La Nation Bénin...
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Docteur en mathématiques et directrice de l’Ecole normale supérieure de l’Enseignement technique de Lokossa (ENSET), Micheline Gbèha prêche pour l’avenir des mathématiques. C’est cette qualification qui lui a valu le poste de conseillère au Conseil économique et social (CES).
La Nation : Vous êtes la première femme béninoise à être titulaire du grade de docteur en mathématiques. Cette discipline est-elle faite pour tout le monde ?
Micheline Gbèha : Etre titulaire d’un grade supérieur est la chose la plus naturelle qui soit. Je n’en fais aucunement la grosse tête. Les gens ont des préjugés sur les matières scientifiques, notamment sur les mathématiques. Je dirai peut-être que c’est un don pour moi. Mais, ne devient pas mathématicien qui veut. Il faut travailler assidûment si l’on veut en faire une carrière.
Rien n’est facile dans la vie. Toute personne possède des aptitudes et tout le monde fait les mathématiques sans le savoir. Le reste c’est la manière avec laquelle on s’y met. Ce qu’il y a pour les mathématiques c’est qu’il faut beaucoup s’exercer.
Il est souvent dit que les mathématiques sont faites pour les têtes bien faites ?
Sourire ! C’est vrai que cela paraît parfois comme un don. Mais avec une ferme volonté ou le travail assidu, l’on s’en sort toujours. Il faut simplement l’adopter. A mon avis, la médecine est plus difficile que les mathématiques.
Vous êtes une mathématicienne très respectée aujourd’hui, Comment mettez-vous vos compétences au profit de votre pays le Bénin ?
J’ai eu l’idée de créer de petits groupes afin d’aider les jeunes filles à embrasser les séries scientifiques. Nous ne sommes qu’un nombre restreint de femmes mathématiciennes en Afrique. Il y a deux ans à Cape Town en Afrique du Sud, nous avons mis sur pied une association des femmes mathématiciennes africaines. Sur le continent, nous ne dépassons pas trente.
L’Institut de Mathématiques et de Sciences physiques organise les olympiades en mathématiques couronnées depuis quelques temps par le concours ’’miss mathématiques et sciences physiques’’. Ce sont de petits tests auxquels sont soumises les jeunes filles qui aiment les mathématiques. Ces initiatives sont assez suffisantes pour inciter un plus grand nombre de jeunes filles aux sciences exactes, notamment les mathématiques. Le reste pour moi, sera de partager le savoir et de prodiguer au besoin des conseils aux jeunes filles en vue d’une bonne orientation.
En dépit de toutes les initiatives pour donner le goût des mathématiques aux jeunes filles, on note encore un désintéressement de celles-ci. Quel est le problème qui se pose réellement à ce niveau ?
Il n’y a pas de hasard en mathématiques. Seuls ceux qui réussissent sont ceux qui se lèvent tôt. Le plus important pour les élèves sera de faire leurs exercices au jour le jour. Quand ils sentent qu’il y a des zones d’ombre dans un cours, c’est de tout faire pour lever l’équivoque. Car les mathématiques sont une continuité. Dès que la base est faussée, il est difficile de se rattraper plus tard. Il faut au fur et à mesure maîtriser chaque notion pour pouvoir évoluer. Je dirai aux jeunes filles de bien s’y accrocher, parce qu’au bout du travail, il y a toujours le réconfort.
Cela ne dépend-il pas aussi des enseignants ?
Je n’ai pas rencontré de difficultés majeures sur ce point. A chaque enseignant, correspond une méthode d’enseignement spécifique. Il suffit d’être à l’écoute des étudiants et d’associer à la rigueur, la patience et la douceur. C’est de cette manière qu’un enseignant peut créer l’amitié entre ses apprenants et lui. A vrai dire, je ne fais aucun effort sur ce plan. Cela doit être naturel. Tant mieux !
Quel est l’utilité des mathématiques dans la vie d’un homme ?
On ne peut pas définir d’emblée l’utilité des mathématiques car tout le monde les fait dans la vie sans le savoir. Tous les domaines d’intervention sont guidés par les mathématiques. C’est une discipline transversale à toutes les autres. L’importance des mathématiques n’est plus à démontrer. Les mathématiques guident aussi le monde, car le monde est rationnel et tout être humain fait toujours appel à sa raison lorsqu’il se retrouve devant des situations.
Est-ce à dire qu’en tant que mathématicienne, vous êtes une personne assez correcte ?
Les gens disent souvent que la vie n’est pas mathématique. Il ne faut pas être trop carré. Une chose est d’aimer les mathématiques, l’autre aussi est de considérer la vie telle qu’elle se présente. Tout est une question de logique. On ne tient pas trop la vie comme les mathématiques, mais dans les faits et gestes et dans les raisonnements d’un mathématicien, on note toujours une ‘’logique mathématique’’ qu’il faut assouplir.
En tant que personne ressource, quels conseils avez-vous à prodiguer aux jeunes générations notamment les filles pour qu’elles embrassent les séries scientifiques?
Dans une certaine mesure, on note un désintéressement des mathématiques par les jeunes. Nous continuerons par jouer notre partition en vue d’avoir un plus grand nombre. Mais au-delà de tout, les jeunes doivent donner la priorité au travail bien fait. Il suffira pour eux de se programmer, de se planifier et de savoir définir leur priorité.
De plus en plus, on dit des jeunes filles qu’elles prennent les mathématiques à la légère, qu’elles ne prennent plus conscience d’elles-mêmes. Moi je ne partage pas entièrement cet avis. Je constate plutôt qu’elles affichent une volonté d’évoluer, qu’elles veulent tenir jusqu’au bout comme les hommes. Je suis très enthousiasmée lorsque les filles occupent les premiers rangs. Et c’est pour cette raison que je ne rate aucune occasion lorsqu’il faut les encourager à aller dans ce sens.
Quelles sont vos perspectives d’avenir
Dans l’enseignement supérieur, ce sont les grades qui comptent pour nous. Le seul grade de doctorat n’est pas encore suffisant. Dans le corps des enseignants, il faut gravir des échelons. Lesquels sont entre autres, la maîtrise d’assistanat, la maîtrise de conférence et la titularisation. Je suis au premier pallier, je suis maître assistante à l’université. Je pense poursuivre mes recherches afin d’évoluer en grade. C’est vrai que pour une femme, ce n’est pas toujours facile, s’il l’on doit tenir compte de certaines contraintes. Mais ce n’est pas impossible. C’est une conviction personnelle et je compte également que c’est de cette manière que je serai une référence et un exemple pour la jeunesse.
J’ai remarqué que beaucoup de mes promotionnaires ont tôt fait d’abandonner les bancs, après avoir connu un ou deux échecs au Baccalauréat. Elles n’ont pas pu tenir jusqu’au bout. Pour celles qui ont poursuivi, elles sont devenues pour la plupart des institutrices à la retraite aujourd’hui. Pour la petite histoire, j’ai été au Baccalauréat quatre fois avant de réussir. Etant donné que j’ai opté pour une série scientifique je n’avais d’autres priorités que les études. Je suis restée fidèle à mon choix jusqu’à l’obtention de ma maîtrise et de mon doctorat en 1997 dans l’ex-Union soviétique.

Grand jour pour «la banque panafricaine», Ecobank, et ses clients. La banque a procédé lundi 16 mars dernier au lancement de son nouveau produit, Ecobank SME Club, devant un parterre de clients, invitant ceux-ci à améliorer leur volant d’affaires avec elle dès à présent, pour faire partie de ce club de prestige dédié aux PME d’Afrique… Et soucieuse de prolonger les bonnes performances qui ont fait d’elle la meilleure banque de l’année 2014 au Bénin, et la première banque de la place en terme de crédits octroyés et deuxième en total bilan pour une taille de FCFA 548 milliards au 31 décembre 2014.
Le directeur général d’Ecobank Bénin, Roger Dah Achinanon est heureux d’être entouré de ses clients à l’occasion du lancement de «Ecobank SME Club Bénin». L’ambition de son institution, en lançant ce nouveau produit, explique-t-il, est de renforcer le partenariat fécond qui existe entre elle et les clients.
En effet, les économies africaines sont fortement dépendantes des Petites et moyennes entreprises (PME), qui contribuent par exemple au Bénin pour 80% du Produit intérieur brut (PIB). Il justifie pourquoi Ecobank a toujours placé les PME au cœur de son action. Aussi, pour renforcer cet engagement et apporter davantage sa pierre à l’édifice du Bénin, Ecobank Bénin a-t-elle décidé d’introduire ce produit dans ses offres.
Soulignant que cette initiative est une première sur la place, Roger Dah Achinanon en fait un défi à relever en collaboration avec ses fidèles clients, qu’il remercie pour leur confiance renouvelée à son institution, et invite à partager l’esprit SME Club pour grandir avec Ecobank. D’ores et déjà, il les félicite d’avoir été au nombre de la trentaine de clients choisis, sur plus de 7.000, sur la base de critères exigeants (le mixte chiffre d’affaires/volant d’affaires et la qualité de la relation desdites PME avec la banque, et leur appartenance aux sous-secteurs stratégiques prioritaires et fonctionnement du compte empreint de probité et de respect des engagements ; le tout sur la base des informations qualitatives les concernant sur la place bancaire).
Produit novateur, avantages garantis
Présentant le produit, Eunice Loisel, (chef Division Réseau des Agences), fait observer qu’en ce mois de son 25e anniversaire, Ecobank entend plus que jamais honorer sa réputation de banque panafricaine. Pour en convaincre son auditoire, elle décline l’organisation de la banque, mettant l’accent sur l’aspect Domestic Bank où se trouve une division dédiée aux PME, qui bénéficient d’une large gamme de services et produits. Lesquels, adaptés aux besoins desdites PME, sont présentés par Harouna Bio, chef Division PME. La banque étant engagée à accompagner leur croissance, ses produits concernent le financement des équipements productifs (machines industrielles, véhicules militaires, équipements de bureau), le financement des marchés et des stocks, Ecobank ayant décidé par exemple pour compter de cette année 2015, de préfinancer les contrats qui ne sont même pas encore enregistrés ; et le financement de l’immobilier professionnel (entrepôts, locaux à usage de bureau).
Comme autres produits et services adaptés aux PME, Ecobank propose le financement des marchés (Engagements par signature: cautions, aval de traite, lettre de crédit, garanties de paiement. Et engagements directs: préfinancement, mobilisation de facture ou décompte, escompte de traite) et le financement des stocks (Engagements par signature: aval de traite, lettre de crédit, garanties de paiement. Et engagements directs: avance en trésorerie).
La création d’Ecobank SME Club, promet la banque, est destinée à créer un partenariat fort et mutuellement bénéfique entre elle et ses membres du Club SME. Sa finalité est de créer une plate-forme privilégiée de collaboration et d’échanges entre d’une part, la banque et les membres du club et d’autre part entre les membres eux-mêmes. Et de permettre à des PME africaines à forte croissance de bénéficier d’une attention particulière pour favoriser leur développement, grâce à un accès privilégié aux financements et aux services de la banque, aux marchés et au renforcement des capacités.
Au total, la banque conseille que si l’on fait partie de ses clients, sans incident bancaire, et que l’on utilise régulièrement ses produits et services, Ecobank SME Club est bien le creuset qu’il faut. Mais quelles sont les raisons d’y adhérer ? Pour bénéficier de l’exécution sous 24h de la prise en charge des ordres et instructions des membres, la célérité dans le traitement des opérations de guichet par habilitation d’accès à l’espace entreprise et prise en charge par les chefs d’agence des opérations en agence, la mise à disposition de supports distinctifs (badges) des membres dans leurs transactions; la configuration Banque par internet (OMNI) à titre gratuit sur 3 à 6 mois. De la participation aux dîners d’affaires, aux séminaires de renforcement de capacités, de l’assistance personnalisée pour entrer en relation d’affaires avec des fournisseurs de Chine et Dubaï via les représentations d’Ecobank. Une mise en réseau qui se fera non seulement au plan local (entre clients d’Ecobank Bénin) mais aussi régional et international (clients d’Ecobank et ceux des autres filiales et/ou correspondants africains, européens, Dubaï, Chine…).

Dans la guerre larvée que se livre à distance le ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs et la Fédération béninoise de football à travers des interventions et des communiquées tous azimuts, la réaction de la FIFA ne s’est pas fait attendre. Informée de la situation, elle a rappelé dans sa correspondance en date du jeudi 12 mars dernier, son souci de ne pas voir les gouvernements s’immiscer dans la gestion du football par leurs associations nationales.
Le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, Idrissou Safiou Affo n’approuve pas la gestion qui est faite actuellement du football béninois. Depuis quelques jours, il n’a pas cessé de manifester son mécontentement, en donnant de la voix. Ne supportant plus de se faire tirer les bretelles, à chaque occasion, par le ministre, le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football dirigé par Augustin Ahouanvoébla, n’a pas hésité à saisir le 9 mars dernier la FIFA et à l’informer de la situation. Et comme, il fallait s’y attendre, la réaction de l’instance faîtière du football ne s’est pas fait attendre. Comme dirait l’autre, le ministre Idrissou Safiou Affo en aurait eu pour son grade après avoir donné l'impression d'ignorer ce principe sacro-saint de la non-ingérence, si cher à la FIFA.

Dans le cadre du programme African partnership station, la frégate de la Belgique baptisée Léopold I est en escale au Bénin avec au menu, des patrouilles, des simulations et un appui matériel. Hier mardi 17 mars, le commandant du navire, le capitaine de frégate Tanguy Botman et son adjoint le capitaine de corvette Baudoin Coppieters de Gibson ont exposé à la presse l’intérêt de la mission.
Environ 124 mètres de long, 14 mètres de large avec une capacité comprise entre 2800 et 3320 tonnes à pleine charge. L’équipage compte 155 membres dont 15 officiers, 70 sous-officiers et une soixantaine de matelots. A bord, outre l’hélicoptère, il y a 8 missiles Harpoon, un système Sea Sparow, un canon anti-aérien de 76 millimètres, quatre lance-leurres, quatre tubes de lancement de 324 millimètres pour torpilles, deux mitrailleuses et un goalkeeper. Ce sont là les caractéristiques de la frégate de la Belgique baptisée Léopold I visitée par les journalistes hier mardi 17 mars sous la conduite du commandant adjoint du navire, le capitaine de corvette, Baudoin Coppieters de Gibson. Des membres de la marine béninoise ont effectué des simulations sous la supervision du commandant de la frégate, Tanguy Botman.
Ces exercices s’inscrivent dans le cadre du programme African partnership station. C’est un programme qui est une plate-forme de coopération militaire entre plusieurs pays aussi bien africains (Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire) qu’européens et américains. Le programme coordonné par la Belgique a commencé avec le départ le 17 février dernier de la frégate Léopold I. L’équipage a pour principale mission l’appui à la surveillance des frontières maritimes, la dotation en matériel, le renforcement de la coopération militaire d’une part entre les pays africains, et d’autre part entre les pays du Sud et ceux du Nord.
Depuis son arrivée au Bénin début mars, la frégate a effectué des patrouilles dans le golfe de Guinée de concert avec les marines béninoises et togolaises. Le patrouilleur béninois Alibori a envoyé une équipe de visite à bord du Léopold I lors d’un exercice de visite mené mi-mars aux larges des côtes béninoises. Dans le cadre des opérations et pour préparer les équipes locales à l’exercice, l’instruction à terre de fusiliers marins béninois est assurée depuis quelques jours par une équipe d’entrainement tactique de la marine belge. Depuis le 7 mars dernier, une dizaine de marins béninois et togolais sont à bord du Léopold I afin d’y être formés sur les méthodes belges dans divers domaines comme la navigation, la lutte anti-incendie, la propulsion, l’entretien et les premiers soins.
Outre la surveillance et la formation, la frégate belge appuie les ONG locales en aidant au transport du matériel médical, didactique ou sportif à elles offert par des associations basées en Belgique.

Le groupe sectoriel réforme administrative, fonction publique et lutte contre la corruption a passé en revue, hier mardi 17 mars, toutes les réalisations intervenues depuis mai 2014, date de la tenue de sa dernière session. Cette séance de suivi-évaluation qui a eu lieu à Cotonou, vise à préparer la revue conjointe gouvernement-partenaires techniques et financiers du 17 juin prochain dans la mise en œuvre de la Stratégie de croissance de réduction de la pauvreté (SCRP) 2011-2015.
Les membres du groupe sectoriel, réforme administrative, fonction publique et lutte contre la corruption ont tenu hier, la revue de leurs réalisations. Au cœur de ces assises de suivi-évaluation, les ministres du gouvernement, membres de ce groupe sectoriel, les partenaires techniques et financiers, les confédérations et centrales syndicales et les membres de la Société civile ont apprécié les réalisations enregistrées conformément aux recommandations formulées pour le compte de l’année 2014.
Selon Marcel de Souza, assurant l’intérim de son collègue en charge de la Fonction publique, le groupe sectoriel a fait des efforts qu’il convient de saluer à juste titre. Dans le domaine de la gouvernance administrative, Marcel de Souza a cité, l’organisation, la rationalisation et la modernisation des structures administratives, la promotion du développement des ressources humaines, le renforcement de la gouvernance de réforme administrative et institutionnelle et l’amélioration de la gestion des carrières.
A ce sujet, le représentant résident adjoint du PNUD au Bénin, Gilbert Poumangué, chef de file des partenaires techniques et financiers a félicité le gouvernement. «Il faut reconnaitre et apprécier les efforts du gouvernement du Bénin dans ce difficile combat et l’encourager à poursuivre résolument la mise en œuvre des réformes», a-t-il reconnu. Par ailleurs, il a invité la partie gouvernementale à relever les défis.
A en croire Gilbert Poumangué, le portage politique de la réforme administrative et de la Fonction publique ainsi que la lutte contre la corruption dans le dispositif institutionnel reste à clarifier malgré le renforcement de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC).
Le ministre Marcel de Souza a, au nom du gouvernement, rassuré de ce que les assises vont permettre de mener des analyses pertinentes sur toutes les réalisations intervenues depuis la revue de mai 2014. Pour ce faire, il a invité les participants à analyser minutieusement le point de mise en œuvre des recommandations de la revue conjointe de juin 2014, les évolutions enregistrées dans le secteur en 2014, les mesures et analyses des indicateurs de performance du secteur, les principaux défis et contraintes du secteur et les perspectives du secteur.
Des actions concrètes contre la corruption
Du point de vue de lutte contre la corruption, les partenaires techniques et financiers par la voix de leur chef de file a appelé au renforcement des mesures de lutte contre la corruption. Selon le représentant résident adjoint du PNUD, Gilbert Poumangué, les méfaits de la corruption dans la vie socioéconomique méritent des actions concrètes et efficientes. Au nom des partenaires techniques et financiers engagés dans le groupe sectoriel, il a également dénoncé le fait que la plupart des recommandations de la dernière revue sectorielle sont restées lettres mortes. Pire, ajoutera-t-il, les nombreuses études financées et réalisées sont demeurées sans suite.
Et pour lui et ses pairs, les défis actuels du secteur reposent donc essentiellement sur la nécessité de définir une vision claire ainsi qu’un plan stratégique et opérationnel de mise en œuvre des réformes. «Car on aura beau consacrer de lourds investissements aux projets, si les actions ne sont pas coordonnées avec les partenaires techniques et financiers, les efforts déployés seront vains», ont martelé les partenaires techniques et financiers à l’endroit des membres du groupe sectoriel.
Actualités 18 mars 2015

Améliorer la gestion des ressources du Fonds d’appui au développement des communes (FADeC) par les collectivités locales, tel est le motif qui justifie l’audit qu’organise le Secrétariat permanent de la Commission nationale des Finances locales (CONAFIL). Une restitution des résultats de l’audit de la gestion des ressources du FADeC 2013 au niveau des communes des départements de l’Atacora et de la Donga a permis, hier mardi 17 mars à Natitingou, aux inspecteurs des finances de situer les différents conseils communaux sur les forces et faiblesses de leur gestion.
Mécanisme de financement du développement local, le Fonds d’appui au développement des communes (FADeC) suscite des interrogations par l’importance des ressources mises à la disposition des collectivités locales et la gestion qui devrait en être faite. L’audit des ressources FADeC vise donc à crédibiliser davantage le dispositif et à garantir la bonne utilisation et la gestion des ressources financières du FADeC tout en assurant la qualité et le fonctionnement effectif des ouvrages et équipements communaux acquis sur lesdites ressources. La séance de restitution de l’audit de la gestion des ressources du FADeC au niveau des communes de l’Atacora-Donga, loin de décourager les différents acteurs impliqués dans la gestion de ce fonds, selon Zackarie Assogba Gbodjeydo, secrétaire permanent de la CONAFIL, organe de pilotage, devra permettre d’échanger avec les participants sur les résultats de cet audit qui font ressortir aussi bien des forces que des faiblesses. Ces résultats, a-t-il noté, doivent être pour l’assistance une source de motivation.
«Que cet exercice soit un outil d’amélioration de la performance au niveau des communes de l’Atacora et de la Donga», a-t-il souhaité. Outil au service du développement local, le Fonds d’appui au développement des communes, à en croire Mashoudou Ashanti, secrétaire général de la Préfecture de Natitingou, constitue un dispositif important de financement dont la survie dépend d’une meilleure gestion et de la culture de bonnes pratiques. D’où tout l’intérêt de ces audits qui devraient rappeler tous les acteurs à l’ordre.
Ainsi, tel que stipulé dans l’article 11 du décret N° 2008-276 du 19 mai 2008 portant création du FADeC, les communes et les structures intercommunales sont soumises aux contrôles de l’Inspection générale des Finances et de l’Inspection générale des Affaires administratives.
De l’état des transferts présenté par les inspecteurs des finances, l’audit dans l’Atacora et la Donga a porté sur un montant total de 7,23 milliards de francs CFA dont 4, 72 milliards de francs CFA au titre des nouvelles dotations et de 2,5 milliards francs CFA de reports de crédits. On y note un accroissement des nouvelles dotations, passant de 3,32 milliards en 2012 à 4,34 en 2013 soit une augmentation de 42,04%.
Créé en mai 2008 par l’Etat en vue de participer à la mobilisation des ressources additionnelles au profit des communes, avec une première dotation de huit milliards de francs CFA, le FADeC a connu au fil du temps une évolution progressive avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Cette année la dotation a atteint le montant de 44 milliards de francs CFA toutes catégories de transferts confondues. De 2008 au 31 décembre 2013, le FADeC a transféré plus de 100 milliards de francs CFA aux 77 communes du Bénin.

Vingt listes de candidatures devraient finalement prendre part au scrutin législatif du 26 avril prochain, eu égard au point fait par la Commission électorale nationale autonome (CENA). De toutes les listes, certaines seront particulièrement scrutées, tant leurs prestations pourraient influencer le paysage et le débat politiques immédiats ou à venir.
L’échiquier politique pourrait connaître une redéfinition sinon fondamentale, du moins d’envergure au lendemain du scrutin du 26 avril prochain. Ces législatives, les troisièmes de l’ère Boni Yayi, les seules que celui-ci aborde aussi dans un contexte de fin de mandat et de règne, pourraient en effet annoncer une esquisse de ce que serait la carte politique après lui. Si en 2007 et en 2011, il surfait encore sur la vague de l’état de grâce pour réussir à faire gagner les FCBE, en 2015, les réalités apparaissent autrement plus compliquées. A moins d’un an de la fin de son bail à la tête du pays, et alors qu’une érosion relative a commencé à grignoter les terres ‘’fcbéennes’’, le défi pour le chef de l’Etat est de se convaincre qu’il reste maître du jeu et que sa popularité est intacte après 9 ans passés au front. Les couleurs sont d’ailleurs annoncées puisqu’officiellement, les FCBE ambitionnent de glaner 50 sièges de députés sur les 83. De quoi contrôler, seules, la majorité parlementaire. Ambition démesurée dans le contexte actuel, fait d’Opposition de plus en plus frontale entre les FCBE et certains de leurs anciens cadres, dont certains sont tombés en disgrâce alors que d’autres se sont affranchis de la tutelle du président Boni Yayi ? En tout cas, convaincues de contrôler 80% de l’électorat, d’après des études qu’elles disent avoir commanditées, les FCBE veulent y croire en dépit de la conjoncture qui n’autorise pas à croire qu’elles auront autant de députés qu’en 2011, soit 41, et qui fait penser que si même elles arrivaient à accrocher une trentaine de sièges, ce serait une sacrée performance déjà. Car en face, l’Opposition est de plus en plus farouche et, la détermination, grande...
Ces alliés devenus ennemis
Candide Azannaï, Hélène Kèkè-Aholou, Mathurin Nago, Sacca Lafia, Djibril Mama Débourou, Claudine Afiavi Prudencio, Grégoire Laourou (la liste n’est pas exhaustive) : voilà autant de fidèles passés, depuis, à l’ennemi sinon mués en adversaires coriaces et tenaces. Si intrinsèquement certains d’entre eux ne pesaient pas grand-chose et pouvaient ne pas véritablement inquiéter les FCBE, ils auront réussi, prenant sans doute conscience de leurs faiblesses, à concevoir ou conclure des alliances qui leur permettent, dans l’absolu, d’être sereins. Ainsi, Candide Azannaï dans la 16ème circonscription électorale (Cotonou Ouest), tête de liste de l’alliance qu’il a conclue avec l’Union fait la Nation (Opposition traditionnelle), peut espérer, avec le positionnement de Me Joseph Djogbénou juste derrière lui, un effet de ralliement qui l’aiderait à se sortir d’affaire. Mathurin Nago dans sa bonne 18ème circonscription (Bopa, Lokossa, Houéyogbé) a réussi à s’adjuger le ralliement de Dakpè Sossou (2ème titulaire), maire de Lokossa dont l’emprise sur la circonscription, notamment la ville de Lokossa, peut aider le président sortant de l’Assemblée nationale à regagner son siège de député. Le cas échéant, Dakpè Sossou aura été un vrai porteur d’eau et Mathurin Nago peut alors considérer ces législatives comme la rampe de lancement de sa course à la Marina en 2016. Quant à Hélène Kèkè-Aholou, la tâche sera plus ardue pour elle, dans la 20ème (Adjohoun, Akpro-Missérété, Avrankou, Bonou, Dangbo) où elle aura fort à faire face au PRD, maître traditionnel des lieux, et aux FCBE qui la firent élire en 2007 et 2011. Cette alliance des Forces démocratiques unies (FDU) conduite par Mathurin Nago pourrait aussi espérer voir son candidat Bani Samari, réussir à tirer son épingle du jeu dans la 2ème circonscription (Gogounou, Banikoara, Ségbana) où il avait déjà créé la sensation en se faisant élire en 2011 sur une liste concurrente des FCBE. Peut-être faudra-t-il encore compter avec lui… Claudine Prudencio, pour sa part, si son UDBN seule n’aurait pas pu lui permettre de s’en sortir, peut espérer que naisse de son alliance avec l’UN, un résultat nommé victoire pour lui permettre de retourner à l’hémicycle. Et, ainsi, oublier ses noces passées avec les FCBE, des noces qui auront été en dents de scie, l’amenant à voir successivement en Boni Yayi, un «papa bonheur», puis « papa malheur » au gré des circonstances et des intérêts…
Grégoire Laourou, c’est probablement l’un de ceux qui n’auraient pas voulu combattre les FCBE, tant il se sera montré, au fil des années écoulées, un militant disponible et généralement discipliné. Mais l’ascension fulgurante de son poulain Komi Koutché, tel un TGV, aura quelque peu assombri l’éclat de son étoile dans la 9ème circonscription (Bantè, Dassa-Zoumè, Savalou). Les deux étant natifs de Bantè et ne pouvant figurer sur la même liste sans froisser les natifs des autres communes composant la circonscription, c’est sans doute malgré lui que Grégoire Laourou s’en va voir, avec son alliance Eclaireur, si l’herbe sera plus verte ailleurs que chez les cauris.
En ce qui concerne Sacca Lafia et Djibril Mama Débourou, des pontes de la galaxie Yayi dans le Nord du pays, l’on ne sait trop s’ils sont victimes du souci de renouvellement générationnel prôné par une certaine tendance au sein des FCBE, ou s’ils paient pour leur rapprochement d’avec le candidat annoncé à la succession de Boni Yayi, Robert Gbian, dont on sait qu’il n’est pas, pour le moment en tout cas, le favori du locataire de la Marina. Toujours est-il que ceux-ci se montrent critiques envers Boni Yayi. Comme en témoigne leur récent meeting à Kandi dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, à l’occasion de laquelle Sacca Lafia a carrément déclaré et répété avec emphase que «Yayi Boni, c’est fini !» Avec Sacca Lafia, Djibril Mama Débourou et Robert Gbian conduisant l’alliance Soleil, les circonscriptions électorales du Nord en général, les 7ème (Nikki, Bembèrèkè, Sinendé, Kalalé) et 8ème (Pèrèrè, Parakou, Tchaourou, N’Dali) seront particulièrement disputées. Ici, le combat aura un goût relevé car il s’agira d’établir des rapports de force probants qui attestent, pour l’alliance Soleil, qu’elle est la nouvelle force qui contrôle les lieux, et pour les FCBE, que Boni Yayi influencera encore le jeu pendant un moment et donc, qu’il faudra quêter son soutien… Celui-ci cerné par ses anciens alliés, n’est pas moins en proie à l’appétit des opposants traditionnels.
UN, PRD, se tracer une trajectoire prometteuse
Opposants de vieille date à Boni Yayi, l’Union fait la Nation et le PRD auront à cœur de se rassurer, quant à l’avenir immédiat. Faire un résultat conséquent, pour se convaincre que l’adversaire a vendu leurs peaux avant de les avoir tués, et lui démontrer, par la même occasion, qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot. L’UN, quoique délestée du PRD et de la RB aura fait montre d’une régularité dans sa ligne politique face au pouvoir durant toute la législature. Une attitude que l’alliance conduite par Bruno Amoussou proposera aux électeurs de récompenser. Un résultat franchement positif, en l’absence du PRD et de la RB convaincrait Bruno Amoussou et compagnie que leur combat est compris et soutenu par le peuple, et leur ferait espérer que l’avenir, qui commencera déjà avec 2016, après les municipales du 31 mai, pourrait être encore plus prometteur. Mais le PRD, dans ses bastions traditionnels entendra marquer son hégémonie mise en doute par les ralliements massifs de la plupart des maires issus de ses rangs, à la majorité présidentielle. Ayant réussi à garder tous ses députés élus en 2011 dans la logique de l’Opposition au pouvoir, logique suivie aussi par Atao Hinnouho quoique parti labourer son propre champ politique, le parti de Me Adrien Houngbédji peut se targuer aussi d’une régularité comportementale face au pouvoir en place, quoique… Ici, le retour à la compétition du leader charismatique des Tchoko-tchoko sera appréhendé comme la sensation et l’on observera s’il suffira à redonner des couleurs au PRD. Qui, s’il se fait maître dans ses fiefs traditionnels, pourra envisager de peser sur la présidentielle de 2016, en s’alliant à un candidat faute d’en avoir en propre.
Dans la même dynamique, la RB, après avoir failli perdre son identité en saisissant «la main tendue» par le chef de l’Etat après la présidentielle de 2011 et alors même que son président Léhady Soglo avait été le directeur de campagne du candidat unique de l’Opposition, qui contestait alors les résultats, aura pour souci de se repentir de sa collaboration avec les FCBE, pour se refaire sinon une virginité politique, du moins une santé à même de lui permettre de continuer d’exister par elle-même. On se demandait bien comment la RB aurait pu, en restant dans son alliance avec les FCBE et le président Boni Yayi, tout en se réclamant de ce dernier, se comporter sur le terrain à l’occasion de ces élections ; sachant que le chef de l’Etat ne manquera pas, comme par le passé, de prêcher aux siens que la seule liste qu’il reconnaisse est la liste FCBE qu’il aura conçue en personne.
En s’affranchissant de son partenariat avec le pouvoir, la RB a probablement fait une partie du chemin. Reste maintenant à convaincre les électeurs que cette rupture n’est pas que conjoncturelle. Pour ce faire, Léhady Soglo dispose d’un argument valable qu’il a d’ailleurs commencé à asséner : l’opposition de la RB à la révision de la Constitution dans les circonstances actuelles. Cela suffira-t-il pour lui permettre de glaner les 15 sièges de députés qu’il envisage ? Revigoré par son alliance avec le parti Réveil patriotique de Janvier Yahouédéou, lequel, dans la 24è circonscription électorale (Covè, Ouinhi, Zagnanado, Za-Kpota, Zogbodomey) entend bien démontrer que l’échec de 2011 n’était qu’une parenthèse de l’histoire, mais pourrait bien profiter des appréciations positives qu’auraient les populations à propos de cette alliance RB-RP pour se propulser à nouveau à l’Assemblée nationale d’où il pourra peut-être conforter son ambition présidentielle. En tout cas, la RB pourrait bien connaître une embellie dans cette circonscription. Mais à l’échelle nationale, cela reste une autre paire de manche…
L’AND aussi
Parmi les listes dont les performances méritent d’être suivies, il y a aussi l’Alliance nationale pour la démocratie et le Développement (AND) de Valentin Aditi Houdé. Un des rares qui, depuis qu’il a osé tourner dos au président Soglo, a toujours réussi à se faire élire député, et qui ambitionne de créer un vaste regroupement politique incarné par l’AND. Mais il aura été aussi un des soutiens du chef de l’Etat, après l’avoir combattu un moment. Un soutien qui s’est tout de même révélé très tôt critique au point d’afficher des désaccords et de l'amener à refuser clairement d’intégrer les FCBE.
Pour Valentin Aditi Houdé, le challenge est donc de prolonger l’histoire en revenant comme membre de la 7ème législature. Et s’il parvient à glaner quelques autres sièges de députés, il marquera les esprits et pourra confirmer le bien que certains pensent de lui, au point de lui promettre un rôle de premier plan dans l’arbitrage de la présidentielle de 2016…
Les présidentiables
Eric Houndété dans la 5è (Allada, Kpamassè, Ouidah, Toffo, Tori-Bossito), Joseph Djogbénou dans la 16è (Cotonou Ouest), Robert Gbian dans la 7è (Nikki, Bembèrèkè, Sinendé, Kalalé) et Janvier Yahouédéou dans la 24è sont les présidentiables annoncés, engagés dans la compétition pour les législatives. Leurs résultats seront donc dignes d’intérêt. Dans sa circonscription, Eric Houndété aura particulièrement à en découdre avec la RB, les FCBE, et l’AND dont la tête de liste, Octave Houdégbé entend bien se révéler comme un homme de terrain. S’il a, certes, l’avantage d’être régulièrement élu dans cette circonscription, Eric Houndété sait sans doute qu’il faut se garder de crier victoire avant l’heure, et doit donc ferrailler ferme face au vénérable candidat Houdégbé.
Quant à Joseph Djogbénou, sa position de 2è titulaire ne lui confère pas d’office la qualité de député. Mais dans cette circonscription où RB, FCBE et UN se partageront probablement les 5 sièges en jeu, il peut espérer, avec du travail et une certaine désaffection pour les FCBE qu’il entend provoquer chez les populations, que sa liste s’en sortira avec deux sièges, ce qui lui garantirait d’intégrer l’Assemblée nationale et de se faire une idée pratique de ce que peut être le combat politique.
Robert Gbian, dans cette 7è circonscription où 4 sièges sont en jeu, aura pour sa part, essentiellement, à en découdre avec les FCBE dont la liste est ici conduite par le ministre Théophile Yarou. Si pour le général à la retraite l’élection semble acquise, ce qui intéressera davantage, c’est le score que l’alliance Soleil fera dans cette circonscription. Un partage égalitaire des sièges avec les FCBE ou même 3 contre 1 au profit de sa liste sonnera comme une bonne entrée en matière et lui donnerait du relief. Une légitimité qui pourrait bien servir sa cause. Mais un score rachitique qui le verrait sauver son seul siège, apparaîtrait comme une contre-performance, un défaut d’ancrage politique. Mais il peut compter sur les tauliers comme Djibril Mama Débourou, son suppléant, pour le travail de mobilisation. Pour lui donc, ce sera comme un référendum local pour attester de sa légitimité à aspirer à la succession de Boni Yayi…
Quant à Nassirou Bako Arifari, en alliance stratégique avec les FCBE, dans sa première circonscription (Kandi, Malanville, Karimama), son adversaire principal sera celui de l’alliance Soleil, Issa Salifou. Si, du fait de ses responsabilités, le ministre a certainement perdu prise sur le terrain, au point qu’on se demandait si avec sa seule liste Amana il réussirait à se faire élire comme il y a quatre ans, le modus operandi trouvé avec les FCBE est de nature à lui garantir une élection sans fioritures. Suffisant pour ensuite prétendre à une quelconque légitimité pour embrasser la présidentielle ? Pas si sûr.
En ce qui concerne Janvier Yahouédéou, qui ne fait non plus mystère de son ambition de siéger à la Marina, ces législatives constituent un bon test. Lui qui, seul, avait glané 17.000 voix dans cette circonscription, qui ne suffirent pas à le propulser au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, devra maintenant prouver que son ambition présidentielle n’est pas démesurée. Le résultat, s’il est concluant, sera cependant bémolisé par l’apport de la RB, qui pourra lui opposer que son élection n’est pas le fait de son poids intrinsèque…
Enfin, Léhady Soglo, dans la 16è, face aux FCBE et à l’UN, aura à convaincre de la justesse de la ligne politique de son parti, de 2011 à récemment, et espérer que les électeurs le comprennent. En tout cas, en deuxième position après ‘’maman’’ Rosine, il lui faudra faire gagner au moins deux sièges à sa liste pour gagner le pari de se faire élire député, même si on sait qu’il ne siégera probablement pas. Moins de deux sièges pour la RB, dans la 16è, serait un échec évident et mettrait quelque peu en doute sa légitimité à envisager la présidentielle.
En attendant, pour les uns et les autres, le plus important, c’est de se faire élire député…

Par 60 voix pour, 02 contre et 00 abstention, les députés ont adopté hier lundi 16 mars à l’Assemblée nationale, la loi n°2015-17 modifiant et complétant la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin. La modification touche cinq articles de cette loi électorale dont certains ont été assouplis et d’autres corsés par le législateur.
Les artiles 28, 392, 393 et 465 de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin sont désormais modifiés. Leurs dispositions ont changé depuis hier à la faveur de la séance plénière des députés tenue à l’Assemblée nationale. Une séance plénière au cours de laquelle le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a rappelé les accords de la CEDEAO auxquels le Bénin est partie prenante et qui interdisent la modification des lois électorales à six mois des élections. Sauf s’il y a un large consensus. Tenant compte de cette obligation légale, il a expliqué tout le travail de fourmi qui a été réalisé tant au niveau du bureau, de la Conférence des présidents que de la Commission des Lois, de l’Administration et des droits de l’homme pour obtenir un large consensus autour de la proposition de loi dérogatoire à certains articles de la loi électorale déposée par le député Augustin Ahouanvoèbla et autres.
Mathurin Nago a souligné que la modification des articles cités supra a fait l’objet d’un large consensus au niveau des organes de l’Assemblée nationale. Il est impossible pour la plénière de donner suite à certains députés qui exigent que la modification soit étendue à d’autres articles de la loi électorale.
Les juristes privilégiés
Ainsi les quatre articles du Code électoral ayant fait l’objet de consensus des députés seront revisités. Certains de ces articles se sont vus corsés et d’autres assouplis par les députés. C’est le cas de l’article 28 qui a été renforcé pour garantir la transparence du scrutin au Bénin. Cet article 28 traite des modalités de désignation des coordonnateurs d’arrondissement chargés de gérer les élections à la base. Ici, il est fait désormais à la Commission électorale nationale autonome de recruter ces coordonnateurs d’arrondissement prioritairement par les magistrats en fonction ou à la retraite, les avocats, les greffiers en chef et les greffiers. A défaut de magistrats, d’avocats et de greffiers, les coordonnateurs d’arrondissement peuvent être choisis parmi les administrateurs civils en fonction ou à la retraite et les cadres de la catégorie A ayant 5 à 10 ans d’expérience professionnelle en fonction ou à la retraite. L’article 28 nouveau met l’accent sur l’ordre de priorité que la CENA doit observer dans la sélection des agents électoraux. Ce qui n’était pas précisé dans l’ancien Code électoral. Cette mesure des députés favorise plus les magistrats, les avocats et le corps des greffiers qui sont désormais privilégiés dans le choix de ces agents électoraux. «Pour une élection libre et transparente, les magistrats, les avocats, les greffiers en chef, les greffiers, les administrateurs civils ainsi que les cadres de la catégorie A ou équivalent tel qu’indiqué ci-dessus doivent être d’office et obligatoirement réquisitionnés par la Commission électorale nationale autonome (CENA). En cas de doute ou de vérification nécessaire, seuls le ministre en charge de la Justice, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats et le ministre en charge de la Fonction publique apportent la preuve de leur inscription dans les différents corps», précise la nouvelle loi.
Les coordonnateurs d’arrondissement sont déployés sur le terrain 7 jours avant le scrutin. Et leur mission s’achève également 7 jours après les élections.
A l’article 392, il est corsé que nul ne peut appartenir à plusieurs listes à la fois dans la même circonscription électorale, cumuler un mandat local et national ; ne pas être suppléant de plusieurs titulaires dans différentes circonscriptions électorales.
Les candidats analphabètes aux élections locales sauvés
L’article 393 clarifie la question de l’illettrisme des candidats. Les députés ont assoupli cette disposition. Désormais, seuls les conseillers municipaux et communaux doivent savoir parler et écrire le français. Les conseillers locaux, quant à eux, sont désormais dispensés de cette mesure. La nouvelle loi, si elle est validée par la Cour constitutionnelle, autorise les candidats analphabètes aux postes de conseillers locaux, à se jeter dans la course pour les prochaines élections locales.
La dernière modification au Code électoral a été portée à l’article 465. Ici, il est fait obligation aux candidats à l’élection des membres des conseils de village ou de quartier de ville, de fournir en plus du certificat de résidence et de la copie certifiée conforme de la carte d’électeur, un acte de naissance ou un jugement supplétif ou à défaut toute preuve justifiant que le candidat a demandé l’établissement de son jugement supplétif. L’avantage de l’article 465 modifié est qu’il permet aux candidats aux élections locales sans un acte de naissance ou un jugement supplétif de déposer leur candidature pourvu qu’ils disposent d’un commencement de preuve par rapport à leur état civil.
Presqu’à l’unanimité, les députés ont trouvé juste l’initiative du Parlement de corriger cette loi électorale qui comportait plusieurs dispositions contraignantes. Ce qui s’est d’ailleurs remarqué dans le verdict du vote sanctionné par 60 voix pour, 02 contre (Epiphane Quenum et Candide Azannaï) et 00 abstention. Epiphane Quenum a désapprouvé cette initiative de correction. Etant donné que, selon lui, le Bénin est déjà en pleine période électorale. On ne saurait changer les règles du jeu en cours de jeu. Par conséquent, il menace de saisir la Cour constitutionnelle. Pour lui, le large consensus exigé par le Protocole de la CEDEAO ne serait pas obtenu avec ce vote de 60 voix pour, 02 contre et 00 abstention. «Consensus ne veut pas dire unanimité», estime le député Djibril Mama Débourou.
Après le vote de la loi, les députés ont ensuite adopté la procédure d’urgence du contrôle de sa constitutionnalité par la Cour constitutionnelle. Ce vote devra permettre à la haute juridiction si elle est saisie par le gouvernement, de voir si les quatre articles modifiés sont conformes à la Constitution.

Le président de la République a lancé, dimanche 15 mars dernier, des travaux de pavage et d’assainissement à Comé, dans le département du Mono.
La rue du Calvaire à Comé va bientôt connaître ses premiers pavés. Les travaux de pavage de cette voie qui mène à l’Eglise St Michel de Comé ont été lancés dimanche dernier par le président de la République, ajoutant ainsi la ville carrefour du Mono, à la liste des localités bénéficiaires du programme d’assainissement des communes, sous financement de la Banque mondiale. Selon Christian Sossouhounto, ministre en charge de l’Habitat et de l’Urbanisme, la mise en œuvre de ce projet met en évidence l’intérêt du gouvernement pour le développement équilibré des communes béninoises, dans le sens de l’amélioration de leur cadre de vie.
Le pavage devra être construit sur un linéaire de 470 mètres. Mais le ministre estime qu’il s’agit d’un programme intégré qui prend également en compte la construction des collecteurs à ciel ouvert, la construction d’un bassin de rétention d’eau ainsi que des boutiques et hangars dans le marché de Comé. Le montant total des travaux est estimé à 2 milliards de francs CFA.
Rassurant les populations de Comé sur sa volonté de les intégrer dans les divers programmes nationaux d’investissement, le président de la République a annoncé la pose de lampadaires solaires pour assurer l’éclairage public dans la ville. Boni Yayi a également indiqué que la localité devra bénéficier de la construction des modules de classes ainsi que d’autres infrastructures sociocommunautaires.

Pour le compte du 6e dossier en examen, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou s’est penchée sur le cas de Médard Codjo Koudja-gbagba qui y était poursuivi pour détournement de deniers publics au préjudice de La Poste du Bénin pour un montant présumé de 22 459 000 F CFA. La Cour était présidée par Saturnin Avognon avec le concours de Georges Toumatou et Damienne Lima Dossa. Le représentant du ministère public avait nom Apollinaire Dassi. L’Etat béninois était représenté par Séverine Lawson, agent judiciaire du Trésor.
Cinq ans de travaux forcés et l’examen des intérêts civils reporté à la prochaine session. C’est ce qu’il convient de retenir de l’examen du 6e dossier examiné par la Cour d’assises. Puisque l’accusé Médard Codjo Koudjagbagba a varié sur les montants, tantôt 114 000 F CFA, tantôt 700 000, tantôt encore 22 459 000 F CFA. Et il n’y avait pas d’éléments justificatifs pouvant authentifier le montant détourné mis à sa charge.
Les faits
Pour les faits, le président de la cour les a résumés à l’assistance. Il faut en retenir que le directeur de l’Inspection générale, du Contrôle et de l’Audit de La Poste du Bénin S.A., a saisi la Brigade économique et financière de la direction de la Police judiciaire d’une plainte révélant que suite à une vérification des répertoires des boîtes postales du bureau de poste de Cotonou PK 3, des carnets à souches n°1108 de recouvrement des redevances dont l’agent Médard Codjo Koudja-gbagba a la charge , il se dégage un déficit de 22 459 000 F CFA. A l’enquête préliminaire, l’accusé a reconnu les faits mais soutient qu’il n’a détourné qu’un montant de 700 000 F CFA. Devant le magistrat instructeur, il a, lors de l’interrogatoire de première comparution, nié les faits.
A l’interrogatoire au fond, il déclare avoir ramassé un carnet à souches numéro 1108 qu’il a utilisé en le dessouchant et que les fonds détournés portent sur un montant de 114 000 F CFA.
Médard Codjo Koudjagbagba déclare, par ailleurs, que pour éviter d’éveiller tout soupçon et prouver le paiement des redevances par les clients, il inscrivait régulièrement les numéros desdits reçus dans le répertoire de paiement et par la suite, brûlait systématiquement les carnets à souches.
Le rapport d’expertise psychiatrique et psychologique concernant l’accusé fait état de ce qu’aucun trouble mental objectivable pouvant abolir le contrôle de ses actes, n’a été répéré. L’enquête de moralité fait ressortir que le nommé Médard Codjo Koudja-gbagba jouit d’une bonne moralité et d’un grand respect dans son quartier de résidence. Il était un membre influent des sages du quartier. Son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation.
Dans tous les cas, on le soupçonnait d’avoir soustrait au préjudice de La Poste du Bénin S.A., en 2005, 5 789 000 F CFA, en 2006, la somme de 6 942 000 FCFA et jusqu’au 12 juin 2007, le montant de 9 728 000 F CFA, soit 22 459 000 F CFA au total. Ce que Médard Codjo Koudja-gbagba ne reconnaît nullement. Expliquant les circonstances de son forfait, il a indiqué qu’il n’était pas seul à manipuler les carnets et autres documents. En tant que distributeur et compte tenu du manque de personnel, certains de ses collègues et lui étaient commis aux tâches de perception des taxes. Ainsi, a-t-il insisté, il ne pouvait répondre tout seul des malversations qui ont été enregistrées suite au contrôle.
Crime d’argent et non crime de sang
Présentant ses observations, l’agent judiciaire du Trésor qui demandait à en savoir davantage, fait remarquer que c’est depuis 2004 que l’accusé a reconnu avoir commencé à aider les agents de guichets à percevoir les sous des boîtes postales. Et à partir de 2005, les actes de détournement se sont multipliés, selon elle. « Le crime d’argent n’est pas comme le crime de sang ; il se commet de façon insidieuse et il faut fouiller pour le découvrir », a déclaré Séverine Lawson. Pour elle, depuis la plainte de Michel Avocè, le pot-aux-roses a été découvert et les faits sont là. Médard Codjo Koudjagbagba a trahi la confiance placée en lui. Et il faut être reconnaissant à Michel Avocè, sinon la saignée aurait été plus prononcée. La Poste du Bénin S.A. a été délestée de ses avoirs. C’est la raison pour laquelle Séverine Lawson a déclaré se constituer partie civile pour l’Etat béninois, réservant le montant exact que l’Etat entendait réclamer lors de l’examen des intérêts civils.
Mais auparavant, lors de ses réquisitions, Apollinaire Dassi a soutenu que l’appât du gain facile et la volonté de s’enrichir coûte-que-coûte obnubilent et poussent au vice. Les faits reprochés à l’accusé qui constituent l’ossature du 6e dossier s’inscrivent dans cette vérité sociétale, soutient-il. Après avoir rappelé les faits, le représentant du ministère public a indiqué que l’accusé a contesté ce montant. Toutefois, la loi applicable à la cause est l’ordonnance 79/23 du 10 mai 1979. Reconnaissant à l’accusé la qualité d’agent permanent de l’Etat commis à la perception des valeurs, Apollinaire Dassi a reconnu que c’était déjà l’une des conditions pour retenir sa responsabilité.
De plus, il a ajouté sur la base des montants qui étaient successivement mis à sa charge en 2005, 2006 et 2007, que Médard Codjo Koudjagbagba a détourné 5 789 000 F CFA, 6 942 000 F CFA et 9 728 000 F CFA, soit un total de 22 459 000 F CFA. «Les débats me laissent perplexes par rapport au montant. Comment l’inspection a-t-elle été faite ? Comment ce montant a-t-il été retenu ?», s’est-interrogé le ministère public. Instruisant à charge et à décharge, il a fait remarquer que l’accusé a déclaré, compte tenu du manque de personnel, qu’il n’a pas été seul à manipuler les carnets et autres documents de sorte que les 22 millions de francs ne lui étaient pas entièrement imputables. « Dieu seul sait le montant qu’il a détourné ; je ne suis pas partisan du vous en voulez, en voilà.
A-t-il pu agir seul ? Votre tâche est très difficile », a noté Apollinaire Dassi, demandant à la cour de le punir objectivement pour ce qu’il a détourné, sans parti pris. Son casier judiciaire étant vierge et le rapport d’enquête de moralité lui étant favorable, le ministère public a indiqué de le retenir coupable des faits de détournement de deniers publics et de le condamner à une peine correctionnelle ou criminelle, selon sa conviction.
Ce que consent Me Yaya Pognon pour qui il n’y a pas eu des doutes, mais des certitudes que ce n’est pas son client seul qui a détourné la totalité du montant indiqué. «Nous sommes en matière pénale ; l’élément matériel seul existe mais le montant détourné pose problème», a retenu Yaya Pognon. Il a déclaré partager avec l’agent judiciaire du Trésor (AJT) le caractère du souci exemplaire des sanctions du procès en cours. «Les jeunes l’attendent ; offrez-lui cette chance ; jugez au nom du peuple béninois mais jugez juste», a plaidé la défense, indiquant plutôt une loi de 1980 à appliquer.
Une fin de non recevoir
C’est sur cette loi que l’AJT a opposé une fin de non recevoir. «Cette loi n’a rien à voir ; c’est bien l’ordonnance 79/23 qui est applicable. Les faits sont là, il ne les a pas contestés», a-t-elle insisté. Poursuivant que s’il n’est pas seul à avoir utilisé les répertoires, les recherches et contrôles ont été opérés en sa présence, a justifié l’AJT. «Ce n’est pas en voulant payer 114 000 F CFA qu’il va consentir à vendre sa maison et vous avez perçu sa réponse, lorsqu’on lui a demandé ce qu’il va faire du produit de la vente», a encore rétorqué l’AJT.
En répliquant à son tour, la défense a rapporté qu’il revient à la juridiction devant laquelle l’application d’une loi est demandée, d’en apprécier la pertinence.
Après s’être retirée, la cour revient et après délibérations a reconnu Médard Codjo Koudjagbagba coupable des faits de détournement de deniers publics et l’a condamnée à cinq ans de travaux forcé.
Statuant sans les jurés sur les intérêts civils, Saturnin Avognon a demandé à l’AJT de présenter ses observations spécifiques. Ce qui fut fait.
Les débats se sont focalisés sur le montant mis à sa charge. Cela n’a pas été inventé. Les répertoires portant les noms des abonnés ont été sortis. Il fallait rapprocher les montants inscrits des versements faits. C’est le gap obtenu pour chaque année qui constitue le manquant. C’est bien avant sa présentation au commissariat que ces vérifications ont été faites, a-t-elle souligné. L’accusé, a-t-elle indiqué était dans une logique de contestation des montants.
Il a réglé le cas du monsieur qui a permis de découvrir ses manigances, relève-t-elle. Mais pour les autres, il a été surpris par les montants ; il a brûlé les autres preuves, les souches ayant été brûlées ; tout en sachant qu’il y a des abonnés qui paient des pénalités, certains par avance, relève l’AJT. Et de préciser que le répertoire est rempli à la main; il y a eu reconnaissance contradictoire, insiste Séverine Lawson.
En plus du montant compromis, l’accusé devra, selon Séverine Lawson, verser des dommages intérêts pour 2 millions.
Pour le ministère public, il faudra en plus des dommages et intérêts, retenir contre l’accusé le paiement d’intérêts au taux de 3,72% l’an pour compter de la date du prononcé du verdict.
« Je suis perplexe ; j’aurais aimé avoir à affronter des preuves irréfutables ; nous sommes en présence de présomptions », a déploré Yaya Pognon. Surtout que l’AJT a affirmé que le répertoire se remplit à la main. La défense estime qu’il aurait été plus juste de disposer en de pareilles circonstances d’une expertise graphologique. « Il est coupable du gap ; condamnez-le au paiement du gap », ironise la défense.
Devant l’insistance de la défense et la perplexité du ministère public sur le montant exact détourné, l’AJT a déclaré fournir d’autres précisions si la cour n’était pas convaincue de ses explications.
La cour se retire une nouvelle fois et sur les intérêts civils, déclare que le préjudice n’est pas définitivement déterminé. Elle a donc reçu la Poste du Bénin S.A. en sa constitution de partie civile, mais a renvoyé l’examen des intérêts à une session ultérieure en réservant les dépens.
Société 17 mars 2015