appelée «montagne solitaire» ou « montagne isolée».
A en croire notre guide, Qian Yi Fan, «les jeunes s’intéressent de moins en moins à la calligraphie chinoise. C’est pour sa conservation que le gouvernement organise des séminaires chaque année à l’intérieur du pays en vue de mieux promouvoir la tradition chinoise».
A la suite de cette visite, les participants étaient à l’atelier ‘’Xileng’’ pour un exercice sur la calligraphie chinoise. Ce centre est basé dans la ville de Hangzhou dans la province de Zhejiang au sud du pays.

Par Maryse ASSOGBADJO Envoyée spéciale en Chine

International 19 mai 2015


Nouvelle date pour les municipales, communales et locales: La CENA attend le quitus de la Cour constitutionnelle

Après sa rencontre avec les partis politiques pour faire reporter les élections municipales, communales et locales, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a saisi la Cour constitutionnelle par rapport à la nouvelle date à retenir pour le scrutin. Parallèlement, elle travaille pour des élections sans couac. Sa vice-présidente, Geneviève Boko Nadjo, a annoncé le recrutement prochain de 26 000 agents électoraux complémentaires et l’affichage de la liste des 34 partis et alliances de partis politiques.

«Tout report de la date des élections est interdit. En cas de force majeure, le report de date ne peut être fait qu’après une consultation de toutes les forces politiques engagées dans l’élection concernée ». C’est ce que dit l’article 49 du Code électoral en République du Bénin. Et c’est pour satisfaire à cette exigence de la loi que les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) ont rencontré par deux fois les responsables de partis et alliances de partis. Il ressort de ces deux rencontres que les deux camps sont tombés d’accord pour que le vote se tienne entre le 15 et le 30 juin prochain. Seulement, la décision de la Cour constitutionnelle est indispensable dans le processus de fixation de la nouvelle date.
Selon Geneviève Boko Nadjo, la vice-présidente chargée des opérations de vote, la CENA a déjà saisi la Cour constitutionnelle afin qu’elle se prononce par rapport à la nouvelle date pour les élections. «A partir de la séance que nous avons eue avec les partis politiques, nous avons fait une proposition suivant la période de mi-juillet pour le report. Des débats, il y a eu un consensus sur la période du 15 au 30 juin prochain. C’est dans ce sens que nous avons saisi la Cour constitutionnelle aux fins de nous permettre de reporter les élections», a laissé entendre Geneviève Boko Nadjo. La Cour constitutionnelle s’est déclarée incompétente pour reporter le scrutin du 31 mai, qu’elle peut s’y pencher à condition d’être saisie par l’organe chargé de l’organisation des élections. A la question de savoir si la CENA pourra tenir si la Cour constitutionnelle venait à maintenir la date du 31 mai prochain, Geneviève Boko Nadjo a indiqué que le scrutin connaîtrait alors beaucoup de ratés dans ce cas.

Organiser un scrutin crédible

Au terme du dépouillement des dossiers de candidatures effectué par la CENA, il ressort qu’il y a au total 34 partis et alliances de partis, politiques qui vont compétir selon Geneviève Boko Nadjo. Les responsables de ces 34 listes de candidatures peuvent procéder à des réaménagements de leurs dossiers en attendant la délivrance d’un récépissé définitif. A l’occasion des élections municipales, communales et locales, les Béninois voteront, comme à l’accoutumée, deux fois le même jour pour élire les conseillers communaux et les conseillers de villages ou de quartiers de ville en choisissant parmi les 34 listes. Cela suppose du matériel et des ressources humaines conséquentes. Pour faire face à cette situation, la vice-présidente de la CENA, Geneviève Boko Nadjo a précisé qu’il sera procédé au recrutement de 26 000 nouveaux agents électoraux en plus de ceux qui ont servi à l’occasion des élections du 26 avril dernier. Tous ces agents seront formés sur une bonne utilisation du matériel afin d’éviter tout dysfonctionnement dans le déroulement du vote.
Outre le recrutement complémentaire des agents électoraux, la CENA doit faire face à l’impression des documents électoraux, y compris les bulletins pour les 34 partis et alliances de partis en compétition. De plus, puisque le vote se déroule au niveau communal, les listes de candidatures, elles aussi, sont communales. Cela donne 77 possibilités de bulletins uniques si l’on devrait en concevoir par commune. Pour un scrutin crédible, le report serait donc inévitable.

Actualités 19 mai 2015


Course pour le perchoir de la 7e législature: Vers un duel Me Adrien Houngbédji - Komi Koutché

Les choses se précisent de plus en plus par rapport à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, version 7e législature prévue pour ce mardi 19 mai à l’hémicycle. La bataille se fera entre deux candidats : Me Adrien Houngbédji retenu par l’Opposition et Komi Koutché sur qui la mouvance présidentielle aurait jeté son dévolu.

Qui de Komi Koutché et de Me Adrien Houngbédji sera le prochain président de l’Assemblée nationale ? Tous les regards sont tournés ce mardi 19 mai vers le palais des Gouverneurs à Porto-Novo où aura lieu cette élection attendue par plus d’un. Laquelle sera le premier acte que pose la 7è législature après son installation le samedi 16 mai dernier. En prélude à ce vote, les différents camps se sont retrouvés hier pour opérer les derniers réglages. C’est ainsi que le camp présidentiel aurait jeté son dévolu sur le ministre en charge de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation dont le nom était abondamment cité depuis quelques jours comme un prétendant sérieux à cette bataille. Komi Koutché défendra les couleurs de la Mouvance présidentielle contre le président du PRD. Son choix a été confirmé par plusieurs sources proches du chef de l’Etat.
Du côté de l’Opposition, les choses n’ont pas changé d’un iota. L’unanimité qui régnait autour de Me Adrien Houn-gbédji retenu comme candidat de toutes les forces de l’Opposition est toujours de mise. Les partis et alliances politiques notamment PRD, Union fait la Nation, RB-RP, FDU, ABT, AND et Soleil ont gardé leurs rangs serrés pour affronter cette bataille.

L’Opposition en avance sur la Mouvance

Toutes ces forces politiques de l’Opposition font numériquement 45 députés. Si on doit extraire de cet effectif les trois députés de l’AND Cyprien Togni, Octave Houdégbé, Jacques Yempabou dont leur chef de file Valentin Aditi Houdé les annonce partis pour renforcer les FCBE, l’Opposition serait donc à 42 députés. Il faut désormais ajouter à ceux-ci le député Atao Mohamed Hinnouho de la liste Résoatao. L’ancien militant PRD a donné une conférence de presse hier à Cotonou pour annoncer son vote en faveur de Me Adrien Houngbédji. Ce qui fait théoriquement une majorité de 43 députés pour le bloc de l’Opposition. A priori, le perchoir devrait revenir au candidat Me Adrien Houngbédji qui a déjà sur papier une longueur d’avance sur son challenger Komi Koutché. Mieux, l’autre avantage de l’Opposition est qu’elle contrôle le bureau d’âge. La doyenne d’âge, Rosine Vieyra Soglo et Atao Mohamed Hinnouho, l’un des plus jeunes de la législature après Komi Koutché sont tous deux défavorables à la Mouvance présidentielle. Autant de réalités qui mettent le candidat de l’Opposition en pôle position pour gagner cette bataille du perchoir qui fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis quelques jours. Me Adrien Houngbédji devrait se préparer à prendre pour la troisième fois, après 1991 et 1999, le perchoir de l’Assemblée nationale. Il n’aura pas de fil à retordre devant le candidat de la mouvance présidentielle minoritaire. Laquelle Mouvance est forte pout tout calcul fait de 39 députés représentant les 33 élus FCBE, les 2 de l’alliance UB, les 2 de l’alliance Eclaireur plus les 3 députés de l’AND qui ont filé entre les doigts de Valentin Houdé au profit de la Mouvance. Si ces derniers ne reviennent pas sur leur décision, on aura théoriquement 44 contre 39 députés. L’Opposition s’en tire donc à bon compte. Le camp présidentiel aura besoin de trois députés pour faire basculer la majorité et damer le pion à l’Opposition. Ce qui apparemment ne sera pas facile.

Attention aux votes trahisons politiques !

Même si ce sera difficile, il n’est pas exclu que la mouvance présidentielle réussisse un tel exploit. Car, le vote sera à bulletin secret. Le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’autorise pas en cette matière un vote à main levée. Les questions qui portent des élections de personnes sont toujours à bulletin secret. Dès lors, la trahison politique est possible. Des gens, dans un camp comme dans l’autre, peuvent voter, une fois dans l’isoloir, le contraire du vote qui est attendu d’eux ou qu’ils ont promis et même juré à leur candidat. Et on n’aura aucun moyen pour déceler qui a trahi et qui n’a pas trahi. Oui c’est cela la politique au Bénin. C’est à cela qu’il faut faire attention avec les députés qui disent à cor et à cri que leur candidat est telle ou telle personne. Il n’y a aucune preuve pour témoigner s’ils ont effectivement tenu promesse ou pas. On a déjà vu par le passé des trahisons de ce genre ou certains ont carrément voté abstention ou nul. C’est en cela la complexité de l’élection. Personne ne peut pronostiquer le verdict surtout qu’il n’y a pas un grand écart en terme d’effectif entre les deux camps. C’est à un duel serré qu’on risque d’assister ce jour à l’hémicycle entre Me Adrien Houngbédji et Komi Koutché.

Actualités 19 mai 2015


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