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Nouvelles

Eliminatoires de la CAN Gabon 2017: Les Ecureuils loin d’avoir été ridicules à Bata

Dans le cadre de la première journée des éliminatoires de la 31è édition de la CAN Orange Gabon 2017, les Ecureuils étaient les hôtes à jouer du Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale hier, dimanche 14 juin au Estadio de Bata. Stéphane Sességnon et ses coéquipiers ont réussi à déjouer les pronostics, en contraignant leurs adversaires au partage des points (1-1). Au-delà de la sensation qu’ils ont créée, ce match évite aussi au Bénin et à son football, le péril d’une éventuelle sanction de la CAF, s’il n’avait pas effectué le déplacement après s’être engagé pour la compétition.

Sur ses installations à Bata hier, dimanche 14 juin, le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale n’a pas réussi à justifier son statut de demi-finaliste de la dernière phase finale de la CAN. Face à une sélection nationale du Bénin dont on ne vendait pas chère la peau, il s’est contenté d’un match nul (1-1). Bonne entrée en matière donc pour Stéphane Sességnon et ses coéquipiers dans un groupe C où, déjà la veille, samedi 13 juin à Bamako, les Aigles du Mali se sont contentés du service minimum (2-0) face à la novice sélection du Soudan du Sud.
La volonté ajoutée au courage des poulains d’Omar Tchomogo, leur ont permis de se tirer d’affaire grâce à une réalisation de leur capitaine Stéphane Sességnon à la 42è mn. Emilio Nsué de la Guinée Equatoriale remettra les pendules à l'heure à la 49è mn. Mais que de doute sur leur forme réelle avant cette expédition. Il ne pouvait en être autrement, au regard du conflit ouvert entre le ministère des Sports et la Fédération béninoise de football, du retrait d’agrément à la Fédération depuis le 27 mars, de l’absence d’un encadrement et de matches amicaux, puis du retard accusé dans la préparation et enfin, de l’organisation du match par le ministère. Autant d’ingrédients dont le cocktail n’augurait rien de rassurant et ne permettait pas de s’attendre à mieux.
En effet, les Ecureuils auraient concédé une défaite, qu’on ne devrait d’ailleurs pas leur en vouloir. Ce résultat nul (1-1) est bon à prendre, surtout qu’ils étaient en déplacement à l’extérieur. Mieux, cette expédition aura également eu le mérite d’éviter au Bénin, un forfait lourd de conséquences. Il ne l’aurait pas effectué que le football béninois serait en train de courir alors le risque de se voir sanctionné par la CAF. Le Bénin pourrait être suspendu jusqu’en 2023, des éliminatoires de la CAN Orange. Pour l’instant, le péril est écarté. Mais pour combien de temps, puisque le dimanche 6 septembre prochain déjà, le Bénin accueillera le Mali à Cotonou. Le moment venu, on attend de voir qui du ministère ou de la FBF qui règlementairement n’a plus d’existence légale, jouera les premiers rôles dans l’organisation dudit match. La CAF qui, cette fois-ci, a dû fermer les yeux sur un certain nombre de détails, n’aura plus le choix. Pour discuter de l’organisation du match et de l’arrivée des officiels qu’elle a désignées pour le diriger et le superviser, elle serait obligée, comme il est d’usage en de pareilles circonstances, de se référer à la Fédération qui demeure son seul interlocuteur. Dans le cas contraire, elle aurait alors célébré le requiem du Comité exécutif dirigé par Augustin Ahouanvoébla qui pourtant, a participé tout dernièrement à son Congrès et à celui de la FIFA à Zurich, en tant que association nationale reconnue.

Les leçons d’une expédition

Que d’observations au lendemain de cette rencontre. C’est désormais une évidence que s’il n’avait pas appelé à sa rescousse les membres dissidents de la FBF, le ministère des Sports n’aurait pas réussi à faire aboutir cette expédition équato-guinéenne. Sans leurs apports, les Ecureuils n’auraient pas pu livrer ce match. Pour les avoir sollicités, c’est à croire qu’il continue tacitement de reconnaître la Fédération et que, c’est certainement à la personne de son président, Augustin Ahouanvoébla, qu’il en veut. Au quel cas, le retrait d’agrément n’aura été qu’une grosse blague. Tel un pétard mouillé, il n’aurait plus sa raison d’être. Bref, un problème de personnes pour prendre en otage le football béninois. Encore qu’au lendemain de la décision du gouvernement, le ministre Idrissou Safiou Affo confiait ne pas redouter ou se laisser impressionner par les éventuelles sanctions de la CAF et de la FIFA et qu’il a dû se raviser, en faisant des pieds et des mains pour que le Bénin, déjà suspendu pour deux ans des compétitions continentales au niveau des catégories d’âge, se rende à Bata.
En effet, depuis la prise de la décision, on a l’impression de tourner en rond. Si tant est que, c’est le ministère qui définit la politique nationale sportive, avait-il nécessairement besoin de procéder à ce retrait d’agrément, avant d’apporter des réformes à la pratique du football au Bénin. Ne pouvait-on pas aller autrement ?

Quelques résultats enregistrés

Malawi 1–2 Zimbabwe
Zambie 0–0 Guinée Bissau
Ouganda 2–0 Botswana
Angola 4–0 Centrafrique
Nigeria 2–0 Tchad
Afrique du Sud 0–0 Gambie
Cap Vert 7–1 Sao Tome E. Principe
Burkina Faso 2–0 Comores
Sénégal 3–1 Burundi
Mali 2-0 Soudan du Sud
Algérie 4–0 Seychelles
Guinée 1–2 Swaziland
Maroc 1–0 Libye
Tunisie 8–1 Djibouti
Cameroun 1-0 Mauritanie
Mozambique 0-1Rwanda
Ethiopie 2-1Lesotho
RDC 2- 1 Madagascar
Congo 1-1Kenya
Togo 2-1 Liberia
Ghana 7-1 Ile Maurice
Niger 1-0 Nanibie

Sports 15 juin 2015


Assemblée nationale: Me Adrien Houngbédji officiellement investi ce jour

Le palais des Gouverneurs à Porto-Novo sera sous les feux de la rampe ce lundi 15 juin. Il abrite en effet la cérémonie d’investiture du nouveau président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji élu dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mai dernier pour conduire les destinées de la 7e législature.

L’homme qui est à sa troisième expérience au perchoir, sera officiellement investi de ces fonctions de président de l’Assemblée nationale. Il fera son discours dans lequel il dévoilera ses orientations et ses priorités pour cette nouvelle législature qui commence. L’intervention du président Adrien Houngbédji sera le temps fort de cette cérémonie d’investiture qui se déroulera sur l’esplanade de l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Cette cérémonie connaîtra la participation des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique accrédités au Bénin, et autres.
Plusieurs délégations de parlementaires étrangers et des invités spéciaux du nouveau président de l’Assemblée nationale sont aussi attendus. Les représentants des Parlements du Togo, de la Côte d‘Ivoire, du Gabon, du Cameroun, du Niger, du Sénégal, du Burkina Faso, du Mali et de la République démocratique du Congo seront de la partie. Certains ont commencé déjà à fouler le sol béninois depuis hier dimanche 14 juin. La délégation de la Côte d’Ivoire sera conduite par le président de l’Assemblée lui-même en personne, Guillaume Soro. Il en est de même pour les Parlements du Togo et du Gabon qui seront représentés par leurs présidents respectifs en personne.

Th. C. N.

Actualités 15 juin 2015


Assemblée nationale: Les Commissions permanentes et leurs bureaux désormais opérationnels

Après plusieurs jours de tractations, les députés ont enfin mis en place les cinq Commissions permanentes de l’institution parlementaire pour le compte de la 7e législature et leurs bureaux respectifs. La physionomie définitive de cet organe clé du pouvoir législatif a été connue au terme de la séance plénière du vendredi 12 juin dernier et qui s’est achevée au petit matin de la journée du samedi dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

L’accouchement des Commissions permanentes et de leurs bureaux respectifs a eu lieu enfin au terme de plusieurs heures de négociations. Le consensus sera trouvé sur papier entre les deux camps politiques en présence au Parlement. La Mouvance et l’Opposition parlementaires vont s’entendre sur la répartition des postes au sein de chaque Commission permanente. Ce travail de recherche de consensus a été fait par le bureau de l’Assemblée nationale à qui la loi donne pleins pouvoirs pour faire le rééquilibrage des forces au sein des Commissions. Le consensus qui s’en est dégagé a favorisé les élections à l’interne de chacune des cinq Commissions permanentes. Chaque camp politique a réussi à tirer son épingle du jeu.

La prime au consensus

Le moins qu’on puisse dire est que l’Opposition s’en est sortie avec le contrôle de trois Commissions permanentes contre deux pour la Mouvance. Il s’agit de la Commission des Lois, de l’Administration et des droits de l’Homme qui revient à Joseph Djogbénou, celle des Finances et des Echanges à Raphaël Akotègnon et celle de l’Education, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales présidée par Claudine Prudencio. L’Opposition prend ainsi le contrôle des Commissions stratégiques de l’Assemblée nationale. Surtout celle des Lois qui anéantit désormais toutes velléités de révision de la Constitution du 11 décembre, principal thème de campagne des députés du camp présidentiel lors des législatives du 26 avril dernier. Cette Commission a été verrouillée par l’Opposition qui dans la répartition s'est attribuée tous les postes clés en ne concédant que celui de secrétaire à la Mouvance. Au nom de l’équilibre, la Mouvance présidentielle a gagné, quant à elle, la Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production qui a comme président Jean-Michel Abimbola et celle de la Commission des Relations extérieures, de la Coopération au développement, de la Défense et de la Sécurité, dévolu à Nassirou Arifari Bako. Les présidences de ces deux Commissions permanentes sont revenues à ces deux ministres du gouvernement de Boni Yayi. Une manière certainement pour eux de dire qu’ils sont en train de partir du gouvernement pour siéger au Parlement.

Humilié

Mais leur collègue Marcel de Souza, ministre en charge du Développement, ne connaîtra pas la même fortune. Lui a été humilié au sein de la Commission des Finances et des Echanges où il a été battu.
En effet, soupçonné par ses coéquipiers d’avoir trahi les FCBE en votant pour le candidat Adrien Houngbédji contre Komi Koutché retenu par l’alliance des partis soutenant l'action du chef de l'Etat, Marcel de Souza s’est porté candidat au poste de président de cette commission. Il a disputé cette place avec le candidat Raphaël Akotègnon positionné par l’Opposition. Mais il a mordu la poussière. Il n’a obtenu qu’une voix, son seul suffrage, contre 16 pour son challenger. C’est dire que ses sept autres collègues FCBE membres de cette commission n’ont pas voté pour lui. Ceux-ci ont tous porté leur choix sur Raphaël Akotègnon du PRD. Mais lui aussi avant de se voir adjugé ce poste de président de la Commission des Finances et des Echanges a essuyé quelques sueurs froides. Selon des sources proches, lors des tractations en coulisse, son choix aurait été rejeté par l’alliance RB-RP qui réclamait ce poste. Le député Adolphe Djima, ex directeur des Affaires financières de la Mairie de Cotonou, était le candidat que soutenait mordicus l’alliance politique de Rosine Vieyra Soglo. Selon des indiscrétions, cette alliance a estimé que le PRD ayant déjà eu le perchoir de l’Assemblée nationale ne devrait plus rien attendre pour ses militants dans la répartition des postes au niveau des présidences des Commissions permanentes. La candidature de l’alliance RB-RP aurait été soutenue par d’autres membres des forces de l’Opposition dont l’Union fait la Nation. Les discussions auraient été très chaudes entre les deux parties. Mais Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale et président du PRD a maintenu contre vents et marées la candidature de son poulain. Après plusieurs heures de conciliabules avec d’interminables réunions et huis clos la nuit du vendredi dernier, la candidature RB sera retirée. Personne ne sait ce qui a été proposé en retour à Adolphe Djima. Toujours est-il qu’il ne s'est plus porté candidat pour aucun poste au sein du bureau de cette Commission. Il a même voté pour le challenger PRD puisque ce dernier a fait finalement carton plein à l’issue du vote.

La revanche de Claudine Prudencio

L’Opposition enregistrera une autre difficulté mais cette fois-ci au niveau du poste de président de la Commission en charge de l’Education.
Il y a eu deux candidatures de l’Opposition. Sacca Lafia de l’alliance Soleil s’est retrouvé nez-à-nez avec Claudine Prudencio de l’Union fait la Nation. Cette dernière tenait à gagner ce poste comme lot de consolation suite à la drible que lui a faite l’Opposition lors de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Elle a été sacrifiée, on se rappelle, au poste de 1er secrétaire parlementaire qui était allé au finish à la candidate de la Mouvance présidentielle Sofiath Schanou. Cette stratégie de l’Opposition visait surtout à mettre le nouveau bureau à l’abri d’un éventuel recours des députés proches du chef de l’Etat devant la Cour constitutionnelle. Un recours qui pourrait amener la Haute juridiction à casser l’élection des membres parce que ne comportant pas la présence de la minorité parlementaire. C’est donc la revanche pour Claudine Prudencio. Mais au finish elle a gagné la partie puisque Sacca Lafia, après moult négociations, a décidé de retirer sa candidature. Un retrait qui a ouvert le boulevard de la présidence de cette Commission en charge de l’Education à l’élue de la 6e circonscription électorale.
Les cinq Commissions permanentes de la 7e législature sont désormais opérationnelles de même que leurs bureaux respectifs. Le bureau de l’Assemblée nationale peut maintenant leur affecter des dossiers pour examen. La 7e législature se met ainsi lentement mais sûrement au travail.

Les bureaux élus par Commission permanente

1/Commission des Lois, de l’Administration
et des Droits de l’Homme

Président : Joseph Djogbénou (UN)
Vice-président : Michel Bahoun (PRD)
1er Rapporteur : Boniface Yèhouétomé (RB-RP)
2e Rapporteur : Abdoulaye Salifou Gounou (Alliance Eclaireur)
Secrétaire : Bah Guera Chabi (FCBE)

2/Commission des Finances et des Echanges

Président : Raphaël Akotègnon (PRD)
Vice-président : Gilbert Bagana (FCBE)
1er Rapporteur : Gérard Gbénonchi (UN)
2e Rapporteur : Gustave Sonon (FCBE)
Secrétaire : Dakpè Sossou (FDU)

3/Commission du Plan, de l’Equipement
et de la Production

Président : Jean-Michel Abimbola (FCBE)
1er Vice-président : Sabaï Katè (FCBE)
1er Rapporteur : Sanni Gounou (FCBE)
2e Rapporteur : Moukaram Adjibadé Koussonda (UN)
Secrétaire : Tidjani Ahmed Affo Obo (ABT)

4/ Commission de l’Education, de la Culture,
de l’Emploi et des Affaires sociales

Président : Claudine Prudencio (UN)
Vice-président : Badirou Aguémon (PRD)
1er Rapporteur : Rosine Dangniho (FCBE)
2e Rapporteur : René Bagoudou (Alliance Soleil)
Secrétaire : Abiba Dafia (FCBE)

5/ Commission des Relations extérieures, de la Coopération au développement, de la Défense et de la Sécurité

Président : Nassirou Arifari Bako (FCBE)
Vice-président : Zimé Kora Gounou (FCBE)
1er Rapporteur : Valère Tchobo (FCBE)
2e Rapporteur : Parfait Houangni (UN)
Secrétaire : Lucien Houngnibo (UB)

Actualités 15 juin 2015


Lancement demain du single « Solution ? Nouvelle conscience»: Jolidon Lafia en campagne pour la nouvelle conscience au Bénin

A l’heure où de plus en plus de voix s’élèvent pour saluer au Bénin, une relative accalmie politique et solliciter par la même occasion l’avènement d’une autre classe de citoyens qui intègrent la devise du pays à savoir Fraternité-Justice-Travail, l’artiste Jolidon Lafia s’annonce sur ses plates bandes à travers une production qui fera sans doute parler d’elle. Demain samedi 13 juin au palais des Congrès de Cotonou, il fera découvrir sa nouvelle œuvre intitulée « Solution ? Nouvelle conscience».

L’artiste et musicien béninois Jolidon Lafia mettra sur le marché discographique demain samedi 13 juin, au palais des Congrès de Cotonou, un clip vidéo intitulé «Solution ? Nouvelle conscience». Réalisée en français et en trois langues nationales le Bariba, le Dendi et le Waama, cette production est en fait la contribution que l’artiste compte apporter à l’émancipation des populations de son pays. Pris sous l’angle du développement, le single qui sera lancé demain se veut non plus comme un simple disque, mais comme un outil de développement en ce sens qu’il a été inspiré par l’actualité politique, notamment celle des douze derniers mois. C’est une sorte d’invite à la décrispation et au dégel. Mieux, cette production, comme il est du devoir de tout artiste, se veut un cri de ralliement pour rappeler les consciences à leur devoir. Jolidon Lafia soutient en effet que si les pleurs et jérémiades des populations se font de plus en plus constants, c’est parce qu’il y a mal donne, sinon mal gouvernance. Or, il se fait que la conscience constitue le remède efficace contre de telles pratiques.

L’artiste, qui éveille les consciences, tel le coq qui éveille le village devrait-il rester sourd et muet face à une telle situation ? Visiblement non. Et c’est pourquoi le «chéri de Baké», l’homme à la guitare comme on l’appelle s’est senti interpellé par le devoir. Le produit qu’il livre de cet appel de conscience est évocateur. Et même si le titre «Solution ? Nouvelle conscience» en lui tout seul en dit déjà suffisamment sur le contenu de la production, il faut encore écouter les paroles pour se convaincre du génie de l’auteur de ce single. Lequel estime que pour bouleverser la tendance actuelle caractérisée par la mauvaise gouvernance, il faut transformer le Bénin par la vertu et le travail pour la production. Et, travailler à l’avènement d’un nouveau type de dirigeants. «C’est l’heure du sursaut patriotique. Engageons-nous sur le chemin de la nouvelle conscience», chante l’artiste qui convie les Béninois à puiser dans le bassin culturel et cultuel afin de sortir avec une volonté de produire et de créer de la richesse.

Culture 12 juin 2015


Elections municipales, communales et locales: La Cour suprême s’outille pour mieux affronter la gestion du contentieux

L’atelier initié par la Cour suprême sur « le contentieux électoral à travers la jurisprudence de la Cour suprême » prend fin ce jour à Agoué. Pendant les trois jours de travaux, il a été question pour les acteurs qui y ont été conviés, sur la même lancée que les deux précédents ateliers du genre, de se mettre en condition pour connaître du contentieux des prochaines élections municipales, communales et locales au regard des innovations et amendements apportés par le Code électoral, afin qu’il n’y ait pas de quiproquo et surtout pour que le juge du contentieux des élections municipales et locales puisse jouer convenablement son rôle.

Pour le compte des élections municipales, communales et locales prévues pour le 28 juin prochain, la Cour suprême, juge du contentieux électoral ne se fera pas prier pour jouer à fond sa partition, notamment en ce qui concerne le contentieux préélectoral, électoral et postélectoral. Le président de l’institution, Ousmane Batoko et avec lui toute l’institution se veut fermes à ce propos. Au regard des dispositions contenues dans le Code électoral, la Cour suprême se propose d’une part, de mieux s’approprier ses prérogatives et d’autre part, de convenir avec les autres acteurs concernés, des conditions de leur collaboration. Après Cotonou et Grand-Popo, c’est à Agoué que l’institution s’est donné rendez-vous pour s’y pencher. Et depuis le 11 juin dernier, des dizaines de personnalités concernées par la gestion du contentieux des élections communales et locales sont en concertation sur «le contentieux électoral à travers la jurisprudence de la Cour suprême». En dehors des communications formelles prévues et portant sur des thèmes comme «le domaine du contentieux électoral», «Le contentieux préélectoral local à la lumière de la jurisprudence de la Cour suprême», «Le contentieux des résultats à la lumière de la jurisprudence de la Cour suprême», «Les modes de calcul et d’attribution de sièges», «Le contentieux de l’élection des maires, de leurs adjoints, des chefs de village et de quartier de ville» et «L’état des lieux du contrôle des comptes de campagne», cet atelier se veut aussi un cadre d’échanges pour convenir d’une méthode de travail. Le président de la chambre administrative de la Cour suprême, Grégoire Alayé souligne entre autres objectifs également qu’ils ont pour obligation d’approfondir le Code électoral et de mener la réflexion par rapport à certaines de ses dispositions.

Selon le président de la Cour Suprême Ousmane Batoko, il leur faut « à défaut d’un consensus, tout au moins un modus vivendi au niveau de tous les acteurs concernés par la question du contentieux des élections et souligner les grandes réformes en matière de contentieux des élections locales introduites par le législateur ». A ce propos, certains éléments feront l’objet d’une grande attention, surtout que le Code électoral fait obligation à l’institution de statuer en six mois au plus sur le contentieux. Pour le président Ousmane Batoko, de sérieux problèmes se sont posés et ont entraîné des situations déplorables. Et c’est au regard de celles-ci que les nouvelles dispositions donnent compétence à sa cour pour procéder à des installations de conseils sur la saisine d’au moins deux conseillers. Laquelle installation doit revêtir la forme d’une audience solennelle, précise-t-il. Toute chose qui impose alors selon lui, qu’on définisse « les autres aspects des formalités à remplir pour donner à ces conseils toute la plénitude de leur caractère ».

Quid des comptes de campagne ?

En dehors du contentieux électoral en lui-même, la Cour suprême statue également, selon Grégoire Alayé sur les contentieux préélectoraux qui relèvent du contentieux de candidature ou du déroulement de la campagne, par exemple et les contentieux postélectoraux relativement aux contestations élevées une fois les résultats proclamés entre autres. Mais au regard de l’article 111 du Code électoral, elle a l’obligation de statuer sur les comptes de campagne et de confronter les budgets prévisionnels de campagne déposés 40 jours avant la tenue des élections aux comptes d’exécution de la campagne. Jusque-là, l’institution a laissé quelques ouvertures sur ces chantiers, constate le conseiller à la chambre des comptes de la Cour suprême, Benoît Azodjilandé. Mais la donne va changer, promet-il, puisque pour le compte des élections à venir, la Cour entend jouer à fond cette partition et elle mettrait déjà en place des dispositions pour. «Nous allons être très rigoureux parce que jusqu’à présent il n’a pas été possible de prendre certains candidats à défaut ou par défaut par rapport à leurs déclarations et les constats que nous avons faits sur le terrain», embraye sur le même sujet, le président Ousmane Batoko. Malgré ce travail de fond, on ne peut pas encore dire que tout est fin prêt. «Nous ne sommes pas encore tout à fait prêts. Je l’affirme sous le contrôle de l’autorité que je représente en la matière. Je sais que des collègues de la Cour ne seront pas d’accord avec moi mais j’aime dire ce qui est», a confié hier le président de la Cour suprême qui estime que certains actes majeurs restent encore à poser comme par exemple des rencontres avec la CENA pour se « mettre d’accord sur la lecture que nous faisons d’un certain nombre de dispositions ». L’atelier prend fin ce jour.

Actualités 12 juin 2015


1ère journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017: Le Bénin dans l’espoir d’un miracle à Bata

La première journée des éliminatoires de la 31è édition de la CAN Orange, Gabon 2017, se joue cette fin de semaine. Déjà ce jour, trois matches sont au programme. Les Ecureuils du Bénin censés avoir quitté Cotonou hier, jeudi 11 juin pour Malabo, seront les hôtes du Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale, dimanche prochain à Bata, pour une explication au cours de laquelle, personne ne voudra vendre chères leurs peaux, au regard de la grande improvisation qui a caractérisé l’organisation de leur expédition, de leur préparation effectuée à la volée et de la situation que traverse le football béninois.

Sur la ligne de départ à partir de cet après-midi, ils sont 51 pays répartis en 12 poules de 4 équipes et 1 poule de 3 équipes. Ils auront à livrer 150 matches en 13.500 mn de jeu pour, à l’arrivée, dégager les 15 qualifiés pour la phase finale de la 21è CAN Orange que le Gabon abritera en 2017.

En effet, seuls les premiers de chacune des 12 poules obtiendront leur billet pour la compétition. A eux, s’ajouteront les deux meilleurs troisièmes. Toutefois, le Gabon, pays organisateur, se retrouve dans le Groupe H, aux côtés de la Côte d’Ivoire, de la Sierra Leone et du Soudan où les résultats qu’il enregistrera au cours de ses matches compteront pour du beurre.
Les Ecureuils du Bénin logés dans le Groupe C, ne rentreront en compétition que le dimanche 14 juin prochain du côté de Bata. Ce sera face aux Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale. Au regard du doute qui a entouré leur participation et de l’ambiance dans laquelle s’est effectuée leur préparation qualifiée tellement d’approximative, on ne devrait pas être si exigeant envers Stéphane Sességnon et ses coéquipiers. Il ne faudrait rien espérer d’eux dans la mesure où c’est armé seulement de leur courage, qu’ils ont effectué cette expédition. Victimes de l’incohérence dont le ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs a fait montre dans sa décision prise sur un coup de tête de retirer l’agrément à la Fédération béninoise de football, depuis le vendredi 27 mars dernier, un match nul de leur part à Bata, relèverait d’un véritable miracle. Face à cette sélection équato-guinéenne entraînée par Estéban Becker, laquelle va compter sur l’essentiel de ses cadres qui lui ont permis, lors de la précédente édition de la phase finale de la CAN organisée à domicile, d’atteindre le stade des demi-finales, les Ecureuils devront s’atteler d’entrer de jeu à limiter les dégâts et à ne pas être ridicules. L’appetit venant en mangeant, les poulains d’Omar Tchomogo pourront ensuite se hasarder à prendre des risques.
Dans leurs rangs, on déplore plusieurs absences de marque telles que Rudy Gestede (Blackburn Rovers), Réda Johnson, Jordan Adéoti (Caen, France), Frédéric Gounongbé (Westerlo Belgia), ou encore Emmanuel Imorou (Caen, France). Pour procéder à leur remplacement, plusieurs joueurs ont été convoqués à la dernière minute.
A priori, le match du dimanche prochain s'annonce difficile et très compliqué pour les représentants béninois à s'en tenir au contexte dans lequel ils sont appelés à le livrer. Sans championnat national, le Bénin pouvait se passer de participer à ces éliminatoires, n'eût été les menaces d'une éventuelle sanction de la CAF qui le contraindrait à rester à la maison jusqu'en 2023. Le match sera dirigé par le trio Sud Africain, avec comme arbitre central, Victor Miguel de Freitas Gomes. A ses côtés, on retrouve comme premier assistant, Johannes Sello Moshidi et deuxième arbitre assistant, Peter Chauke.

Voici le programme complet, avec les horaires des matchs en GMT

Vendredi 12 juin

•Groupe L : Guinée 19h00 Swaziland
•Groupe A : Tunisie 19h30 Djibouti
•Groupe F : Maroc 20h00 Libye

Samedi 13 juin

•Groupe L : Malawi 12h30 Zimbabwe
•Groupe M : : Afrique du Sud 13h00 Gambie
•Groupe E : Zambie 13h00 Guinée Bissau
•Groupe D : Ouganda 13h00 Botswana
•Groupe B : Angola 14h30 Centrafrique
•Groupe G : Nigeria 15h00 Tchad
•Groupe F : Cap-Vert 15h00 Sao Tome E.Principe
•Groupe D : Burkina Faso 18h00 Comores
•Groupe K : Sénégal 19h00 Burundi
•Groupe C : Mali 19h00 Soudan du Sud
•Groupe J : Algérie 19h30 Seychelles

Dimanche 14 juin

•Groupe H : Ghana 12h00 Iles Maurice
•Groupe H : Mozambique 13h00 Rwanda
•Groupe J : Ethiopie 13h00 Lesotho
•Groupe M : Cameroun 14h00 Mauritanie
•Groupe B : RD Congo 14h30 Madagascar
•Groupe E : Congo 14h30 Kenya
•Groupe K : Niger 15h00 Namibie
•Groupe C : Guinée Equatoriale 15h00 Bénin
•Groupe A : Togo 15h30 Liberia
•Groupe I : Gabon 17h00 Côte d’Ivoire
•Groupe G : Egypte 17h00 Tanzanie
•Groupe I : Soudan 17h00 Sierra Leone

Sports 12 juin 2015


Forum national sur les 1000 premiers jours de vie : Conjurer la malnutrition pour un développement harmonieux

Les travaux du « Forum national sur les 1000 premiers jours de vie : défis de la malnutrition chronique au Bénin» ont démarré hier jeudi 11 juin à Cotonou. Il s’agit d’un creuset d’échanges sur les actions en cours, en vue de déboucher sur des interventions consensuelles susceptibles d’accélérer le processus d’amélioration de l’état nutritionnel des femmes et des enfants du Bénin.

C’est le ministre en charge du Développement, Marcel de Souza, qui a procédé à l’ouverture des travaux. La cérémonie a été rehaussée par la présence du ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria, celle de la Santé, Dorothée Akoko Gazard, de la représentante résidente de l’Unicef, Dr Anne Vincent, ainsi que d'un consultant en nutrition de la Banque mondiale, Ambroise Agbota.

Tournant décisif dans la lutte contre la malnutrition. Une coalition forte constituée des Partenaires techniques et financiers (PTF), les Organisations de la Société civile, du gouvernement et des communes du Bénin va à l’assaut de la malnutrition au Bénin. Depuis hier et ce jusqu’à demain samedi 13 juin, se tient à Cotonou les travaux du «Forum national sur les 1000 premiers jours de vie: Défis de la malnutrition chronique au Bénin». Vu l’importance du sujet, cinq pays africains y prennent part également pour partager l’expérience béninoise. Il s’agit du Mali, du Cameroun, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.

Problème majeur de santé publique par son ampleur, la malnutrition représente 11% de la charge mondiale de morbidité. Elle est la cause sous-jacente pour plus de 45% des décès d’enfants de moins de 5 ans, selon le rapport mondial sur la nutrition 2014. Entre 1990 et 2012, alors qu’il a été observé une réduction de plus de la moitié de la charge de retard de croissance en Asie et dans les Caraibes, cette charge a augmenté de plus de 24% en Afrique, selon un document publié par l’OMS en 2013.

Cas spécifique du Bénin

Pour ce qui est du cas spécifique du Bénin, le ministre en charge de la Santé Dorothée K. Gazard a révélé qu’il fait partie des pays les moins avancés dans la réalisation des progrès en matière de nutrition. «Si la prévalence de la malnutrition aiguë a régressé, passant de 8,4%, selon l’enquête démographique de santé en 2006 à 4,5%, par contre, selon l’enquête à indicateurs multiples (MICS) de 2014, celle de la malnutrition chronique est restée très élevée».
Beaucoup d’autres chiffres ont été avancés par la ministre qui a ajouté par exemple qu’en 2011, il a été observé que 6,2% de femmes en âge de procréer ont souffert de maigreur et une femme sur deux était anémiée. «Des indicateurs inquiétants qui appellent de la part des décideurs des actions urgentes, en vue d’inverser la tendance, dès lors que des solutions basées sur l’évidence existent», souligne le ministre de la Santé.
Quant au secrétaire permanent du Conseil national de l’alimentation et de la nutrition SP/CAN, Roch Mongbo, il a planté le décor, révélant que s’il y a focalisation sur la situation au Bénin, c’est qu’en réalité le tableau est sombre. «Sur 10 enfants béninois de moins de 5 ans, aujourd’hui, 4 souffrent de la malnutrition chronique ou retard de croissance. Lequel affecte en particulier le développement du cerveau, avec des séquelles irréversibles sur le fonctionnement général de l’organisme de la victime», a-t-il dit.

Réorienter

En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre en charge du Développement, Marcel de Souza est revenu sur les réformes intervenues en 2009 au Bénin. « Au regard du caractère sectoriel et multi partenarial de la lutte contre la malnutrition, le secteur de la santé, conformément à ses attributions, a jugé utile de réorienter sa politique sectorielle vers des stratégies d’actions pertinentes qui prennent en compte les orientations et les engagements du Bénin au plan mondial et régional», a dit le ministre en charge du Développement.
Au terme de la phase protocolaire, la représentante résidente de l’Unicef, Dr Anne Vincent, et Ambroise Agbota de la mission résidente de la Banque mondiale ont présenté de brefs exposés sur la problématique de la malnutrition. Les communications ont porté précisément sur «Pourquoi la malnutrition chronique mérite notre attention?» et «Relation entre malnutrition et pauvreté».
Plusieurs autres communications sont prévues pour meubler les travaux au cours des trois jours que durera le Forum: Situation de la malnutrition dans la sous-région; quel environnement pour réussir le combat? Agriculture et sécurité alimentaire; Les engagements régionaux et internationaux…

Santé 12 juin 2015


Tournoi de basket-ball « Coupe de la relève »: Pour offrir des loisirs sains aux jeunes pousses

A peine en vacances, les jeunes de Cotonou et de Parakou sont déjà conviés sur les terrains de basket-ball. L’Association Espace Bénin Sport (EBS) que dirige Alassane Zimé Yérima est l’initiateur d’un tournoi de basket-ball de jeunes de moins de 14 ans (U-14) qui démarre demain samedi 13 juin à Cotonou.

Neuf clubs de jeunes dont quatre au niveau des garçons et cinq chez les filles prennent part dès demain, samedi 13 juin, au Hall des Arts, Sport et Loisirs et à l’Unafrica de Cotonou au tournoi de la relève. Il s’agit de Galaxie jeunesse, Renaissance BBC (RBBC), Espace Bénin Sport (EBS), Union des Associations des Anciens basketteurs de l’Unafrica (UABU) chez les garçons. Au niveau des filles, ce sont des clubs comme Montaigne A, Renaissance BBC, Montaigne B, Union des Associations des Anciens basketteurs de l’Unafrica (UABU), Espace Bénin Sport (EBS) qui sont en lice.

Pendant une semaine, ils rivaliseront d’ardeur pour enlever le trophée et autres matériels sportifs mis en jeu par les responsables d’Espace Bénin Sport pour le compte de la première édition du tournoi dénommé « Coupe de la relève».
L’objectif du tournoi, selon l’organisateur, est de former les jeunes à la base. Car «cette catégorie a moins de compétitions», regrette Alassane Zimé Yérima qui précise que ce sera, pour les jeunes, une occasion de divertissement sain au cours de cette période des vacances, de sympathiser, et d’apprendre les notions de fair-play afin d’être aguerris pour les compétitions majeures lorsqu’ils seront adultes.

Parakou aussi de la fête

Après Cotonou, la ville de Parakou accueillera la même compétition du 22 au 27 juin prochain.
Alassane Zimé Yérima, justifie le choix de cette ville par l’amour qu’il lui porte. « Parakou m’a tout donné», sourit le fanatique de la balle au panier. Et c’est pour retourner l’ascenseur à la cité des Kobourou, que l’ancien élève du CEG1 de Parakou, ancien basketteur du même collège et de l’équipe départementale du Borgou revient à ses premiers amours. Il veut «aider les jeunes de cette ville, leur rappeler son passé en basket-ball, leur faire revivre les souvenirs…»

Sports 12 juin 2015


Rebondissement dans l’affaire ICC services: Janvier Yahouédéou démonte les arguments de Sévérine Lawson

L’affaire ICC services et consorts qui revient au devant de la scène ces derniers jours est loin d’être close. Le député Janvier Yahouédéou est revenu hier jeudi 11 juin à la charge dans ses dénonciations relatives au détournement des huit milliards des responsables d’ICC services bloqués dans des banques. A la faveur d’un point de presse qu’il a animé au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, le député de l’Opposition a tenté de démonter les arguments de l’Agent judiciaire du Trésor (AJT) qui a qualifié mercredi derniers ses attaques de sans fondement.

Le député Janvier Yahouédéou précise que sa principale préoccupation n’est pas de se verser dans une certaine polémique. Son souci est celui des spoliés de ICC services qui sont en général des pauvres et sont restés depuis 2010 impayés. Il déplorera que la sortie médiatique de l'Agent judiciaire du Trésor mercredi dernier ne soit pas allée dans ce sens.

Pour le député de l’Opposition en effet, l’AJT devrait éviter de faire du dilatoire et informer l’opinion publique de comment il a pu rembourser les spoliés de ICC services à partir des 8 milliards FCFA dénoncés. Lesquels fonds représenteraient en majorité les avoirs des responsables ICC services gelés dans les banques primaires et qui devraient servir à payer les pauvres spoliés. Comme c’est le cas avec plusieurs autres structures illégales de placements de fonds épinglés. Il trouve curieux qu’à ce jour qu’aucun spolié d’ICC services n’ait été remboursé, en témoigne d’ailleurs le document présenté par l'AJT et qui fait le listing des montants payés par les petites structures dès l'éclatement de l'affaire. Janvier Yahouédéou veut savoir alors à quoi ont servi les avoirs saisis sur les comptes des responsables d’ICC Services. Aussi, dénonce-t-il, «le tripatouillage de ce document puisque le nombre de déposants remboursé est parfois supérieur au nombre de déposants enregistrés».
Le député de l’Opposition martèle que le montant de 8 milliards FCFA n’est pas une invention de sa part. Il révèle l’avoir tiré du rapport confidentiel du Fonds monétaire international (FMI) en sa page 7, premier paragraphe. Une photocopie de cette page a été même distribuée aux hommes des médias par le conférencier à titre de preuve.
Selon lui, la bonne gestion exige que le dégel des fonds des banques primaires atterrissent sur un compte séquestre sous contrôle judiciaire. Et par la suite, tout décaissement de ce compte spécial devrait se faire par chèque certifié pour attester de la sincérité de l'utilisation de ces fonds.
En attendant de voir le gouvernement venir éclairer dans les tout prochains jours la Représentation nationale sur cette nébuleuse puisque le dossier a fait l’objet d’une question écrite qu’il a déposée sur la table du président de l’Assemblée nationale, Janvier Yahouédéhou demande à l’AJT de dire à l’opinion publique les banques dans lesquelles les 8 milliards FCFA querellés ont été logés. Mieux, de dire les dates de retrait de ces fonds, les comptes dans lesquels ceux-ci sont relogés une fois retirés et la publication des relevés bancaires des différents comptes ayant abrité les 8 milliards et ceux des comptes de relogement.
Le conférencier demande par ailleurs à l’AJT la publication de la liste des spoliés payés, les critères et la décision de justice qui a favorisé ces payements. Aussi, demande-t-il de fournir la liste des bénéficiaires avec précision de leurs adresses (carré, téléphone) et les références de leurs pièces d'identité.
C’est dire que le battage médiatique autour de cette affaire ICC services ne fait que commencer. Les jours à venir nous réservent d’autres développements.

Actualités 12 juin 2015


Développement de Koussoucoingou: Ces tatas Somba, sources de richesses

Village à vue panoramique niché au cœur de la chaîne de l’Atacora, Koussoucoingou tire des subsides de l’hospitalité offerte aux visiteurs. Le développement de cette bourgade de la commune de Boukombé, à 31 km de Natitingou, repose donc sur l’hébergement du touriste dans les tatas Otammari.

Réception ce dimanche 24 mai, jour de Pentecôte, de nouveaux fidèles dans l’église catholique par le baptême et la communion des uns et des autres. Un moment fort solennel pour la petite communauté de Koussoucoingou ou Koussou, porte d’entrée des touristes dans la commune de Boukombé, à 54 km de Natitingou. « Notre communauté s’agrandit avec de nouvelles naissances. Un acte éternel qui mérite toute sa solennité car votre vie va s’affermir dans la foi », se convainc Jean-Noël N’tcha, curé de la paroisse Ste Marie-Reine. Evoquant le symbolisme de la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres, il saluera le multiculturalisme qui caractérise cette bourgade de 3589 habitants (INSAE, RGPH3).

Koussou, riche de sa tradition, de sa culture, de sa diversité linguistique, reste une terre d’accueil de milliers de touristes à la découverte de son patrimoine multiséculaire. Un privilège dont tirent profit ses habitants.
Depuis quelques années le village de Koussou à travers l’association communautaire d’écotourisme ‘’La perle de l’Atacora’’ avec le soutien de l’ONG Eco Bénin œuvre à l’amélioration des conditions de vie de la population en valorisant le tata Otammari. D’où le concept de l’hébergement chez l’habitant promu et dont une partie des recettes sert à la mise en œuvre de projets communautaires et à la protection des tatas Otammari désignés hier sous le nom péjoratif de Tatas Somba. L’hébergement chez l’habitant est une forme d’hospitalité offerte au touriste lors de son séjour dans le village par des propriétaires de tata Otammari. Quelques commodités telles qu’un matelas d’épaisseur 5 cm, une moustiquaire et des toilettes sèches sont mises à sa disposition pour lui faciliter ce séjour au cours duquel il découvre le riche patrimoine architectural Otammari.

Sauvegarde du tata Otammari

Au-delà des subsides issus du concept et redistribués à la communauté et à l’association pour son fonctionnement et à la réalisation de projets sociocommunautaires, cette forme d’hébergement vise également à booster la sauvegarde du patrimoine tata Somba aujourd’hui en voie de disparition, selon Parfait Porimaté, président de l’association ‘’La perle de l’Atacora’’. « L’entretien du tata est bien difficile surtout que nos parents à leur époque se faisaient aider par la communauté mais les jeunes aujourd’hui ont perdu tout sens de l’entraide. Il leur fallait une source de revenus pour l’entretien de ces tatas très prisés sur le plan touristique car n’existant nulle part ailleurs au Bénin que dans le nord », confie-t-il. Inscrits comme patrimoine mondial de l’UNESCO au Togo, ces tatas au Bénin résistent à l’air du temps. « Les tatas sont abandonnés au profit de cases rectangulaires en tôle qui se révèlent de véritables chaudières pour les populations d’autant plus que les normes de construction ne sont guère respectées. En dépit de ces aléas le modernisme a pris le pas sur les habitations traditionnelles », soutient-il.
Hier objet de réussite sociale pour son propriétaire, le tata Somba fait face à divers aléas qui ne favorisent guère sa pérennisation par les jeunes générations. « En saison pluvieuse, les murs de nos tatas s’effondrent et il faut pouvoir les reconstruire en saison sèche. Ce qui demande beaucoup de moyens », relève Patron Natta N’tcha, propriétaire de tata Otammari. L’hébergement du touriste dans les tatas constitue donc une opportunité pour l’habitant de faire face à la restauration de son habitat et de le préserver des intempéries.
« Au départ quand les touristes venaient visiter nos tatas ils nous tendaient un billet de 500 F CFA. Mais à l’avènement de l’association communautaire d’écotourisme nos tatas ont été intégrés aux circuits touristiques de découverte du pays Otammari et les recettes issues des services d’hébergement, de restauration, de guidage lors des visites sont redistribuées aux communautés », défend-il. Outre la savane atypique faite de rôniers, de baobabs et la chaîne de l’Atacora qui lui confèrent un beau panorama, le village de Koussoucoingou tient son originalité de ces petites cases fortifiées qui constituent l’habitat ingénieux des Bétammaribés, peuple de bâtisseurs hors-pair. Une richesse qu’elle vend si bien au monde.
De décembre 2011 à septembre 2013, la petite communauté a accueilli 1959 visiteurs dont 1256 ont été hébergés pour un chiffre d’affaires total de 27.467.365 F CFA tous services confondus. Des recettes qui lui ont permis avec l’appui d’autres partenaires de réaliser des infrastructures parmi lesquelles la cuisine du centre de santé du village d’un montant de 5.576.000 F CFA, le forage d’un puits à 7.490.000 F CFA, le captage d’une source d’eau à Koubirigou à 6.000.000 F CFA, l’installation d’un moulin à fonio à 4.000.000 F CFA, l’électrification de l’internat de l’école primaire publique et de la salle d’alphabétisation. A tout ceci il faut ajouter les dons de matériel médical et de médicaments au centre de santé de l’arrondissement, de fournitures scolaires et un projet d’adduction d’eau villageoise de plus de 156.000.000 F CFA en cours de réalisation.

Un hôtel Otammari

Si les touristes apprécient leur hébergement dans les tatas en dépit de la sobriété qui les caractérise, ils n’arrivent toutefois pas à combler leur désir d’y vivre en groupe lors de leur odyssée. La capacité d’accueil des tatas Somba reste un handicap à l’esprit convivial recherché parfois par les visiteurs. Un tata ne peut accueillir que six personnes au maximum. Face à l’impossibilité de les satisfaire et la perte de recettes, l’association ‘’La perle de l’Atacora’’ a initié le projet de construction d’un hôtel à la forme d’un tata Otammari. Ce qui s’est concrétisé avec l’implantation et l’exploitation de ‘’Otammari Lodge’’ à l’entrée de Koussou, d’un coût global de 97.188.755 F CFA, avec le financement de l’USDAF, un partenaire américain. «C’est le reflux du trop plein de touristes désirant rester en groupe qui justifie l’érection de ce complexe hôtelier. Il s’inscrit dans notre vision de dynamiser et de professionnaliser les activités de l’association afin d’augmenter ses revenus», note Parfait Porimaté.
Son exploitation n’a toutefois pas estompé la curiosité des visiteurs et leur envie de dormir à la belle étoile en haut des tatas traditionnels. «Ils préfèrent encore plus les tatas Somba que de dormir dans le Lodge sous ventilateur. C’est insolite, à leur avis», témoigne Mathias M’Po, guide touristique qui reconnaît bien vivre de sa profession dans le village. « Avec mon travail je n’ai rien à envier à un fonctionnaire de l’Etat. Et en saison pluvieuse j’alterne mes activités avec les travaux champêtres ». Aussi bien les artisans, les danseurs, les restaurateurs, chacun tire une quelconque prébende de l’hébergement chez l’habitant.
Ce que confirme Alphonse Nata Trahinta, chef de l’arrondissement de Koussoucoingou.
Une embellie à laquelle un coup a été porté avec la survenue dans la sous-région ouest-africaine des maladies à virus hémorragique telles que Ebola et Lassa qui ont réduit sensiblement cette année le nombre de visiteurs dans le village.

Actualités 11 juin 2015


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