La Nation Bénin...
Nouvelles

Le président de la République s’est rendu samedi 28 février dernier sur les chantiers de construction du Poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de Sèmè-Kraké et du nouveau siège de l'Assemblée nationale à Porto-Novo. Boni Yayi tient à l’exécution des travaux dans les délais contractuels.
Deux chantiers de construction d’édifices publics ont eu droit samedi dernier à une visite surprise du chef de l’Etat: le Poste de contrôle Juxtaposé de Sèmè-Kraké et le nouveau siège du Parlement béninois à Porto-Novo.
Sur le premier site, l'entrepreneur a fait à Boni Yayi le point d'exécution des travaux, dans ses différents segments, rassurant sur les dispositions prises pour un bon achèvement. Le président de la République n'a pas caché son impatience de voir les travaux finir, au plus tard dans le délai contractuel d'août 2015. «Vous devez tout faire pour respecter le délai contractuel. De jour comme de nuit, vous devez travailler. Nous avons trop attendu» déplore le chef de l'Etat tout en soulignant l'intérêt de cette infrastructure pour le Bénin.
La position géographique par rapport au grand voisin Nigeria, souligne-t-il, exige la mise en place d'infrastructures à caractère intégrateur afin de tirer le meilleur profit de ce voisin qui est aujourd'hui la première économie du continent. «Nous ne pouvons pas blaguer avec ces projets intégrateurs. C'est la voie de l'avenir,» conclut-il.
Au siège de l'Assemblée nationale en construction, Boni Yayi a vu des ouvriers à l'œuvre à l'intérieur du chantier. Plusieurs travaux s'exécutent à l'intérieur, contrastant avec le calme apparent observé sur le chantier. «La première phase, qui prend en compte le bloc administratif, l'hémicycle, la restauration, sera achevée en novembre prochain, promet l'entrepreneur. La deuxième phase, à savoir les bureaux des députés et des questeurs, suivra aussitôt,» poursuit-il.
De son côté, le colonel Bonaventure Vigan-Medji, directeur du génie militaire, rassure le chef de l’Etat des dispositions prises pour le renforcement de l'équipe dès la semaine prochaine en vue d'accélérer les travaux. Si le chantier a connu un léger retard dans sa reprise, explique-t-il, c'est en raison des nouveaux équipements techniques mis en place sur le chantier et qui nécessitent la formation des techniciens locaux.
Boni Yayi se réjouit du redémarrage de chantier qui a connu plusieurs péripéties. Selon le chef de l'Etat, il était nécessaire de prendre toutes les dispositions pour s'assurer de la qualité des travaux et du respect des engagements par l'entrepreneur. «L'essentiel, c'est que nous avons repris. Notre capitale doit être à l'image de notre pays et de l'émergence que nous appelons de tous nos vœux. Nous voulons changer complètement la physionomie de Porto-Novo, notre capitale,» promet le chef de l'Etat qui rappelle dans cette dynamique, les projets de construction de l'autoroute Sèmè-Podji - Porto-Novo, la construction d'un nouveau pont à l'entrée de la ville, la construction de la Rocade, de l'autoroute Porto-Novo-Sakété-Pobé-Kétou-Illara.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun s’est entretenu avec une délégation de quatre ambassadeurs béninois nouvellement promus et en partance pour rejoindre leurs postes respectifs à l’étranger. C’était hier jeudi 26 février, au siège de l’institution à Porto-Novo.
Récemment nommés en Conseil des ministres, Bio Toro Orou Guiwa, ambassadeur du Bénin près le Maroc, Mèmouna Kora Zaki Léadi, ambassadeur du Bénin près le Niger, Eusèbe Agbangla, ambassadeur du Bénin près le Royaume du Danemark et Chabi Imorou Azizou, ambassadeur du Bénin près l’Iran, s’envolent bientôt pour rejoindre leurs postes respectifs. Comme il est de tradition, ils font le tour des présidents d’institutions de la République pour recevoir leurs conseils pour la réussite de la mission à eux assignée par le gouvernement.
Les quatre ambassadeurs étaient hier jeudi 26 février en audience chez médiateur de la République. Ils sont allés partager avec Joseph Gnonlonfoun, leurs priorités respectives, une fois à leurs nouveaux postes à l’étranger et recevoir de lui ses conseils avisés.
Selon le porte-parole de la délégation au terme de l’audience, Mèmouna Kora Zaki Léadi, l’entretien leur a été très bénéfique. La délégation a pu bénéficier du médiateur de la République, par ailleurs, ancien ministre de la Justice et ancien membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), de ses expériences et conseils d’aîné. Lesquels ils comptent mettre en pratique pour pouvoir relever les défis qui attendent chacun d’eux en poste. Joseph Gnonlonfoun leur a conseillé de créer des cellules pour travailler en synergie.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir, par ailleurs, échangé avec leur hôte sur les problèmes de bonne gouvernance.
A ce sujet, le porte-parole confie que le médiateur de la République leur a demandé de faire preuve de bonne gestion tout au long de leur mission diplomatique. Toutes choses qui ne feront que rayonner l’image de marque du Bénin auprès de ces pays respectifs. Principalement au Niger, Mèmouna Kora Zaki Léadi inscrit comme priorité des priorités le renforcement des relations économiques, culturelles que le Bénin entretient avec ce pays voisin. Elle compte initier dans ce cadre des foires bénino-nigériennes pour vanter les richesses économiques et culturelles des deux pays. Un peu comme ce qui se fait déjà avec l’Iran où une foire commerciale est organisée chaque année au Bénin, soutient l’ambassadeur du Bénin près le Niger et porte-parole de la délégation de diplomates.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir été principalement instruite par Joseph Gnonlonfoun pour aller rencontrer le médiateur de la République du Niger pour fouetter les relations d’amitié et de travail entre leurs deux institutions.

Le tout nouveau directeur de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Coovi Célestin Ahonon était face à la presse dans l’après-midi d’hier lundi 23 février. C’était pour faire le point de ses 100 jours à la tête de l’institution avant d’annoncer des perspectives heureuses pour cette structure.
14 novembre 2014-22 février 2015, cela fait 100 jours que Coovi Célestin Ahonon a pris les rênes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Pour que cette date ne passe hier pas inaperçue, il a rencontré la presse hier pour faire le point des activités menées pendant ces 100 jours.
Après avoir dit sa gratitude au président de la République et à son ministre de tutelle qui lui ont fait confiance en le plaçant à la tête d’une institution aussi importante dans le développement du pays, Coovi Célestin Ahonon a d’abord rappelé les difficultés que traversait la caisse lorsqu’il a été nommé directeur général. «Il a fallu l’intervention répétée de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (CIPRES) dont le travail a permis la résolution de la crise qui a été parachevée au cours de la 21è assemblée extraordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale des 22 Etats membres de la CIPRES», a-t-il indiqué.
Entre autres actions, il a ajouté qu’il a dû mettre les bouchées doubles afin de faire bénéficier les agents de la Caisse et au grand bonheur des assurés sociaux, des instruments stratégiques de travail tel que le Plan de travail annuel (PTA) 2015 et le budget exercice 2015. «Ceci à l’avantage de mettre en exécution et de façon accélérée les différentes réformes à la CNSS» a dit le nouveau directeur général qui a évoqué également le renforcement des ressources disponibles mais en quantité réduite.
«105 agents ont été recrutés dans une première vague et une quarantaine est en attente de recrutement pour le même statut» a-t-il indiqué.
Coovi Célestin Ahonon a ajouté qu’il a également fait des tournées dans les directions régionales et structures sous tutelle pour s’enquérir des conditions de travail des agents. Ce qui lui a permis, dit-il, de constater qu’il y a encore beaucoup à faire. « Les échanges ont permis de prendre la mesure des attentes tant au niveau des pensionnaires, des allocataires, des rentiers et du personnel de l’administration locale », a-t-il souligné.
Le directeur général de la CNSS a précisé que pour faire face aux enjeux, il entend conformer la CNSS aux exigences qu’impose la modernisation. A cet effet, il parle de la numérisation de toutes les déclarations en collaboration avec le guichet unique de formalisation des entreprises et la mise en place d’un dispositif permettant le paiement électronique des pensions et des allocations familiales. Ce qui passe par l’établissement des cartes de paiement électronique. Pour y arriver, Coovi Célestin Ahonon précise que l’interconnexion de la direction générale avec ses agences régionales s’avère nécessaire. Pour lui, l’aboutissement des réformes passe par l’engagement de chacun à rénover les infrastructures adéquates.
Le directeur général de la CNSS estime que ses objectifs, du moins ceux de la CNSS se traduisent à travers la vision qui est de servir des prestations en temps réel et assez réduit grâce à un système répondant aux normes actuelles. « Cela suppose également que la CNSS doit étendre sa couverture particulièrement aux travailleurs du secteur informel ou à ceux des professions libérales », a conclu Coovi Célestin Ahonon.

Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi a reçu plusieurs personnalités, hier mardi 17 février. Il était question pour lui, de discuter avec une délégation du rectorat de l’Université d’Abomey-Calavi des démarches administratives pour l’octroi d’une fréquence pour l’installation d’une télévision sur l’aire universitaire. Le représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Dr Koudaogo Ouédraogo et le président du comité de pilotage du Projet WASCI-Bénin, Jean-Baptiste Elias étaient également au siège de l’institution de régulation, pour évoquer des possibilités de partenariat et débattre de dossiers d’intérêt majeur.
Etudier les possibilités d’attribution de fréquence et d’installation d’une télévision universitaire au campus d’Abomey-Calavi. C’est l’objet de l’audience accordée, hier mardi 17 février, par le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi, aux autorités rectorales de cet haut lieu du savoir. La délégation conduite par le vice-recteur chargé de la Coopération inter-universitaire, des relations extérieures et de l’insertion professionnelle, Souaïbou Farougou, a échangé avec lui sur les conditions d’installation d’une chaine de télévision éducative à l’Université d’Abomey-Calavi. Selon Souaïbou Farougou, cette chaîne de télévision permettra de mieux communiquer avec les étudiants en particulier et le monde universitaire en général. «Cette chaîne de télévision va aider enseignants, chercheurs et étudiants dans leurs travaux de recherches et académiques», a souligné l’universitaire.
A l’en croire, le président de la HAAC a recommandé la production formelle des dossiers afin que les services compétents de la HAAC en étudient les contours. Au cours de cette audience, la délégation rectorale a évoqué la question de la formalisation de la fréquence utilisée par la radio univers. Dr Koudaogo Ouédraogo, représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), en fonction au Bénin depuis septembre 2014, était aussi chez Adam Boni Tessi pour lui présenter ses civilités. Une visite de courtoisie qui lui a permis de présenter l’UNFPA, ses missions et envisager des pistes de partenariats avec l’institution de régulation des médias.
Ce partenariat concerne des formations au profit des journalistes sur les thématiques de promotion du potentiel des femmes au Bénin. «Toute chose qui permettra aux journalistes et communicateurs d’avoir des bonnes informations sur les problématiques liées au bien-être de la femme», a précisé Frankèle Zossoungbo Kotannou, chargée de communication de l’UNFPA. En fonction depuis septembre 2014, Dr Koudaogo Ouédraogo est de nationalité burkinabée. Dans la même journée, Jean-Baptiste Elias, président du comité de pilotage du projet WASCI-Bénin, était lui aussi au cabinet du président de la HAAC pour discuter de la mise en œuvre du projet au Bénin.
Actualités 18 févr. 2015

La convocation du corps électoral pour les élections législatives est imminente. C’est ce qui ressort de l’audience que le chef de l’Etat a accordée, hier mercredi 11 février, au président de la CENA.
La Commission électorale nationale autonome (CENA) met les bouchées doubles afin que les élections législatives se tiennent dans les délais prescrits par la Cour constitutionnelle. Hier, son président, Emmanuel Tiando, a fait part au chef de l’Etat du niveau d’avancement des préparatifs et exposé les difficultés auxquelles l’institution est actuellement confrontée. «L’article 68 du Code électoral stipule que c’est le président de la République qui convoque le corps électoral. Nous sommes venus faire le point avec le président de la République et le rassurer que les conditions sont en train d’être réunies et sur cette base, il peut convoquer le corps électoral», confie-t-il.
Au sujet des préparatifs, Emmanuel Tiando informe que la CENA a déjà lancé le processus de recrutement des agents électoraux, validé le calendrier électoral et invité les candidats aux législatives à venir déposer leurs dossiers à partir du 20 février prochain.
Actualités 12 févr. 2015

Lien juridique entre une personne et l’Etat dont il est ressortissant, par naissance, par acquisition, par naturalisation ou autre procédé, la nationalité est essentielle à la jouissance de tous autres droits. C’est donc le droit d’avoir des droits. Ainsi, l’absence de nationalité, appelée apatridie, est préjudiciable à qui en est victime.
D’après les statistiques, 10 millions de personnes sont concernées par le phénomène dans le monde, dont 1 million en Afrique de l’Ouest, au nombre desquelles on retrouve 600.000 enfants. La question préoccupe les Nations Unies. C’est dans ce cadre que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), dont le mandat s’étend aussi à la lutte contre l’apatridie, a organisé courant décembre 2014, un atelier média sur l’apatridie. Objectif : sensibiliser les acteurs des médias pour qu’ils s’engagent dans le plaidoyer autour de la thématique.
Situation d’une personne qui ne peut être considérée par aucun Etat comme son ressortissant, en application de sa législation, l’apatridie est une notion mal cernée par le public et par les décideurs. Elle découle généralement de questions liées à la nationalité. Les causes principales relevées sont relatives aux insuffisances contenues dans les lois sur la nationalité, à la privation arbitraire de la nationalité, au phénomène juridique de succession d’Etats ; de même qu’à des pratiques administratives restrictives, notamment en matière de délivrance de documents prouvant la nationalité d’une personne...
Il s’ensuit que la jouissance de l’essentiel des droits leur est inaccessible. Par exemple, renseigne le HCR, il leur est souvent impossible d’obtenir des documents d’identité, ils sont susceptibles d’être détenus pour des raisons liées à leur statut d’apatrides, ils se voient refuser l’accès à l’éducation, aux services de santé de base ou à l’emploi…
C’est pourquoi ont été adoptées la Convention de 1954 relative au statut des apatrides, et la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie.
Aux termes de la première, certaines mesures spéciales sont édictées en faveur des apatrides. Ainsi, elle leur garantit le droit à une aide alimentaire (article 25), le droit à des pièces d’identité et à des titres de voyage (articles 27 et 28) ; et les autorise à bénéficier de la dispense de réciprocité (article 7). Des dispositions spéciales qui visent à répondre aux problèmes particuliers que rencontrent les apatrides en raison de leur absence de nationalité. C’est le cas du titre de voyage qui leur est fourni et qui est mutuellement reconnu comme faisant office de passeport. Toutefois, la jouissance des droits garantis par la Convention de 1954 n’équivaut pas à la possession de la nationalité. Aussi cette Convention demande-t-elle aux Etats de faciliter la naturalisation des apatrides.
Quant à la Convention de 1961, elle prévoit des garanties concrètes et détaillées devant être mises en œuvre par les Etats pour prévenir et réduire l’apatridie dans plusieurs domaines principaux. Il s’agit d’abord, pour les Etats, d’accorder leur nationalité aux enfants qui, autrement, seraient apatrides et qui ont des liens avec eux soit parce qu’ils sont nés sur le territoire ou d’un parent ayant la nationalité de l’Etat concerné (articles 1 à 4). Il s’agit ensuite d’empêcher l’apparition de l’apatridie à un stade ultérieur de la vie en exigeant qu’une personne acquière au préalable ou ait l’assurance d’acquérir une autre nationalité avant de perdre sa nationalité ou d’y renoncer (article 5 à 7). Il s’agit par ailleurs d’éviter l’apatridie liée à la privation de la nationalité.
A ce propos, il est interdit aux Etats de priver un individu de sa nationalité pour des raisons d’ordre racial, ethnique, religieux ou politique. De même, la privation de la nationalité aboutissant à l’apatridie est interdite, sauf si l’individu a obtenu la nationalité au moyen d’une fausse déclaration ou de tout autre acte frauduleux. Par suite, les Etats peuvent conserver le droit de priver un individu de sa nationalité même si cette privation aboutit à l’apatridie, si la personne concernée a commis des actes incompatibles avec le devoir de loyauté à l’égard de l’Etat, a prêté serment ou a fait une déclaration formelle d’allégeance à un autre Etat.
Cependant, l’Etat est invité à considérer la proportionnalité de cette mesure, en tenant compte de l’ensemble des circonstances se rapportant au cas en question. Il s’agit enfin de prendre des mesures visant à éviter l’apatridie dans le contexte de la succession d’Etats.
En effet, la succession d’Etats, comme la cession d’un territoire par un Etat à un autre Etat ou la création de nouveaux Etats, peut aboutir à l’apatridie si des garanties appropriées ne sont pas en place. Il est ainsi demandé aux Etats, dans le cadre de la succession d’Etats, de prévoir des dispositions assurant la prévention de l’apatridie dans tout traité relatif à la cession d’un territoire. Et lorsqu’aucun traité n’est conclu, le ou les Etats concernés doivent accorder leur nationalité aux individus qui, sans cela, deviendraient apatrides du fait de la cession.
Qui peut être apatride ?
Diverses causes sont à la base de l’apatridie. Par exemple, certains apatrides sont des migrants échoués ou d’anciens réfugiés dont la nationalité n’a pas été confirmée par leur pays d’origine. D’autres sont des personnes ayant été déchues de leur nationalité pour des raisons liées à la discrimination. On retrouve aussi, dans le lot, des personnes ayant renoncé à leur nationalité originelle pour acquérir celle d’un autre pays ne tolérant pas la double nationalité, mais qui se retrouvent à perdre la nationalité acquise pour une raison ou une autre (divorce par exemple). Il existe aussi des personnes à risques d’apatridie.
Ce sont les personnes sans certificat de naissance, les démarches pour l’obtenir pouvant se révéler infructueuses ; les enfants abandonnés et les migrants échoués sans papiers ; ou encore les personnes vivant dans les zones frontalières lorsque la délimitation des frontières n’est pas chose effective…
L’Afrique de l’Ouest n’est pas épargnée par le phénomène. Son histoire ayant été marquée par des mouvements de populations, les situations de migration prolongée, notamment dans le cadre de l’asile, exposent les personnes concernées à la perte des preuves de rattachement légal à leur pays d’origine ; et les conflits de lois contribuent à des situations d’apatridie. WLH

La maladie à virus Ebola a été le mal de l’année 2014. Plusieurs pays africains en ont fait les frais. Pour mieux prendre la mesure de la situation, il a été mis en place un important dispositif de prévention au niveau des frontières avec le Nigeria.
L’année 2014 a été sérieusement perturbée au plan sanitaire par la maladie à virus Ebola. Telle une mer en furie, l’épidémie a déversé son flot sur certains pays africains, notamment la Guinée, la Sierra Léone et le Liberia qui malheureusement ont enregistré de nombreuses pertes en vies humaines.
Le Nigeria, pays limitrophe du Bénin, n’est pas resté en marge de ce tumulte. Il a enregistré également son lot de victimes, même si son bilan paraît moins alarmant comparativement aux autres pays. Face à cette menace, le Bénin a pris d’importantes mesures au plan sanitaire afin d’éviter d’éventuels cas sur son territoire.
Dispositions spéciales
Les zones frontalières bénino-nigériannes de Sèmè-Kraké, d’Ifangni et d’Owodé ont été placées sous haute surveillance sanitaire, afin de prévenir la maladie. A ce jour, le Bénin n’a enregistré aucun cas de décès lié à cette épidémie à virus Ebola. Toutefois, le pays assure la veille permanente en vue de conserver cette tendance.
Au niveau de chacune des trois frontières précitées, la maladie à virus Ebola constitue une préoccupation majeure. En témoignent les dispositifs qui y ont été installés. Toutes les mesures semblent être prises pour contrôler l’infiltration sur le territoire béninois, de ce fléau que l’on pourrait qualifier comme étant le "mal de l’année 2014".
La frontière de Sèmè-Kraké, classée 2e du Bénin au rang des frontières, enregistre le flux migratoire le plus important comparativement aux autres. Selon les données du Commissariat de police de la localité, les statistiques à l’entrée de la frontière présentent 1600 personnes manifestées et à la sortie 1200 comme flux manifesté dans une semaine. Pour maîtriser cette masse humaine, le ministère de la Santé a délégué des agents de santé en leur assignant des objectifs bien spécifiques : prise systématique de température des passants, règles d’hygiène obligatoires à respecter…
Depuis le début de l’épidémie, le Bénin a pris des dispositions sanitaires en vue de mieux maîtriser la situation, informe Sylvère Dégbélo, infirmier à la frontière de Sèmè-Kraké. «Le ministère de la Santé nous a fourni des habits de protection et nous sommes également tenus de respecter les mesures d’hygiène», a-t-il expliqué. «Ces habits leur permettraient de se mettre en conditions réelles en cas de survenue d’un cas réel», a-t-il poursuivi.
Aussi, la sensibilisation fait-elle partie des mesures de prévention pour lesquelles le Bénin a opté. Des affiches et un dispositif de sonorisation ont été installés pour mieux informer les populations des manifestations de cette maladie. L’entrée par la frontière des dépouilles mortelles sur le sol béninois est systématiquement interdite.
Même combat, mêmes moyens
Owodé, l’autre frontière située à quelques kilomètres de Sèmè-Kraké, s’est aussi inscrite dans cette logique. Ici, la frontière est presque inanimée, mais ‘’Ebola’’ constitue un souci permanent. Des mesures sanitaires sont mises en place notamment par la partie nigériane pour un contrôle efficace de la situation. Bien mieux qu’à Sèmè-Kraké, la frontière d’Owodé a élargi sa gamme de sensibilisation au profit des usagers. Un dispensaire y est installé à cet effet.
Mais les frontières de Sèmè-Kraké et d’Owodé ne sont pas les seules à maintenir la veille contre l’épidémie à virus Ebola. Igolo, première zone frontalière reliant le Bénin au Nigeria ne perd également pas de vue la nécessité de préserver ses usagers de ce virus. Tout comme la frontière de Sèmè-Kraké, celle-ci est également poreuse. Les données indiquent environ 150 personnes à l’entrée et à la sortie tous les jours de la semaine. Ici, des agents en blouse blanche maintiennent la garde contre ‘’le mal de l’année 2014’’. Les mesures de prévention et de protection ne diffèrent pas de celles prises au niveau des autres frontières. Au niveau de cette frontière aussi, le combat contre ‘’Ebola’’ bénéficie des mêmes moyens de prévention. Jusque-là, les dépouilles mortelles sont interdites de passage. Un dispositif de lavage des mains y a été mis en place.
Les affiches pour la sensibilisation, couplées avec la prestation des animateurs musicaux pour la sensibilisation en anglais, français et en yoruba avec l’appui du ministère de la Santé, viennent en appui au dispositif de lutte, renseignent Victor Koukpakou et Apollinaire Agbangla, tous deux, agents de santé à la frontière d’Igolo.
Si la tendance de contamination de la fièvre à virus ‘’Ebola’’ a baissé depuis quelques temps dans les pays touchés, il ne demeure pas moins que le Bénin a cerné l’enjeu et maintient intact son dispositif de prévention contre le phénomène.

Les acteurs du système sanitaire béninois se réunissent depuis hier lundi 26 janvier à Bohicon dans le cadre de la revue annuelle du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). L’objectif principal de cette rencontre est de faire le point des activités de la lutte en 2014 et envisager les perspectives pour 2015.
Pour les présentes assises, les médecins de zones ainsi que les divers acteurs intervenants comme relais communautaires du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles sont mobilisés durant les quatre jours que dureront les travaux de cette revue annuelle. Les affections les plus fréquentes au niveau de la population béninoise sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës, les affections gastro-intestinales, les lésions traumatiques, les diarrhées, les anémies, les affections dermatologiques, l’hypertension artérielle, les affections urogénitales, les affections respiratoires, sans oublier des affections oculaires. S’agissant des maladies tropicales négligées dites MTN, elles sont un groupe de maladies transmissibles qui sévissent dans les pays pauvres comme le Bénin et pourrissent la vie aux personnes vulnérables en mettant en péril leur santé. On dénombre dans le monde, plus d'un milliard de personnes dont des milliers au Bénin, souffrant d'une ou plusieurs maladies tropicales négligées. La plupart de ces maladies sont des maladies parasitaires dues à des protozoaires ou des helminthes. Au Bénin, c’est le Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNLMT) dirigé par Dr Wilfrid Batcho qui travaille à l’éradication de ces maladies dites des pauvres.
A l’ouverture des travaux de ces assises, Dr Jean-Jacques Tougoué, conseiller technique en charge du Bénin pour le RTI / Washington aux USA, a indiqué qu’il n’est un secret pour personne aujourd’hui que ces maladies dites MTN impactent disproportionnellement les populations pauvres et rurales qui n'ont pas accès à l'eau potable, à l'assainissement, et aux médicaments essentiels. Il a saisi l’occasion de cette revue annuelle pour saluer la volonté du Bénin à venir à bout de ces maladies en se dotant d’un plan national de lutte intégrée contre les maladies tropicales négligées pour les prochaines années. Il s’agira au cours de cette rencontre, poursuit-il, non seulement de faire le bilan de l’année 2014 mais aussi de tracer les perspectives pour la nouvelle année. Cependant, ceci interviendra après la mise en échelle des activités dans ce secteur. Une mise à l’échelle qui aura permis de partir de zéro cartographie à huit cartographies avec l’espoir de voir tout le Bénin être cartographié au cours de cette année 2015 sans occulter les traitements de masse.
Toutefois, pour Dr Jean-Jacques Tougoué, le véritable défi, c’est la qualité des résultats. Il convie donc les participants à beaucoup insister sur la qualité des résultats.
Invité à prendre la parole pour procéder à l’ouverture de cette rencontre en lieu et place du ministre de la Santé empêché, le directeur départemental de la Santé (DDS) du Zou-Collines, François Kossouoh devait rappeler l’importance de cette rencontre qui vise à faire le bilan des actions menées sur le terrain en 2014 par le Projet de lutte contre les maladies tropicales. Il a précisé que les données recueillies lors des différents traitements de masse de 2014 seront mises à jour. Aussi, faut-il faire le point de l’expérience de la collaboration avec le réseau MTN dans le cadre de la motivation des relais communautaires et du personnel de santé.
Outre les communications qui seront présentées par des spécialistes sur des activités exécutées, les participants auront également droit à des présentations par zones sanitaires des actions de lutte contre les MTN. Des maladies qui rôdent dans notre environnement où elles détruisent silencieusement et sûrement des vies innocentes étant donné que les conditions de vie et d'hygiène ne sont pas encore celles désirées.

Au nombre des réformes engagées pour assainir le baccalauréat béninois, figure celle consistant à exiger l’obtention du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) ou du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) des candidats en lice. Mais cette mesure qui vise, selon le directeur de l’Office du baccalauréat, à réduire le taux d’échec à cet examen n’est pas du goût de tous les acteurs de l’éducation nationale.
A compter de cette année, aucun candidat libre ne saurait être admis sur la liste des candidats à l’examen du baccalauréat au Bénin, s’il n’est détenteur du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) ou du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Il s’agit d’une mesure prise par les autorités chargées de l’organisation du premier diplôme universitaire au Bénin.
C’est en vertu de cette mesure qu’il est exigé, parmi les pièces constitutives du dossier de candidature au baccalauréat, l’attestation du BEPC ou du CAP. Selon Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat, cette exigence ne concerne pour le moment que les candidats libres. Mais avec le temps, elle sera étendue à tous les candidats. Sur les motifs qui la sous-tendent, il soutient qu’elle vise à limiter le taux d’échec. Ainsi, chiffres à l’appui il rappelle que les résultats du BAC depuis quelque temps, sont en régression. A titre d’exemple, il se réfère à la session de 2014 qui a enregistré un taux d’admissibilité de 24%. Ce qui signifie que moins d’un candidat sur quatre a été déclaré admissible. Evaluant à plus de 12.000 le nombre de candidats ajournés, il souligne que les trois-quarts relèvent du lot des candidats libres. Parmi eux, figurent des candidats qui ont réuni 1,22 comme moyenne. «Ce sont des candidats qui n’ont pas le niveau», se désole-t-il avant d’ajouter que ce sont eux qui ont plombé le BAC 2014. Dès lors, avec la mesure consistant à empêcher les candidats libres n’ayant pas le BEPC ou le CAP, on pourrait parvenir à réduire le taux d’échec. Car, au nombre des candidats libres, on n’en compte qui n’ont jamais fait le collège et qui viennent tenter leur chance au BAC. Or, insiste-t-il, le candidat titulaire de l’un ou l’autre de ces deux diplômes est susceptible d’avoir les pré-requis pour affronter les épreuves du BAC.
Par ailleurs, poursuit Alphonse da Silva, la mesure n’est pas propre au Bénin. Elle vise plutôt à mettre le pays en harmonie avec les dispositions en vigueur au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au sujet de cet examen. Au Togo, explique-t-il encore, il faut d’abord être admis au probatoire avant d’être candidat au BAC.
Tous ne sont pas pour…
Angelo Agossou, un autre candidat libre, n’apprécie pas cette mesure. Selon lui, cette décision manque de réflexion. Car poursuivit-il, un examen est une question de chance. «Nous avons aujourd’hui des candidats qui ont fait la classe de Troisième et qui ont le niveau mais malheureusement n’ont pu obtenir le Brevet d’études du premier cycle (BEPC) ou le CAP», fait observer Angelo Agossou. «Cette décision va recaler plusieurs candidats qui ont juste besoin du diplôme de BAC pour évoluer dans la vie active. Le niveau d’un candidat ne se juge pas par rapport à ces diplômes antérieurs mais plutôt par rapport aux épreuves proposées par l’Office du Baccalauréat. L’institution doit tenir compte du niveau du programme d’études pour proposer les épreuves d’examen», souligne ce candidat.
Abondant dans le même sens qu’Angelo Agossou, Chantal Zokpodo, une candidate libre, propose quant à elle, qu’on range cette décision. Pour elle, les candidats qui ont abandonné l’école et qui reviennent pour avoir le diplôme du BAC ne sont pas moins intelligents. «Ce sont des gens qui reviennent pour avoir le diplôme et trouver un job pour évoluer dans la vie active. Il y a des élèves qui sont encore sur les bancs et qui composent mais qui malheureusement sont ajournés. Je n’admets pas cette mesure, car des jeunes brillants sont là sans le brevet mais utilisent convenablement leur Baccalauréat pour faire des activités», soutient Chantal Zokpodo, candidate libre au baccalauréat 2015.
A quoi servirait la mesure?
Anselme Amoussou, secrétaire général adjoint de la Confédération des Syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin) et enseignant du secondaire, n’approuve pas non plus cette mesure. Il rappelle que la direction de l’Office du baccalauréat prend depuis l’an dernier certaines mesures pour accroître la crédibilité du BAC béninois. Mais ces mesures ne lui paraissent pas comme «des solutions justes». Elles sont relatives comme l’exigence du BEPC ou du CAP ou de tout autre diplôme admis en équivalence lui semblent «superflues, pas assez réfléchies», voire «non pertinentes». Pour lui, un candidat libre est un déscolarisé et qui est déjà dans la vie active mais n’a pas eu la chance de finir ses études et cherche à se cultiver. Dans ce lot, on retrouve des gens qui ont fait la Troisième et même la Terminale sans avoir obtenu le BEPC. Mais aujourd’hui, poursuit-il, ils décident de passer le BAC. On ne saurait les empêcher de réaliser leur ambition, laisse entendre Anselme Amoussou, ajoutant que lorsqu’on grandit en âge, on atteint une certaine maturité permettant de décrocher le BAC sans avoir eu le BEPC. Alors, il se demande à quoi servirait la mesure imposant aux gens d’avoir forcément le BEPC avant le BAC, s’ils sont déjà dans la vie active et qu’ils ont seulement besoin de ce diplôme pour pouvoir poursuivre leurs études. Par rapport à la réduction du taux d’échec au BAC, il souligne que la mesure est «une mauvaise solution à un réel problème». A ce propos, il relève que les échecs massifs au BAC ne datent pas d’aujourd’hui. «On a rarement atteint 30%, 50%», soutient l’enseignant. Ainsi, la réduction des taux d’échec doit conduire les autorités à se demander comment les apprenants sont encadrés pour passer de classe en classe jusqu’à atteindre la Terminale. Par ailleurs, il ajoute que la mesure rejoint celle prise pour empêcher les enfants n’ayant pas atteint la Terminale de se présenter au BAC. «Où met-on le cas des surdoués ?», s’interroge Anselme Amoussou. La mesure vise tout simplement à empêcher des citoyens dans leur épanouissement, conclut-il. Celui-ci n’approuve pas le fait que l’on accuse les candidats libres de constituer le gros lot des ajournés. Sinon, nuance-t-il, cela revient à dire que la majorité des candidats est constituée des candidats libres.
Une mesure à soutenir
Brice Dahoui, directeur du Collège d’enseignement général Sainte Rita de Cotonou, dit n’être pas associé de façon officielle comme d’autres collègues à une telle mesure. Néanmoins, cela ne l’empêche pas de la trouver pertinente. Ainsi, développant le même argumentaire que le directeur de l’Office du baccalauréat, il indique que la mesure est prise après un constat. Selon lui, au fil des ans, «le nombre de candidats ajournés va crescendo». Ainsi, soutient Brice Dahoui, cette mesure permet-elle d’avoir des candidats plus ou moins fiables en ce qui concerne le niveau intellectuel. Il invite les acteurs de l’éducation à encourager cette disposition. A ce propos, il relève qu’un apprenant qui n’a pas pu obtenir son BEPC en classe de Troisième, peut se rattraper en Seconde ou tout au plus en Première. Sinon, dit-il, poursuivre deux diplômes en Terminale, n’est pas une bonne chose. «A l’avenir, il faudra étendre la mesure aux candidats officiels dans les établissements publics et privés reconnus», plaide-t-il.
Donatien Houdéhou, un candidat libre rencontré au centre de Gbégamey pour le dépôt de son dossier, a pour sa part approuvé la mesure. Pour lui, c’est très juste cette décision de la direction de l’office du baccalauréat. «Les choses doivent se faire dans l’ordre selon le programme du pédagogue. Sans le BEPC ou le CAP, on ne peut pas prétendre avoir le Bac», indique le candidat.
La mauvaise habitude prise, durant des années, par les candidats et qui consiste à abandonner ou à négliger un diplôme au détriment d’un autre doit cesser. Dans la pédagogie, le CEP précède le BEPC et le BAC, soutient Donatien Houdéhou. Selon lui, c’est certainement la fin de la récréation que la direction de l’Office du BAC veut siffler en mettant en œuvre cette mesure. Si les relevés ou certificats de ces diplômes font partie des pièces à fournir pour le dépôt des dossiers au Bac pour les candidats libres, cela permettra, selon lui, de faire le tri et de savoir qui peut affronter cet examen.
Actualités 21 janv. 2015

Le ministre en charge de la Sécurité publique, Simplice Dossou Codjo, reconnaît et salue les efforts du personnel civil de son département ministériel. A cet effet, il a procédé, hier lundi 19 janvier, dans l’enceinte du ministère, à la remise des lettres de félicitation aux agents méritants, au titre de l’année 2014.
Environ une centaine d’agents membres du personnel civil du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes (MISPC) a été distingué et félicité pour son dévouement au travail. Au titre de l’année écoulée, ils ont notamment contribué à l’atteinte de certains résultats. Ils ont œuvré pour qu’«à la date du 30 septembre 2014, le taux d’exécution du budget hors-dépenses du personnel est de 83,51% sur la base des engagements, et de 68,12% sur la base des ordonnancements». La réalisation de ces performances force l’admiration du ministre qui s’est dit satisfait des efforts que ne cessent de fournir ses collaborateurs, les membres de son cabinet, et autres agents des structures sous tutelle.
«En prenant l’initiative d’adresser des lettres de félicitation au personnel de mon département, j’ai voulu encourager des agents à différents niveaux de la hiérarchie, pour les efforts louables qu’ils ont accomplis en 2014», a fait savoir le ministre Simplice Dossou Codjo.
En effet, c’est depuis sa prise de service en août 2014 qu’il s’est inscrit dans la dynamique de l’évaluation des performances au sein du MISPC. Laquelle évaluation, avait-il souligné, doit aboutir à des sanctions positives ou négatives.
Selon lui, la présente remise de lettres de félicitation se situe dans le cadre de la sanction positive. Par le biais de ses propres services de renseignements, de comptes rendus et autres rapports de l’Inspection générale du ministère, il constate que certains agents ont bien reçu l’appel à un changement de comportements, et sont devenus ponctuels et assidus au travail. Et, c’est sur la base de ces qualités que les récipiendaires ont été identifiés par leurs supérieurs hiérarchiques, comme agents méritants.
Cependant, le ministre dit ne pas être satisfait du reste des agents qui continuent de venir en retard au travail. Pour lui, l’agent qui vient en retard, est déjà dans la contre-performance.
Il a alors invité tout le personnel à percevoir la présente distinction comme une sorte d’émulation au sein du ministère, afin d’aller plus loin dans l’atteinte des objectifs.
Il exhorte les récipiendaires à travailler davantage afin de continuer à être des agents modernes pour toute la nation.
Simplice Dossou Codjo attend surtout que le taux d’exécution du budget exercice 2015 du MISPC soit amélioré à 95%, voire à 100%.
Le ministre annonce, par ailleurs, que des réflexions sont en cours aux fins d’identifier, par semestre ou par an, le meilleur agent, et de le gratifier en conséquence. La conscience du travail bien fait, soutient-il, ne doit pas rester sans récompense au sein du ministère. Dans cette perspective, il n’y aura pas que le personnel civil à distinguer. Et pour cause, l’autorité entend également récompenser les agents de sécurité méritants.
Pour sa part, le porte-parole des récipiendaires, Bertin Dossou, a salué un «acte d’une grande portée en matière de motivation du personnel». Il souhaite qu’un accent particulier soit accordé à la motivation du personnel, car, rappelle-t-il, les ressources humaines constituent le capital le plus précieux de toute structure.
Il s’engage, au nom de ses collègues, à redoubler d’ardeur et d’efforts pour le rayonnement du ministère.
Il importe de préciser qu’au titre de l’année écoulée, le tableau d’honneur est revenu au directeur général de l’Agence béninoise de Gestion intégrée des Espaces frontaliers (ABeGIEF), Marcel Ayité Baglo, pour ses nombreuses initiatives.