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Nouvelles

Genre et tourisme au Bénin : la barre à redresser
Au-delà de l’ambition du gouvernement de faire du tourisme béninois le pionnier de l’Afrique, des efforts méritent aussi d’être faits pour corriger le déséquilibre du genre dans ce secteur. C’est ce à quoi exhorte le document de profil genre au Bénin. La Politique nationale du tourisme (Pnt) au Bénin est au point. Pour le gouvernement, il s’agit de «faire du Bénin une destination de référence en Afrique de l’Ouest dans le respect de la préservation du patrimoine culturel et naturel». L’ambition est de faire doubler la contribution du tourisme au produit intérieur brut d’ici 2025. Cette politique soutient non seulement l’accroissement et l’amélioration de l’offre touristique, mais aussi la promotion du tourisme et le renforcement des capacités managériales des acteurs du secteur. Elle repose sur environ une dizaine de stratégies allant du développement des infrastructures touristiques à la promotion de la « destination Bénin » sur les principaux marchés de provenance des touristes en passant par l’amélioration du système d’information sur le secteur touristique et la mise en place de mécanismes de financement productifs adéquats au profit du secteur. A côté de ces ambitions se dressent d’autres défis. Selon un rapport de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement en 2017, le tourisme béninois génère 2,6 % du Produit intérieur brut et fournit 9 % de la totalité des emplois avec 6,5 % d’hommes et 11,7 % de femmes occupant des emplois dans le secteur. Toutefois, la dominance des femmes dans le secteur ne suffit pas à freiner les inégalités. En dépit de leur contribution au développement du secteur, des écarts sont toujours notés. Le document de profil genre du Bénin relève l’inexistence de dispositions spécifiques dans les divers documents de politique et de stratégie de développement du secteur en vue de la valorisation de l’apport des femmes. L’inexistence de données ne permet pas d’apprécier le niveau d’exposition des femmes aux risques d’abus et de violence inhérents au secteur du tourisme. Si des efforts sont faits par l’Exécutif pour maintenir le tourisme béninois au top niveau, les mesures prises aux niveaux mondial et national contre la Covid-19 obligent le Bénin à retrousser les manches. Ces mesures, relève le document de profil genre au Bénin, ont affecté le tourisme et les secteurs connexes comme l’hôtellerie, la restauration et les voyages à 75 %, classant ainsi ces secteurs parmi les quatre branches les plus vulnérables à la crise au Bénin. « L’Etude sur les impacts socioéconomiques de la Covid-19 au Bénin » en 2020 en déduit un accroissement de 66 % du taux de chômage et du sous-emploi dans le secteur du tourisme. Cette situation pourrait également entraîner la disparition de nombreux emplois féminins si des efforts supplémentaires ne sont pas faits par les acteurs à divers niveaux du secteur touristique au Bénin. Actualités 18 mai 2022


Agenda spatial du Bénin : la vision à long terme du développement national
Adopté en 2016, le Schéma national d’aménagement du territoire encore appelé Agenda spatial est un instrument de planification spatiale traduisant la vision que l’Etat a du territoire national et de son évolution souhaitable sur une période de 15 ans. Il propose les grandes orientations nationales en matière d’aménagement et de développement équilibré et durable. Le développement du Bénin a longtemps souffert d’une absence de vision spatiale à long terme. L’aménagement du territoire était marginalisé dans les politiques publiques. Le document intitulé ‘’Développement spatial à long terme du Bénin : Le Pag, déclencheur des pôles de développement’’ publié en 2021 par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable renseigne que la gouvernance des territoires était caractérisée par un manque de planification spatiale et une faible valorisation des potentialités régionales et locales. La plupart des communes ne disposaient pas de Schémas directeurs d’aménagement et celles qui en disposaient ne font aucun usage des orientations spatiales. Mais depuis 2016, le gouvernement à travers son Programme d’action entend impulser une nouvelle dynamique pour relever le niveau d’équipements et d’infrastructures des centres urbains et réaliser de grandes infrastructures structurantes pour l’émergence des pôles régionaux de développement. Pour concrétiser cette ambition et éviter de commettre les mêmes erreurs que par le passé, le document souligne que le gouvernement a engagé le renouveau de l’aménagement du territoire. Il s’agit de la mise en place d’un nouveau cadre législatif pour l’aménagement du territoire, de la création de l’Agence nationale d’aménagement du territoire de même que ses axes d’intervention. La relance de la planification spatiale Le document sur le développement spatial à long terme du Bénin indique que les actions engagées par le gouvernement, à travers l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat) ont visé essentiellement la promotion de l’élaboration des instruments de planification spatiale à différentes échelles et la promotion de leur mise en œuvre. Au niveau national, l’objectif visé par la réforme est de rompre avec une approche sectorielle de la planification qui amène les ministères à déployer des projets structurants sans se référer aux orientations spatiales, aux projets des autres secteurs ou aux vocations des territoires pour une mise en cohérence spatiale. Il s’agit, d’après le document, de promouvoir une gouvernance des territoires basée sur une approche territoriale de la planification des secteurs en vue de garantir une délivrance équitable des services collectifs et une cohérence spatiale des projets structurants. L’enjeu est de faire approprier les orientations spatiales de l’Agenda spatial par les ministères sectoriels et assurer leur prise en compte dans les documents sectoriels de planification. La dynamique a déjà pris en compte le secteur numérique et le secteur de l’énergie. Le document précise également qu’au niveau des pôles régionaux, il s’agit pour l’Etat d’asseoir au niveau des départements, des instruments de coordination et d’orientation spatiale qui permettent aux préfets de jouer au mieux leur rôle de coordination spatiale de l’action publique, aux maires et aux associations intercommunales d’avoir des orientations spatiales pour élaborer leur document de planification spatiale et répondre aux besoins en foncier liés à la mise en œuvre des projets. Au niveau local, l’objectif de la réforme est de permettre à terme que toutes les communes du Bénin disposent d’un schéma ou d’un plan directeur qui donne une base objective et cohérente à l’affectation des projets dans l’espace et au développement des zones (Zones agricoles, zones industrielles, zones d’activités économiques). Promotion de l’économie des territoires L’Agence a développé l’initiative « Marché des territoires » à partir de laquelle des projets structurants à fort impact sur l’économie régionale ou locale ont été identifiés, peut-on aussi lire dans le document sur le développement spatial à long terme du Bénin. Certains de ces projets visent à développer à l’échelle locale des zones de croissance ou des points d’attractivité et de compétitivité des territoires qui regroupent sur des espaces donnés, des activités complémentaires en lien avec la vocation du territoire. Leur mise en œuvre nécessite l’implication du secteur privé. C’est fort de cela que l’agence associe le secteur privé à la dynamique, à travers la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. Les activités de l’Agence tournent autour de trois axes. Le premier axe est le développement de la coopération nationale et internationale pour des partenariats innovants. A ce niveau, il s’agit de renforcer la gouvernance des territoires par des pratiques innovantes tirées des échanges avec les partenaires régionaux et internationaux. A cet effet, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable a signé un accord de partenariat avec le ministère en charge de l’Aménagement du territoire du Maroc en 2018 à Rabat dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et des politiques de ville. Ce partenariat est devenu opérationnel depuis 2019. Le ministère, à travers l’Anat, a développé également avec l’Ambassade de France, un partenariat en matière d’aménagement du territoire. Ce partenariat s’est traduit depuis par des actions de renforcement de capacités, l’organisation et l’animation des rencontres internationales et nationales sur l’aménagement du territoire. Le deuxième axe, précise le document, se penche sur la mise en oeuvre de programmes innovants d’aménagement et de développement durable. L’objectif à ce niveau, c’est de formuler et de mettre en œuvre des programmes innovants permettant d’accompagner la dynamique de promotion des pôles régionaux de développement. Dans ce cadre, le ministère a signé, en 2020, avec la commission de l’Uemoa, une convention pour formuler le « Programme de promotion des pôles de compétitivité (3 Pc)». Ce programme contribue à la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des études de faisabilité réalisées. « Quant au troisième axe, il concerne le développement de la recherche pour soutenir les pôles de développement. Il vise à mobiliser les centres de recherches pour accompagner l’émergence des pôles de compétitivité », nous apprend ledit document. Dans ce sens, l’Anat a engagé en 2020 le processus de signature de partenariats avec l’Université d’Abomey-Calavi et l’Université de Parakou pour mettre effectivement la recherche au service des territoires. Actualités 18 mai 2022


Développement du basket-ball au Bénin : le gouvernement signe un mémorandum d’accord avec la Nba
Fidèle à sa vision de développer le basket-ball, le gouvernement béninois s’est allié hier, mardi 17 mai à Cotonou, à la National Basket-ball Association (Nba). A travers ce mémorandum d’accord signé par Oswald Homéky, ministre des Sports, et Victor Williams, Ceo Nba Afrique, la Nba va non seulement accompagner la formation des encadreurs, athlètes et officiels mais aussi soutenir les initiatives de développement de la discipline à la base au Bénin. A travers la signature d’un mémorandum d’accord, mardi 17 mai à Cotonou, Oswald Homéky, ministre des Sports, et Victor Williams, Ceo Nba Afrique, ont concrétisé le partenariat entre le gouvernement béninois et la National Basket-ball Association (Nba). Selon Oswald Homéky, par cet acte, la principale ligue de basket-ball au monde va non seulement accompagner la formation des encadreurs, athlètes et officiels mais aussi soutenir les initiatives de développement de la discipline à la base au Bénin. C’est le lieu pour lui de saluer tous ceux qui ont contribué à la signature de cet accord, notamment son compatriote Ian Mahinmi, ancien joueur de la Nba. « C’est un grand jour pour le sport béninois, car nous sommes en train de signer un partenariat avec la plus grande ligue au monde», a-t-il déclaré. Rappelant les investissements du gouvernement dans le secteur du sport avec la mise en place d’infrastructures et différents programmes de développement du sport à la base, Oswald Homéky estime qu’il est arrivé le moment où les performances des sportifs béninois ne seront plus du hasard mais plutôt le fruit des efforts fournis à tous les niveaux. Il témoigne sa reconnaissance au comité exécutif de la Fédération béninoise de Basket-ball qui a très tôt compris les enjeux de la professionnalisation de ce sport. A l’en croire, le Bénin se donne les moyens pour être le meilleur dans tous les sports. « Le Bénin a décidé de marcher avec les plus grandes expertises au monde et nous allons avec nos partenaires asseoir de réelles politiques pour favoriser la formation des encadreurs, des athlètes, des officiels et autres », a-t-il promis. Victor Williams, Ceo Nba Afrique, se dit sidéré par la vision du gouvernement du président Patrice Talon pour le sport, avec les projets de promotion et de formation ainsi que la construction des infrastructures sportives. Fier d’Ian Mahinmi, il note que c’est une chance pour le Bénin d'avoir un ambassadeur de ce niveau. Espérant une coopération fructueuse, il est prêt à travailler avec le gouvernement béninois et la Fondation d’Ian Mahinmi pour le développement du basket-ball béninois. Emu, pour sa part, Ismahinl Onifadé, président de la Fédération béninoise de Basket-ball, souligne que ce partenariat constitue l’ingrédient pour amorcer la révolution de la balle au panier au Bénin. Séduit par l'engouement suscité par cet accord, il s’engage à ouvrir toutes les portes afin que ce partenariat puisse permettre aux athlètes béninois d’accomplir leurs rêves. Sports 18 mai 2022


Carte Postale / Trésor royal restitué : A la découverte du Métier à tisser et du fuseal
Le métier à tisser est un outil composé d’un cadre en bois et d’un peigne. Dans la photo ci-contre, il montre un lé de coton en cours de fabrication. Cet outil de tissage s’utilise horizontalement avec l’aide d’un fuseal. Ce dernier est formé d’une baguette et de deux rondelles de liège. Ainsi, dans l’ancien royaume du Danxômè, les vêtements étaient conçus à partir de bandes tissées assemblées par des artisans spécialistes. Cet ensemble de métier à tisser et de fuseal servait donc à travailler le coton destiné, entre autres, à la fabrication du tissu utilisé pour confectionner la tenue des soldats du royaume. «Donc, il y avait un corps à filer le coton et ils (les membres dudit corps) en filaient en quantité et en qualité. Le métier à tisser était assez développé pour fournir de la matière aux couturiers qui se chargeaient de mettre à la disposition du roi les habits des soldats du Danxômè», explique Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. D’après les estimations des organisateurs de l’exposition publique diptyque, le métier à tisser fait 35,3x27 cm et le fuseal est long d’environ 50 cm. Les deux outils sont fabriqués à base de bois n   Culture 18 mai 2022


Concert de clôture de la Semaine de l’Europe : Don Métok et Kêmy chauffent la plage de Fidjrossè
La plage de Fidjrossè a vibré, dimanche dernier, avec les prestations des artistes Ignace Don Métok et Oluwa kêmy, qui clôturent ainsi l’édition 2022 de la semaine de l’Europe. Une demi-heure vient de passer après la clôture du concert. Mais des vagues de spectateurs continuent de déferler sur la route des pêches avec toutes sortes d’émotions. Certains jeunes jouent même les prolongations sur la plage, avec les agrégats musicaux sur lesquels ils viennent de s’éclater, au clair de lune, avec Ignace Don Métok et Oluwa kêmy. « Ils auraient dû nous laisser nous éclater encore plus. J’allais montrer de quoi je suis capable sur le podium », lance l’un d’entre eux en fon. Ces deux artistes viennent de tenir ainsi le pari du concert gratuit organisé par l’Union européenne au Bénin, pour clôturer la Semaine de l’Europe. Et il est vrai que le public a été, durant toute la soirée, au cœur de la chaleur que dégageaient Ignace Don Métok et ses danseuses que tentent de défier certains mélomanes. La chanson « Hongan » s’est laissée fredonner, suivie des pas de danse. Tout comme une demi-douzaine d’autres titres parmi lesquels « Gnonou» et «Zogodo» ont tenu pour longtemps en haleine la plage. Tout de jaune vêtu, Ignace Don Métok que les réseaux sociaux ont donné pour mort, mi-avril 2022, débordait plutôt d’énergie sur le podium décoré aux couleurs de l’Ue. Cet artiste, qui travaille dans l’ombre sur un nouvel album, n’est guère surpris de l’accompagnement spontané du public. « Je ne suis pas étonné. Le public béninois est exigeant. Il faut savoir lui donner le show. Nous sommes avec lui depuis des décennies. Il faut savoir communiquer avec lui. C’est une grande joie pour moi qu’il ait répondu à notre appel », confie-t-il en fin de spectacle, avant de remercier l’Union européenne au Bénin pour l’occasion. «C’est heureux que l’Ue ait pensé à nous. Nous souhaitons que de pareilles occasions se présentent encore pour permettre aux artistes de s’impliquer dans ces célébrations internationales», ajoute-t-il. Avant Don Métok, le public est resté en symbiose pendant un peu plus d’une heure avec Oluwa kêmy sur des notes d’amour et d’espoir. « Egolo» a été repris en chœur dans un océan d’émotions avant de replonger le public dans la folie du show avec « J’aime mon mari ». La soirée a été marquée aussi par des interprétations réussies des opus de la vedette de la musique béninoise qui s’est laissée aller à des duos occasionnels, un mélange de timbres professionnel et amateur très créatif. Beaucoup de jeunes sont rentrés, avec des cadeaux, souvenirs de leur audace et de leurs talents lors de ce concert. Culture 18 mai 2022


Université d’Abomey-Calavi Police universitaire : un dispositif d’ordre pour les étudiants
Garantir la sécurité, la discipline au sein de l’Université d’Abomey-Calavi, telle est la mission de la Police universitaire, une institution au service des étudiants. Le couscous au menu du restaurant universitaire, plat préféré des étudiants. La gestion de la file d’attente se fait par des hommes et femmes vêtus de gilet noir, qui maintiennent l’ordre dans les rangs. Ce sont des étudiants membres actifs d’une institution dénommée Police universitaire. C’est une institution qui contribue à faire régner la sécurité sur le campus. Selon Pascal Sossa, directeur de l’institution pour cette année académique, « la Police universitaire est une institution spécialisée à caractère sécuritaire, affiliée à la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), créée par des étudiants et pour les étudiants. Portée sur les fonts baptismaux en 2000, elle a pour objectif principal de défendre les étudiants, de lutter contre l’injustice, d’assurer la discipline et la sécurité sur le campus». Elle a trois grands champs d’action. D’abord, explique le directeur, elle assure la discipline au restaurant universitaire. En effet, la Police universitaire maintient l’ordre dans les rangs et s’assure de la qualité des mets servis aux étudiants. Ensuite, elle garantit le respect du code de la route à tous les ronds-points de l’université aux heures de pointe. Enfin, l’institution permet une circulation aisée des bus universitaires. «Assurer la sécurité consiste aussi à prévenir des cas de vols, offrir des prestations de service pour la couverture d’évènements, encadrer des marches de protestation», ajoute Pascal Sossa. La Police universitaire constitue, en outre, un instrument d’intégration pour les étudiants. Certains se limitent au bénéfice de ses prestations tandis que d’autres y adhèrent. «Cette institution, pour un étudiant qui l’intègre, lui permet de nouer des relations, d’acquérir des notions de leadership et de militantisme», informe Bienvenu Adahou, étudiant et membre de la Police universitaire. L’intégration de tout étudiant à cette institution est conditionnée par des tests et formations. En dépit de la bonne volonté de la Police universitaire, elle est confrontée à certaines contraintes, dont la principale est le manque de financement. «Depuis 2016, la Police universitaire ainsi que toutes les institutions n’ont plus de subventions. Nous n’avons plus de soutien du Centre des œuvres universitaires et sociales ni du gouvernement pour organiser nos activités», déplore le directeur de la Police universitaire. Pour certains étudiants, cette institution se doit de faire des réajustements en son sein. « La Police universitaire est une très bonne institution, mais je suggérerais qu’ils fassent une remise en cause de leur modus operandi», souhaite un étudiant anonyme qui se refuse à dénoncer les anomalies qu’il dit pourtant constater. Par Mailyse DAGBA (Stag.) Education 17 mai 2022


Promotion et protection des droits de l’homme : Les implications de l’accréditation au statut “A” de la Cbdh
Les membres de la Commission béninoise des droits de l’Homme(Cbdh) ont présenté aux médias, hier lundi 16 mai, les implications et perspectives de l’accréditation de l’institution au statut « A » des Nations unies. C’était aussi l’occasion pour faire le bilan de 40 mois d’exercice. Il aura fallu moins de 40 mois à la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) pour décrocher l’accréditation au statut « A » de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme. Cette performance annoncée, le 29 mars dernier, est l’expression de la reconnaissance des actions menées par l’équipe d’Isidore Clément Capo-Chichi, président de la Cbdh. «Désormais, le Bénin pourra s’asseoir à la même table que les pays dits de grande démocratie», se réjouit Emerico Adjovi, membre de la Cbdh. Pour y parvenir, plusieurs indicateurs ont été évalués. Mais ceux qui ont déclenché le processus d’évaluation sont principalement l’autonomie financière de l’institution, la possession d’un siège où les citoyens peuvent se rendre pour les plaintes, et la création des sections régionales dans une dynamique de proximité avec les potentiels plaignants, où qu’ils se trouvent sur le territoire national. Concernant ce dernier point, la Cbdh a pu ouvrir six sections, en l’occurrence à Lokossa, Abomey, Porto-Novo, Parakou, Natitingou et dans l’Atlantique grâce au projet « Advancing rights in Benin activity » financé par l’Association du barreau américain. « Notre ambition, à l’avenir, c’est de parvenir à ouvrir les autres sections dans les départements restants. A long terme, nous envisageons de couvrir toutes les 77 communes», informe Isidore Clément Capo-Chichi. Mais en attendant, cette accréditation permet à la Cbdh « de prendre la parole devant les Nations unies dans son domaine de compétence. L’expérience imminente, c’est l’Examen périodique universel (Epu) qui se tiendra en janvier 2023. A la suite du gouvernement, le président de la Cbdh interviendra devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies où siège le Bénin. L’accréditation « A », c’est aussi la preuve de l’engagement à continuer à respecter les obligations du droit international des droits de l’Homme. Mais le président de la Cbdh fait une importante clarification. L’accréditation n’est pas définitive. Elle est évaluée tous les cinq ans et le pays peut la perdre lorsque manque l’un des critères de l’accréditation. Cette précision n’enlève rien à la détermination de la Cbdh qui peut compter sur ses partenaires. Le président a d’ailleurs exprimé sa gratitude à l’Association du barreau américain, à l’Usaid et à l’ambassade des Etats-Unis qui soutiennent l’institution dans ses actions. Des lauriers, le gouvernement aussi en a reçu pour avoir « fait confiance à des hommes qu’il n’a pas choisis mais nommés ». Un bilan édifiant La présentation des implications de l’accréditation « A » était aussi l’occasion pour les membres de la Cbdh de donner un bref aperçu du bilan de leur institution. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la moisson est abondante. A l’actif de l’institution, on retient déjà la publication de deux rapports qui ont tous été présentés au président de la République puis aux députés à l’Assemblée nationale conformément à la loi 2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) en République du Bénin. Au titre du bilan, on note aussi l’élaboration d’une stratégie nationale de la jeunesse sur cinq ans. Dans la même dynamique de promotion et protection des droits de l’Homme, la Cbdh a mené des actions en collaboration avec les Organisations de la société civile (Osc) et les autres Organisations non gouvernementales. Face à ce bilan, les représentants des Osc, des organisations de jeunesse, de l’Usaid, de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique ont unanimement salué les résultats obtenus. De manière particulière, les partenaires techniques et financiers ont rassuré la Cbdh de la poursuite de leur soutien. Economie 17 mai 2022


Développement du secteur privé au Bénin : Les investissements seront intensifiés
Le gouvernement peut compter sur la Société financière internationale (Ifc) pour la mise en œuvre du Pag 2021-2026, notamment en matière de renforcement du secteur privé. A la faveur de l’atelier « Ifc Day» tenu, vendredi 13 mai dernier à Cotonou, le vice-président régional pour l’Afrique a annoncé que l’institution intensifiera ses investissements et ses services-conseils au Bénin. « La Société financière internationale (Ifc) est engagée à soutenir le Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026), en intensifiant ses investissements et ses services-conseils », a affirmé, vendredi dernier à Cotonou, Sérgio Pimenta, vice-président régional de l’Ifc pour l’Afrique. C’était à l’occasion de l’atelier sur le renforcement du secteur privé au Bénin «Ifc Day » qui a regroupé des représentants du gouvernement, des hommes d’affaires et des directeurs sectoriels d’Ifc en charge des infrastructures, de l’industrie manufacturière, de l’agroalimentaire, des services et des industries financières en Afrique. Les échanges avec le gouvernement et les chefs d’entreprises devraient permettre d’aligner la stratégie de l’Ifc sur la vision de développement du pays et les besoins spécifiques du secteur privé. « Il est essentiel pour le Bénin de mettre en place les conditions favorisant le développement d’un secteur privé fort, dynamique et créateur d’emplois en vue de renforcer davantage la résilience du Bénin aux chocs extérieurs, dans le contexte actuel de la pandémie de Covid-19 et du conflit en Ukraine dont les répercussions exercent de nouvelles pressions sur l'économie mondiale », estime M. Pimenta. « Pour ce faire, affirme-t-il, l’Ifc entend accompagner un certain nombre de projets dans des secteurs clés pour l’économie béninoise, notamment l’agroalimentaire, le tourisme, les infrastructures et les marchés financiers, lesquels visent notamment à tirer parti des opportunités offertes par la révolution numérique dont l’importance a été mise en lumière par la pandémie et les partenariats public-privé. ». Un accent sera mis sur les groupes sous-représentés, en particulier les micro, petites et moyennes entreprises (Mpme) détenues par des femmes et les jeunes. Les réformes et les ambitions du gouvernement à court et moyen termes ont été exposées à la délégation à travers la présentation du Pag II et de divers projets. Il en ressort que des mesures incitatives, des facilités d’implantation et de procédures administratives, des infrastructures et des services particuliers sont mis à la disposition des investisseurs, particulièrement dans les Zones économiques spéciales (Zes). Celle de Glo-Djigbé qui a suscité l’admiration de la délégation de l’Ifc, vise une transformation profonde du tissu industriel béninois, à travers l’installation d’un parc moderne de promotion des chaînes de valeur : coton, karité, soja, cajou, ananas, etc. Avancées et défis Romuald Wadagni, ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances, a réaffirmé la détermination du gouvernement à améliorer le climat des affaires au profit des entreprises du secteur privé et particulièrement en faveur des Mpme, elles qui occupent près de 95 % des actifs et produisent plus de 40 % de la richesse nationale. Sous l’égide de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), souligne-t-il, des avancées remarquables sont enregistrées en termes de création, de formalisation et d’installation d’entreprises, au point qu’il est désormais possible de créer son entreprise en deux heures au Bénin. Si le nombre d’entreprises créées croît de 12 à 15 % chaque année, selon l’Apiex, d’autres indicateurs de performance économique préoccupent. L’administration travaille à améliorer la compétitivité commerciale à travers les facteurs tels que le niveau de productivité, la croissance et le renforcement du capital humain. Les indicateurs de la qualité de la gouvernance: l’Indice de perception de la corruption (Ipc), les indicateurs mondiaux de la gouvernance (Wgi) de la Banque mondiale, l’Evaluation des politiques et des institutions nationales (Cpia), le G20 Compact with Africa (CwA), sont au cœur des stratégies pour accroître l’attractivité de l’investissement privé, favoriser les politiques d’insertion sociale et d’équité et améliorer la stabilité politique et économique. La délégation de l’Ifc se dit satisfaite des échanges qui augurent d’un nouvel élan dans les relations entre le Bénin et la Société financière internationale qui soutient déjà les entreprises par la mise en place des lignes de partage de risques avec des banques locales pour faciliter l’accès au financement. Elle comprenait, entre autres, Aliou Maiga, directeur régional pour l'Afrique de l’Ouest et centrale ; Manuel Reyes-Retana, directeur régional pour les institutions financières, Linda Munyengeterwa, directrice régionale pour les infrastructures; Sam Dzotefe, directeur régional par intérim pour l'industrie manufacturière, l'agroalimentaire et les services et Atou Seck, directeur de la Banque mondiale pour le Bénin. Economie 16 mai 2022


Explications sur la cherté de la vie : Bohicon et Abomey invitées à prioriser les produits locaux
Dans le cadre de la tournée explicative, une équipe gouvernementale conduite par le ministre Alain Nouatin était, les 13 et 14 mai derniers, face aux populations de Bohicon et d’Abomey. Avec force détails, la délégation a énuméré aux populations les raisons de la cherté de la vie et les diverses mesures gouvernementales pour en réduire les impacts avant de les inviter à donner plus de place aux produits locaux. Il a été question d’entretenir les populations de Bohicon et d’Abomey sur les raisons de la cherté des produits de grande consommation et autres. Une occasion pour la délégation gouvernementale de présenter les raisons de la cherté de la vie et d’inviter les populations à prioriser les produits locaux. Si la vie coûte aussi cher au Bénin de nos jours, soutiennent les intervenants, c’est du fait de la crise mondiale dont les effets n’ont pas épargné le Bénin. Entre autres, explique Alain Nouatin, ministre de la Défense, il faut retenir la Covid-19, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, grands pays fournisseurs des produits de grande consommation. A cela s’ajoutent les actes terroristes dans les pays voisins qui font que certains producteurs ont abandonné les terres pour venir s’approvisionner au Bénin. Ces situations ont aggravé les choses, regrette Alain Nouatin. Mais, poursuit-il, le gouver-nement a pris des mesures d’anticipation qui permettent d’atténuer les effets de la crise afin que les poches des populations ne subissent pas trop la pression. Entre autres, il a cité les subventions accordées aux entreprises pendant la crise de Covid-19, la subvention des produits de forte consommation, les mesures pour renforcer la production locale, l’exonération de certaines taxes et récemment la décision de relèvement du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) et celle visant à améliorer les salaires. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères, soutient son collègue de la Défense en notant que le gouvernement travaille à réduire les effets douloureux de la crise mondiale sur la population béninoise. La subvention des produits pétroliers de cinq milliards de francs Cfa par mois est passée à dix milliards, ajoute-t-il. Et c’est bien cette subvention qui a permis aujourd’hui de ne pas avoir le gasoil à la station à 1 200 ou 1 500 francs. Et l’essence à 1 000 francs le litre comme c’est le cas dans certains pays. La subvention des intrants agricoles en vue de la cession à un prix abordable aux producteurs, a fait que le Bénin dispose de stocks contrairement à certains pays où les prix ont doublé. Priorité à la consommation locale Si ces différents appuis sont accordés aux producteurs, il faut bien que ces intrants servent à la production locale pour qu’au temps des récoltes, ce soit les consommateurs béninois qui en jouissent, laisse entendre Alain Nouatin. Il a fait constater que les producteurs sont sous une forte pression des acquéreurs étrangers pour prendre ces produits. La même pression se fait constater sur les produits vivriers, d’après l’ancien ministre Lazare Sèhouéto qui trouve paradoxal que les produits agricoles qui accroissent d’année en année au Bénin coûtent aussi cher sur le marché local. Alors, la seule solution, à en croire les autorités présentes, c’est que la priorité devrait être à la consommation locale, au regard des efforts fournis par le gouvernement pour appuyer les producteurs. L’accent est ainsi mis sur la nécessité pour les Béninois de transformer les menaces et autres difficultés de l’heure en opportunités. Abondant dans le même sens, Hervé Hêhomey, ministre des Transports et des Travaux publics, fait observer que la cherté de la vie est plus grave ailleurs qu’ici. Patrice Talon et son équipe ont procédé à des exonérations et subventionné des produits de grande consommation. A la date d’aujourd’hui, plus de 130 milliards de francs Cfa sont déjà débloqués pour soulager les populations face à cette crise, récapitule-t-il. Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, ira dans les détails, pour ce qui concerne le domaine agricole. Le représentant du ministère du Commerce et de l’Industrie, Rafiou Tchalla, donne quelques exemples pour illustrer les efforts du gouvernement. Malgré cette crise économique mondiale, les projets prévus par le Pag2 du président Talon se réaliseront en ce qui concerne Bohicon et Abomey. Benjamin Dako, a énuméré quelques-uns de ces projets pour mieux convaincre l’assistance de la volonté du gouvernement de poursuivre les efforts malgré la crise. Après les questions et réponses, les autorités présentes ont exhorté les uns et les autres à faire l’option de consommer ce que nous produisons localement pour atténuer les chocs de cette crise épouvantable. Le gouvernement, quant à lui, mettra tout en œuvre pour l’accès à l’eau potable, à l’énergie, aux espaces marchands, aux cantines scolaires, aux infrastructures routières. Pour ces séances de sensibilisation, on note autour des maires Rufino d’Almeida de Bohicon et Antoine Djedou d’Abomey, la présence des ministres Alain Nouatin, Aurélien Agbénonci et Hervé Hêhomey, des députés Gildas Agonkan, Nazaire Sado, Mama Sanni, Dominique Atchawé, Janvier Yahouédéou, Boniface Yêhouétomè, et d’autres personnalités politico-administratives comme Lazare Sèhouéto, Benjamin Dako. Actualités 16 mai 2022


Rapport mondial sur les crises alimentaires : 200 millions de personnes menacées par la famine
L’insécurité alimentaire aiguë et la malnutrition devraient persister à des niveaux similaires à 2021, voire augmenter, alerte le 6e Rapport mondial sur les crises alimentaires (Grfc 2022). Près de 200 millions de personnes sont menacées par la famine dans 53 pays/territoires. Les perspectives d’insécurité alimentaire aiguë mondiale en 2022 devraient encore se détériorer par rapport à 2021, selon le 6e Rapport mondial sur les crises alimentaires (Grfc 2022) publié le 4 mai dernier. La situation déjà critique en 2021 devrait s’aggraver cette année, à en croire le Réseau mondial contre les crises alimentaires (Global Network Against Food Crisis), auteur du document. Dans 41 des 53 pays/territoires inclus dans ce rapport, ainsi qu’au Cap-Vert, entre 179 millions et 181 millions de personnes devraient déjà être en crise ou dans une pire situation (Phase Ipc/Ch 3 ou plus) en 2022. Le Grfc met en évidence la fragilité des systèmes alimentaires mondiaux et locaux qui sont soumis à une pression croissante en raison de la fréquence et de la gravité accrues des phénomènes météorologiques extrêmes, de la pandémie de Covid-19, de l’augmentation des conflits, notamment la guerre en Ukraine, de l’insécurité et de la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires. En 2021, près de 40 millions de personnes étaient confrontées à des conditions d’urgence ou pires (Ipc/Ch Phase 4 ou plus), dans 36 pays. Plus d’un demi-million de personnes (570 000) étaient confrontées à la catastrophe (Phase 5 de l’Ipc/Ch) - famine et mort - dans quatre pays : l’Éthiopie, le Soudan du Sud, le sud de Madagascar et le Yémen. Près de 193 millions de personnes ont vécu une situation d’insécurité alimentaire aiguë l’année dernière, soit une augmentation de près de 40 millions de personnes par rapport au précédent record atteint en 2020 (rapporté dans le Grfc 2021), selon le rapport Grfc 2022. Toutes choses qui font dire à David Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (Pam), que « La faim aiguë connaît des niveaux sans précédent et la situation mondiale ne fait qu’empirer ». Des détériorations majeures sont pressenties dans le nord du Nigéria, au Yémen, au Burkina Faso et au Niger en raison des conflits, ainsi qu’au Kenya, au Soudan du Sud et en Somalie, en grande partie à cause de l’impact de saisons consécutives de pluies inférieures à la moyenne. Environ 329 000 personnes seront probablement confrontées à une catastrophe (Phase 5 de l’Ipc) au cours du second semestre de 2022 dans trois pays dont 161 000 au Yémen et ce, pour la cinquième année consécutive, 87 000 personnes au Soudan du Sud en raison des effets cumulés du conflit/de l’insécurité, des conditions météorologiques extrêmes et des défis macroéconomiques et 81 000 en Somalie surtout à cause de la sécheresse prolongée. Action collective urgente ! Certains pays confrontés à des crises alimentaires sont particulièrement vulnérables aux risques pour les marchés alimentaires créés par la guerre dans la région de la mer Noire, notamment en raison de leur forte dépendance à l’égard des importations de denrées alimentaires, de carburant et d’intrants agricoles et/ou de leur vulnérabilité aux chocs mondiaux des prix alimentaires. Face à cette situation, le Grfc se veut un guide pour les décideurs de la communauté internationale. Le Réseau mondial contre les crises alimentaires y appelle à l’anticipation et à une action urgente pour atténuer les graves conséquences de la famine sur ceux qui connaissent déjà les niveaux les plus élevés d’insécurité alimentaire aiguë, ainsi que sur ceux qui souffrent de stress alimentaire. L’urgence est à la protection des vies et des moyens de subsistance et au soutien des systèmes de production durables là où ils sont nécessaires, insiste le Réseau. Dans les contextes où la disponibilité alimentaire est limitée par la réduction des importations et l’accès à la nourriture réduit par la hausse des prix et la réduction de l’aide alimentaire humanitaire, le Réseau préconise que les décideurs fournissent un soutien aux agriculteurs pour augmenter leur productivité et améliorer leur accès aux marchés, ainsi qu’aux communautés rurales pour diversifier leurs moyens de subsistance et renforcer leur résilience aux chocs. Pour ce faire, la communauté internationale est invitée à mobiliser les investissements et les dirigeants pour s’attaquer collectivement aux causes et conséquences de l’escalade des crises alimentaires dans les perspectives humanitaires, de développement et de paix. Il est question que le financement mondial de l’aide humanitaire et du développement en baisse depuis 2017, augmente afin de répondre aux besoins croissants. « Nous avons besoin de financements en urgence pour éviter à des millions de personnes dans des douzaines de pays qui sont au bord de l’inanition, de basculer dans ce gouffre et faire échec à cette crise mondiale avant qu’il ne soit trop tard », plaide M. David Beasley, dans un communiqué de presse conjoint Fao-Pam-Ue, en date du 4 mai. Aussi, faut-il que l’aide humanitaire atteigne les populations les plus vulnérables, en l’occurrence dans les pays qui dépendent fortement des importations de denrées alimentaires, de carburant et d’intrants agricoles et/ou qui sont très fragiles aux chocs mondiaux des prix alimentaires, préconise le Réseau. Société 13 mai 2022


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