La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Appui au développement de l’agriculture :Le Bénin signe trois projets avec la FAO pour 1,7 milliard F CFA

Pour le compte du gouvernement béninois, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou, a procédé hier mardi 24 février, avec le représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Tiémoko Yo, à la signature de trois documents de projets. Tous attendus pour impulser une nouvelle dynamique aux secteurs qu’ils couvrent.

Le projet portant «Elimination des pops et pesticides obsolètes et le renforcement de la gestion du cycle de vie des pesticides», porte sur un montant de 1 830 000 dollars US (1 milliard FCFA) et couvre tout le pays. Son objectif est de minimiser les risques sanitaires et environnementaux posés par les polluants organiques en particulier l’endosulfan et autres pesticides par le biais de l’élimination, en toute sécurité, des stocks existants et le renforcement des capacités en gestion rationnelle des pesticides tout au long de leur cycle de vie. Il en est attendu comme impacts, la sécurisation et l’élimination de pesticides obsolètes au Bénin, la mise en œuvre d’un système de gestion des conteneurs, le renforcement du cadre réglementaire et des capacités institutionnelles en matière de gestion rationnelle des pesticides ; et la promotion des alternatives aux pesticides chimiques.

Il permettra, à terme, d’éliminer au moins 250 tonnes de pesticides obsolètes et les sites hautement contaminés par les pesticides seront dépollués. Précisément, une stratégie de gestion des emballages vides dans les départements du Borgou et de l’Alibori sera élaborée et soumise à la validation ; un système de gestion des emballages vides sera mis en œuvre (collecte, regroupement, rinçage, stockage, transport et recyclage) ; un cadre législatif et règlementaire détaillé pour l’homologation et le contrôle des pesticides tout au long du cycle de gestion des pesticides sera élaboré et soumis au gouvernement pour adoption ; les capacités des services d’inspection et de contrôle des pesticides seront renforcées ; un Comité national de gestion des pesticides (CNGP) sera mis en place et fonctionnel pour la prise en charge des activités post homologation…

Racines, tubercules et filière cunicole aussi

S’agissant du projet «Renforcement des relations commerciales entre les petits acteurs et les acheteurs dans la filière des racines et des tubercules en Afrique», il porte sur 5 000 000 d’euros (3,3 milliards F CFA dont 500 millions F CFA pour le Bénin) mis à disposition par l’Union Européenne et s’étend au Bénin, au Malawi, au Cameroun, à l’Ouganda, au Rwanda, à la Côte d’Ivoire et au Ghana. Il se justifie par le fait que la filière des racines et tubercules constitue l’un des sous-secteurs alimentaires les plus importants dans les régions d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique où sa commercialisation, en tant que stratégie de réduction de la pauvreté dans le cadre du programme «Tous ACP» relatif aux produits de base agricoles menée de 2008 à 2011, a été prouvée à travers le renforcement des relations commerciales entre les petits exploitants et les marchés semi formels et informels. Or, l’urbanisation nationale et régionale galopante constituent le principal moteur de la demande sans cesse croissante des produits de base tels que le manioc, l’igname et la pomme de terre en Afrique. D’après les prévisions de la FAO en 2010, la population urbaine devrait augmenter de 40% à 60% dans 20 ans. Et, selon la Banque Mondiale, les marchés urbains des denrées alimentaires pourraient quadrupler au cours des deux prochaines décennies.

Ce qui signifie que les marchés nationaux et régionaux offriront d’importantes opportunités aux producteurs africains. Dans ce contexte, ce projet aidera à améliorer les moyens d’existence des petits agriculteurs engagés dans les chaînes de valeur des racines et des tubercules dans les pays concernés. Concrètement, la mise en œuvre du projet devrait favoriser un alignement des stratégies nationales et régionales aux initiatives qui soutiennent le développement d’une meilleure intégration du marché régionale de la filière des racines et tubercules dans les régions ACP d’Afrique. Un renforcement de la compétitivité et de la viabilité des chaînes de valeur des racines et tubercules à travers l’amélioration des modèles d’entreprise inclusifs, l’intensification durable de la production, la capacité des PME et des organisations paysannes. De même qu’une amélioration de l’accès des petits agriculteurs aux services d’information et de financement, et un accès des petits producteurs aux instruments de gestion des risques climatiques.
Quant au projet «Appui à la professionnalisation de la filière d’Elevage cunicole au Sud-Bénin (APFECS), il est financé directement par la FAO et porte sur un montant de 339 000 dollars US soit environ 200 000 000 F CFA. Il vise à améliorer, dans sept communes réparties dans 4 départements du Sud-Bénin, la production, la productivité et la compétitivité des élevages cunicoles ainsi que les revenus des producteurs, des transformateurs, des commerçants et autres acteurs impliqués dans la fourniture de biens et services à la filière cunicole.

Gratitude du Bénin

Pour Tiémoko Yo, plusieurs domaines d’intervention sont couverts par la coopération entre la FAO et le Bénin, avec des projets retenus d’accord parties et portant sur des domaines prioritaires. Ici, il s’agit du renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de la gestion durable des ressources naturelles et du renforcement des capacités institutionnelles et des acteurs du secteur agricole. Tiémoko Yo fait remarquer que ces trois projets auront de réels impacts sur l’amélioration de l’agriculture béninoise.
Heureux des perspectives positives qu’annoncent ces projets, le ministre Issa Azizou se répand en remerciements à l’endroit de ce partenaire stratégique dont l’appui au Bénin est essentiel. Relevant la pertinence des projets, notamment celui relatif à l’élimination des pops et pesticides et au renforcement de la gestion du cycle de vie des pesticides, il prie les acteurs concernés de faire en sorte que pour compter de la campagne agricole en cours, les pesticides soient acquis dans la juste proportion des besoins afin que la gestion des stocks ne devienne plus un problème.

Société 25 févr. 2015


Signature d’accord de prêt entre le Bénin et la Chine:Plus de 40 milliards F CFA pour appuyer la marche vers le numérique

La République populaire de la Chine vient appuyer le Bénin dans sa marche vers le numérique. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur, Nassirou Bako-Arifari et l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Diao Mingsheng ont procédé, hier lundi 23 février à Cotonou, à la signature d’un accord cadre portant sur plus de 40 milliards de francs CFA pour l’accès à Internet à haut débit.

Paraphes et échanges de documents. Par cet acte, le gouvernement de la République populaire de Chine, représenté par l’ambassadeur Diao Mingsheng, vient d’octroyer à l'Etat béninois représenté par le ministre des Affaires étrangères, Nassirou Bako-Arifari, plus de 40 milliards francs CFA. Cet accord cadre entre les deux pays, s’inscrit dans la perspective d’un prêt préférentiel qui vise à réaliser le vaste projet d’accès à Internet à haut débit. Un projet qui occupe une place importante dans le volet appui de la Chine pour le développement des infrastructures de télécommunication.
Cet accord qui intervient dans un contexte où le Bénin, à l’instar des pays africains, passe de l’analogique au numérique, va contribuer à le transformer en un village planétaire pour la rapidité de sa capacité technologique.
Pour le peu de temps qu’il a déjà passé au Bénin, l’ambassadeur de la Chine Diao Mingsheng dit être convaincu de l’intérêt qu’accorde le gouvernement à la construction des infrastructures de télécommunication. Tout en espérant que les deux pays vont travailler ensemble pour réaliser ce projet le plus tôt possible, il espère, par cette signature d’accord de prêt, avoir contribué au renforcement de la coopération bilatérale.
«Par cet accord, la Chine vient de donner au gouvernement les moyens pour mettre en œuvre son projet de faire du Bénin, le quartier numérique de l’Afrique», a expliqué le ministre Nassirou Bako-Arifari. Pour lui, l’accès à Internet haut débit n’est pas une course de vitesse mais une course vers la technologie. Il a salué la sollicitude du peuple chinois envers le Bénin, une sollicitude qui se traduit par la qualité des relations entre ces deux pays. Confiant que cette bonne relation va se poursuivre dans bien d’autres secteurs, il a prié l’ambassadeur de la Chine de transmettre les salutations amicales du gouvernement béninois à son homologue chinois.

Actualités 24 févr. 2015


Liste électorale permanente informatisée:Le COS/LEPI dans la logique de sécuriser les données avant toute publication

Attendue pour hier 23 février, la publication de la version définitive de la Liste électorale permanente informatisée va attendre encore quelques jours. Au COS/LEPI, on s’affaire pour les derniers réglages afin de transmettre dans le temps cette liste. La principale difficulté étant la sécurisation des données à caractère personnel.

Selon le vice-président du COS/LEPI Augustin Ahouanvoébla, la liste pourrait être rendue publique ce mercredi 25 février. La raison évoquée est la finalisation en cours de la sécurisation des données à caractère personnel. En effet, suite à la publication récente sur Internet de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP), les responsables du COS/LEPI auraient constaté un trafic des données des citoyens. Toute chose qui, au terme de la loi portant protection des données à caractère personnel, porte préjudice aux citoyens dont les noms figurent sur cette liste. « Nous avons voulu remédier à cela avant de rendre disponible la LEPI », a expliqué le vice-président Augustin Ahouanvoébla, pour justifier le fait que la liste électorale ne soit pas rendue publique hier comme annoncé. Il a néanmoins rassuré sur le fait que le COS/LEPI est encore dans le temps et que l’équipe commise à la tâche de sécurisation des données est à pied d’œuvre depuis trois jours pour sortir une liste dont les données ne seront plus falsifiables.
Interpellé sur la situation qui prévaut dans le village d’Atchoukpa, commune d’Avrankou où certains citoyens sont venus faire du bruit au siège du COS/LEPI l’accusant de vouloir faire du tripatouillage au profit de son parti le PRD, Augustin Ahouanvoébla explique qu’il s’agit des manœuvres d’une personne qui veut se faire élire délégué dans un village où il ne réside pas. Cette personne aurait confectionné une liste de 47 personnes qui auraient émis le vœu de quitter le village où elles vivent pour aller voter dans un village nouvellement créé. Mais puisque la réclamation est individuelle, le président du COS/LEPI leur a demandé que toutes les 47 personnes se présentent au siège du COS/LEPI avant qu’il ne prenne en compte leur doléance. Selon le vice-président, c’est cette exigence de la loi qui serait à la base de leur colère.

Actualités 24 févr. 2015


Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes :Le bureau du SYNAPAT destitué par le personnel civil

Depuis hier, lundi 23 février, le personnel civil du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes (MISPC) n’a plus de syndicat. En lieu et place du bureau directeur du Syndicat national du personnel de l’administration territoriale (SYNAPAT) qui a existé jusque-là, siège désormais un bureau provisoire qui est chargé de l’organisation d’un congrès pour la mise en place d’un autre organe dirigeant à la tête dudit syndicat. Ainsi en a décidé l’assemblée générale extraordinaire des travailleurs organisée hier à la salle de conférence du ministère.

Fortement soutenu par des dizaines de travailleurs du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, bandeaux rouges au front, scandant des slogans et chants révolutionnaires, Alain Gbénou, porte-parole de circonstance n’a pas tremblé devant la lourde responsabilité que venaient de lui confier ses camarades de lutte. C’est en effet lui qui a été désigné pour rendre publique la déclaration des travailleurs du ministère au sujet de la destitution de l’actuel bureau directeur du syndicat-maison, le Syndicat national du personnel de l’administration territoriale (SYNAPAT). Alors que de nombreuses attentes sont à satisfaire et que le personnel du MISPC compte sur ses dirigeants syndicaux, il dit avoir noté l’immobilisme, l’inaction et même la trahison de leur part.

Le secrétaire général dudit syndicat et les membres de son bureau, condamnent les travailleurs du MISPC, ne se montrent plus assez soucieux de la résolution des problèmes de leurs camarades. Pis, poursuit Alain Gbénou, ils agiraient contre l’intérêt commun. Plusieurs faits ont été présentés hier par les travailleurs lors de leur assemblée générale extraordinaire, pour illustrer les agissements de leurs responsables syndicaux. Ils ont insisté par exemple sur le cas de la prime de sécurité, la seule que perçoit le personnel civil du ministère et qui n’est même pas encore étendue à toutes les structures sous tutelle. Alors qu’ils auraient souhaité que leurs représentants portent ce combat et les aident à trouver une solution, ces derniers auraient choisi, au moment où l’autorité se montrait flexible et compréhensive, de compromettre le consensus presque trouvé, en invitant le personnel à abandonner la lutte.
Cette situation doublée de nombreux autres cas, a fini par excéder les travailleurs qui, hier, au cours de leur assemblée générale extraordinaire, ont estimé que leurs représentants ne sont plus à même de mériter leur confiance. Ils reprochent également au secrétaire général du SYNAPAT, certaines attitudes visant à déstabiliser le personnel. Toute chose qui, souligne le porte-parole de circonstance, n’a pas contribué à apaiser le climat social au sein du ministère. A l’analyse, les participants à l’assemblée générale extraordinaire trouvent que leur secrétaire général agit à dessein.

D’ailleurs, ont-ils déploré, ce dernier est appelé à faire valoir ses droits à la retraite depuis plusieurs mois déjà. De plus, aucune assemblée générale n’a été organisée depuis quatre ans, sans oublier que la dénomination et les attributions dudit syndicat ne sont plus en phase avec les réalités, le ministère ayant connu depuis plusieurs années déjà une scission qui a vu s’envoler la branche Décentralisation.
Au regard de tout ce qui précède, et même aux menaces que feraient peser certains mentors du SYNAPAT sur des travailleurs du ministère, l’assemblée générale a unanimement pris la résolution de dissoudre le bureau actuel dudit syndicat, en attendant la mise en place de nouvelles instances.

Actualités 24 févr. 2015


Journées d’éducation environnementale (JEE):Des élèves s’informent sur le défi de conservation des parcs nationaux

Les 23 et 24 février, se déroule à Banikoara la troisième édition des journées d’éducation environnementale (JEE). Une soixantaine d’apprenants des écoles et collèges de cette commune riveraine du parc W participent aux activités visant à leur faire découvrir les merveilles de ce riche patrimoine faunique national et à susciter leur adhésion pour sa préservation et sa gestion durable.

«La Jeunesse face au défi de la conservation des parcs nationaux», c’est autour de ce thème que se sont ouvertes les troisièmes Journées d’éducation environnementale (JEE), hier lundi 23 février à Banikoara. Organisées par la direction du parc national du W et l’ONG Joie pour l’Enfance (JPE) avec l’appui financier du Projet d’appui à la gestion des aires protégées (PAGAP), elles permettent à 60 apprenants : 30 écoliers et 30 élèves, les plus méritants choisis dans les établissements primaires et secondaires de la commune, et leurs enseignants, de s’informer sur la Réserve de biosphère transfrontalière du W partagée entre le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et le Togo, et la nécessité de la protéger contre la pression anthropique.

Le but visé, précise le commandant Théophile A. Sinadouwirou, directeur du parc national du W, représentant la directrice générale du Centre national de gestion des réserves de faune (CENAGREF), c’est d’inculquer à cette couche juvénile, fer de lance du développement et relève du pays, des notions de base sur les ressources naturelles en général et la faune en particulier ainsi que sur les fléaux qui compromettent leur préservation et leur survie.
«Nous les adultes, nous sommes en train de faillir à notre mission : celle de protéger notre environnement et les ressources naturelles qui nous entourent mais vous, vous devez tout faire pour les conserver», insiste le maire de Banikoara, Bio Jean Bio Bougo. Il souligne que l’exploitation forestière, le braconnage, la transhumance, les feux de brousse, l’empiètement agricole, sont des maux qui minent dangereusement nos parcs nationaux pourtant de réputation mondiale.
«Nous voulons vous envoyer en mission pour que vous puissiez parler aux grandes personnes, à vos parents, afin de nous aider à protéger ces réserves menacées de disparition. C’est une noble responsabilité et un devoir qui incombent à chacun et à nous tous, surtout les jeunes», lance le directeur du parc national du W à la jeunesse scolaire présente. «Et, nous espérons que quand vous serez grands, vous n’allez pas contribuer par vos actes à faire disparaître nos parcs qui regorgent de nombreux animaux sauvages et plusieurs types d’arbres, afin que vos enfants puissent être amenés à les voir aussi », poursuit le commandant Théophile A. Sinadouwirou.
La causerie tenue au siège de l’Union communale des producteurs du coton a été marquée par la projection du film «WAPO» portant sur la richesse des aires protégées du complexe W-Arly-Pendjari-Oti-Kéran Mandouri (WAPO) et les actions déployées par leur conservation et qui a suscité l’enthousiasme des jeunes apprenants. En témoignent leurs nombreuses questions d’éclaircissement.
Le directeur du parc national du W a saisi l’occasion pour témoigner sa gratitude aux partenaires du CENAGREF impliqués dans la protection de la biodiversité des écosystèmes de savane du Nord-Bénin à travers différents projets tels que le programme régional Parc W/Ecosystèmes protégés en Afrique sahélienne (ECOPAS), le Projet d’appui aux parcs de l’Entente (PAPE), le PAGAP, etc.
Au terme de la séance d’hier, les écoliers et les élèves ont reçu des jouets, des tee-shirts griffés de slogans de sensibilisation, des ouvrages instructifs sur l’environnement. Ce mardi, une visite guidée dans le parc du W est organisée à leur intention et permettra de leur faire découvrir les attraits floristiques et fauniques de ce patrimoine.

Actualités 24 févr. 2015


Proposition de loi sur l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales:Les Ordres et associations professionnels dénoncent une précipitation

Les professionnels de la santé «demandent plus de temps pour l’étude de la proposition de loi portant exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales au Bénin». Ils l’ont fait savoir hier, lundi 23 février, à la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont animée à Cotonou.

Les ordres et associations professionnels de la santé portent des réserves sur la «proposition de loi portant exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales au Bénin». C’est le but de la sortie médiatique qu’ils ont organisée hier, à Cotonou. A la tribune, neuf différentes associations professionnelles du secteur de la santé, réunies pour attirer l’attention de l’opinion publique sur ce sujet d’ordre national. Il s’agit, entre autres, des associations nationales des infirmières et infirmiers diplômés d’Etat, des cliniques privées du Bénin, des techniciens supérieurs d’ophtalmologie opticien lunettiers du Bénin, des orthophonistes, des chirurgiens dentistes du Bénin.
La proposition de loi ‘’querellée’’ est un document de 175 pages, réparti en 203 articles.

Elle concerne neuf corporations et émane du député Epiphane Quenum.
Les conférenciers dénoncent la précipitation qui encadre le vote de cette loi. Selon leurs explications, ils n’ont été officiellement informés de ladite proposition de loi que le mardi 3 février dernier. Date à laquelle, ils recevaient la consigne de l’Assemblée nationale de l’étudier en l’espace de 48 heures afin de donner l’avis direct. Ce qui n’est pas de leur goût. Ils estiment que si l’erreur est permise dans les autres disciplines, en médecine une petite faute professionnelle peut être fatale à un patient. Pour eux, la proposition de loi ne saurait donc être votée en l’état actuel, car il exclut une frange importante des Ordres et associations professionnels du Bénin.

Eviter la va-vite

Pour le président de l’Association des infirmières et infirmiers diplômés d’Etat, Jean-Baptiste Elias, «une telle proposition ne saurait aller à la va-vite étant donné qu’elle touche un secteur très sensible et très réglementé». A sa suite, les représentants des autres Ordres et associations ont également apporté des éléments d’appréciation sur le sujet. Ce qu’ils dénoncent également, c’est que la proposition de loi telle que présentée apparaît comme «une mauvaise réponse à un véritable problème».

Pour eux, le texte contient des incohérences et des contradictions. Dans son état actuel, il violerait par endroits des principes chers à la démocratie béninoise et risque de reculer le Bénin de quatre décennies.
Ce qui frappe dans ce document serait la dépendance des professionnels de santé, dénonce pour sa part la présidente de l’ordre des chirurgiens dentistes du Bénin, Paulette Agboton Migan.
Selon la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Bénin, Moutiatou Tidjani Toukourou, la notion d’Ordre est universelle et le texte proposé par l’honorable Epiphane Quenum va à l’encontre de cette assertion.
A en croire la présidente du Conseil national de l’Ordre des Sages-femmes Philomène Sansuamou, «les ordres et associations de santé ont une mission de service public au profit de la population».
Raison pour laquelle, les conférenciers exigent par conséquent, plus de temps pour l’étude de ladite proposition de loi.
Avant de faire une telle proposition de loi, il aurait fallu un débat national autour du concept de l’Ordre et de la nécessité d’avoir des Ordres professionnels au Bénin, ont-ils souligné.
Pour eux, les irrégularités contenues dans le document doivent être prises en compte pour ne pas mettre la vie de tout un peuple en péril.
Au regard du principe qui a guidé la proposition de loi, les conférenciers ont souhaité une pause pour revoir le texte dans son ensemble. Tout en remerciant le député Epiphane Quenum pour son initiative, ils estiment que l’on ne saurait faire une proposition de loi sans tenir compte de tous professionnels de la Santé

Actualités 24 févr. 2015


Après 100 jours passés à la tête de la CNSS:Coovi Célestin Ahonon annonce des réformes hardies

Le tout nouveau directeur de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Coovi Célestin Ahonon était face à la presse dans l’après-midi d’hier lundi 23 février. C’était pour faire le point de ses 100 jours à la tête de l’institution avant d’annoncer des perspectives heureuses pour cette structure.

14 novembre 2014-22 février 2015, cela fait 100 jours que Coovi Célestin Ahonon a pris les rênes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Pour que cette date ne passe hier pas inaperçue, il a rencontré la presse hier pour faire le point des activités menées pendant ces 100 jours.
Après avoir dit sa gratitude au président de la République et à son ministre de tutelle qui lui ont fait confiance en le plaçant à la tête d’une institution aussi importante dans le développement du pays, Coovi Célestin Ahonon a d’abord rappelé les difficultés que traversait la caisse lorsqu’il a été nommé directeur général. «Il a fallu l’intervention répétée de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (CIPRES) dont le travail a permis la résolution de la crise qui a été parachevée au cours de la 21è assemblée extraordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale des 22 Etats membres de la CIPRES», a-t-il indiqué.
Entre autres actions, il a ajouté qu’il a dû mettre les bouchées doubles afin de faire bénéficier les agents de la Caisse et au grand bonheur des assurés sociaux, des instruments stratégiques de travail tel que le Plan de travail annuel (PTA) 2015 et le budget exercice 2015. «Ceci à l’avantage de mettre en exécution et de façon accélérée les différentes réformes à la CNSS» a dit le nouveau directeur général qui a évoqué également le renforcement des ressources disponibles mais en quantité réduite.
«105 agents ont été recrutés dans une première vague et une quarantaine est en attente de recrutement pour le même statut» a-t-il indiqué.
Coovi Célestin Ahonon a ajouté qu’il a également fait des tournées dans les directions régionales et structures sous tutelle pour s’enquérir des conditions de travail des agents. Ce qui lui a permis, dit-il, de constater qu’il y a encore beaucoup à faire. « Les échanges ont permis de prendre la mesure des attentes tant au niveau des pensionnaires, des allocataires, des rentiers et du personnel de l’administration locale », a-t-il souligné.
Le directeur général de la CNSS a précisé que pour faire face aux enjeux, il entend conformer la CNSS aux exigences qu’impose la modernisation. A cet effet, il parle de la numérisation de toutes les déclarations en collaboration avec le guichet unique de formalisation des entreprises et la mise en place d’un dispositif permettant le paiement électronique des pensions et des allocations familiales. Ce qui passe par l’établissement des cartes de paiement électronique. Pour y arriver, Coovi Célestin Ahonon précise que l’interconnexion de la direction générale avec ses agences régionales s’avère nécessaire. Pour lui, l’aboutissement des réformes passe par l’engagement de chacun à rénover les infrastructures adéquates.
Le directeur général de la CNSS estime que ses objectifs, du moins ceux de la CNSS se traduisent à travers la vision qui est de servir des prestations en temps réel et assez réduit grâce à un système répondant aux normes actuelles. « Cela suppose également que la CNSS doit étendre sa couverture particulièrement aux travailleurs du secteur informel ou à ceux des professions libérales », a conclu Coovi Célestin Ahonon.

Société 24 févr. 2015


Remise de lettre de mission à Libercom SA:Inscrire l’entreprise dans la démarche qualité

Le directeur général de Libercom Sa Djima Idrissou a procédé, hier lundi 23 février, à la remise de lettres de mission aux directeurs et chefs cellules de son entreprise. Cette cérémonie qui s’est dérouléé juste après le cérémonial de la montée des couleurs s’inscrit dans la démarche qualité et vise à garder le 1er réseau de téléphonie mobile au Bénin à l’état de production jusqu’à l’ouverture de son capital.

La cérémonie de la montée des couleurs d’hier lundi 23 février à Libercom Sa était bien particulière. Elle a débouché sur la remise par le directeur général Djima Idrissou d’une dizaine de lettres de mission à ses collaborateurs. Il s’agit de trois directeurs, quatre conseillers au rang de division et quatre chefs cellules. Ces lettres de mission seront déclinées en objectifs à atteindre au cours de cette nouvelle année et transmises au directeur général au plus tard le mercredi 25 février prochain. Dans le même ordre, sept conducteurs de véhicules administratifs qui ont suivi une formation sur la déontologie en matière de conduite de véhicules administratifs ont également reçus des attestations.


Cette cérémonie très importante aux yeux du directeur général de Libercom Sa vise à créer de la valeur ajoutée afin de rendre l'entreprise plus attractive. Pour Idrissou Djima, ce n’est pas parce que le processus de privatisation est engagé, qu’il faut rester les bras croisés et voir l’entreprise mourir. Il s’inscrit dans la logique de poursuivre les réformes afin d’offrir des services de qualité à la clientèle. C’est dans cette logique qu’il annonce l’ouverture prochaine des agences de Comè, Grand-Popo, Djougou et Natitingou pour une extension progressive du réseau. «Jusqu’à ce jour, Libercom demeure le réseau le moins cher», a-t-il expliqué.

Il n’en veut pour preuve que le crédit internet qui dure un mois quels que soient les téléchargements effectués.
Filiale mobile de Bénin Télécom SA, la décision d'ouvrir le capital social de Libercom à un opérateur télécom privé international vise à identifier et à sélectionner un investisseur ou un opérateur télécom privé international, formé en consortium ou non, pour entrer dans le capital social de la société à hauteur de 80% afin d'assurer le développement de son potentiel par des investissements capables de permettre une exploitation plus efficace des ressources techniques disponibles à travers la licence technologiquement neutre qui lui a été attribuée.

Economie 24 févr. 2015


Système éducatif formel :Des réflexions pour une géné-ralisation de la langue Yom

La Commission nationale linguistique Yom de la Donga et des autres localités du Bénin a tenu, vendredi 20 février dernier à la place de la Gaani de Djougou, un séminaire. Les travaux de cette rencontre ont été consacrés à la mise en place d’un bureau définitif qui aura pour défi, l’introduction du Yom dans le système éducatif formel. Œuvrer à l’union et l’entente de tous les ressortissants de l’aire culturelle Yom constitue également sa priorité.

Onzième du genre tenu depuis son avènement, le séminaire de la Commission nationale linguistique Yom de la Donga et des autres localités du Bénin a permis aux participants pendant les trois jours de travaux, d’amender les textes et règlement intérieur proposés par le bureau transitoire et de réfléchir aux maux qui entravent le développement harmonieux de la communauté et de la culture des Yora. A son terme, priorité sera accordée à la mise en place d’un bureau définitif qui aura pour mission première de relever le défi de l’introduction du Yom dans le système éducatif formel. Par ailleurs, ce bureau qui devra œuvrer à l’union et à l’entente de tous les ressortissants de l’aire culturelle Yom veillera à la relance des différentes activités de la commission.
A l’ouverture des travaux, Sayo Akpaki, président du bureau transitoire, s’est réjoui des activités menées par son bureau notamment l’installation des sous-sections communales et l’introduction du Yom dans le système éducatif formel dans sa phase expérimentale. La tenue du séminaire constitue, à ses dires, un véritable point de départ de la commission qui reste un creuset de valorisation du riche patrimoine culturel Yom.
Selon Micaël Bassabi Djara, maire de la commune de Djougou, le développement de la langue doit être une préoccupation majeure pour tous les groupes socioculturels organisés car elle demeure un trait caractéristique de leurs us et coutumes. Le grand défi qui reste aujourd’hui à relever et auquel la Commission nationale linguistique Yom doit faire face, à son avis, est le développement de l’environnement lettré Yom.
Vincent Houessou, représentant du ministre de la Culture et de l’Alphabétisation, a souligné que, outre l’introduction du Yom en phase d’expérimentation dans le système éducatif formel, le ministère a pris les dispositions pour que les supports didactiques de dix langues dont le Yom soient rénovés. Exhortant les autres groupes linguistiques à s’inspirer de l’expérience des Yoras, il a indiqué qu’une langue qu’on ne promeut pas finit toujours par disparaître.

Education 24 févr. 2015


Journée internationale de la langue maternelle:De la renaissance africaine par une réappropriation de ses richesses

L’Institut international de recherche et de formation (INIREF) a commémoré, comme elle a pris l’habitude de le faire chaque année, la Journée internationale de la langue maternelle. Il a organisé un point de presse à cette occasion, samedi 21 février dernier à Cotonou.

L’UNESCO a décidé de consacrer le 21 février de chaque année à la célébration de la Journée internationale de la langue maternelle. En effet, depuis 1999, elle a, face à la disparition effrénée des langues naturelles, décidé d’œuvrer à la promotion de toutes les langues naturelles, puisque la disparition d’une langue constitue une perte de la richesse pour l’humanité entière. Les langues qui finissent par disparaître aujourd’hui sont généralement celles dominées par celles des puissances économiques. Si ce phénomène s’observe à l’intérieur d’un même pays, son ampleur est plus grande par la domination des langues des puissances étrangères.
C’est sous le thème «Réapproprions-nous les richesses de nos cultures ainsi que l’ardent patriotisme de nos héros pour la renaissance véritable de l’Afrique», que l’INIREF a placé l’édition 2015 de sa commémoration, samedi 21 février dernier à Cotonou.
Pour le 1er vice-président de l’INIREF, Jean Kokou Zounon et son secrétaire général, Moïse Sèdjro, leur rencontre du samedi dernier vise surtout à rappeler le nécessaire combat que le Bénin doit mener afin que toutes ses langues deviennent des supports de la science, de l’instruction et de l’administration sur toute l’étendue de son territoire. Il s’agira, ont-il indiqué, de faire en sorte que ce soit l’heure de l’émancipation de l’Afrique, de ses langues et cultures de la domination étrangère. Selon eux, il est inconcevable pour un pays qu’une telle journée soit célébrée dans l’anonymat et l’indifférence totale.
«Sans faire de nos langues des langues d’instruction, d’administration, cela relève du mensonge et de la démagogie. Un pouvoir doit prendre des mesures pour que les langues nationales, les langues maternelles soient des langues d’instruction, d’administration, de justice sur leur terroir. Un pouvoir digne doit envisager la création d’une chambre au Parlement pour les détenteurs des cultures, une chambre des dignitaires traditionnels chargée d’examiner la conformité des lois votées par les députés avec les valeurs positives de nos cultures nationales, comme cela se fait dans tout pays civilisé et émancipé », ont expliqué les différents intervenants. L’INIREF, ont-ils déploré, a déposé à cet effet depuis décembre 2013 une avant- proposition de loi au Parlement que les députés n’ont jamais daigné examiner.
L’Afrique, faut-il le préciser, abrite le tiers des langues parlées sur la planète. Mais contrairement à tous les autres continents, presqu’aucune de ses langues n’est utilisée pour l’instruction, dans l’administration, la justice. Ce sont toujours les langues du colonisateur qui sont utilisées dans tous ces domaines. Les peuples africains vivent ainsi la négation de leur être, l’esclavage linguistique sur leur propre terre.

Education 24 févr. 2015


2231 - 2257