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Moïse-Marceliano Loko[/caption]L’année 2019 s’ouvrira au plan musical par le lancement le 5 janvier d’un nouvel album. Œuvre d’un jeune artiste béninois amoureux de la salsa, cette sortie discographique, la première de sa carrière, permettra de le révéler davantage au public.
Moïse-Marceliano Loko. Sur la scène musicale nationale, ce nom n’est pas encore vraiment connu. Pourtant, il faudra compter avec lui dans les mois à venir. Ce jeune artiste qui ne manque pas de talent fera parler de lui à travers la sortie de son premier album en début d’année prochaine. Pour l’instant, il ne souhaite pas dire grand-chose du fruit de son labeur. La primeur et les surprises y contenues sont réservées à ses fans et au public. Pourtant Moïse-Marceliano Loko, plus connu sous le nom d’artiste « Prince Loko » n’est pas apparu ex abrupto sur la scène musicale. Il fait son petit bonhomme de chemin depuis des années. C’est le genre de personne qui épouse la philosophie selon laquelle « le bien ne fait pas de bruit ». Choriste depuis son enfance au sein de l’église du christianisme céleste, il a également roulé sa bosse dans quelques groupes musicaux de la place avant de fonder avec ses amis, « Le son du gospel », un groupe atypique qui s’illustre souvent lors des manifestations religieuses.
L’université polytechnique internationale Obiang N’guéma M’Bassogo lui doit sa toute première chorale. A peine admis dans cet établissement privé d’enseignement supérieur, Moïse-Marceliano Loko a soumis un projet de création d’une chorale des étudiants qui a été validé par les responsables. Sous sa houlette, une cinquantaine d’étudiants de diverses nationalités ont ainsi mis sur pied un groupe qui forçait l’admiration, selon les témoignages. Leur passion pour la musique va les amener à composer « l’hymne Orageu » en l’honneur de leur centre de formation.
Pour mieux comprendre la passion de Prince Loko pour la musique, il faut s’en référer à sa famille. Fils d’Etienne Loko et d’Irène Soumaho, il s’est vu inoculer le virus musical depuis les entrailles de sa mère. Dire de lui qu’il est le fils d’un musicien, c’est peu dire. Son père Étienne Loko n’est pas seulement un grand artiste gospel de l’église du christianisme céleste avec déjà trois albums à son actif, il est aussi un des tout-premiers maîtres de chœur de cette communauté religieuse. Communauté dont le rapport à la musique et aux instruments fait l’unanimité. « Au sein de l’église, l’histoire retient son nom, car c’est le seul maître de chants dont la chorale a gagné le trophée international initié à l’endroit des chorales par le prophète pasteur fondateur de l’église », raconte avec fierté son fils.
Du père, mais aussi de sa mère, le jeune artiste en pleine éclosion tient son talent. Sa génitrice, malgré l’âge, est demeurée fidèle à sa passion pour le chant et continue d’être choriste. Ce précieux héritage aidant, Prince Loko a entrepris de chercher sa propre voie. A sa passion pour la salsa, il a associé, le slam. Pour ses amis, il est donc un « Salséro-slameur ». Mais l’artiste, lui n’a pas innové par caprice ou par plaisir. « Après avoir parcouru la musique de façon générale, je me suis dit qu’il faut que je choisisse une variété avec laquelle on puisse me reconnaitre désormais dans le monde », laisse-t-il entendre. « J’ai décidé de mettre ma touche pour que même quand je vais descendre sur le marché international, l’on puisse, en m’écoutant, savoir que ça, c’est de l’Afrique. C’est cette touche qui fait de mon œuvre, une œuvre tradi-afro-cubaine », révèle-t-il. Des mots, il est déjà passé à l’acte avec son premier album de douze titres dont le lancement est prévu pour le 5 janvier 2019. Un tout salsa que Prince Loko réserve comme un cadeau de Nouvel an à ses fans et à tous ceux qui, pendant des années, ont attendu d’avoir en main son œuvre.
Le lancement de la caravane Water school permet d’associer les apprenants au combat pour une bonne gestion de l’eau[/caption]Pour un changement de comportement chez les jeunes en matière de gestion de l’eau, la Giz, en collaboration avec Eau Afrique, a procédé, ce lundi 10 décembre, au lancement de la 10e édition du programme Water School et de la 2e édition du film Eau Ciné sur les eaux usées à l’Université d’Abomey-Calavi. Ce sont les étudiants de l’Ecole nationale des Sciences et techniques de l’information et de la communication (Enstic) qui en sont bénéficiaires.
L’eau, c’est la vie. Mais quand elle n’est pas de bonne qualité, elle peut engendrer des maladies et la mort. Pour attirer l’attention des jeunes sur la nécessité d’une bonne gestion de l’eau, la Giz, à travers le Programme sectoriel Eau, hygiène et assainissement (ProSeha), a lancé la 10e édition de la caravane Water School à l’Université d’Abomey-Calavi.
Pour Cyprien Fabilé, manager de Eau Afrique, le programme Water School qui est un programme panafricain sur l’eau a pour objectif d’éduquer et d’éveiller la conscience des populations dont les étudiants. Il s’agit d’une caravane de sensibilisation qui a déjà parcouru six communes dans l’Atacora et la Donga en novembre sans oublier autant de communes aussi bien dans l’Ouémé-Plateau que dans le Mono- Couffo en janvier dernier. S’agissant du festival de film Eau Ciné, poursuit-il, il vise à susciter l’adhésion de la population. « Le cinéma est un puissant moyen de mobilisation et de communication pour un changement de comportement », souligne Cyprien Fabilé ajoutant qu’un débat suivra la projection du documentaire intitulé ‘’Descentes en eaux usées’’. Sur le campus d’Abomey-Calavi, trois groupes d’étudiants de l’Ecole nationale des Sciences et techniques de l’information et de la communication (Enstic) ont participé à des ateliers de sensibilisation sur le thème retenu, à savoir « Eau, qualité et santé ».
Au nom du recteur de l’Uac, le professeur Félicien Avlessi, 2e vice-recteur chargé des recherches, a salué l’initiative de la Giz et de Eau Afrique. Se référant au thème, il a fait le lien entre la qualité de l’eau et la santé.
Après avoir souligné les conséquences du manque et de la mauvaise qualité de l’eau sur la vie et la santé, Elga Fink, chargée du Programme sectoriel Eau, hygiène et assainissement (ProSeha), a indiqué que la Giz et Eau Afrique tentent de trouver solution à travers Water School et Eau Ciné 2018. Pour elle, il faut agir ensemble. C’est pourquoi les étudiants ont été associés pour relever les défis liés à l’eau, a-t-elle expliqué.
Emmanuel Lawin, directeur de cabinet du ministère de l’Eau et des Mines, a fait savoir que l’accès à l’eau fait partie de l’objectif n°6 des Objectifs de développement durable (Odd) avec un accent particulier sur sa qualité, la gestion des eaux usées, l’utilisation rationnelle des ressources en eau et la préservation des milieux aquatiques. Pour le gouvernement, a rappelé le directeur de cabinet, l’accès à l’eau est un droit inaliénable et un facteur de développement. Aussi, a-t-il prévu des actions pour l’accès universel à l’eau potable en milieu urbain comme en zone rurale, a assuré Emmanuel Lawin avant d’apprécier la démarche de la Giz et de Eau Afrique.
En termes d’attente, Cyprien Fabilé indique qu’il espère de la part des populations en général et des étudiants en particulier un changement de comportement. Ces jeunes de l’Uac serviront de relais dans les ménages, au sein de leurs camarades. « En février 2019, il y aura l’installation du réseau Water School », annonce-t-il.
Les manifestations ont été clôturées par la remise d’attestations de participation aux étudiants.

Le Bénin renoue encore avec la fièvre hémorragique à virus Lassa cette année après 2014, 2016 et 2017. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, l’a officiellement annoncé, vendredi 7 décembre dernier à Cotonou, à la faveur d’un point de presse.
« Notre pays, le Bénin, fait face encore à une épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa », a annoncé, vendredi dernier, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Cette annonce fait suite aux conclusions des analyses de prélèvement sur un cas suspect au Centre hospitalier universitaire départemental de Parakou.
En effet, la Direction départementale de la Santé du Borgou a notifié, jeudi 6 décembre, au ministre de la Santé un cas suspect de fièvre hémorragique à virus Lassa admis au Centre hospitalier universitaire départemental de Parakou (Chud). Il s’agit, explique le ministre, d’une Béninoise âgée de 22 ans, ménagère résidant à Tabèrou au Nigeria. Elle est rentrée au Bénin le 29 novembre dernier suite à la persistance d’un ensemble de malaises à savoir la fièvre, le vomissement, la fatigue et la diarrhée, survenus une semaine plus tôt.
Face à cette situation, poursuit le ministre, le dispositif de riposte a été activé. La patiente a été isolée et mise sous traitement spécifique. Les personnes qui ont été en contact avec elle sont en observation. Il a rassuré toute la population que les mesures de santé publique en cours permettront d’endiguer rapidement cette flambée. Il s’agit de la présence de l’équipe d’intervention rapide formée et qui est déjà à l’œuvre sur le terrain. Ensuite, des salles d’isolement et de traitement sont apprêtées pour la gestion des cas suspects et confirmés, et la sensibilisation de la population en particulier des guérisseurs, des notables, leaders religieux et traditionnels est déjà en cours. Enfin, des équipements de protection individuelle, médicaments, consommables médicaux, matériel d’hygiène précédemment positionnés seront complétés au besoin.
Il a saisi cette occasion pour rappeler à toute la population que le virus responsable de la fièvre hémorragique à virus Lassa se transmet d’une personne infectée malade à une personne non malade par contact avec les liquides biologiques, c’est-à-dire le sang, les vomissures, les selles et les urines. Il se transmet également par contact avec les excréments de rongeurs, notamment le rat à multiple mamelles.
Après avoir rappelé les manifestations de cette maladie, il a invité les populations à observer un certain nombre de comportements. Dès les premiers signes, conseille-t-il, il est impératif de se rendre immédiatement au centre de santé le plus proche. En plus, les populations doivent observer les mesures d’hygiène et éviter la manipulation et la consommation des rats et tout contact avec une personne suspecte ou malade de cette fièvre. Aussi, doivent-elles éviter tout contact avec les liquides biologiques, selles, urine, salive, vomissures et les objets contaminés d’une personne suspecte, malade ou décédée de la fièvre hémorragique à virus Lassa.
Mesmin Valère Aïmontché[/caption]Comme tous les autres secteurs pourvoyeurs de l’économie nationale, la filière ferraille et assimilés a de beaux jours devant elle. Mais son rayonnement dépend de l’implication de l’Etat, selon le secrétaire général de l’Union des négociants de ferrailles et assimilés, Mesmin Valère Aïmontché. Dans cette interview, il expose les avantages pour les acteurs d’une part et les opportunités pour l’Etat d'autre part s’il réorganise la filière à l’instar d’autres qui font fleurir l’économie béninoise.
La Nation : Quel est l’historique de la filière ferraille au Bénin et décrivez nous l’impact des actions de l’Union dont vous êtes le secrétaire général dans ce secteur ?
Mesmin Valère Aïmontché : La filière de la ferraille et assimilés est née du fait de l’absence de la matière fossile. Cette matière fossile qui est la matière première vient des ressources naturelles qui permettaient à l’industrie d’extraire le fer et les assimilés au fer. Mais aujourd’hui, la raréfaction de cette matière première a induit le recyclage de tout ce qui a été déjà éjecté de l’industrie. Il fallait les récupérer et recommencer le cycle de la transformation. D’où la naissance de la filière ferraille et assimilés. Les industries sont nées de ce secteur-là du fait de la raréfaction du fer ; il fallait fabriquer les véhicules, les motos que nous conduisons … Le secteur existait avant l’an 2000 et l’Union des négociants de ferrailles et assimilés a été enregistrée en 2010. Avec l’union, on s’est lancé dans cette bataille vaille que vaille, sans aucun soutien. Vous allez remarquer sans doute la régression des actes de vandalisme sur les infrastructures publiques. C’est notre action, c’est le fruit de la sensibilisation que nous menons.
Avec le temps, le secteur a connu de l'évolution. Aujourd’hui, s’il vous est demandé de faire une comparaison, que diriez-vous ?
Au début, c’était une activité purement informelle. C’était une activité que menait l’homme pour joindre les deux bouts. Mais aujourd’hui, ça fait un certain nombre d’années que cette activité est réglementée, connue de l’Etat. L’Etat sait qu’il y a une filière ferraille et il prélève ses droits sur l’exportation. Avant 2000 et jusqu’en 2010, c’était laissé à tout venant, tout le monde peut se lancer dans cette activité. En 2010, il fallait quand même mettre une barrière, harmoniser le secteur. D’où la naissance de l’Union des négociants de ferrailles et assimilés. Et, à cette époque là, l’autorité a été saisie à travers le ministère du Commerce. Il existe bel et bien une filière ferraille au Bénin et dans presque tous les pays africains.
Sans doute que vous vivez aussi des difficultés. Comment parvenez-vous à accéder à ces ferrailles qui sont vendues et exportées depuis des années ?
La filière est faite de telle sorte qu’au début, il y a les pré-collecteurs connus sous le nom de ''pousse-pousseurs''. Ils passent de maison en maison, de hameau en hameau pour pré-collecter tout ce qu’ils trouvent comme ferrailles et assimilés. Le ‘’gankpo’’ dont on parle de façon générale et ses assimilés tels que les débris d’aluminium, de bronze, d’inox, de cuivre, etc. Avant 2010, la filière se portait bien. Mais, d’octobre 2012 à aujourd’hui, pour les nationaux, la filière ne se porte plus bien. Parce qu’il y a eu des implications extérieures. Certains se sont incrustés dans la filière. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, le prix de la ferraille n’est plus celui d’avant 2010. En 2010, la meilleure ferraille que vous pouvez acheter ici dans le seul marché de ferraille au Bénin tourne autour de 200 000 mille francs la tonne. Le kilo est à 200 francs. Mais aujourd’hui, le kilo de ferraille tourne autour de 150 francs. Vous voyez la marge ? Le secteur est organisé de manière qu’on trouve les pré-collecteurs. Il y a nous, les nationaux qui préfinançons les pré-collecteurs et il y a les acheteurs expatriés ou nationaux qui achètent la ferraille en gros et la conditionne dans des conteneurs et l’exportent. Mais aujourd’hui, lorsque l’exportateur est impacté, ça retombe sur l’acteur national. Ça l’implique directement. Si le kilo est vendu à plus de 170 francs ailleurs, pourquoi c’est moins que ça au Bénin? Seul le pouvoir public peut nous aider à répondre à cette interrogation. C’est pourquoi nous appelons l’Etat à s’impliquer dans cette filière afin de préserver les emplois nationaux qui y sont liés. Un emploi perdu au Bénin, de nos jours, c’est un délinquant qu’on crée.
Les autorités s’impliquent-elles dans le secteur ?
Sans ambages, l’on peut affirmer que l’autorité a connaissance qu’il y a une telle filière qui existe au Bénin, mais elle ne s’y implique pas. Au Togo tout près, la filière est organisée de telle sorte que les nationaux sont protégés, parce que c’est une filière, qui nourrit son homme. Aujourd’hui, les emplois nationaux n’existent plus, ou ils sont menacés de disparition. Cette filière sans vous mentir, embrasse toutes les couches sociales de notre pays, en particulier les gens qui n’ont aucune formation professionnelle. C’est eux que vous voyez souvent dans les vons. Cette filière peut nourrir son homme si elle est organisée. Et nous exhortons l’Etat à prendre langue avec nous pour que nous organisions cette filière afin que les emplois nationaux soient sauvegardés. L’emploi aujourd’hui au Bénin est très important, et lorsque nous délaissons un secteur sous prétexte qu'il ne peut impliquer des indices économiques, ce n’est pas à encourager. Dieu seul sait les implications économiques de la filière ferraille au Bénin. Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu'elle implique des milliers de personnes. Depuis 2016, par exemple, l’Etat a impacté le secteur du fait de son rôle régalien d’imposition. Sur un conteneur de 20 pieds, c'est-à-dire 20 tonnes, vous devez payer un million comme taxe. Pas pour les nationaux, mais pour les expatriés.
Le préfinancement dont vous parlez, comment se passe-t-il ?
Le préfinancement se fait depuis le début de la filière au Bénin. Ceux qui veulent se lancer dans la pré-collecte ou dans la collecte de la ferraille et assimilés se rapprochent de nous qui sommes les nationaux. Nous sommes sollicités, car ils n’ont pas la possibilité d’aller directement vers les acheteurs expatriés qui sont souvent des Asiatiques. Ils passent par nous et on les introduit et ils obtiennent le préfinancement. Mieux, si le négociant a un pouvoir financier, il préfinance sans impliquer l’acheteur expatrié. Mais le retour n’est pas toujours facile. Parce que dans cette filière, c’est une relation de confiance, et les pré-collecteurs sont pour la plupart nos frères du Niger. Et quand vous avez de ces relations, le partenaire peut dire qu’il n’a rien reçu de vous. Et c’est votre argent qui s’envole. Ainsi, votre chiffre d’affaires s’écroule. Il y a beaucoup de ces cas. C'est pourquoi nous appelons l’Etat à venir nous aider à améliorer le secteur, pour que nos investissements ne s’envolent plus. Si le gouvernement nous appelle par le truchement du ministère du Commerce, nous irons exposer nos idées et nous allons voir comment améliorer le secteur afin que l’investisseur national puisse tirer son épingle du jeu ainsi que les autres acteurs. Vous ne pouvez pas imaginer ce que la filière ferraille crée comme emplois dans toutes les communes du Bénin et dans chaque hameau.
Quelles sont les propositions auxquelles vous pensez ?
Nous avons des propositions à faire si l’Etat nous convie à une rencontre sur cette filière porteuse. Sans l’implication de l’Etat, nous ne pouvons rien. Ailleurs, dans d’autres pays, les choses se passent autrement dans la filière ferraille. Donc, c’est l’Etat qui doit s’impliquer un peu plus parce qu’il prélève des taxes et des impôts. Or, il ne sait pas comment la filière est organisée. S'il s'implique, il peut lever davantage d’impôts.
Quel est le circuit du marché de ferraille au Bénin ?
Le circuit se présente comme suit : il y a les pré-collecteurs que vous voyez souvent dans les rues en quête de ferrailles; c’est le premier maillon de la chaîne. Quand ils pré-collectent, ils stockent, ils trient. Dans ce tri, on sépare ferraille, aluminium, et autres de tout ce qui est collecté. Ils chargent la ferraille et les autres matières de façon séparée. Ensuite, ils viennent trouver les négociants qui ont eu à les préfinancer. De ces négociants, les expatriés interviennent. Eux, s'ils viennent, c’est pour prendre la cargaison. Pour le faire, ils doivent s’adresser au négociant. Parce que c’est lui qui a préfinancé la marchandise avant qu’elle n’arrive. Le marché est ouvert. Il y a beaucoup d’acheteurs expatriés et même des nationaux. C’est au plus disant qu’on offre la marchandise. Voilà comment ça se fait. Faut-il ajouter que quand ils viennent acheter, ils amènent la cargaison sur leur site et il y a des manœuvres là-bas qui les conditionnent dans des conteneurs de 20 pieds. Et après le conditionnement, c’est le circuit de l’exportation : ça va en Chine, en Inde, au Vietnam, au Cambodge, … dans les pays asiatiques. Et ça revient sous forme de fer à béton ; de motos etc…
Quel est votre souhait pour le rayonnement de la filière aujourd’hui ?
Que l’Etat nous accompagne. Les négociants n’ont pas accès, par exemple, aux microfinances, parce qu’on ne croit pas encore en leur secteur, d’où j’appelle l’Etat à intervenir. Par exemple, un conteneur de 20 pieds, l’Etat sait combien ça coûte. Une taxe de 50 000 francs est prélevée par tonne. Donc, la ferraille, on doit en tenir compte. Vous devez aussi savoir que la filière permet à l’Etat de nettoyer un peu l’environnement immédiat. Les épaves ici et là, vous n’en voyez plus maintenant dans les rues. C’est l’effet de la filière ferraille. L’Etat doit alors intervenir car elle n’est plus cachée. Elle passe par le cordon douanier. Et beaucoup d’acteurs dont les pré-collecteurs, les transitaires jusqu’aux douaniers peuvent en témoigner.
Société 11 déc. 2018
Un match d’un niveau technique assez élevé[/caption]Les rencontres de la deuxième journée du tournoi de basket-ball « Coupes de la relève » ont eu lieu, samedi 8 décembre dernier à Cotonou. L’Ecole française de l’enseignement Montaigne a réussi à enchainer avec une deuxième victoire, dans la catégorie U18, chez les garçons, tandis que l’école turque Ufuk a été battue par l’Ecole de l’enseignement général, technique et professionnel Laura Vicuna (Eegtp/Lv).
Trois matchs ont marqué la deuxième journée du tournoi de basket-ball «Coupes de la relève», samedi 8 décembre dernier, à Cotonou. A Natitingou, les demi-finales ont été jouées et les finalistes de la compétition sont désormais connus.
Dans la première rencontre à Cotonou, chez les garçons U-18, l’école internationale turque Ufuk a été battue par l’Ecole de l’Enseignement général, technique et professionnel Laura Vicuna (Eegtp/Lv) par le score de 19-17, dans le groupe A. D'un niveau technique assez bien, cette rencontre a tenu en haleine le public ayant effectué le déplacement du Complexe scolaire protestant (CSP). Equilibrée lors des trois premiers quart temps, la rencontre a fini par basculer en faveur de l’Eegtp/Lv. La faute technique de l'entraîneur de l'école internationale turque Ufuk, suite à la contestation de l'arbitrage, va profiter à l’adversaire, l’Eegtp.
Pour le compte du deuxième match, dans le groupe B, l’Ecole française de l’enseignement Montaigne s’est imposée par le score de 35 - 17 face au Lycée technique Coulibaly (Ltc), dans la même catégorie. Au cours de la partie, chaque entraîneur a su faire la lecture technique nécessaire permettant à ses poulains de se donner. Les beaux gestes techniques de part et d'autre ont été accueillis avec satisfaction à travers les applaudissements du public. C’est alors que les joueurs de Montaigne ont su tirer leur épingle du jeu grâce à leur expérience des grandes compétitions face aux jeunes du Ltc, pourtant physiquement présents.
Chez les filles, Montaigne a battu l’Ecole de l’Enseignement général, technique et professionnel Laura Vicuna (Eegtp/Lv) par le score de 32-02. Cette victoire qualifie directement Montaigne pour la finale.
A Natitingou, les finalistes du tournoi sont connus. Chez les filles, Lions Basket-ball club sera aux prises avec le Lycée des jeunes filles tandis que chez les garçons, Chaminade va en découdre avec Lions Basket-ball club. La compétition va se poursuivre le week-end prochain avec les finales à Natitingou et la troisième journée à Cotonou avec l’entrée en compétition des U-12.

Les parties prenantes du Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo) procèdent à l’évaluation des réalisations à mi-parcours. Les travaux de cette revue d’étape ont été lancés, ce lundi 10 décembre à Cotonou, par le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Agriculture, Bonaventure Kouakanou.
Faire le bilan du chemin parcouru, identifier les goulots d’étranglement et faire des recommandations, c’est à cet exercice que se livrent les acteurs du Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo), après trois ans et demi de mise en œuvre. Cette revue à mi-parcours démarrée le 29 novembre dernier et qui s’étend jusqu’au 13 décembre a été marquée hier à Cotonou par un atelier d’échanges entre les parties prenantes sur le rapport d’état d’avancement.
« Le Paia-Vo a déjà amorcé des transformations rurales perceptibles au niveau de la basse et moyenne vallée de l’Ouémé à travers notamment des aménagements hydro-agricoles, des infrastructures de stockage et marchandes, des infrastructures de désenclavement, des acquis aux producteurs à travers l’encadrement technique, l’appui-conseil, l’accès aux intrants et aux équipements agricoles et l’entrepreneuriat agricole », se réjouit le directeur de cabinet représentant le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Bonaventure Kouakanou. Malgré ces avancées, il importe d’apprécier les actions menées, à travers les résultats obtenus, les progrès réalisés, les difficultés rencontrées et les perspectives visant à corriger les imperfections et à obtenir des résultats de meilleure qualité, estime-t-il.
Pour le chef de mission de la Bad, Dr Eklou Attiogbévi-Somado, « Cette revue est un exercice capital en ce sens qu’il permet d’évaluer la pertinence des objectifs ; de voir si le projet est toujours sur le bon chemin et répond encore aux besoins des bénéficiaires ; d’identifier les contraintes qui, d’une manière ou d’une autre, empêcheraient le projet de ne pas atteindre ses objectifs et de proposer des solutions».
Un documentaire de 26 minutes projeté hier lors de l’atelier tenu à Cotonou, suite aux visites de terrain, retrace les performances en matière de maîtrise d’eau, de mise à disposition des semences, de promotion des techniques pour la fabrication d’engrais naturels, de sécurisation des terres agricoles, de formation des jeunes, d’autonomisation des femmes. Les bénéficiaires directs, de vive voix, expriment leur satisfaction ainsi que leurs attentes non encore comblées.
Résultats prometteurs
Cofinancé pour un coût total de 37,742 milliards de F Cfa par le groupe de la Banque africaine de développement (Bad), l’Etat Béninois et les bénéficiaires, le Paia-Vo vise l’accroissement durable de la productivité et des productions agricoles par la promotion des filières porteuses telles que le riz, le maïs et les cultures maraîchères, rappelle Sènou Jean Kokoyè, coordonnateur du projet. C’est à travers le développement des
infrastructures agricoles structurantes et des chaînes de valeurs et la professionnalisation des acteurs dans quinze communes réparties dans trois départements (Ouémé, Zou et Atlantique).
Le projet lancé le 18 février 2015 a une durée de six ans et devra impacter directement une population estimée à plus de 420 000 personnes et indirectement environ 1,4 million d’habitants.
A mi-parcours, tous les contrats sont signés et les activités majeures sont réalisées, à en croire Sènou Jean Kokoyè qui informe que le projet a enregistré un taux d’exécution physique de 43% contre 50% attendu au terme de sa première moitié de vie. Le taux d’exécution financière s’élève à 24% pour la même période ; l’indice d’efficacité est de 86% et l’indice d’efficience, 56%, souligne-t-il.
En termes d’aménagement gravitaire avec maîtrise totale de l'eau portant sur 1000 ha, le niveau d’exécution des travaux a atteint les 44 %. Aussi, 742,5 ha de bas-fonds sont aménagés et le processus est enclenché pour 943 ha sur de nouveaux sites.La quantité totale de semences certifiées produites est estimée à 355,42 tonnes contre 350 tonnes attendues au terme du projet.

Une grève de 120 heures par semaine paralyse depuis hier, lundi 10 décembre, la plupart des établissements de l’enseignement secondaire du Borgou. Tacitement reconductible, elle a été déclenchée par la section Borgou du Syndicat national des enseignants vacataires de l’enseignement secondaire du Bénin (Synaves). C’est pour réclamer le paiement immédiat de leurs primes de juin et de juillet 2018, puis des trois premiers mois de l’année scolaire en cours.
Mécontents de n'être pas entrés en possession de certaines de leurs primes de vacation, les enseignants honoraires du Borgou observent, depuis hier lundi 10 décembre, un mouvement de grève de 120 heures par semaine. Conséquence, les activités pédagogiques n’ont pas eu lieu dans les classes où ils interviennent. Aux heures où ces enseignants étaient censés être avec eux, à leur dispenser les cours, les élèves étaient abandonnés à eux-mêmes.
Que ce soit au Lycée Mathieu Bouké et dans les Ceg Titirou, Zongo, Albarika, Guéma et Komiguéa, le mouvement est très suivi. Il en est de même dans la plupart des autres établissements de l’enseignement secondaire du Borgou.
Regroupés au sein de la section départementale du Borgou du Syndicat national des enseignants vacataires de l’enseignement secondaire du Bénin (Synaves), les enseignants honoraires concernés justifient leur mouvement d'humeur par la non-satisfaction de leurs revendications. Ils réclament le paiement de leurs heures de vacation de juin et de juillet 2018, puis des trois premiers mois de l’année scolaire en cours.
Evoquant les motifs de leur mouvement de débrayage, le secrétaire général du Synaves Bénin, section du Borgou, Roger Yarigo, indique que le premier point de leurs revendications est relatif à la signature et à la publication sans délai de l’arrêté interministériel portant règlementation de la vacation dans les établissements publics des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. Le deuxième point, c’est le paiement immédiat des primes de vacation des cinq mois qui leur sont dues. Quant au troisième point, il porte sur la prise en compte des enseignants vacataires par rapport aux primes de rentrée, de formation et d’animation, puis leur recrutement dans la fonction publique.
Les grévistes reconnaissent être désormais payés. Seulement, ils s’inquiètent de ne pas être entrés en possession de ce qui leur reste encore dû. « Cela ne nous rassure pas. C’est seulement dans le Borgou que nous avons ces imperfections », laisse entendre Roger Yarigo.
Pour le secrétaire général du Syndicat des enseignants honoraires du Ceg Guéma, Missibaou Balogoun, l’autorité a déjà pris connaissance de leur plateforme revendicative. Il espère la voir leur donner satisfaction, afin qu'ils puissent à surseoir à leur mouvement. « Nous travaillons à la tâche et n’avons aucun intérêt à rester à la maison », explique-t-il.
Professeur des Svt au Ceg Albarika, Clément M’Po est un de ces enseignants vacataires. « De nombreux collègues sont laissés sur le carreau. Ils ne sont pas encore entrés en possession de ces primes de vacation. Nous sommes obligés d’entrer en mouvement pour exiger ces droits», se plaint-il. « C’est pitoyable, ce que ces enseignants vivent comme difficultés. Il y en a qui sont contraints d’aller se réfugier chez leurs parents, parce qu’ils n’arrivent plus à payer le loyer et leurs propriétaires les ont vidés des lieux. Pour certains, l’humiliation a tellement atteint son comble qu’ils ont honte de rencontrer leurs pompistes. Ils leur doivent tellement et prennent par des détours pour les éviter », poursuit-il.
Les enseignants vacataires du Borgou souhaitent donc le règlement de leurs émoluments sans délai. Ils invitent, par ailleurs, les autorités à revoir leur mode de paiement.

L’organisation non gouvernementale « Valeur Albinos » a organisé, samedi 8 décembre dernier, à la maison des jeunes de Lalo, dans le département du Couffo, une sensibilisation sur l’albinisme. Cette séance s’inscrit dans le cadre des activités du projet dénommé « Luna ».
La séance de sensibilisation des jeunes de Lalo, samedi dernier, vise à mettre fin aux préjugés et stéréotypes relatifs aux personnes atteintes de l’albinisme. Pour ce faire, l’Ong Valeur Albinos a mobilisé les parents des enfants albinos, des sages et têtes couronnées de la commune. Ceux-ci ont été sensibilisés à considérer des personnes atteintes de l’albinisme comme des êtres humains ayant droit à la vie. La séance a été soutenue par la projection d’un téléfilm réalisé grâce à l’appui de l’Ong Happy made by et Fondation Antoine Metternich Zandhuis (Amz). Le choix de Lalo pour abriter cette activité n’est pas anodin.
Selon la présidente de l’Ong Valeur albinos, Pamela Capo-Chichi, Lalo fait partie des communes béninoises où le crime contre les personnes vivant avec l'albinisme persiste encore. A ses dires, elle attend de la rencontre de Lalo un changement de comportement. « Nous devons protéger ces personnes vulnérables. Ensemble, nous sommes sûrs de gagner ce combat que l’Ong Valeur Albinos mène depuis 2009 », a-t-elle lancé à l’endroit de ses invités. A l’en croire, les six communes du Couffo (Djakotomey, Dogbo, Aplahoué, Toviklin, Klouekanmey et Lalo) puis Bopa et Houeyogbé dans le Mono ainsi que Abomey et Covè sont concernées par cette campagne de sensibilisation sur l’albinisme.
Saluant cette initiative, le maire de la commune de Lalo, William Fangbédji, promet de s’engager aux côtés de l’Ong Valeurs albinos pour la protection de ceux-ci. « Je vois parmi ces enfants, de futurs ministres, des ambassadeurs,… », a soutenu le maire en regrettant le classement de sa commune dans « la zone rouge» de la carte du rejet des personnes vivant avec l'albinisme.
A son tour, le chargé de mission du préfet du département du Couffo, Marius Honoré Guigui, rétablit que les personnes atteintes d'albinisme ne sont «ni des malades, ni des divinités. Ils ne sont ni à stigmatiser, ni à sacrifier. C’est juste un pigment qui leur a manqué ». Pour finir, il a mis en garde toute personne qui tenterait encore de porter atteinte à la vie de ces personnes.

Des experts culturels des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sont en concertation à Cotonou pour trois jours, depuis le lundi 10 décembre. Au terme de leurs travaux, ils sont censés faire des propositions en vue de la validation d’un document de politique culturelle régionale.
La réunion des experts culturels des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est d’une importance capitale pour doter cet espace régional d’une stratégie qui permet de hisser la culture au rang de meilleur contributeur au Produit intérieur brut (Pib) des pays et donc porteur de développement. « Nous avons expérimenté les autres secteurs que nous partageons avec tous les pays du monde, mais malgré cela, la pauvreté qui est notre mal profond ne recule pas. Il nous faut trouver les moyens de diversification de nos économies, trouver d’autres sources de revenus afin de lutter contre la pauvreté ». Par cette déclaration, Ernest Guillaume Sossou, directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture, représentant le ministre à l’ouverture des travaux, rappelle aux experts, tout l’espoir fondé en leurs travaux par les pays. « Ce en quoi nous avons un avantage comparatif, c’est notre culture. Nous devons donc faire en sorte que l’offre culturelle de nos pays puisse avoir cette compétitivité souhaitée sur le marché mondial», souligne-t-il. Il met aussi en lumière l’attachement du Bénin à la valorisation de la culture puis à son exportation pour assurer la diversification de nos sources de revenus. Au terme de cette réunion, il nourrit l’espoir de voir les experts mettre en route la politique culturelle de la région à travers des réflexions en adéquation avec les attentes. « Que vous puissiez porter un regard profond sur les différents documents afin qu’à terme, nous ayons une proposition de politique qui prend en compte les différentes stratégies que chaque pays met en œuvre actuellement», espère-t-il par ailleurs. Aussi, apprécie-t-il la synergie que cultivent la Cédeao et l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) «pour que notre région devienne une région des peuples et non des Etats ».
Komlan Agbo, représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin est aussi d’avis. La collaboration entre les deux institutions à travers le secrétariat technique conjoint est appréciée par lui comme un engagement et une foi en l’intégration régionale. Pour lui, la commission de la Cedeao accorde une importance majeure au sujet à l’ordre du jour de cette réunion. « L’examen et la validation d’un document de politique culturelle régionale revêt un triple intérêt, économique, politique et social », souligne-t-il. Sous l’angle politique, il note que « l’ambition est de faire adopter par les Etats membres, une vision commune du rôle que peut jouer notre riche culture dans un processus d’intégration régionale davantage centrée sur les hommes ». L’adoption de cette politique culturelle régionale devrait indubitablement ouvrir la voie au lancement d’initiatives importantes dans le domaine de la culture, projette-t-il.
Cerner les enjeux
Avec regret, il fait observer que le second enjeu, économique, n’est pas toujours bien perçu. Et pourtant, « il est prouvé que la culture demeure l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie mondiale ». En 2013, illustre-t-il, « les secteurs culturel et créatif dans le monde ont généré 2250 milliards de dollars de revenus et employé 29,5 millions de personnes. L’Afrique et le Moyen-Orient voient les revenus de ces secteurs s’établir à 58 milliards de dollars, soit 3% du total et générer 2,4 millions d’emplois représentant 8% du total des emplois ». Malheureusement, relève Komlan Agbo, cet important potentiel reste freiné par de nombreux obstacles. Il cite en exemple l’insuffisance de sa prise en compte effective dans les politiques nationales de développement, la méconnaissance de sa contribution aux économies nationales, la faible compétitivité des productions culturelles et artistiques sur le marché mondial des biens, services et produits culturels, l’environnement des affaires peu propice à l’essor d’une véritable économie de la culture, l’inadéquation et l’insuffisance des cadres réglementaires et fiscaux existants.
Le troisième enjeu, celui social, fait la synthèse des deux premiers, explique-t-il. « Il s’agit de la reconnaissance, de la consolidation et de la valorisation des valeurs endogènes qui ont cimenté les relations multisectorielles qu’entretiennent les populations, bien avant la mise en place des organisations régionales ». De l’avis du représentant de la Commission de l’Uemoa, « le dialogue intra et interculturel est la condition essentielle pour partager et promouvoir ce qui nous réunit et nous unit ». Il insiste aussi sur le fait que « tout modèle de développement qui ferait abstraction des référents culturels de notre héritage culturel serait voué à l’échec ». Après autant d’explications, il invite les experts à poser au cours de leurs travaux, les vraies questions sur la part que doivent prendre les acteurs culturels dans les efforts pour le développement de notre espace et du continent. Pour sa part, le professeur Leopoldo Amado, commissaire Education, Science et Culture de la Cedeao apprécie les efforts du Bénin qui s’illustre comme exemple en prenant le leadership pour le retour des biens culturels dans leur environnement d’origine. La rencontre se tient à un moment crucial et de grand enjeu, mais aussi à une période où le rôle de la culture pour le développement se précise davantage. La contribution de la culture et de l’industrie culturelle ne cesse de s’accroitre dans les autres pays, et l’Afrique, notamment les pays de la Cedeao devraient s’y aligner, propose-t-il aux experts.

Le Bénin a célébré ce lundi 10 décembre la treizième édition de la Journée nationale de lutte contre la corruption. Organisée sous la coordination de l'Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), la présente édition a été axée sur la jeunesse. Représentant le chef de l'État, le ministre en charge de la Jeunesse Oswald Homéky a ouvert les manifestations en présence de son homologue de la Justice et de la Législation.
"Une jeunesse engagée dans la lutte contre la corruption", c'est le thème retenu pour la célébration de la treizième édition de la Journée nationale de lutte contre la corruption. L'objectif général de cette édition est d'engager durablement les jeunes dans cette lutte pour amorcer, à terme, un recul du fléau au Bénin. A l'occasion de l'ouverture officielle de la commémoration, le président de l'Anlc Jean-Baptiste Elias précise qu'il sera question à travers l'édition de cette année d'attirer l'attention des jeunes sur la nécessité de s'engager dans la lutte durable contre la corruption ; de mettre en exergue certaines initiatives de jeunes en matière de lutte contre la corruption au Bénin; de partager avec les jeunes les stratégies efficaces de lutte mises en œuvre par des jeunes dans certains pays d'Afrique ; d'améliorer la collaboration entre l'Anlc et les organisations de jeunes actives dans la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption ; de mobiliser les différents acteurs autour de la nécessité de travailler en synergie avec les jeunes pour le recul de la corruption au Bénin. « Somme toute, il s'agit pour nous aujourd'hui d'asseoir une collaboration avec les organisations de la jeunesse afin que partout sur le territoire national, dans les institutions de l'État, dans le secteur public comme dans les entreprises, les jeunes et leurs organisations soient plus actifs que jamais… C'est cette couche, largement majoritaire (69?), qui subit les pires effets de la corruption notamment par l'accès limité aux opportunités politiques, économiques, sociales et aux services publics... », justifie le président de l'Anlc. Il a salué les représentants du Front des organisations nationales contre la corruption et l’ensemble des participants. C'est pour lui la preuve de l'attachement indéfectible de tous au combat pour l'intégrité, la reddition de comptes, la responsabilité et la bonne gestion des affaires et biens publics.
Représentant la jeunesse, le président de l'Organe consultatif de la Jeunesse (Ocj) Thomas Singbo a réitéré l'engagement de la jeunesse à relever le défi. La lutte contre la corruption est bien, selon lui, la lutte de la jeunesse. Le ministre en charge de la Jeunesse Oswald Homéky est tout aussi confiant. Pour lui, l'engagement des jeunes dans la lutte contre la corruption est un devoir. « Je connais la jeunesse béninoise. Je connais ses ambitions et je connais sa force d'action. Je peux vous dire que la jeunesse relèvera ce défi et nous gagnerons le combat de la lutte contre la corruption », a-t-il laissé entendre.
Célébrée normalement le 8 décembre la commémoration de cette année a eu lieu hier conformément au décret l'instituant qui stipule que la Journée est célébrée le premier jour ouvrable suivant immédiatement le 8 décembre lorsque cette date tombe sur un jour férié.