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Renforcer la confiance, la coopération entre régulateurs et la coordination avec les autorités financières pour sécuriser l’essor de l’IA et des flux transfrontaliers de données. C’est la recommandation de Me Luciano Hounkponou, président de l’Apdp-Bénin, à l’occasion du Forum des Régulateurs organisé en marge du 2ᵉ Sommet Fintech du Groupe MTN, tenu du 1er au 3 septembre 2026 à Johannesburg.
La gouvernance des données et l’intelligence artificielle étaient au centre des débats du Forum des Régulateurs, organisé en marge de la 2ᵉ édition du Sommet annuel Fintech du Groupe MTN. Face à des services financiers de plus en plus pilotés par la donnée, les régulateurs africains s’accordent sur une urgence : celle de bâtir un cadre de confiance.
Panéliste sur le thème « Gouvernance fiable des données : Intelligence artificielle et flux transfrontaliers d’informations », Me Luciano Hounkponou, président de l’Autorité de protection des données personnelles du Bénin, a rappelé que la circulation des données est devenue incontournable pour le développement des services numériques et financiers. Mais, a-t-il souligné, cette circulation ne produit de la valeur que si les utilisateurs, les entreprises et les régulateurs croient en la manière dont l’information est collectée, partagée et utilisée. Pour construire cet environnement, le président de l’Apdp-Bénin propose quatre leviers. D’abord, le renforcement du cadre réglementaire et juridique. Ensuite, la sécurisation technologique et l’interopérabilité des systèmes. Puis, une gouvernance partagée et transparente de l’écosystème. Enfin, la responsabilisation et l’éducation des utilisateurs afin qu’ils comprennent leurs droits et leurs devoirs.
Au-delà du cadre national, Me Hounkponou a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination. Entre les Autorités de protection des données d’un même pays, mais aussi entre pays. Car les services financiers sont désormais transfrontaliers. Cette coopération est, selon lui, indispensable pour harmoniser les approches, prendre en compte les spécificités du secteur financier et assurer la cohérence des règles. Il appelle également à associer étroitement les Autorités de surveillance financière, nationales et communautaires. L’objectif est de concilier l’impératif d’innovation et d’inclusion financière avec les exigences de protection des données personnelles. « L’avenir de la finance numérique africaine repose sur un équilibre essentiel », a conclu le président de l’Apdp. « Faire de l’innovation et de la circulation des données des leviers de développement, tout en garantissant la protection de la vie privée et la confiance des utilisateurs ».