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Nouvelles

Dessaisissement du COS/LEPI au profit du CNT:L’ANG donne son point de vue

L’Alliance pour une nouvelle gouvernance (ANG) a organisé hier à son siège à Cotonou, un point de presse sur la non-distribution des cartes d’électeurs et sur la décision de la Cour constitutionnelle de dessaisir le Cos/Lepi de la distribution desdites cartes. A cette occasion, Philippe Noudjènoumè, le président de l’ANG a rendu publique une déclaration dans laquelle il donne la position de son alliance.

L’objectif du point de presse de l’Alliance pour une nouvelle gouvernance (ANG) est de faire part au peuple des observations des partis et mouvements membres de la coalition sur le retard qu'accuse la distribution des cartes d'électeurs. Devant les professionnels des médias hier, le président de l’ANG, Philippe Noudjènoumè a d’abord lu un extrait de la décision de la Cour constitutionnelle qui dessaisit le COS/LEPI de la gestion de la suite du processus électoral qui est désormais confiée au Centre national de traitement (CNT). Pour lui, cette décision suscite deux observations. La première, c’est qu’elle vient en totale violation de la loi n°2013 du 25 septembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin notamment en son article 183 qui dispose que le centre de distribution des cartes d’électeurs est ouvert 15 jours de suite de 8h à 18h. La deuxième observation est qu’elle vise, selon Philippe Noudjènoumè, à instaurer un cafouillage propice à un chaos généralisé et un K.O. électoral comme celui de 2011 qui profiterait à Boni Yayi ainsi qu’aux membres du COS/LEPI. «Ce scénario qui pointe à l’horizon a été minutieusement préparé par tous les camps de la classe politique dirigeante du pays, Mouvance et Opposition confondues. Le COS/LEPI est la représentation des deux camps», a martelé le conférencier.
Pour renforcer son argumentaire, le président de l’Alliance pour une nouvelle gouvernance a cité le vote, il y a quelques jours, de la loi portant Statut général des agents de la Fonction publique. Cette loi votée presqu’à l’unanimité des députés fait de l’ensemble des agents de l’Etat, des contractuels plutôt que des permanents. Cela montre, selon Philippe Noudjènoumè, que ce qui divise les hommes politiques béninois ce n’est pas l’intérêt du peuple mais le partage du butin. «Ce qui oppose le clan de Yayi et ceux qui se proclament tapageusement aujourd’hui de l’Opposition, ce n’est pas la défense des intérêts des travailleurs mais des questions d’intérêt personnel», a estimé le président de l’ANG.

Actualités 16 avr. 2015


Démocratie dans la sous-région:Les médiateurs de l’UEMOA appellent à des élections apaisées au Bénin

En fin de visite au Bénin la semaine dernière, les médiateurs de l’Association des médiateurs des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (AMP-UEMOA) ont adopté une déclaration, dite Déclaration de Cotonou, pour appeler à des élections apaisées dans la sous-région en général et au Bénin en particulier. La teneur de cette déclaration a été lue hier par le médiateur de la République du Bénin, Joseph Gnonlonfoun, au cours de sa conférence de presse.

L’Afrique de l’ouest est dans un cycle électoral de 2015 jusqu’en 2017. Il y a élection présidentielle au Togo, puis élections législatives, communales, municipales et locales au Bénin et ensuite, élections locales au Mali. Ces consultations électorales sont prévues pour se tenir cette année dans ces trois pays. Une situation face à laquelle les médiateurs de l’Association des médiateurs des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (AMP-UEMOA) ne veulent pas rester indifférents. Ils souhaitent que ces élections se passent dans des conditions apaisées.
Dans une déclaration qu’ils ont rendue publique à cet effet à l’issue de leur réunion au Bénin la semaine dernière, déclaration lue hier par le médiateur de la République du Bénin, l’AMP-UEMOA salue les progrès réalisés au sein des Etats membres, pour rendre crédibles les processus électoraux à travers notamment l’informatisation des fichiers électoraux et la professionnalisation des structures en charge des élections. Elle appelle l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation des élections : les gouvernements, les Parlements, les Commissions électorales, les partis politiques, à faire preuve de responsabilité et de discernement en vue de préserver et de consolider la paix et la tranquillité indispensables à l’organisation d’élections libres et transparentes. Les médiateurs des huit pays de l’Union invitent les Forces de défense et de sécurité publiques à s’acquitter avec professionnalisme de leur devoir républicain de sécurisation desdits processus électoraux. Ils n’ont pas oublié les animateurs des médias. La déclaration recommande à ces derniers de faire preuve de «responsabilité en vérifiant l’exactitude des informations publiées, en privilégiant la recherche de l’équilibre et en s’abstenant de tout propos susceptible d’inciter à la haine et à la violence…».
L’AMP-UEMOA encourage les organisations multinationales, les partenaires bilatéraux, les Organisations de la Société civile nationale et internationale à renforcer leur appui aux structures impliquées dans l’organisation des élections et à maintenir la veille citoyenne. Elle exhorte les candidats au respect du verdict des urnes et à proscrire la violence. Les médiateurs de la République se disent disposés à apporter leur contribution au déroulement d’élections apaisées dans l’espace UEMOA par l’écoute, l’offre de dialogue ou de médiation entre les parties.

Actualités 15 avr. 2015


Conditions de travail des professionnels des médias:L’exercice du journalisme dans le Mono-Couffo préoccupe l’ODEM

De retour d’un atelier de formation tenu à Parakou, le président de l’ODEM, Guy Constant Ehoumi s’est préoccupé, hier mardi 14 avril dans la commune de Lokossa, des conditions de travail par rapport à la déontologie des professionnels intervenant dans les départements du Mono et du Couffo.

C’est sous l’aspect d’un visiteur ordinaire, que le président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM) a choisi de signaler à ses confrères sa présence à Lokossa. Ainsi qu’il l’a fait un peu plus tôt à la direction régionale de la chaîne de télévision privée Canal 3, il a tout juste parcouru quelques mètres pour effectuer la même visite à l’Antenne Mono-Couffo du journal La Nation puis à Radio Mono FM ou «La voix de Lokossa».
Il s’agissait d’une visite de courtoisie et de travail. C’est du moins ce qui ressort des interventions du président de l’ODEM, Guy Constant Ehoumi, reçu en studio par Radio Mono FM. De la visite, il a expliqué qu’il était venu voir sur le terrain, le comportement de la presse par rapport au communiqué édité par l'institution d’autorégulation. Ledit communiqué, selon le président de l’ODEM, appelle de la part des professionnels un traitement responsable des informations relatives aux activités électorales. Il les invite également à vérifier et à équilibrer le contenu de leurs productions afin d’éviter une quelconque manipulation venant du politique. Aussi, Guy Constant Ehoumi, a-t-il voulu apprécier par lui-même au cours de sa descente à Lokossa, la relation des professionnels des médias avec les pratiques de préservation de la paix. Toutes choses qui, développe-t-il, recommandent de ne pas prêter sa caméra, son micro ou sa plume aux agissements troublant l’ordre. Puis, il exhorte ses confrères très actifs sur le front de la communication bien que « tapis dans les rangs des journalistes à surseoir à cette besogne par ces temps de campagne électorale».
Sensible à la qualité des installations et aux dispositions particulières prises dans le cadre de la campagne électorale au niveau de Radio Mono FM, il s’est intéressé au traitement des ressources humaines. A ce sujet, le directeur de la station, Sébastien Guidi, rassure que tout au moins les différents niveaux de traitement contenus dans la Convention en dénonciation sont déjà observés y compris, la rémunération du veilleur de nuit. Que, la dizaine d’agents constituant le personnel de la station est entièrement déclarée à la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) sans aucun arriéré de cotisation.

Actualités 15 avr. 2015


Vulgarisation de la loi portant Code électoral et stratégies politiques:L’INPF outille les femmes candidates aux élections législatives

La tournée nationale de renforcement des capacités au profit des femmes candidates aux élections législatives du 26 avril prochain, initiée par l’Institut national pour la promotion de la femme (INPF) s’est poursuivie le 10 avril dans la commune de Ouidah. A cette étape, les candidates des départements de l’Ouémé, du Plateau, de l’Atlantique et du Littoral étaient concernées.

La formation initiée par l’Institut national pour la promotion de la femme (INPF) avec l’aide de OSIWA vise essentiellement, selon Didas Tossou, directeur des Etudes, de la formation, des recherches au sein de cet institut, à accompagner les femmes candidates dans leur désir de siéger au Parlement, en les outillant sur des thématiques essentielles et indispensables à ce propos. «Nous les avons formées il y a un an sur les techniques de négociation et à la participation à la vie politique et après leur positionnement sur les listes électorales, nous avons jugé utile de les rencontrer pour leur donner le B-A-BA en terme de stratégies de campagne électorale, de contenu du Code électoral et de comportement à avoir le jour du scrutin», explique Didas Tossou qui précise par ailleurs que le dépouillement électoral, les modalités de calcul des suffrages et de détermination des sièges, le contentieux électoral… ont été aussi abordés. L’étape de Ouidah qui fait suite à celles organisées précédemment pour le même but a réuni les femmes candidates des départements de l’Ouémé, du Plateau, de l’Atlantique et du Littoral.
La présence et l’assiduité dont elles ont fait montre au cours des travaux ont retenu l’attention de la présidente de l’INPF, le professeur Vicentia Boko qui a trouvé à travers cela, une volonté manifeste de ces femmes de remplir convenablement la mission qui est la leur. « Nous sommes déjà en période de campagne électorale, mais cela ne vous a pas empêché de répondre présente», dira-t-elle à leur endroit. Pour elle en effet, son institut, loin de se laisser décourager par le très faible taux de positionnement des femmes sur les listes électorales, malgré toute la campagne de sensibilisation et de plaidoyer, a plutôt fait l’option d’accompagner celles en lice jusqu’au bout, afin qu’elles gardent toutes leurs chances de réussite et s’écartent des éventuels comportements qui pourraient porter préjudice à leurs suffrages. Didas Tossou s’est voulu particulièrement pointilleux sur ce dernier point durant les travaux, expliquant aux participantes qu’une seule voix perdu est déjà suffisamment grave et qu’elles doivent tout faire pour ne pas en arriver là.
Message parfaitement reçue par Anasthasie Meton, candidate dans la 15è circonscription électorale et ses pairs qui disent avoir beaucoup appris au cours de cette formation de deux jours.

Société 15 avr. 2015


Kandi:Deux frères écroués pour trafic d’ossements humains

Deux présumés profanateurs de tombe et trafiquants d’organes humains ont été écroués en début de semaine à Kandi, a-t-on appris de source judiciaire. Il s’agit de deux frères du village de Bensèkou qui ont été signalés par leur propre père au chef traditionnel de la localité qui a maudit publiquement les auteurs et leurs éventuels complices, après que des tombes aient été profanées.

Les faussaires se seraient attaqués à des sépultures pour en retirer deux crânes humains qu’ils devraient livrer à un Nigérian Haoussa, dans le but de devenir riches. La brigade a été saisie de l’affaire et les présumés trafiquants ont été présentés lundi dernier au procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Kandi qui a ordonné la mise en détention de ces individus.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Société 15 avr. 2015


Zone sanitaire Parakou-N’dali:Baisse sensible des prix des médicaments essentiels

Depuis deux semaines, les prix de cession des médicaments essentiels ont sensiblement chuté dans les centres de santé publics de Parakou et de N’dali. C’est la conséquence de l’harmonisation et de la réduction des coûts des produits : paracétamol, quinine, amoxicilline, ibuprofène et autres mis à la disposition des usagers des hôpitaux, dispensaires, maternités des deux communes, pour les soulager des maux dont ils souffrent. «Il y avait un problème au niveau de l’application des tarifs définis par le ministère de la Santé...Les médicaments étaient parfois plus chers que dans les officines privées.

Ce qui amenait les clients de nos centres de santé à moins fréquenter les centres de santé publics voire prendre les ordonnances pour aller s’approvisionner dans les officines privées. De plus, le coût des médicaments était disparate d'une formation sanitaire à une autre », explique Rodrigue Kohoun, médecin-chef du centre de santé de Parakou. Après un travail de fond, la zone sanitaire est donc revenue sur les normes en la matière pour faire appliquer les prix standards indiqués au niveau national. « Cette révision des prix participe de l’offre de soins de qualité que nous tenons à assurer et surtout de l’accessibilité aux soins de toutes les couches de la population », ajoute le médecin. Un suivi régulier et mensuel auprès des centres de santé ainsi que des évaluations périodiques sont envisagés pour s’assurer de l’harmonisation des coûts de cession des médicaments, lesquels seront ajustés en fonction de l’évolution des prix pratiqués par la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (CAME).


Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Société 15 avr. 2015


Jeunesse et développement:Envahissante dépravation et perte des valeurs !

L’avenir appartient à la jeunesse entend –on souvent. Mais aujourd’hui le comportement de certains jeunes n’autorise pas à rêver pour un avenir radieux du pays. Tellement, il y a l’insouciance et l’inconscience dans beaucoup de leurs actes. Ce qui pose nécessairement un problème d’éducation.

Il y a quelques semaines, une affaire de munitions de guerre retrouvées chez des jeunes de la ville de Cotonou, a défrayé la chronique. Mais l’émotion et la stupéfaction ont été plus grandes lorsqu’on a su plus tard que ces adolescents étaient des élèves régulièrement inscrits dans certains établissements privés de la ville. 24 munitions de guerre détenues par des jeunes collégiens! Cela dépasse tout entendement. Et pourtant, ce fut une réalité à Cotonou.
A l’instar d’autres villes dans la sous-région, Cotonou copie progressivement les mauvaises habitudes de certaines villes dites évoluées, où les repères et autres modèles ont déserté le forum. L’éducation est totalement absente et la crainte des parents et autres enseignants ne sont plus de mise.
En effet, la jeunesse dans cette ville n’a plus de repères, et les valeurs traditionnelles telles que le respect des aînés, le sens de la responsabilité, de la dignité et autres sont en train de disparaître.
Du simple mode vestimentaire au comportement au quotidien des jeunes aujourd’hui, tout semble être sens dessous- dessus. De nuit comme de jour, on peut observer dans cette ville, des petites filles déambuler à moitié nues avec des tatouages de toutes natures, partout sur le corps. Malheureusement, le mal n’épargne pas les garçons. Pour s’en défendre, certains parlent de «mode taille-basse» avec des perles et autres dessous laissés à tout vent. A quoi répond concrètement cette façon de s’habiller qui permet à un jeune garçon de laisser tomber volontairement son pantalon sur ses fesses pour exhiber son dessous? Pour nombre d’entre eux, c’est le suivisme: copier l’Occident; reproduire tout ce qui est fait et dit dans les télénovelas sous le prétexte de suivre la mode occidentale ou bien pour faire «branché».
Pour beaucoup d’adultes, nos villes payent aujourd’hui la rançon du laisser-aller de certains parents qui ne mettent pas la rigueur nécessaire dans l’éducation de leurs progénitures. Les sorties sont-elles contrôlées ? Veille-t- on toujours sur l’emploi du temps scolaire des enfants ? Leurs fréquentations sont-elles contrôlées ? Ce sont là autant de questionnements qui posent la problématique de la responsabilité des parents aujourd’hui.
Du côté de la Côte d’Ivoire, on s’amuse à dire « Parents trop occupés, enfants trop gâtés ». C’est certainement ce à quoi l’on assiste de nos jours où la rue, les cafétériats conjugués aux nouvelles technologies comme : facebook, et whatsapp ont pris en charge l’éducation de certains jeunes. D’ailleurs, ils ne rêvent que de « grandir vite » et par tous les moyens. Conséquence, certains enfants abordent tôt le chemin de la facilité : drogue, fabrication de faux billets, trafic de tout genre…. C’est ce qui peut expliquer cette découverte à tout le moins surprenante de munitions de guerre dans les mains des enfants comme ces jeunes élèves présentés à la presse par la Police la fois dernière. Il y a quelques années, personne ne pouvait songer à pareille situation. Tellement l’éducation était stricte et rigoureuse. Mais aujourd’hui l’éducation a pris une autre tournure au point que mêmes des munitions de guerre peuvent être considérées comme banales. Où est-ce que ces jeunes ont trouvé leurs butins? Quelle ambition nourrissent-ils et à quel réseau appartiennent-ils à leur âge ? Ce sont là des interrogations qui doivent amener aussi bien les autorités que les parents à réfléchir.
Car, la jeunesse est le fer de lance du développement. Mais à l’allure où vont les choses, il faut prendre garde pour ne pas hypothéquer ce développement.

Education 14 avr. 2015


Pour une couverture médiatique responsable des prochaines élections:Des journalistes du septentrion sensibilisés sur les dispositions légales

Des professionnels des médias exerçant dans le Nord-Bénin suivent depuis hier lundi 13 avril à Parakou, une formation de deux jours en vue d’une couverture responsable des prochaines élections législatives, municipales, communales et locales.

Une trentaine de journalistes des départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga, participe depuis hier à un atelier de renforcement de capacités sur les attitudes à tenir pour la collecte, le traitement et la diffusion de l’information en période électorale. Cet atelier est le troisième d’une série initiée par l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) avec l’appui de la Fondation Friedrich Ebert. Après Cotonou et Bohicon, les échanges portent essentiellement sur la gestion des rumeurs, les sources de l’information en période électorale, les médias et les nouvelles exigences du Code électoral, les exigences déontologiques de la couverture médiatique des élections avec des cas pratiques.
«Aucune rumeur ne doit être relayée ; elle doit faire d’abord l’objet d’investigation pour être confirmée ou infirmée avant toute publication», a indiqué Mesmin Adisso, un des communicateurs.
Après un exposé des différents articles du Code de déontologie de la presse béninoise, Guy Constant Ehoumi, président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM), a souligné les dispositions souvent violées par les journalistes en période électorale. Il s’agit essentiellement, précise-t-il, des articles 13, 6, 2, 18, qui imposent entre autres aux professionnels des médias de ne publier que des informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies ; d’éviter dans leurs commentaires et analyses : la calomnie, la diffamation, l’injure, la haine, les accusations sans fondement, de ne pas cumuler la fonction d’attaché de presse ou de chargé de relations publiques à l’exercice de son métier.
Le magistrat Gilbert Togbonon insiste, pour sa part, sur le rôle des médias au cours de la période électorale et post-électorale, lequel rôle se décline à travers les articles 48 et 65 du Code électoral. Le journaliste doit garder à l’esprit les principes d’égalité, d’équilibre, d’équité et de gratuité, et les sanctions encourues en cas de diffamation ou d’injure, selon les lois n°60-12 du 30 juin 1960 sur la liberté de presse et n° 97-010 du 20 août 1997 portant libéralisation de l’espace audiovisuel et dispositions pénales spéciales relatives aux délits en matière de presse et de communication audiovisuelle en République du Bénin, préconise-t-il. La communication de l’homme de droit devrait permettre aux participants de s’enquérir des 470 articles du code des élections, des diverses pratiques de ce code, d’en savoir plus sur les infractions auxquelles seront confrontés les citoyens au cours de la période électorale comme le dépassement des comptes de campagne, le retard dans le démarrage du processus électoral.
Les travaux de l’atelier de formation prennent fin ce jour.

Actualités 14 avr. 2015


Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou:Félix Dossa met fin à la première session

Juste après l’examen du 28e et dernier dossier du rôle, Félix Dossa, le premier président de la Cour d’appel, a officiellement mis fin, vendredi 10 avril dernier, à la session qui avait démarré, un mois plus tôt. C’était en présence de Me Cyrille Djikui, Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin et de Julien Tiamou du Parquet général.

«Je vous remercie tous pour votre collaboration active, tous les avocats au Barreau du Bénin, tout le personnel, du plus gradé au plus petit agent, tous les conseillers ainsi que tous les collègues des tribunaux de première instance, tous les agents en uniforme», a déclaré Félix Dossa, sans oublier les hommes des médias et les membres des autres corps de métier qui ont participé et collaboré pour la réussite de cette première session de l’année et les a invité à se tenir prêts pour celle qui va suivre. Il a confié n’avoir pas oublié les jurés qui venaient tôt pour repartir tard le soir. Il a fait part de sa disponibilité à améliorer tout ce qui n’a pas bien fonctionné et à tenir compte des remarques faites dans ce sens.
C’est sur le même credo que Julien Tiamou du Parquet général a présenté ses réquisitions relatives à la clôture de la session. Durant les 30 jours, a-t-il confié, 28 dossiers, 54 accusés ont vu leurs cas examinés et traités. Cela témoigne, a-t-il indiqué, de la vitalité de la justice de notre pays, de la promotion et du respect des droits de l’Homme. Raison pour laquelle, il a fait un clin d’œil au gouvernement.
Tout comme son prédécesseur, le représentant du Parquet général a également témoigné sa gratitude à tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de la session. «La réussite est due à la collaboration de tous les acteurs notamment des huissiers, des greffiers, des agents d’entretien, des officiers de Police judiciaire et du Bâtonnier».
Ce qu’a reconnu Me Cyrille Djikui qui a rappelé, comment 50 ans durant, le Barreau a accompagné la justice. Un soutien qu’il n’entend nullement marchander les années à venir tant que la bonne volonté et l’envie de doter la justice des moyens conséquents sera au rendez-vous. Me Cyrille Djikui a déploré l’amenuisement et la modicité des moyens qui sont affectés de plus en plus à l’organisation des assises. Ce qui justifie le peu d’engouement que suscitent de nos jours les sessions de la Cour d’assises qui, il y a quelques années, drainaient du monde. Au point où c’est avec des porte-voix que les citoyens pouvaient suivre le déroulement des travaux alors dehors, compte tenu de la foule qui faisait entre temps le déplacement. Mais pour lui, il ne s’agira pas de faire dans la quantité mais dans la qualité. C’est pourquoi, il a invité les autorités en charge de l’organisation des assises à mieux s’appliquer dans l’accomplissement des différentes tâches qui leur sont prescrites depuis l’enquête préliminaire jusqu’au prononcé ou à la prise de l’arrêt de mise en accusation par la Chambre d’accusation. Réitérant la constante disponibilité du Barreau, il a invité les responsables à tout faire pour toujours conférer et maintenir aux assises leur solennité. Ce qui permettrait aux populations d’en tirer le meilleur profit. Il pense également que les jurés devraient bénéficier d’une préparation et d’un accompagnement. Ce qui leur permettrait d’être plus utiles et de ne pas être là juste parfois seulement pour le décor.

Société 14 avr. 2015


L’éducation dans la vie des femmes:Un facteur d’épanouissement à maints égards

Si l’éducation change la vie des êtres humains en général, elle constitue pour les femmes un facteur d’épanouissement dans divers domaines. Ainsi, selon le Rapport 2014 de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) sur l’Education pour tous (EPT), les compétences qu’elle confère aux femmes leur fournissent les moyens de s’épanouir économiquement et sur les plans sanitaire et socio-politique.

L’éducation a un pouvoir extraordinaire de transformer la vie de ceux qui en bénéficient. Et quand il s’agit des femmes, elle apparaît comme un facteur d’épanouissement sur le triple plan économique, sanitaire et socio-politique.
Dans ses conclusions, le Rapport 2014 de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) reconnaît que l’éducation stimule la prospérité à travers la réduction de la pauvreté. Elle contribue à faire sortir la femme de la pauvreté, en développant les compétences nécessaires pour améliorer ses moyens d’existence. Vue sous cet angle, l’éducation permet à la femme d’augmenter son revenu. En Jordanie, mentionne le Rapport 2014 de l’UNESCO sur l’EPT, 25% des femmes des zones rurales qui n’ont fréquenté que l’enseignement primaire travaillent sans être rémunérées alors que celles qui ont atteint le secondaire, sont seulement 7% dans la situation. Ce faible taux des femmes ayant atteint le niveau secondaire s’explique par leur différence d’action dans l’éducation. C’est pour cette raison que les rapporteurs ont conclu que «les femmes plus instruites bénéficient souvent de meilleures conditions de travail, y compris de la possibilité de travailler à plein temps et d’avoir des contrats sûrs». C’est encore le cas du Pakistan où parmi les femmes travailleuses, celles qui travaillent à plein temps sont un tiers. Cette proportion passe à la moitié quand elles ont fait les études secondaires. Hors du secteur formel, l’alphabétisation donne aux femmes des capacités qui leur permettent de bien réagir face à certaines situations. Soulignant l’importance des connaissances acquises par le biais de ce type d’éducation au Bénin, Franck Arnauld Sédjro, directeur exécutif du Réseau national des opérateurs privés pour la promotion de l’alphabétisation et des langues (ReNOPAL), assure qu’elles permettent aux bénéficiaires de mieux agir. Mentionnant les trois compétences fondamentales, à savoir la lecture, l’écriture et le calcul, il a reconnu que les femmes bénéficiaires sont outillées pour gérer certaines situations. Entre autres, elles sont plus aptes à mieux gérés leurs ressources, à lire par elles-mêmes les documents sans avoir recours à une autre personne. Toutes choses qu’elle ne saurait faire si elles n’avaient pas suivi les classes d’alphabétisation, a-t-il insisté.

Par l’éducation, des maladies sont évitées

En matière de santé, l’éducation génère aussi des gains surtout si la femme est instruite. Sur le plan global, fait observer le rapport, « les personnes instruites sont mieux informées sur les maladies spécifiques et peuvent agir pour les éviter».
Mais les résultats sont plus gais si les femmes sont instruites. Non seulement, les femmes s’occupent de leur propre santé, mais elles se soucient plus de celle de leur foyer, notamment de leurs enfants. Le rapport se base sur les données de certaines enquêtes commanditées dans 140 pays sur les effets de l’enseignement primaire et ceux de l’enseignement secondaire en la matière. Concernant le niveau primaire, les enquêtes ont indiqué que si toutes les femmes avaient achevé les études primaires, cela aurait abouti à l’amélioration du taux de mortalité au niveau des enfants de moins de cinq ans. De façon concrète, poursuit le rapport, ce taux chuterait de 15% dans les pays à revenu faible, moyen et inférieur et près d’un million d’enfants seraient sauvés chaque année.

Impact plus considérable

Quant aux études secondaires, elles ont un impact plus considérable. Au regard des résultats desdites enquêtes, elles contribueraient à une diminution sensible du taux de mortalité infantile. Cette réduction, soutient le rapport, serait de presque moitié. « La mortalité infantile chuterait de 49% », mentionnent les rapporteurs de l’UNESCO. Ce qui n’est pas le cas si l’on considère l’éducation des pères.
Par ailleurs, pour leur propre santé, le rapport n’est pas resté muet. A ce titre, il a été démontré que « l’éducation est un outil essentiel de sauver la vie des mères ». Comme pour les enfants, l’effet de la fréquentation du cours primaire et du cours secondaire a été étudié. Au niveau de l’enseignement primaire, selon les données, si toutes les femmes achevaient le cycle du primaire, la mortalité maternelle chuterait de 66%. « Elle chuterait de 270 à 71 pour 100.000 naissances », retiennent les rapporteurs ajoutant que la vie de 189.000 femmes serait sauvée chaque année. En Afrique Subsaharienne, ce taux baisserait de 500 à 150 décès par an pour 100.000 naissances. Ce qui représenterait une baisse de 70%. En ce qui concerne les études secondaires, les résultats seraient nettement meilleurs.
Analysant cet impact de l’éducation, les rapporteurs ont indiqué qu’il est notamment dû au rôle majeur de prévention qu’elle joue vis-à-vis des maladies. Il s’explique également par les réflexes développés par les femmes dès qu’une maladie survient. En effet, les femmes savent comment avoir recours aux agents de santé.

L’autonomisation des femmes

Considérant les femmes comme des personnes vulnérables, les rapporteurs ont souligné que l’éducation a un pouvoir énorme de les aider à surmonter les limites et les attentes sociales inéquitables et oppressives et de leur permettre de faire leurs propres choix de vie. Cet effet d’autonomisation des femmes par l’éducation est particulièrement accentué dans les pays où la probabilité est élevée que « les filles soient mariées et mères à un très jeune âge et qu’elles aient de nombreux enfants. Cela signifie que l’éducation permet aux femmes de prendre leurs propres décisions quant à leur engagement dans un lien de mariage au moment qu’elles auraient choisi. Selon le rapport, environ 2,9 millions de filles sont mariées avant l’âge de 15 ans en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et de l’Ouest. Ce qui représente une proportion d’une fille sur huit. « Ces statistiques choquantes signifient que des millions de filles sont privées d’enfance et d’éducation », s’offusquent les rapporteurs. Mais ils font observer qu’une scolarité plus longue est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir le phénomène du mariage des enfants.
Ainsi, dans ces régions d’Afrique et d’Asie, l’accès universel des filles aux études primaires ferait chuter de 14% le mariage des enfants, passant de près de 2,9 millions à moins de 2,5 millions. Et si elles remontaient à l’enseignement secondaire, ce taux diminuerait de 64%, ce qui correspondrait à peine plus d’un million de victimes.
Ce pouvoir d’autonomisation de l’éducation conduit les femmes à s’intéresser aux problèmes de leur communauté. En élargissant leur éventail de choix, l’éducation renforce également leur confiance en elles-mêmes et leur perception de la liberté. Cette perception de la liberté pourrait les conduire à s’engager socialement et politiquement, fait remarquer le rapport.

Education 14 avr. 2015


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