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Nouvelles

Accouchement: Les motifs du recours à la césarienne
La césarienne est une intervention chirurgicale qui a lieu au cours d’un accouchement à risque pour l’enfant ou la mère. Elle consiste à extraire le bébé par voie abdominale après incision de l’utérus, lorsqu’il ne peut passer par voie naturelle. N’importe quelle femme peut-elle avoir besoin d’une césarienne ? Dans quel cas recourt-on à cette opération ? Plusieurs raisons peuvent expliquer cette décision, nous ont révélé le gynécologue - obstétricien Bérenger Amadji et la sage-femme Sandrine Dénon. La césarienne est une intervention chirurgicale pratiquée pour sauver la vie de l’enfant et de la mère quand la voie basse est contre-indiquée. Elle permet de mettre au monde un nouveau-né sans danger lorsque le médecin estime qu’il s’agit d’une meilleure option comparativement à un accouchement par voie vaginale. Elle est réalisée par un gynéco-obstétricien dans un bloc opératoire et sous anesthésie. Les médicaments empêchent la mère de ressentir la douleur pendant l’intervention mais elle reste consciente pour accueillir son bébé.

Quand recommande-t-on la césarienne ?

Selon le gynécologue Amadji, un médecin peut opter pour la naissance de l’enfant par césarienne bien avant le début du travail. On parle d’une césarienne programmée. Cela arrive lorsque le bébé se présente en siège, ou en cas d’une grossesse gémellaire, d’un traumatisme au niveau du bassin qui empêche d’accoucher par voie basse, d’une affection comme le diabète, d’atteinte d’hypertension artérielle ou du Vih par la génitrice, d’un antécédent de trois césariennes ou pour d’autres raisons maternelles et fœtales. Il existe aussi des césariennes qui se font en cours de travail en urgence. Elles sont les plus fréquentes. Ce cas se présente lorsque le col ne veut plus s’ouvrir, qu’il stagne à 5 ou 6 cm, ou parce que le bébé n’arrive pas à s’engager dans le bassin. Parfois, même quand le col est dilaté, le bébé ne parvient pas à franchir le bassin, soit parce qu’il est trop gros ou que le bassin est étroit. La césarienne peut également intervenir en cours de travail lorsque l’on a des anomalies au niveau du rythme cardiaque du fœtus. Par ailleurs, l’intervention chirurgicale peut aussi être faite par convenance, c’est-à-dire faite à la demande de la future maman.

Qui peut subir une césarienne ?

Toute femme ne pouvant pas accoucher par voie basse peut subir une césarienne. Mais des variabilités au niveau du type d’anesthésie doivent être faites en tenant compte des conditions de la patiente, informe le spécialiste de l’appareil génital de la femme. La sage-femme Dénon renchérit : « Il n’y a pas de critères particuliers à remplir sur le plan physique ou sanitaire avant une césarienne dès lors que c’est une urgence ». Néanmoins, elle précise qu’avant une césarienne programmée, il est primordial de s’assurer de la pertinence de l’indication de la césarienne, de faire un bilan préopératoire. Il s’agit d’une analyse de sang pour vérifier certains paramètres de l’organisme. Il est également important de faire une consultation pré-anesthésique pour s’assurer que la patiente est apte pour l’anesthésie. Cet examen permet au médecin de savoir quel type d’anesthésie réaliser.

Risques liés à une césarienne

La césarienne élimine les douleurs dues à l’accouchement par voie basse, évite à la mère un travail trop long, les traumatismes des parties molles liées à la voie basse, diminue le risque de prolapsus génital et d’incontinence urinaire, a martelé l’obstétricien. Elle est pratiquée pour éviter les complications liées à un accouchement par voie basse quand celui-ci est contre-indiqué et pour réduire les décès maternels et fœtaux. En outre, cette intervention n’est pas sans conséquence sur la vie des sujets concernés, a souligné la sage-femme. À court terme, la mère peut sentir des douleurs post-opératoires. Elle peut contracter une infection de la plaie et de l’utérus. Un saignement accru peut se déclencher et nécessiter une transfusion sanguine. La femme peut connaître un traumatisme à la vessie, aux intestins et des infections urinaires. Elle peut aussi avoir un problème d’initiation et de maintien de l’allaitement. La mort peut également survenir au cours de cette intervention. À long terme, la future maman peut développer des problèmes d’adhérence qui peuvent causer une douleur persistante à l’endroit de la cicatrice et lors des relations sexuelles. Avec le temps, la césarienne peut provoquer des problèmes intestinaux graves et des difficultés lors d’une grossesse subséquente. Une femme qui a connu la césarienne peut être victime d’un décollement prématuré du placenta ou d’une rupture utérine. À court terme, le nouveau-né est exposé à une blessure causée par un instrument chirurgical, des troubles respiratoires transitoires, surtout si la césarienne est faite avant 39 semaines de grossesse. L’asthme et les allergies peuvent rendre pénible l’existence de cet enfant à long terme. Difficultés pour la sage-femme Il n’est pas aisé pour la sage-femme « d’aider le gynécologue obstétricien à faire le diagnostic de la césarienne à temps », a confessé Sandrine Dénon. Selon elle, « la non existence d’une trousse d’urgence pour vite faire une césarienne en cas d’urgence obstétricale nécessitant une césarienne» ne leur facilite pas la tâche. Parlant toujours des difficultés rencontrées pendant l’accou-chement par césarienne, les médecins ne sont pas épargnés. Le gynécologue révèle que les désagréments auxquels ils font face sont généralement liés à « l’extraction du bébé qui impose l’utilisation d’instruments ou la modification du type d’incision utérine, à la fermeture de l’utérus s’il y a une déchirure utérine ou une rupture des pédicules utérins ». La délivrance prolongée, le saignement anormal de la tranche utérine après suture, la plaie vésicale sont autant de situations qui font transpirer les agents de santé pendant l’intervention chirurgicale en question, a fait comprendre le gynécologue Amadji. Pour ce faire, il invite les patientes à toujours solliciter un agent de santé qualifié pour le suivi de leur grossesse. Uniquement le personnel soignant a la compétence requise pour évaluer les risques liés à la grossesse et les orienter pour une prise en charge adéquate, a-t-il déclaré en concluant que c’est le seul gage de la réduction de la morbidité et de la mortalité materno-foetale. Consciente que la peur de la césarienne est courante, l’assistante des futures mères pendant l’accouchement rassure que le fait qu’une femme a vécu un accouchement par césarienne ne signifie automatiquement pas qu’elle devra accoucher par césarienne lors d’une prochaine grossesse.
Santé 07 déc. 2022


Médecine traditionnelle au Bénin: Soif d’entrée en pharmacie
Les phytothérapeutes veulent repositionner la médecine traditionnelle et la pharmacopée béninoise. En s’appuyant sur la recherche scientifique, ils nourrissent l’espoir d’avoir des produits sécurisés accessibles au public. Mais, des efforts restent à faire.Phytothérapeute, Raphaël Yao Tchidimè n’a « jamais été si optimiste » sur le repositionnement de la médecine traditionnelle. Le rapprochement entretenu par les praticiens et les scientifiques lui fait croire à la fin prochaine de la traversée du désert. « Je me demandais si nous allons en arriver là un jour au Bénin. Aujourd’hui, ça devient réalité. Des professeurs d’université, praticiens de la médecine traditionnelle s’associent pour démontrer la possibilité d’avoir des molécules à partir des plantes en vue de soigner nos populations », confie-t-il, au détour d’un séminaire scientifique, vendredi 2 décembre 2022. Ce spécialiste en phytothérapie ne se fait pas non plus des illusions pour prétendre que le Bénin ait de sitôt la réputation chinoise en la matière. Cependant, il rêve que d’ici quelques années, des médicaments à base de plantes soient disponibles en grand nombre en pharmacie et acceptés en médecine moderne. « Combien avons-nous de phytomédicaments dans les rayons de nos pharmacies ? Nous pouvons faire en sorte d’avoir des produits dignes et des phytopharmacies dans nos rues au Bénin et en Afrique», croit Raphaël Yao Tchidimè. En effet, la médecine traditionnelle constitue, selon l’Organisation mondiale de la Santé, « la somme de toutes les connaissances, compétences et pratiques reposant sur les théories, croyances et expériences propres à différentes cultures, qu’elles soient explicatives ou non, et qui sont utilisées dans la préservation de la santé, ainsi que dans la prévention, le diagnostic, l’amélioration ou le traitement de maladies physiques ou mentales ». A travers le monde, cette médecine très ancienne constitue un mode principal de prestations de soins de santé. Selon l’Oms, 80 % de la population en Afrique dépend des plantes pour les besoins sanitaires essentiels. « Toutes les plantes sont majoritairement des médicaments. Lorsque nous prenons l’arsenal de la pharmacie dite moderne, tout part des plantes. C’est normal que l’Afrique et le Bénin qui regorgent de nombreuses familles de plantes puissent servir de vivier à cette situation », explique Dr Victorien Dougnon, responsable de l’Unité de recherche en microbiologie appliquée et pharmacologie des substances naturelles (Urmapha) de l’Uac.

Fin du déni

On le sait, une proportion importante de produits pharmaceutiques sont issus de substances naturelles. C’est par exemple le cas de l’aspirine découverte grâce à des formules de médecine traditionnelle utilisant l’écorce de saule. Mais, la médecine traditionnelle est souvent sous-estimée par les services de santé. Beaucoup de praticiens béninois déplorent le défaut d’une « saine collaboration » avec les autres acteurs de la santé et de la recherche. « Avant, on nous prenait pour des sorciers avec qui on n’a pas envie de rester, voire de collaborer. Aujourd’hui, nous sommes acceptés parce que la science entre en jeu. Nous avons maintenant des médicaments améliorés qui sont approuvés », explique Augustin Hontongnon Kouglo, responsable du département de l’Ouémé. Sur le continent, une dynamique est en cours. Plus de 40 pays disposent en 2022 d’une politique nationale sur la médecine traditionnelle contre huit en 2000. Le Bénin fait de petits pas à son niveau. « Des décisions sont prises pour permettre à ce que la médecine traditionnelle soit effectivement d’actualité dans notre pays. Le fait même d’avoir créé un programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle au niveau du ministère de la Santé, prouve l’importance qu’accorde le gouvernement à cette thématique », souligne Professeur Mansourou Moudachirou, chimiste académicien. Mais les unités de fabrication locale de médicaments à base de plantes agréées peinent à se mettre en place. Les tradithérapeutes, pour diverses raisons, ne parviennent pas facilement non plus à avoir une autorisation de mise sur le marché pour leurs produits. Le défaut de formation et la qualité des analyses effectuées sur leurs produits en sont pour beaucoup dans ces échecs. « Il y a beaucoup de tradithérapeutes qui ne savent pas comment monter un dossier d’autorisation de mise sur le marché. Et je crois que nous pouvons les aider dans ce sens, dans l’intérêt de la communauté», renseigne Dr Victorien Dougnon. Ainsi, le triangle formé par les chercheurs, la médecine moderne et la médecine traditionnelle a tout son sens. La cohésion entre les différentes parties est nécessaire pour aider le Bénin à tenir le pari, comme c’est le cas ailleurs. Au moins 34 instituts de recherche sont consacrés à la recherche et au développement de la médecine traditionnelle dans 26 pays africains. C’est un secteur que Dr Victorien Dougnon voit prometteur, se référant à la Chine. « La médecine traditionnelle chinoise s’est imposée même au-delà de la Chine, et on ne conçoit pas au niveau de notre pays, nous sommes à des années-lumière, faute de cohésion », note l’enseignant chercheur, Maître de conférences en microbiologie. L’une des plus grandes batailles à mener est de pouvoir disposer d’une autorisation de mise sur le marché pour faire entrer les produits en pharmacie.
Santé 07 déc. 2022


Jci Abomey-Calavi Sica: Le Dg de ‘‘Le Coursier’’ investi pour 2023
  Que d’émotions et de fierté, dimanche dernier, à la cérémonie de passation de charges entre Ajudelle Assogba et Ulrich Agnoun, respectivement président 2022 et président 2023 de la Jeune Chambre Internationale (Jci) Abomey-Calavi Sica ! Le prochain mandat s’annonce avec beaucoup d’opportunités. Accueilli à la Jci Abomey-Calavi en 2018 dans la promotion « Zédaga », Ulrich Agnoun sera, pour l’année 2023, le président de cette organisation locale. La soirée qui l’a vu investi, dimanche dernier, dans cette responsabilité a été solennelle et riche en couleurs. Sur des notes musicales de « A Midsummer Night's Dream » qui poussent à aller de l’avant, il a été paré du collier présidentiel, l’un des principaux attributs de président à la Jci, soigneusement ôté à la présidente 2022 Ajudelle Assogba. Le maillet, symbole de leadership et de commandement, lui a été transmis par la suite, avec des vœux de succès. Dans cette nouvelle posture, Ulrich Agnoun a les yeux rivés sur son mandat qui démarre en janvier 2023 et pour lequel il nourrit de grandes ambitions. Un centre d’affaires, qui servira aussi de siège pour la Jci Abomey-Calavi Sica, sera installé. Ce sera un cadre entièrement aménagé avec des espaces de travail, la connexion internet, un secrétariat, etc. permettant aux entreprises qui souffrent du coût financier de démarrage d’alléger leurs charges. « Notre objectif est d’appuyer ces entreprises qui pourront faire leurs premières années sans la menace de disparaitre sous le poids des charges fixes de fonctionnement de siège », a martelé Ulrich Agnoun. A l’en croire, le comité directeur local 2023 est « suffisamment engagé pour aller au-delà de ces défis ». Réputé dans le milieu des entreprises, copropriétaire de Le Coursier, une société qui fournit les services de distribution de courrier express, le nouveau président de la Jci Abomey-Calavi Sica pourra compter sur de nombreux partenaires présents à la soirée de passation de charges et d’autres à mobiliser. Son prédécesseur, Ajudelle Assogba, sera aussi de la nouvelle aventure. Le soutien de Christiane Kpohouégbé Ogouyomi, présidente nationale de la Jeune Chambre internationale Bénin, pur produit de l’École d’art oratoire de la Jci Abomey-Calavi Sica, ne lui fera pas non plus défaut. « Vous avez transformé beaucoup de personnes, et j’en suis un exemple. Chers Sicavis, soyez fiers de ce que vous faites au sein de la Jeune Chambre internationale. Nous serons là pour vous accompagner. Je suis sûr que le mandat sera une réussite », a-t-elle déclaré. La vision de la Jci est d’être le principal réseau mondial de jeunes leaders entreprenants. « Brillants dans l’innovation », les membres de la Jci Abomey-Calavi Sica capitalisent pour le compte du mandat 2022 un bilan « émouvant ». Beaucoup de réalisations ont été faites pour l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes et pour des soins appropriés aux enfants en pédiatrie. La dynamique va se poursuivre en 2023 sous la thématique « Grandissons ensemble », promet Ulrich Agnoun, 10e président, une fierté à la tête de la Jci Abomey-Calavi Sica. Société 07 déc. 2022


Campagne médiatique pour les législatives de 2023: La Haac sensibilise les partis politiques en compétition
Pour une campagne médiatique des prochaines législatives respectueuse des textes, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) a échangé avec les responsables des partis politiques en lice, ce mardi 6 décembre au siège de l’institution de régulation des médias à Cotonou. Par Roger KOCLANNOU (Stag.) Réglementer l’utilisation des médias par les partis politiques en lice pour les législatives. C’est l’objectif visé par l’Autorité de régulation des médias en initiant une séance d’échanges avec les représentants des partis. Pour les responsables de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), cette séance de travail s’inscrit dans le cadre des élections de janvier 2023. Pour Fernand Gbaguidi, 1er rapporteur de la Haac, cette séance se veut un cadre de discussion avec les partis politiques des dispositions à prendre pour une la campagne médiatique appropriée pour la qualité de l’information en cette période électorale et le cadrage à faire au niveau des militants. « Il y a deux semaines, nous avions sorti un communiqué parce que nous avions constaté que c’est vite parti dans tous les sens au niveau des partis politiques en toute violation de toutes les règles, d’abord du code et des règles de déontologie. Des personnes sont sorties au nom des partis en insultant les autres et en appelant déjà à voter pour tel ou tel parti. Ce qui est une violation fragrante », a-t-il indiqué. Pour lui, cette occasion permet aux conseillers de rappeler aux partis politiques leur rôle, et les inviter à recadrer leurs militants par rapport à ces genres de dérapages qui n’honorent ni les partis ni la démocratie. De même, il a attiré l’attention sur la qualité de l’information pendant cette période névralgique. « Si l’information est mal produite en période de paix, elle peut amener le feu. Ce que personne ne souhaite avoir en cette période sensible. La Haac a effectué des actions. Il reste que les vrais acteurs que vous êtes, participent de même pour privilégier la paix », indique-t-il. Toujours dans le cadre de cette séance de travail, le conseiller Franck Kpochémé est revenu sur l’obligation fait aux partis politiques de ne battre campagne que dans les organes officiels reconnus par la Haac et régulièrement établis au Bénin. Pour lui, il est flagrant d’observer une campagne précoce dans les médias et sur les réseaux sociaux menée par les partis politiques. Suivant les dispositions de l’article 47 du Code électoral, il rappelle : « Nul ne peut battre campagne en dehors de la période de campagne ». Aussi, invite-t-il les partis politiques à respecter les textes en vigueur. Présents à cette séance de travail, le Bloc Républicain, Moele Bénin, Les Démocrates, le Mouvement Pour la Libération, l’Union Progressiste le Renouveau et Force Cauris pour un Bénin Emergent, n’ont pas manqué d’apporter leur contribution. Ces différents partis ont bien apprécié la démarche de la Haac? Actualités 07 déc. 2022


Constant Agbidinoukoun Glèlè, prince et personnalité d’Abomey: « J’aurais aimé que ce ne soit pas de la fiction »
Au-delà de l’émotion et de la satisfaction, la production hollywoodienne « The Woman king » a également essuyé de nombreuses critiques. L’une des voix les plus entendues est celle du journaliste à la retraite Constant Agbidinoukoun, prince et personnalité de la localité d’Abomey pour qui, le film a péché par endroits.

Quand on parle des amazones, de qui parle-t-on ?

Il ne s’agit pas de l’épopée grecque. L’histoire des amazones, ce n’est pas de l’imagination, mais une réalité que nous avons connue dans le royaume du Danxomè. Les amazones, quand on veut en parler, il faut rappeler qu’on doit leur avènement à Tassi Hangbé, seule reine du royaume d’Abomey de 1708 à 1711 et sœur jumelle du roi Akaba, qui a pris le pouvoir quand son frère jumeau est décédé. Elle estimait avoir la carrure de régner. Dans le royaume de Danxomè, ce n’est pas accepté, mais elle était d’un caractère fougueux, très digne et rude. Pour contrer les velléités des hommes qui ne voulaient pas en entendre parler, elle a créé le tout premier peloton des Agodjié pour défendre le royaume, sa reine, les institutions, les dignitaires… C’est le roi Ghézo qui a régné de 1818 à 1858 sur le Danxomè qui a révolutionné cette armée de femmes qui reçoit un entrainement acharné. Elles ont leur camp d’entrainement, leurs dignitaires et vous ne pouvez même pas facilement les approcher. Avant d’aller au front, elles prêtent serment. Les Agodjié, ou si vous voulez les amazones, sont des femmes engagées et déterminées qui ne reculent devant aucun obstacle. Elles ramènent toujours des trophées de leurs combats et c’était la preuve de leur bravoure.

On vous a maintes fois entendu porter des critiques sur la production. Que lui reprochez-vous ?

Je dois féliciter ceux qui ont pensé faire ce film parce que dans notre propre pays, il se fait que nous n’avons jamais pensé nous-mêmes faire un film sur ces héroïnes. Nous laissons notre culture et nous ne devons pas en vouloir à ceux qui font l’effort de faire revivre notre histoire. Quand on veut faire un film sur les amazones, on doit faire attention. Ce que je reproche à ce film, c’est qu’il a été fait sous forme de fiction. Certes, la production en a la liberté parce qu’il s’agit de leur initiative et surtout c’est eux qui l’ont financé. Mais ceux qui ont vu le film ne se transportent pas vraiment dans la réalité du Danxomè et cela me gêne. J’aurais aimé que ce ne soit pas de la fiction parce qu’on a été obligé de rajouter des choses pour rendre l’histoire plus intéressante. Les Américains aiment la fiction, ils en ont fait un spectacle à la méthode hollywoodienne. Certains accoutrements ne sont pas ceux des Agodjié. Je ne veux pas trop critiquer pour paraître le seul qui pense que c’est mauvais. Ceux qui connaissent l’histoire des amazones ne peuvent pas être très heureux en regardant le film. Les amazones ne se sont jamais opposées à l’esclavage et à la traite négrière par exemple. Elles étaient soumises et devaient obéissance. On n’est pas amazone pour faire ce qu’on veut, mais c’est la soumission totale et la défense de Danxomè. C’est parce que je connais l’histoire, qu’il s’agit de mon histoire, de ma culture que je suis un peu gêné par rapport au contenu. Sur la prononciation des mots par exemple, on fulmine. Je suis un peu gêné parce qu’il s’agit de ma culture. La tonation du fongbé que j’entends dans le film n’est pas la réalité parce que c’est ma culture.

Que devrait-on faire selon vous pour parfaire ce film ?

D’abord, il faut féliciter ceux qui se sont dérangés pour faire ce film. C’est un travail de longue haleine sur plusieurs années. Les Américains sont perfectionnistes et le film le montre. C’est le moment de rendre hommage pour le courage qu’ils ont eu de faire le film. Ce film valorise les amazones pour ceux qui ne connaissent pas leur histoire. Hollywood a l’art du film, mais j’aurais aimé par exemple que le film soit tourné au Bénin. Le cadre est là encore et il y a des acteurs importants au Bénin. Je n’ai pas besoin d’être un grand acteur pour prendre des rôles dans ce film par exemple parce que je vis là-dedans, je connais l’histoire, mes parents me l’ont contée sur des décennies et je connais une bonne partie de leur histoire, car c’est aussi une histoire complexe. S’il y a un autre tournage à faire, qu’ils pensent venir au Bénin. Mais j’en profite pour poser la question de savoir pourquoi nous ne pouvons pas le faire nous-mêmes. J’apprends déjà qu’il y a un film grandiose à venir pour reprendre un pan de l’histoire de notre pays. L’une des faiblesses que j’ai notées, c’est que nous ne produisons pas des films, j’aurais aimé voir le Bénin produire de longs métrages sur les sujets en lien avec notre histoire et notre culture. Nous n’allons pas tout apprendre dans les livres. L’esclavage a duré trois cents ans, ces sujets-là sont très intéressants pour nous.
Société 06 déc. 2022


Manœuvre Sèmè 2022: La Garde républicaine s’assure un bon niveau d’opérationnalité
Le commandement et les hommes de la garde républicaine ont organisé du 29 novembre au 2 décembre dernier, l’opération Sèmè 2022. Laquelle a permis de jauger le niveau de réaction des éléments de cette composante de l’armée face à certaines situations. Le scénario mis en œuvre par les hommes du colonel Dieudonné Tévoèdjrè, commandant de la garde républicaine, à l’occasion de la manœuvre Sèmè 2022 a trait à un cas d’occupation d’une partie du territoire national, notamment Sèmè-Podji par les éléments du Mouvement islamique de libération de Sèmè Podji sous les ordres de Sheikh Hamidou Baba Igué. Ladite opération s’inscrit dans le Plan de travail annuel de l’institution et découle des directives du chef d’état-major de l’armée de terre en vue de maintenir haut le niveau d’opérationnalité à travers des exercices adaptés aux menaces, explique colonel Dieudonné Tévoèdjrè. Deux objectifs majeurs sont poursuivis, indique-t-il. Le premier, c’est de familiariser les officiers de la garde républicaine avec les opérations de terrain et le second, conditionner les troupes à des techniques de combat dans un contexte asymétrique. Le choix de la commune de Sèmè-Podji résulte de sa situation géographique bien favorable, selon le commandant de la garde républicaine, au terme de l’exercice. Dès le mardi 29 novembre, le chef d’escadron Patrick Adjovi chef du centre des opérations pour la manœuvre Sèmè 2022 et les autres officiers impliqués dans la manœuvre se sont déployés avec leurs hommes sur le terrain. Ils avaient pour mission de restaurer l’autorité de l’Etat ainsi que la libre circulation des personnes et des biens, de reprendre le contrôle de la zone et surtout de neutraliser le leader du Mouvement islamique de libération de Sèmè-Podji et ses lieutenants. « Nous avons franchi la ligne de débouchés depuis dix heures et nous menons une reconnaissance offensive sur des éléments ennemis avec une menace terroriste diffuse dans la zone », explique le chef d’escadron Patrick Adjovi en pleine opération. Autour de lui, des hommes en armes dissimulés un peu partout dans la brousse, évoluant en groupe ou en singleton, recevant de temps à autre des instructions via leurs postes radio. Malgré les rayons ardents du soleil, le sous groupement tactique interarmes en action était en progression vers la forêt de Okoun Sèmè où se situe le dépôt logistique des forces ennemies. Sur le terrain, une zone nue qui impose des dispositions particulières, notamment en raison de certains passages particuliers et dangereux.

Restaurer l’autorité de l’Etat

Dans leur progression, les hommes se heurtent à un ouvrage de franchissement. Sa traversée pourrait se révéler risquée car les éléments du Mouvement islamique de libération de Sèmè Podji y auraient posé des engins explosifs. Les soldats en charge du déminage sont appelés à la rescousse. Pendant que leurs pairs tentent des issues sur les allées, la zone est déminée et la marche suit son cours avec des échanges de tirs. Dans sa progression, la garde républicaine a également planifié plus tard dans la soirée, vers 19 heures, de procéder à la destruction d’un important dépôt logistique situé dans la forêt de Okoun Sèmè. [caption id="attachment_90754" align="alignnone" width="450"] Le commandant Boris
Landjihounsounou[/caption] La phase de reconnaissance offensive et de neutralisation progressive doit passer par différentes missions, selon le chef d’escadron Patrick Adjovi. Il est planifié entre autres la reconnaissance offensive, l’identification de la menace, la conquête des zones occupées par la menace, le contrôle total des zones conquises, le nettoyage des éléments résiduels de la menace… Pour cet exercice, environ 450 hommes ont été déployés. L’assurance, la sérénité et la confiance qui se lisaient sur leurs regards constituent autant d’éléments d’engagement de leur part. Ainsi parviendront-ils, dans la soirée de ce mardi, comme convenu, à détruire l’importante base logistique de leurs ennemis. Une fragilisation mal digérée par l’ennemi qui, en riposte, fera foncer un engin piégé sur les éléments de la garde républicaine. Au terme de cette action, le bilan est lourd et fait état de quinze pertes dans le rang des hommes de l’opération Sèmè 2022. Dans ce conflit de faible intensité qui vise la restauration de l’autorité de l’Etat, l’objectif du Mouvement islamique de libération de Sèmè Podji, selon les officiers engagés dans l’opération, était de contrôler la zone au sud de la forêt de Sèmè, de faire main basse sur les gisements pétrolifères de la zone et, in fine empêcher la tenue des élections à venir?
Société 06 déc. 2022


Equipements de production de l’énergie solaire: L’exonération des taxes préconisée sur cinq ans au moins
La mesure d’exonération sur les équipements de production de l’énergie solaire devrait être reconduite sur les cinq prochaines années au moins. Cette recommandation ressort du Rapport d’évaluation des dépenses fiscales adossé à la loi de finances 2023. Sur la période de 2015 à 2021, l’exonération de la Tva et de droits de douane sur la production, la commercialisation et l’importation des matériels photovoltaïques n’a engendré qu’une perte de recettes évaluée à 765,3 millions F Cfa au total sur les sept années de mise en œuvre de la mesure, d’après le Rapport d’évaluation des dépenses fiscales adossé à la loi de finances 2023. Cette perte de recettes d’une moyenne annuelle de 109,3 millions F Cfa « paraît insignifiante » sur le Budget national comparée d’une part, aux avantages tirés par les bénéficiaires (ménages et entreprises) et d’autre part, aux volumes d’importations, analyse le ministère de l’Economie et des Finances (Mef). D’où il est recommandé de reconduire la mesure d’exonération pour encore quelques années, de l’élargir à d’autres équipements nécessaires aux installations photovoltaïques complètes pour un ménage et de faire connaître aux entreprises et ménages la liste exhaustive des équipements concernés par l’exonération. Malgré la suppression des droits de douane et de la Tva, les recettes de porte et la Tva sont plutôt dans une tendance haussière avec l’augmentation des importations totales et de la valeur ajoutée totale. L’exonération prive certes l’Etat de recettes fiscales non négligeables, mais cette perte de recette ne remet pas fondamentalement en cause la tendance à la hausse des recettes fiscales totales. Pour les ménages, les résultats de la simulation font apparaître une baisse de 2,34 % en moyenne annuelle de l’indice des prix à la consommation, ce qui conduirait à un accroissement de leur consommation de 1,5 % en moyenne annuelle. L’évolution notée au niveau des produits de l’énergie solaire est allée de pair avec une augmentation des importations totales attendues qui varient en moyenne annuelle de 2,87 %. Effets sur les entreprises La simulation des effets de l’exonération des taxes conclut à une augmentation des importations des produits qui contribuent à la production de l’énergie solaire, de l’ordre de 9,95 %, selon le rapport du Mef. Ce taux d’accroissement de cette catégorie de produits est largement supérieur à celui de l’énergie électrique conventionnelle qui n’est que de 0,66 %. La réduction du coût des importations favorise la mise en place d’industries des produits de l’énergie solaire. De même, l’analyse de l’évolution des chiffres d’affaires des entreprises du secteur de l’énergie renouvelable montre un effet non négligeable de la mesure sur leurs activités. Les sociétés qui importent et vendent ces équipements, sont passées de 8,8 % avant l’exonération à 40,5 % après l’institution de l’incitation fiscale. Celles qui avaient enregistré des baisses de chiffres d’affaires sont passées de 23,5 % à 14,3 % après l’instauration de la mesure. Les bénéfices générés par la commercialisation des matériels photovoltaïques ont atteint 30,8 % contre à peine 6,5 % avant l’exonération, pour la proportion des entreprises ayant enregistré des bénéfices à la hausse. L’enquête montre que l’institution de la mesure d’exonération a permis à ces entreprises d’accroitre le nombre de clients/partenaires qui passe de 5 % avant l’exonération à 50 % après. Il est également noté la création de plusieurs points de vente et le développement des services après-vente sur le territoire béninois par certaines entreprises du fait de la mesure. Il importe à présent de renforcer le contrôle des prix et de la qualité des équipements : panneaux, lampes, câbles, chauffe-eau, contrôleurs-générateurs, batteries et autres matériels solaires. Le rapport recommande également la réduction des taux bancaires pour faciliter l’accès au financement des entreprises du secteur de l’énergie renouvelable, la création d’un fonds souverain dédié au développement du secteur? Economie 06 déc. 2022


Emergence de jeunes athlètes béninois: Bénin Terminal finance six associations sportives
Bénin Terminal, filiale de Bolloré Ports, a signé en septembre 2022, un accord de financement avec six associations et fédérations sportives béninoises. D’un montant total de 25 000 000 F Cfa, ces financements serviront exclusivement à la mise en œuvre des projets et initiatives des clubs sportifs professionnels sur l’exercice en cours. L’objectif recherché étant de favoriser l’émergence de jeunes athlètes béninois talentueux dans diverses disciplines sportives phares en accord avec la vision du gouvernement.Après une série de rencontres et d’auditions réalisées entre avril et juin 2022, Bénin Terminal a finalement retenu deux fédérations nationales à savoir Fédération béninoise de Tennis (Fbt), Fédération béninoise de Basket-ball (Fbbb), et quatre associations sportives professionnelles : Djeffa Fc, Aspal Basket-ball, Alafia Sport & Management et Galaxie-jeunesse. Plusieurs projets ont déjà été initiés. À titre d’exemple, la Fédération béninoise de Basket-ball en coordination avec l’association Galaxie-Jeunesse, et en partenariat avec le Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) de Cotonou, ont entrepris la rénovation des terrains de basket-ball dudit collège. Le développement du sport féminin a particulièrement retenu l’attention de Bénin Terminal, qui a procédé à la remise de certificats de formation ainsi que de ballons de basket-ball à quatre entraîneuses parmi les 36 intervenants dans le cadre du programme Fspi de l’Ambassade de France et du ministère des Sports béninois. « Bénin Terminal, acteur majeur de la manutention portuaire, soutient la directive du gouvernement béninois pour la promotion du sport, sa professionnalisation avec à la clef l’émergence de talents sportifs qui feront la fierté du Bénin dans les grands rendez-vous universels. Nous continuerons de soutenir la jeunesse béninoise dans le milieu sportif en élargissant dès l’année prochaine nos actions à d’autres disciplines comme l’athlétisme et le volley-ball. », a confié Venance Gnigla, président exécutif de Bolloré Transport & Logistics au Bénin Société 05 déc. 2022


Formation des acteurs de la chaîne d’attribution des marchés publics: Focus sur l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse
Après environ trois mois, la série d’ateliers de formation des acteurs de la chaîne de passation des marchés publics a pris fin, vendredi 2 décembre dernier à Bohicon. Au total, 385 acteurs ont été outillés par rapport au nouveau paradigme qu’est l’« Attribution du marché sur la base de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse ».S’approprier les nouvelles règles de passation et procédures de suivi des marchés publics, tel était le but de cette série de formations qui s’est déroulée sur environ trois mois au profit des acteurs de passation des marchés publics. Il s’agit des Personnes responsables des marchés publics (Prmp), des chefs cellule de contrôle des marchés publics (Ccmp) afin d’accroître leurs performances et les rendre plus professionnels dans leur mission. Durant cette formation, il a été question essentiellement de renforcer les capacités des participants sur la notion de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse. Il s’agit de déterminer les critères nécessaires pour le choix de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse lors de l’élaboration des dossiers d’appel d’offres. De renseigner efficacement un dossier d’appel d’offres en tenant compte de toutes les dispositions de la nouvelle loi portant code des marchés publics. Puis, d’appliquer lors de la phase d’évaluation, les critères déterminants pour le choix de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse. Pour ce faire, les participants ont eu droit à trois modules à savoir ‘’L’offre évaluée économiquement la plus avantageuse : définitions et contours’’ ; ‘’Le montage des Dao de fournitures et de services’’ ; et ‘’L’évaluation des offres et attribution du marché sur la base de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse’’. Sabirou Soumanou Djarra, porte-parole des participants, s’est félicité que cette session de formation leur ait permis de renforcer leurs capacités sur les notions contenues dans ces trois modules. Au cours des échanges, les participants ont soulevé plusieurs préoccupations relatives entre autres aux articles 24 et 73 de la loi n°2020-26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics en République du Bénin, à l’exploitation des pièces établissant l’éligibilité des candidats, puis aux difficultés résultant de l’exploitation de l’attestation de bonne fin d’exécution. En clôturant les travaux de cette session en lieu et place du président de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), le formateur Jean Segbo Tabé s’est à son tour réjoui que durant onze semaines, environ 400 acteurs de la chaîne de passation des marchés publics aient été formés sur ces notions et sur l’application de la préférence communautaire, la comparaison des offres, la combinaison en cas d’allotissement sans possibilité qu’un candidat gagne tous les lots. Il a enfin invité les participants à effectivement prendre conscience du changement de paradigme induit par la notion de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse et d’en assurer le transfert de connaissance aux autres membres des organes de passation et de contrôle au sein de leurs autorités contractantes. Actualités 05 déc. 2022


Irrégularités dans le rapatriement des recettes d’exportation: Les banques et entreprises mises en garde
Les infractions à la règlemen-tation relative à la domiciliation et au rapatriement des recettes d’exportation seront désormais sanctionnées. Le ministère de l’Economie et des Finances entend sévir, après avoir sensibilisé, vendredi 2 décembre dernier à Cotonou, les responsables des banques et entreprises exportatrices aux dispositions en vigueur. Le contrôle du rapatriement des recettes d’exportation a révélé des irrégularités telles que le défaut de l’intégralité desdites recettes, le non-respect du délai de cession des devises à la Bceao et la non-régularisation des dossiers de préfinancement. « Ces manquements ont pour conséquences d’impacter négativement les réserves de change et la liquidité bancaire au sein de l’Uemoa et de fragiliser ainsi la capacité des pays membres à disposer de devises suffisantes pour assurer l’importation des biens et services», fait observer Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, représentant le ministre des Finances. Dans le but de remédier à ces défaillances, la direction des Affaires monétaires et financières du ministère de l’Economie et des Finances (Damf/Mfe) avec l’appui de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a organisé, vendredi 2 décembre dernier à Cotonou, une journée de sensibilisation à l’intention des banques, des entreprises exportatrices et des déclarants en douane. Cette séance a permis aux participants de mieux comprendre les principes qui fondent la règlementation ainsi que ses dispositions en vigueur, et particulièrement les procédures liées à la domiciliation des opérations d’exportation et de les amener à observer leurs obligations, indique Clément Yaovi Aziagnikouda, directeur des Affaires monétaires et financières. « En cas d’infractions à la règlementation, avertit le directeur général du Trésor, le ministère de l’Economie et des Finances n’hésitera pas à mettre en œuvre les sanctions prévues. » La séance a permis de mieux cerner les obstacles à l’application rigoureuse des textes et d’apporter des solutions idoines à travers des recommandations aussi bien aux banques qu’aux entreprises, se réjouit M. Aziagnikouda. L’accent est mis à l’occasion sur les dispositions du règlement n° 9/2010/Cm/Uemoa, adopté par le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) le 1er octobre 2010. Sanctions Didier Noukpo, chef du Service des études et de la statistique à la Bceao, a échangé avec les participants sur le rôle des principaux acteurs dans la procédure de domiciliation des exportations et les dispositions de la loi n° 2016-11 du 08 juillet 2016 portant loi uniforme sur le contentieux des infractions à la règlementation des relations financières des Etats de l’Uemoa. « L’entreprise exportatrice de biens doit tout faire pour que les recettes encaissées soient rapatriées dans le pays d’origine et veiller que ces recettes soient cédées à la Bceao par la banque domiciliataire », insiste-t-il. Autrement, l’entreprise et son promoteur, la banque et le déclarant en douane s’exposent à des sanctions pour non-rapatriement des recettes d’exportations ou pour défaut de communication d’informations. Les personnes physiques ainsi que les personnes morales impliquées autres que les établissements de crédit, sont punies d’une amende dont le minimum est égal au montant de la valeur sur laquelle est portée l’infraction et le maximum au double du montant, conformément à l’article 45 de la loi uniforme. Quant aux établissements de crédit, ils pourront être requis par la Bceao de constituer un dépôt non rémunéré correspondant au montant non rapatrié. Le refus de répondre ou les réponses inexactes aux demandes d’informations exprimées sont punis d’une amende de 5 millions à 50 millions F Cfa. Les établissements de crédit, les systèmes financiers décentralisés, les services financiers postaux sont passibles d’un emprisonnement d’un mois à 12 mois et une amende de 5 millions à 50 millions F Cfa, pouvant atteindre 100 millions en cas de récidive. Economie 05 déc. 2022


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