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Nouvelles

Ecosystèmes de mangroves au Benin:La FAO et les acteurs s’activent autour de leur restauration

Le gouvernement de la République du Bénin, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), a initié le Projet de Coopération Technique TCP/BEN/3502 "Restauration des Ecosystèmes de Mangroves du Site RAMSAR 1017 en République du Bénin". Pendant deux jours, les différents acteurs du secteur ont au cours d’un atelier de lancement officiel du projet, tracé la voie à suivre pour plus d’impact dans la gestion durable des écosystèmes de mangroves au Bénin. C’était à hôtel Terra Nostra de Ouidah.

Source : Mission résidente de la FAO au Bénin

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et le Centre Mondial de Surveillance de la Conservation de la Nature (UNEP-WCMC), 70% des mangroves du Bénin vont disparaitre si rien n’est fait avec de nombreuses conséquences sur la pêche et la destruction des frayères. Ainsi, le Projet de Coopération Technique TCP/BEN/3502 "Restauration des Ecosystèmes de Mangroves du Site RAMSAR 1017 en République du Bénin" a été élaboré. Programmé pour une durée de deux ans, le projet vise essentiellement la mise en place d’un système de gestion durable des écosystèmes de mangroves du site RAMSAR 1017 en vue de contribuer au bien-être et à la sécurité alimentaire des populations riveraines. Le projet, qui se veut être un projet pilote, touchera six communes du Bénin notamment les communes d’Abomey-Calavi, de Ouidah, de Kpomassè, de Bopa, de Comé et de Grand-Popo. Il s’articulera autour de trois axes majeurs que sont :le renforcement des capacités institutionnelles, organisationnelles, techniques et matérielles des acteurs dans la gestion durable des mangroves ;la protection, régénération et restauration de façon durable de la mangrove et les terres dégradées et érodées dans la zone d’intervention et l’amélioration de la connaissance des ressources de mangroves.
L’approche de mise en œuvre de ce projet prône la participation des populations cibles, des collectivités locales décentralisées, des Organisations de la Société civile et des structures étatiques de la gestion des ressources en eau et forestières. Ceci nécessite une internalisation du cadre d’intervention du projet par ces différents acteurs. A cet effet, l’atelier d’appropriation des documents de planification et de suivi-évaluation s’est consacré en même temps au lancement officiel des activités du projet. Cet atelier a permis l’appropriation du cadre d’intervention opérationnel du projet par les acteurs concernés.
En effet, le projet, ses objectifs et résultats attendus sont connus et validés par les parties prenantes.
Le directeur général adjoint des Forêts et Ressources naturelles, le Colonel Aristide F. Adjadémé représentant le directeur général, a ressorti l’importance des zones humides dans la survie de l’humanité à travers le rôle de rideaux filtrants des végétaux qui entourent les mangroves et qui constituent d’excellent capteur de carbone.
Pour le représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) au Benin, Dr Tiémoko Yo,le développement de projets de gestion durable des ressources naturelles représente l’une des trois priorités retenues dans le Cadre de Programmation Pays (CPP 2012-2015) des interventions de la FAO au Bénin ; et l’engagement de l’Administration forestière aux côtés de son institution face à cette priorité, est à saluer.
Joël Avikpo Dansou, conseiller technique aux Ressources naturelles du ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et Forestières, a rassuré le représentant résident de la FAO de la disponibilité de son département ministériel à pérenniser les nombreux acquis de la coopération.
Une visite de terrain dans les communes de Ouidah et de Kpomassè a été effectuée pour toucher du doigt les réalités auxquelles sont confrontées ces mangroves.

Actualités 16 avr. 2015


Démocratie dans la sous-région:Les médiateurs de l’UEMOA appellent à des élections apaisées au Bénin

En fin de visite au Bénin la semaine dernière, les médiateurs de l’Association des médiateurs des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (AMP-UEMOA) ont adopté une déclaration, dite Déclaration de Cotonou, pour appeler à des élections apaisées dans la sous-région en général et au Bénin en particulier. La teneur de cette déclaration a été lue hier par le médiateur de la République du Bénin, Joseph Gnonlonfoun, au cours de sa conférence de presse.

L’Afrique de l’ouest est dans un cycle électoral de 2015 jusqu’en 2017. Il y a élection présidentielle au Togo, puis élections législatives, communales, municipales et locales au Bénin et ensuite, élections locales au Mali. Ces consultations électorales sont prévues pour se tenir cette année dans ces trois pays. Une situation face à laquelle les médiateurs de l’Association des médiateurs des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (AMP-UEMOA) ne veulent pas rester indifférents. Ils souhaitent que ces élections se passent dans des conditions apaisées.
Dans une déclaration qu’ils ont rendue publique à cet effet à l’issue de leur réunion au Bénin la semaine dernière, déclaration lue hier par le médiateur de la République du Bénin, l’AMP-UEMOA salue les progrès réalisés au sein des Etats membres, pour rendre crédibles les processus électoraux à travers notamment l’informatisation des fichiers électoraux et la professionnalisation des structures en charge des élections. Elle appelle l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation des élections : les gouvernements, les Parlements, les Commissions électorales, les partis politiques, à faire preuve de responsabilité et de discernement en vue de préserver et de consolider la paix et la tranquillité indispensables à l’organisation d’élections libres et transparentes. Les médiateurs des huit pays de l’Union invitent les Forces de défense et de sécurité publiques à s’acquitter avec professionnalisme de leur devoir républicain de sécurisation desdits processus électoraux. Ils n’ont pas oublié les animateurs des médias. La déclaration recommande à ces derniers de faire preuve de «responsabilité en vérifiant l’exactitude des informations publiées, en privilégiant la recherche de l’équilibre et en s’abstenant de tout propos susceptible d’inciter à la haine et à la violence…».
L’AMP-UEMOA encourage les organisations multinationales, les partenaires bilatéraux, les Organisations de la Société civile nationale et internationale à renforcer leur appui aux structures impliquées dans l’organisation des élections et à maintenir la veille citoyenne. Elle exhorte les candidats au respect du verdict des urnes et à proscrire la violence. Les médiateurs de la République se disent disposés à apporter leur contribution au déroulement d’élections apaisées dans l’espace UEMOA par l’écoute, l’offre de dialogue ou de médiation entre les parties.

Actualités 15 avr. 2015


Pour Toffo:Bientôt, un ballet professionnel

Du 6 au 12 avril dernier dans la commune de Toffo, l’association «Actions Plurielles » a initié une formation à l’endroit de certains acteurs culturels de la localité. La finalité d’un tel projet, c’est de travailler à l’avènement d’un ballet professionnel pour cette commune hôte du Festival des arts, cultures et tourisme (FACTO) qui en sera cette année à sa seconde édition.

Six jours de formation ont suffi à outiller les acteurs culturels mobilisés dans le cadre de la mise sur pied du ballet professionnel de la commune de Toffo. En effet, commune sous les feux de la rampe, ces derniers mois, du fait de l’engagement de certains de ses fils, pour en faire une localité culturellement vivante, Toffo enchaîne les occasions et multiplie les opportunités.
Du 6 au 12 avril, encadrés par Toussaint Vidjennagnimon (percussionniste), Hugues de Souza (chorégraphe) et Roger Malakouè (jeu d’acteur), les membres de ce qui sera bientôt le ballet de Toffo ont été entretenus sur différentes notions pour monter un spectacle professionnel. Entre autres, il s’est agi pour les formateurs de montrer aux stagiaires, les différentes étapes de la construction d’un spectacle, partant de l’idée à la mise en scène. La pluie qui s’est abattue sur la ville de Ouègbo dans la commune de Toffo, samedi 12 avril dernier n’a pas empêché les populations d’effectuer le déplacement. L’un des ballets de la localité devait y donner le spectacle de restitution de la formation qu’elle vient de recevoir. Et le public en aura pour son compte. Trois alléchants tableaux de danses traditionnelles lui seront présentés en une trentaine de minutes.
Les danseurs, dans des accoutrements adaptés à chaque tableau, ont proposé des rythmes tel que le « Guèlèdè ». Pour le responsable de l’association «Actions Plurielles», Gontran Mègnigbèto, « cette restitution a été organisée pour permettre au ballet de montrer à la population qui la connaît depuis une décennie d’années déjà, les évolutions engendrées par la formation que nous avons organisée à leur endroit ». « C’est l’un des objectifs de cette formation organisée en prélude à la 2è édition du FACTO prévue du 6 au 12 août dans la commune de Toffo», renchérit Gontran Mègnigbèto. «Nous avons remarqué les insuffisances de la 1ère édition et nous avons décidé d’y remédier en formant les populations. Nous pensons qu’en valorisant l’existant culturel de la commune, nous arriverons à ancrer davantage le festival. La communauté ne sera donc plus considérée comme un simple consommateur de spectacles venus d’ailleurs mais participera de façon active à la dynamique que nous mettons en place », poursuit-il.
A cet effet, il annonce que le spectacle d’ouverture de l’édition 2015 du FACTO sera assuré par ce groupe de ballet qui a d’ailleurs été détecté à l’ouverture de la première édition en août 2014. Et le moins qu’on puisse dire est que les membres du ballet n’en rêvent pas mieux. « Nous allons nous mettre au travail pour présenter en août un spectacle plus fourni et mieux monté que celui de l’année dernière», promettent-ils.

Culture 15 avr. 2015


Lutte contre la malnutrition:Encore du pain sur la planche

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a, dans son rapport sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde édition 2014, fait le point de la situation de la malnutrition. Bien que d’importants efforts aient été fournis, un engagement politique soutenu au plus haut niveau est indispensable pour parvenir à éradiquer la faim.

Le rapport sur l’état de l’insécurité alimentaire indique que la moitié des décès d’enfants, bien qu’elle soit rarement citée comme une cause directe, est due à la malnutrition. Les difficultés d’accès à la nourriture ne sont pas la seule cause de malnutrition. Les mauvaises pratiques alimentaires et les infections, voire l’association des deux, participent également au phénomène. Les infections, notamment les diarrhées persistantes ou fréquentes, les pneumonies, la rougeole et le paludisme, compromettent l’état nutritionnel. Les mauvaises habitudes alimentaires, l’allaitement inadapté, le fait de ne pas donner de bons aliments ou de ne pas veiller à ce que l’enfant consomme suffisamment, contribuent aussi à la malnutrition.

Les séquelles de la malnutrition

La malnutrition laisse, chez des millions de survivants, des séquelles durables sous forme d'infirmité, de vulnérabilité chronique aux maladies, de handicap intellectuel. Elle constitue non seulement une menace pour les femmes, les familles et les sociétés tout entières, mais aussi une violation des droits de l'enfant. La malnutrition ne dépend pas simplement de la satisfaction de l'appétit: un enfant qui mange assez pour calmer sa faim immédiate, peut néanmoins être malnutri. La malnutrition est, par ailleurs, une urgence largement invisible. Les trois quarts des enfants qui meurent de causes liées à la malnutrition sont atteints de formes modérées ou légères, qui ne s'accompagnent d'aucun signe extérieur.
Les famines, les guerres et autres catastrophes ne sont responsables que d'une petite partie de la malnutrition mondiale. De telles crises sont souvent à l'origine des formes de malnutrition les plus graves.
La malnutrition peut se présenter sous différentes formes qui agissent en symbiose, comme la malnutrition protéino-énergétique et les troubles dus à des carences en micronutriments, ainsi appelés parce que ces éléments (iode, fer, vitamine A par exemple) sont nécessaires à l'organisme, mais se retrouvent en quantités infimes seulement chez l'enfant.

Progrès remarquables

Les dernières estimations de la FAO montrent que des progrès sont enregistrés dans la lutte contre la faim dans le monde: on estime qu'environ 805 millions de personnes étaient en situation de sous-alimentation chronique en 2012-2014, soit une diminution de plus de 100 millions de personnes sur la dernière décennie, et 209 millions de personnes de moins qu'en 1990-1992. Sur la même période, la prévalence de la sous-alimentation est passée de 18,7 à 11,3% dans le monde et de 23,4 à 13,5% dans les pays en développement.
Il est indispensable, pour éradiquer la faim, d'obtenir un engagement politique soutenu au plus haut niveau et de placer la sécurité alimentaire et la nutrition parmi les priorités absolues. Les études de cas du rapport sur l'état de l’insécurité alimentaire dans le monde en 2014 font apparaître que certaines régions comme l'Afrique et l'Amérique latine et les Caraïbes, ainsi que certains pays, ont renforcé leurs engagements politiques en matière de sécurité alimentaire et de nutrition.
La réduction de la faim appelle une approche intégrée qui doit comprendre les éléments suivants: des investissements publics et privés propres à améliorer la productivité agricole; un meilleur accès aux intrants, aux terres, aux services, aux technologies et aux marchés; des mesures favorables au développement rural; des mesures de protection sociale pour les personnes les plus vulnérables, notamment le renforcement de la résistance de ces personnes face aux conflits et aux catastrophes naturelles; des programmes de nutrition spécifiques destinés à pallier les carences en micronutriments chez les mères et les enfants de moins de cinq ans. Un engagement politique soutenu au plus haut niveau est indispensable pour parvenir à l’éradication de la faim. Il faut pour cela placer la sécurité alimentaire et la nutrition au premier plan du programme politique et veiller à créer un environnement favorable à l'amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition.

Conséquences de la malnutrition

Sur près de 12 millions de décès qui surviennent chaque année dans le monde en développement parmi les enfants de moins de cinq ans, principalement de causes évitables, 55% peuvent être attribués directement ou indirectement à la malnutrition. L'anémie intervient dans 20 à 23% de tous les décès post-partum en Afrique et en Asie.
Chez le nourrisson et le jeune enfant, l'anémie peut entraver le développement psychomoteur et cognitif, abaissant le quotient intellectuel (QI) de neuf points. Les enfants de poids insuffisant à la naissance ont des QI inférieurs de cinq points en moyenne à ceux des enfants de poids normal. Une carence en iode in utero peut, si elle est importante, causer cette arriération mentale profonde qu'est le crétinisme; même à des degrés plus légers, elle est à l'origine de déficits intellectuels
Les deux principales sont l'inadéquation de la ration alimentaire et la maladie. Leur interaction tend à créer un cercle vicieux: l'enfant malnutri est vulnérable à la maladie. Il tombe malade, et de ce fait la malnutrition empire.
Tous les efforts des familles pour assurer une bonne nutrition peuvent être battus en brèche par des facteurs politiques, juridiques et culturels, comme le degré auquel les droits des femmes et des jeunes filles sont protégés par la loi et la coutume; le système politique et économique déterminant la distribution du revenu et des avoirs; enfin, les idéologies et les politiques gouvernant les secteurs sociaux.

Santé 15 avr. 2015


Conditions de travail des professionnels des médias:L’exercice du journalisme dans le Mono-Couffo préoccupe l’ODEM

De retour d’un atelier de formation tenu à Parakou, le président de l’ODEM, Guy Constant Ehoumi s’est préoccupé, hier mardi 14 avril dans la commune de Lokossa, des conditions de travail par rapport à la déontologie des professionnels intervenant dans les départements du Mono et du Couffo.

C’est sous l’aspect d’un visiteur ordinaire, que le président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM) a choisi de signaler à ses confrères sa présence à Lokossa. Ainsi qu’il l’a fait un peu plus tôt à la direction régionale de la chaîne de télévision privée Canal 3, il a tout juste parcouru quelques mètres pour effectuer la même visite à l’Antenne Mono-Couffo du journal La Nation puis à Radio Mono FM ou «La voix de Lokossa».
Il s’agissait d’une visite de courtoisie et de travail. C’est du moins ce qui ressort des interventions du président de l’ODEM, Guy Constant Ehoumi, reçu en studio par Radio Mono FM. De la visite, il a expliqué qu’il était venu voir sur le terrain, le comportement de la presse par rapport au communiqué édité par l'institution d’autorégulation. Ledit communiqué, selon le président de l’ODEM, appelle de la part des professionnels un traitement responsable des informations relatives aux activités électorales. Il les invite également à vérifier et à équilibrer le contenu de leurs productions afin d’éviter une quelconque manipulation venant du politique. Aussi, Guy Constant Ehoumi, a-t-il voulu apprécier par lui-même au cours de sa descente à Lokossa, la relation des professionnels des médias avec les pratiques de préservation de la paix. Toutes choses qui, développe-t-il, recommandent de ne pas prêter sa caméra, son micro ou sa plume aux agissements troublant l’ordre. Puis, il exhorte ses confrères très actifs sur le front de la communication bien que « tapis dans les rangs des journalistes à surseoir à cette besogne par ces temps de campagne électorale».
Sensible à la qualité des installations et aux dispositions particulières prises dans le cadre de la campagne électorale au niveau de Radio Mono FM, il s’est intéressé au traitement des ressources humaines. A ce sujet, le directeur de la station, Sébastien Guidi, rassure que tout au moins les différents niveaux de traitement contenus dans la Convention en dénonciation sont déjà observés y compris, la rémunération du veilleur de nuit. Que, la dizaine d’agents constituant le personnel de la station est entièrement déclarée à la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) sans aucun arriéré de cotisation.

Actualités 15 avr. 2015


En raison de la non distribution des cartes d’électeurs à ce jour:Des forces de l’Opposition appellent à une marche vendredi prochain

Cinq jours après le lancement de la campagne électorale et suite à la passe d’armes entre le COS-LEPI et le gouvernement sur la non disponibilité des fonds pour lancer la distribution des cartes d’électeurs, certaines forces de l’Opposition sont montées au créneau, hier mardi 14 avril. C’était à travers une conférence de presse, au siège de l’Union fait la Nation à Cotonou, pour manifester leur mécontentement.

La Renaissance du Bénin, l’Alliance Soleil, le Réso ATAO, l’Alliance ABT et l’Union fait la Nation appellent le peuple à une marche de protestation vendredi 17 avril prochain, si d’ici à jeudi, rien n’est fait pour commencer la distribution effective des cartes d’électeurs qui constituent le sésame à détenir pour aller voter.
L’article 183 du Code électoral en son alinéa 3 stipule :« Le centre de distribution des cartes d’électeurs est ouvert pendant quinze (15) jours ininterrompus de (8) heures à (18) heures alors que les élections doivent avoir lieu le 26 avril prochain. Nous sommes donc déjà en porte à faux avec lesdites dispositions», a déploré Sakinatou Bello, membre de l’Alliance ABT qui a expliqué hier que la marche projetée vient pour protester contre cette violation imputable au gouvernement. A sa suite, certains membres des forces de l’Opposition justifient également la projection de la marche de vendredi prochain.
«L’heure est grave et notre silence serait coupable; nous ne pouvons être un peuple intelligent et qu’on nous traite comme des tarés ; la marche est une première étape», a déclaré Me Moustapha Waïdi de la même alliance.
«Nous ne saurions être comptables des actes du gouvernement et du COS-LEPI car aucune affaire publique ne se gère de cette manière ; la responsabilité exclusive incombe au gouvernement si rien n’est fait», avance son confrère Raymond Dossa de la même alliance par rapport à cette situation pendant que Séraphin Agbahoungbata d’Alternative citoyenne s’inquiète et dénonce : «Nous sommes à quelques jours des élections législatives. Les angoisses s’amplifient, les questionnements s’intensifient ; nous sommes en présence d’un régime qui ne respecte pas ses engagements».
Pour Lazare Sèhouéto de l’UN, après le lancement de la campagne, l’alliance au pouvoir s’y est lancée de la manière la plus tonitruante dans un activisme sans précédent, avec les inaugurations et les poses de première pierre tous azimuts. Pendant ce temps, la Cour constitutionnelle et la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication qui sont des institutions garantes d’un certain équilibre et d’une certaine équité laissent faire alors qu’elles disposent de la possibilité d’une auto saisine pour rectifier les anomalies ainsi décriées, dénonce-t-il. Alors, poursuit-il, ce qui se passe traduit un nouveau complot en cours contre le peuple attributaire de la souveraineté. Ce complot, selon Lazare Sèhouéto consiste à ne pas débloquer l’argent à temps pour ensuite épuiser et engager les forces politiques dans une course de vitesse, quitte à ce que poussées à bout et asphyxiées, les moyens de l’Etat soient ensuite utilisés à fond pour corrompre les électeurs et les détourner. Ce sera pour finalement assouvir le dessein formé auparavant qui est de convoyer une cinquantaine de députés à la solde du pouvoir au Parlement.
Le complot s’illustre en ce sens qu’hier mardi, les cartes pouvant être rendues disponibles pour être distribuées à Malanville dans l’Alibori et Kobly dans l’Atacora jeudi prochain, ne peuvent plus encore se trouver à Cotonou à pareille heure.
Les villes de Cotonou et de Parakou devront délivrer des autorisations pour permettre lesdites marches et contraindre le gouvernement à rendre disponibles les fonds nécessaires pour distribuer les cartes d'électeurs. La Cour constitutionnelle a été vivement appelée par les conférenciers à prendre ses responsabilités afin que le gouvernement rectifie le tir.
Léopold Ahouandjinou du Réso ATAO explique que les forces politiques de l’Opposition sont de bonne foi pour avoir accepté d’entrer en campagne sans s’être assurées au préalable que le financement du processus électoral était bouclé.

Actualités 15 avr. 2015


Vulgarisation de la loi portant Code électoral et stratégies politiques:L’INPF outille les femmes candidates aux élections législatives

La tournée nationale de renforcement des capacités au profit des femmes candidates aux élections législatives du 26 avril prochain, initiée par l’Institut national pour la promotion de la femme (INPF) s’est poursuivie le 10 avril dans la commune de Ouidah. A cette étape, les candidates des départements de l’Ouémé, du Plateau, de l’Atlantique et du Littoral étaient concernées.

La formation initiée par l’Institut national pour la promotion de la femme (INPF) avec l’aide de OSIWA vise essentiellement, selon Didas Tossou, directeur des Etudes, de la formation, des recherches au sein de cet institut, à accompagner les femmes candidates dans leur désir de siéger au Parlement, en les outillant sur des thématiques essentielles et indispensables à ce propos. «Nous les avons formées il y a un an sur les techniques de négociation et à la participation à la vie politique et après leur positionnement sur les listes électorales, nous avons jugé utile de les rencontrer pour leur donner le B-A-BA en terme de stratégies de campagne électorale, de contenu du Code électoral et de comportement à avoir le jour du scrutin», explique Didas Tossou qui précise par ailleurs que le dépouillement électoral, les modalités de calcul des suffrages et de détermination des sièges, le contentieux électoral… ont été aussi abordés. L’étape de Ouidah qui fait suite à celles organisées précédemment pour le même but a réuni les femmes candidates des départements de l’Ouémé, du Plateau, de l’Atlantique et du Littoral.
La présence et l’assiduité dont elles ont fait montre au cours des travaux ont retenu l’attention de la présidente de l’INPF, le professeur Vicentia Boko qui a trouvé à travers cela, une volonté manifeste de ces femmes de remplir convenablement la mission qui est la leur. « Nous sommes déjà en période de campagne électorale, mais cela ne vous a pas empêché de répondre présente», dira-t-elle à leur endroit. Pour elle en effet, son institut, loin de se laisser décourager par le très faible taux de positionnement des femmes sur les listes électorales, malgré toute la campagne de sensibilisation et de plaidoyer, a plutôt fait l’option d’accompagner celles en lice jusqu’au bout, afin qu’elles gardent toutes leurs chances de réussite et s’écartent des éventuels comportements qui pourraient porter préjudice à leurs suffrages. Didas Tossou s’est voulu particulièrement pointilleux sur ce dernier point durant les travaux, expliquant aux participantes qu’une seule voix perdu est déjà suffisamment grave et qu’elles doivent tout faire pour ne pas en arriver là.
Message parfaitement reçue par Anasthasie Meton, candidate dans la 15è circonscription électorale et ses pairs qui disent avoir beaucoup appris au cours de cette formation de deux jours.

Société 15 avr. 2015


Zone sanitaire Parakou-N’dali:Baisse sensible des prix des médicaments essentiels

Depuis deux semaines, les prix de cession des médicaments essentiels ont sensiblement chuté dans les centres de santé publics de Parakou et de N’dali. C’est la conséquence de l’harmonisation et de la réduction des coûts des produits : paracétamol, quinine, amoxicilline, ibuprofène et autres mis à la disposition des usagers des hôpitaux, dispensaires, maternités des deux communes, pour les soulager des maux dont ils souffrent. «Il y avait un problème au niveau de l’application des tarifs définis par le ministère de la Santé...Les médicaments étaient parfois plus chers que dans les officines privées.

Ce qui amenait les clients de nos centres de santé à moins fréquenter les centres de santé publics voire prendre les ordonnances pour aller s’approvisionner dans les officines privées. De plus, le coût des médicaments était disparate d'une formation sanitaire à une autre », explique Rodrigue Kohoun, médecin-chef du centre de santé de Parakou. Après un travail de fond, la zone sanitaire est donc revenue sur les normes en la matière pour faire appliquer les prix standards indiqués au niveau national. « Cette révision des prix participe de l’offre de soins de qualité que nous tenons à assurer et surtout de l’accessibilité aux soins de toutes les couches de la population », ajoute le médecin. Un suivi régulier et mensuel auprès des centres de santé ainsi que des évaluations périodiques sont envisagés pour s’assurer de l’harmonisation des coûts de cession des médicaments, lesquels seront ajustés en fonction de l’évolution des prix pratiqués par la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (CAME).


Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Société 15 avr. 2015


En prélude aux élections du 26 avril prochain:Les agents électoraux du Littoral en formation

La Commission électorale nationale autonome (CENA) pourvoit depuis hier, mardi 14 avril, à la formation des agents électoraux dans le cadre du scrutin législatif du 26 avril prochain. A Cotonou, ceux des 13 arrondissements de la commune ont été mobilisés à la salle de conférence de la mairie, en vue de les outiller sur leurs missions et les attentes du législateur à leur endroit.

Les 13 coordonateurs d’arrondissement de la commune de Cotonou, leurs adjoints et assistants étaient à l’école du processus électoral hier. Cette formation, indispensable pour les outiller et les mettre en phase avec les missions qui sont les leurs, au regard de la loi n° 2013-06 portant Code électoral en République du Bénin, constitue également la première du genre, leur a rappelé le commissaire en charge de la formation au niveau de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Moïse Bossou. Celui-ci leur a également fait part des attentes placées en eux, quant à la réussite du processus électoral. « L’organisation des élections à Cotonou vous incombe essentiellement. Vous devez veiller à ce que tout ce passe bien », leur a-t-il suggéré. Selon ses explications, les innovations apportées par le législateur au processus électoral, en décidant notamment que les agents électoraux soient désignés prioritairement parmi les magistrats, les greffiers, les avocats, les administrateurs… constituent une mesure essentielle pour la transparence du scrutin. De plus, insiste Moïse Bossou, le lien est désormais fait entre la CENA et les CEA, puisque tous les autres démembrements intermédiaires ont été supprimés.
La formation se déroulera en deux phases. Une théorique, et une autre, pratique puisque les agents électoraux auront également pour mission de manœuvrer le matériel électoral. La mission des coordonnateurs, de leurs adjoints n’est donc pas des moindres, et c’est ce même message que la vice-présidente de la CENA, Géneviève Boco Nadjo leur a adressé. Celle-ci détaille en effet qu’à la suite de la formation des formateurs qui s’est déroulée le 9 avril dernier au Chant d’oiseau de Cotonou, cap devrait être mis sur celle des démembrements de la CENA. Laquelle s’est donc ouverte et qui, selon elle, doit permettre de garantir l’entièreté du processus devant conduire à la mise en place de la septième législature de notre pays.
Pour la vice-présidente de la CENA, chaque acteur du processus électoral doit assurer convenablement le rôle qui est le sien, d’autant plus que la réussite de cette formation est déterminante pour la qualité du scrutin et subséquemment pour la qualité de la démocratie béninoise.
A la différence des processus antérieurs, poursuit-elle, le législateur, à travers des innovations contenues dans le Code électoral a prévu de nouvelles dispositions tendant à la sécurisation du vote et il revient aux impétrants de se les approprier pour assurer à bien leurs missions et obligations. Lesquelles ont cours avant, pendant et après le scrutin et le formateur Rufin Godjo s’est appliqué à les partager avec eux hier.

Actualités 15 avr. 2015


Polémique autour de la distribution des cartes d’électeurs:Le COS-LEPI dessaisi au profit du CNT

Le Conseil d’orientation et de supervision pour la correction de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) vient d’être dessaisi de la suite du processus électoral au profit du CNT qui est son bras technique, mais la date du 26 avril est maintenue pour la tenue du scrutin législatif. C’est la substance d'une décision rendue publique hier mardi 14 avril par la Cour constitutionnelle.

Le bras de fer entre le Conseil d’orientation et de supervision en charge de la correction de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) et le gouvernement à propos du financement de la phase de distribution des cartes d’électeurs vient de connaître une issue. La Cour constitutionnelle, juge du contentieux des élections législatives et présidentielles vient de montrer une porte de sortie de crise.

Selon l’article 183 du Code électorale en son alinéa 3 et suivant, «le centre de distribution des cartes d’électeurs est ouvert pendant quinze (15) jours ininterrompus de huit (8) heures à dix huit (18) heures». L’alinéa 5 du même article précise que «les cartes d’électeurs non retirées par leurs titulaires jusqu’à la fin du délai de distribution sont dénombrées, mises sous scellées et entreposées dans des cantines consignées entre les mains du secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale autonome (CENA). Et l’alinéa 7 complète qu’«à l’installation de la CENA, une nouvelle distribution est organisée par celle-ci sur une durée de huit (8) jours». Puis l’alinéa 8 clarifie que «la délivrance des cartes est postérieure à la collecte des données électorales».
Se référant aux dispositions de ces différentes parties de l’article 183 du Code électoral, les acteurs impliqués dans le processus électoral sont depuis lors dans le décor en ce qui concerne le respect de la loi.
Même si le gouvernement et le COS-LEPI arrivaient à surmonter la crise qui les oppose à propos du financement de la phase de la distribution des cartes d’électeurs, ce serait un arrangement. Et comme cet arrangement n’a pas pu clarifier les choses pour que les citoyens aient leurs cartes, le juge électoral est intervenu finalement hier, même si la décision semble venir en retard.
Maintenant que la décision est prise avec la date du 26 avril maintenue pour la tenue impérative des élections législatives et la mise en demeure du ministre en charge de l’Economie et des Finances pour décaisser les 821 millions de francs CFA dont a besoin le COS-LEPI, reste à savoir si les populations auront leurs cartes d’électeurs et dans combien de jours ?

Actualités 15 avr. 2015


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