La Nation Bénin...
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Rien de tout ce qui a été dit, initié et entrepris contre le Festival international de Musique du Bénin (FIMuB) n’aura été suffisamment fort, pour étouffer l’engagement des organisateurs de la première édition dudit festival qui eux ont déployé depuis le jeudi 29 avril dernier, l’arsenal pour sa tenue effective.
Trois coups de tam-tam retentissant et c’en était parti, jeudi 29 avril dernier dans la salle rouge du palais des Congrès de Cotonou, pour donner le top de la première édition du Festival international de Musique du Bénin (FIMuB). Un festival que plusieurs acteurs culturels du Bénin, notamment des musiciens ont vomi dès l’annonce de l’initiative, et pour la plupart, se sont brutalement ravisés, à on ne sait à quel moment, ni pour quel but, pour se retrouver depuis jeudi aux premières loges des acteurs applaudissant le frère jumeau de l’autre festival à renommée qu’organise le Bénin, à savoir le FITHEB. Le FIMuB est d’ailleurs doté des ambitions similaires, si non plus élargies, avec en toile de fond, la valorisation de la musique. Richmir Totah, le président du comité d’organisation s’est d’ailleurs voulu insistant pour les retombées attendues dudit festival à son ouverture. Le ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola également. Il a de son côté, annoncé une belle fête. Fête dont les premières notes de réjouissance ont été données par Anna Téko, Richard Flash, et autres Ba Cissoko (un vrai régal kora) à l’occasion de la cérémonie d’ouverture. Le show s’est étendu plus tard à bien d’autres artistes, suivant la programmation établie à cet effet. Vendredi 1er et samedi 2 mai derniers, les notes du FIMuB étaient à la réflexion, ceci via un colloque international.
Culture 05 mai 2015

Les évènements qui se sont déroulés dans la journée d’hier, dans plusieurs quartiers de la ville de Cotonou et singulièrement au quartier Zogbo ont suscité la réaction de plusieurs responsabilités du monde politique.
L’éclairage attendu d’une autorité militaire est venu du général Fernand Amoussou, ancien chef d’état-major général des Forces armées béninoises (FAB). Dans une déclaration faite dans la soirée d’hier, il a soutenu que «les évènements qui ont court à Cotonou et visant l’honorable Candide Azannaï sont graves et susceptibles d’entrainer notre pays dans une crise aux conséquences imprévisibles». Pour ce faire, il a invité « le chef de l’Etat à faire prendre les mesures nécessaires pour ramener le calme et éviter à notre pays de basculer dans la violence».
L’autre invite faite par le général Fernand Amoussou est allée en direction de ses frères d’armes. «Je voudrais aussi inviter les forces de sécurité à faire montre de professionnalisme et de neutralité politique dans l’exercice des missions qui leur sont confiées. Les forces de sécurité et de défense doivent continuer d’être au service du peuple béninois qu’elles ont le devoir de protéger», a clairement signifié le général à la retraite. L’heure étant déjà au débordement, l’ancien chef d’état major des FAB a lancé «un appel au calme et à la sérénité». Enfin, il a soutenu que «notre pays est un pays de droit et tout doit se faire comme prévu par la loi», et donc à l’antipode de «tout acte susceptible de provoquer la violence et le désordre». Sur ce point précis, il se voudra même sans ambages, soutenant que «la responsabilité première incombe aux forces de sécurité et aux autorités en charge de nous protéger».
J.F.M.
Actualités 05 mai 2015

Depuis plusieurs années, le Bénin, du moins les acteurs de la danse au Bénin ont fait de la Journée internationale de la danse, un moment de réflexion, aussi bien sur leur art que sur son avenir. Cette année encore, la tradition a été respectée et avant les manifestations populaires faites essentiellement de démonstrations, danseurs, chorégraphes et responsables de troupes de danse et de ballets ont longuement échangé sur une meilleure contribution de leur art au développement du pays.
La conférence débat organisée dans le cadre de la Journée internationale de la danse, le mercredi 28 avril dernier, était selon Adolphe Coffi Aladé, président de la Fédération des Associations des danseurs des ballets du Bénin et président fondateur de la troupe les «Super anges Hwendo nan boua» un moment d’échanges qui s’est soldé par deux gains essentiels. Le premier, c’est qu’il a permis aux acteurs de cet art que sont entre autres les danseurs, les chorégraphes, les maîtres chorégraphes, les responsables des troupes de danses et de ballets d’échanger entre eux sur un meilleur devenir de leur art. Selon lui, la danse comme beaucoup d’autres arts est un grand contributeur au développement du pays. Mais cela, soutient-il, ne se fait pas toujours voir. Au point où certains estiment qu’il s’agit juste d’une distraction et rien d’autre. Le second avantage tiré de la causerie, poursuit Adolphe Coffi Aladé, et cela concerne beaucoup plus les responsables des groupes et troupes de danses, ce sont les échanges pour une meilleure gestion de leurs groupes. Cela également n’est pas moins important, soutient le président de la Fédération des Associations des danseurs des ballets du Bénin qui estime qu’au regard de l’importance de la danse aujourd’hui, il faut faire des responsables des troupes, de véritables acteurs culturels et acteurs de développement.
Ces propos seront renchéris par Stanislas Dègbo, numéro 2 de la Fédération des Associations des danseurs des ballets du Bénin et premier responsable de la troupe les «As du Bénin». Pour ce dernier, les acteurs de la danse au Bénin, à partir de la célébration 2015 s’engagent pour une meilleure valorisation de ce pan du patrimoine culturel national. Lequel perd du terrain face aux danses étrangères. Celui-ci soutient que c’est le moment plus que jamais d’amener les jeunes surtout à renouer le contact avec les danses et rythmes de chez eux. Ces nombreux engagements, selon ces deux responsables, étaient devenus plus qu’indispensables à prendre, au regard de la percée connue par les danses béninoises ces dernières années au plan international. Ils en ont voulu pour preuve les nombreuses distinctions raflées par leurs poulains, les danseurs du ballet national, dans plusieurs pays du monde. Autant d’éléments qui ont fait dire à plusieurs des invités conviés aux manifestations du mercredi dernier que le Bénin, plus que par le passé, doit une part substantielle de ses revenus touristiques au ballet national et à ses prestations hors du pays. Passé le moment des explications et discours, place à été faite, comme il est de coutume, aux troupes de danses pour l’instant de démonstrations. Plus d’une dizaine de troupes de danses et de ballets, comme le groupe Ashakata de Porto-Novo, les As du Bénin, Super anges Hwendo nan boua, Forêt sacrée…. se sont succédé pour des prestations qui, comme on pouvait l’imaginer, n’ont pas laissé le public indifférent.
Il faut rappeler que cette année, le message de la Journée internationale de la danse a été écrite par le célèbre danseur espagnol Israel Galván de los Reyes. «J’aimerais pouvoir dédier cette Journée internationale de la danse à quiconque au monde est en train de danser en ce moment précis… danseuses, musiciens, producteurs, critiques, programmateurs, lançons les festivités et dansons tous, … dansons en grand, dansons-le ensemble», a-t-il entre autres, écrit dans son message.

Vendredi 30 avril dernier, l’atelier sur l’appropriation des textes électoraux et les dispositions pratiques à prendre pour une gestion efficiente des élections du 31 mai 2015, organisé par la Cour suprême avec le soutien du PNUD, a pris fin. Les participants étant mieux outillés pour aborder leurs responsabilités.
Quand, au lendemain du 31 mai prochain, des recours divers atterriront sur sa table, la Cour suprême veut être en mesure d’y répondre efficacement, édifiée par les expériences accumulées suite aux élections de 2002 et 2008. Et par le renforcement des capacités dont viennent de bénéficier, pendant 48 heures, conseillers, avocats généraux, auditeurs et greffiers de la Haute juridiction. Nourris d’enseignements pratiques relativement à leur mission dans le cadre du contentieux des élections locales, ils savent que désormais, le législateur a enfermé le contentieux dans un délai de six mois ; ce qui nécessite imagination et célérité de leur part. Aussi l’atelier a-t-il retenu que la Haute juridiction s’en tienne à ce délai pour achever l’instruction des litiges et ordonner la reprise des élections, le cas échéant, en deux fois au plus ; la CENA étant invitée à faire diligence dans ce sens.
C’est ce qui ressort, entre autres, du rapport général du séminaire, qui suggère que les participants ont fait preuve d’une assiduité et d’un intérêt remarquables pour les communications présentées. Un intérêt marqué par les riches et pertinents débats ayant fait suite aux présentations. Ce qui concourt à la réalisation de l’objectif principal assigné à ces assises : mettre tous les acteurs au même niveau d’information et de compréhension.
Satisfait du déroulement des assises, Ousmane Batoko, président de la Cour suprême, réitère ses remerciements au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour son appui technique et financier à leur tenue. Et plaide pour la mobilisation des ressources financières nécessaires à la tenue de la 3e et dernière session de formation prévue par la Cour suprême, dans le cadre encore de sa préparation à la gestion du contentieux des prochaines élections locales. En attendant, Ousmane Batoko constate que cet atelier aura permis aux acteurs de la Cour de s’armer aux plans intellectuel et pratique, pour mieux faire face à leur mission constitutionnelle de juge du contentieux des élections locales. A ce propos, il félicite les participants pour leur grande assiduité et leur haute implication dans l’atteinte des résultats.
Lesquels déboucheront, incessamment, sur l’actualisation et l’édition diligente des différents guides mais aussi à la logistique nécessaire à l’exploitation des documents électoraux. D’ici à là, Ousmane Batoko invite les animateurs de la Haute juridiction à une bonne assimilation de tout ce qu’ils ont appris et mis à jour en termes de connaissances juridiques nécessaires à la meilleure gestion possible du contentieux des élections locales de 2015. En tout cas, rassure-t-il, son cabinet s’acquittera avec diligence des tâches qui lui incombent pour fournir toutes les commodités pour un accomplissement aisé et agréable de la mission de la Cour. A cela devrait concourir un dernier séminaire, à propos duquel Ousmane Batoko exhorte les équipes de préparation à toujours plus d’efficacité. Et, se convainc déjà le président de la Cour suprême, la haute juridiction donnera aux élections municipales, communales et locales à venir, un caractère sincère et démocratique car conformes, non seulement à la volonté populaire, mais aussi aux lois et règlements en vigueur.
Actualités 05 mai 2015

L’Ecole du patrimoine africain (EPA) à Porto-Novo a organisé dans l’après-midi du jeudi 30 avril dernier, une conférence dont le thème a porté sur «La destruction des biens culturels en Afrique : enjeux et solutions». A l’issue de la cérémonie, les participants ont fait une déclaration intitulée «L’appel de Porto-Novo » pour inviter la communauté internationale en général et africaine en particulier, à une meilleure préservation du patrimoine culturel.
L’Ecole du patrimoine africain (EPA) sonne la mobilisation générale contre la destruction des biens culturels en Afrique. En témoigne l’organisation, jeudi 30 avril dernier, d’une conférence sur les enjeux et les solutions de la destruction des biens culturels en Afrique. Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’exécution de la mission de cette école sous-tutelle de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) de contribuer au développement socio-économique des pays et peuples africains, à travers la conservation et la valorisation de leurs patrimoines culturels. Fidèle à cette vision, l’EPA se dit interpellée par les atteintes répétées aux éléments du patrimoine culturel et à son destruction en cas de conflits ou lors des actes terroristes, trafic illicite en Afrique et dans les autres régions du monde. On se souvient des profanations des mausolées de Tombouctou au Mali classés au patrimoine mondial de l’UNESCO perpétrées en mai 2012, la destruction de plusieurs monuments et sites lors du printemps arabe en Egypte et en Lybie.
Les cas d’Afganistan, d’Irak, de Syrie, d’Afrique du Sud, de Tunisie et autres ont été aussi rappelés à l’assistance. Ces actes criminels de destruction criminelle perpétrés sur le continent et ailleurs, sont loin d’être considérés comme un cas isolé, a souligné Nouréini Tidjani-Serpos, ancien sous-directeur général chargé du département Afrique de l’UNESCO et modérateur de la conférence. Ils s’inscrivent, selon lui, dans le plan dévastateur du patrimoine de biens culturels à travers le monde et particulièrement l’Afrique. L’ancien fonctionnaire onusien a salué l’organisation de cette conférence par l’EPA qui a permis à des professionnels de patrimoine, des historiens de l’art, des archéologues, des socio-anthropologues, des chercheurs, de croiser leurs regards sur le phénomène de destruction des biens culturels.
Deux panels ont animé cette conférence.
Le premier composé de Samuel Kidiba, directeur de l’EPA et de Joseph Adandé, historien de l’art, s’est occupé des enjeux et solutions de la destruction des biens culturels en Afrique. Et le second panel qui a eu comme communicateurs Alexis Adandé, archéologue et Appolinaire Gnanvi, sociologue, a porté sur les implications socio-économiques du phénomène. Les débats qui ont suivi ces deux présentations ont permis à l’assistance de mieux appréhender l’ampleur de la destruction des biens culturels au cours de ces deux dernières décennies dans le monde et l’urgence d’une mobilisation régionale et internationale.
Les participants à la cérémonie ont ensuite adopté une déclaration intitulée «l’appel de Porto-Novo ». Il appelle à la mobilisation et à la sensibilisation de la communauté internationale en général et africaine en particulier sur la nécessité de préserver et de protéger le patrimoine culturel en tout lieu et en toute circonstance. Il s’adresse également à la responsabilité de toutes les organisations internationales, les Nations Unies, l’UNESCO, l’Union Africaine et les autorités politiques et administratives régionales et internationales à se lever et à défendre les biens culturels africains. Aussi, les populations et les Forces de défense et de sécurité sont-elles invitées à dénoncer et à combattre les terroristes et autres agresseurs du patrimoine culturel.
Le rapport général de la conférence et le document de « l’appel de Porto-Novo » seront envoyés à l’UNESCO, l’Union Africaine, la CEDEAO, l’UEMOA et la CEEAC, la SADEC et à l’Union du Maghreb arabe pour sonner la mobilisation générale autour du phénomène.
Outre l’appel, les participants à la conférence ont proposé plusieurs autres actions concrètes pour une meilleure préservation et protection du patrimoine culturel dans le monde et en Afrique en particulier.

A l’heure de la mondialisation, le Bénin doit se distinguer dans le secteur culturel par la qualité et la facture de ses œuvres. Il leur faut avoir une touche originelle, une marque distinctive. L’association Africa’Racine et l’Association des éditeurs de presse culturels du Bénin ont fait de cette préoccupation leur cheval de bataille et s’emploient de plus en plus à outiller les artistes à cet effet. Jeudi 30 avril dernier au Centre culturel Arttistik Africa de Agla, une cinquantaine d’artistes était à l’école de ce savoir et visiblement, ils s’en sont sortis ragaillardis.
Le thème de l’atelier de formation initié par l’association Africa’Racine et l’Association des éditeurs de presse culturels du Bénin à première vue, manque de pertinence, puisqu’il semble relever d’une évidence. En effet, organiser un atelier de formation au profit d’une cinquantaine d’artistes de toutes catégories et des acteurs culturels sur «Importance pour les artistes de s’inspirer du patrimoine » dans la création de leurs œuvres paraît étonnant, surtout dans un contexte béninois. Pourtant, c’est une œuvre de grande importance qu’ont accompli les initiateurs de cette rencontre.
En effet, contrairement à ce que laisse croire le travail de certains artistes, le patrimoine béninois n’est pas aussi présent dans les oeuvres. Beaucoup de créations ne sont qu’une copie plate, souvent mal réalisée des œuvres ou productions réalisées par d’autres artistes. A défaut, ce sont alors des œuvres inspirées par les cultures d’ailleurs et qui logiquement, écartent le public béninois qui lui ne s’y retrouve pas.
Entre ce qui devrait être la réalité, le fossé est donc profond. Si énorme d’ailleurs que si on ne fait rien, le made in Bénin pourrait s’effacer sans qu’on s’en rende compte. L’initiative de ces deux associations via ce projet piloté par Franck Raoul Pedro est donc salutaire et Ousmane Alédji, hôte de la formation y voit «un projet significatif» qui va en faveur des artistes et qui les orientent vers les fondamentaux. Pour le responsable du projet, Franck Raoul Pedro, il est donc question de «réfléchir ensemble aux éventuelles opportunités qu’offre le patrimoine» pour faciliter le travail aux artistes. Et, à un moment où les TICs font de l’invasion, «il urge de préserver nos cultures et de les mettre à l’abri pour construire une identité culturelle » et « pour ne pas être absent sur le marché des arts», plaide-t-il alors. La représentante du Fonds d’aide à la Culture à cette occasion, ne s’écarte pas elle aussi de cette logique. « Chaque pays se doit d’apporter son originalité à son art », soutient celle-ci.
C’est justement pour parvenir à ce résultat que cette formation est initiée et le communicateur identifié pour entretenir les impétrants était tout aussi bien trouvé. Hermas Gbaguidi dont les réalisations portent toujours une touche et des saveurs à la béninoises, a été invité pour les entretenir sur l’importance du patrimoine national. Pour lui, les producteurs d’œuvres de culture du Bénin ont la nécessité d’ingurgiter l’ADN du patrimoine béninois à leurs réalisations. Ensuite, explique-t-il, il y a que des enjeux subsistent à ce propos. Il y a d’abord les enjeux esthétiques, puis ceux sociaux et économiques, soutient le communicateur. Réussir alors un tel cocktail autour de la réalisation des œuvres artistiques suffirait d’abord à valoriser le patrimoine national, puis ensuite à donner une connotation originelle aux œuvres et enfin à mieux les promouvoir sur le marché mondial, n’en déplaise à la mondialisation et autre globalisation.

Les journalistes sportifs du Bénin se sont, à la faveur d’un séminaire de formation, appropriés la substance du Code de l’information et de la communication en République du Bénin. Cette formation a eu lieu, jeudi 30 avril dernier dans la salle de conférence du Comité national olympique sportif béninois (CNOSB) du stade de l’Amitié de Cotonou. C’est une initiative du Réseau des journalistes de sport au Bénin (RJSB).
Mieux outiller les journalistes sportifs du Bénin sur le nouveau Code de l’information et de la communication en République du Bénin voté le 22 janvier dernier. C’est l’objectif du séminaire de formation organisé à leur intention par le Réseau des journalistes de sport au Bénin (RJSB), jeudi 30 avril dernier.
Invité pour présenter le thème: «Le Code de l’information et de la communication en République du Bénin», le conférencier Wilfried Léandre Houngbédji journaliste, secrétaire général de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM) a tenu en haleine les participants. Pour lui, le code renferme plusieurs avancées aux titres desquels : la suppression des peines privatives de liberté pour certains délits de presse. Il a reconnu que le code renferme quelques insuffisances. On cite, entre autres, la bonification de l’amende qui selon lui, ne favorise pas la survie des organes de presse. Car, dit-il cela peut amener certains organes à mettre fin à leurs activités. Enfin, il pense que le délai de 3 ans prévu par l’article 302 du même code de l’information et de la communication pour poursuivre un organe pour fait de diffamation est exagéré. Il exhorte par ailleurs, les participants à une prise de conscience dans l’exercice de leur métier.De même, il demande que chacun se fasse une personnalité.
Les participants jugent opportun ledit séminaire de formation. Ils n’ont pas caché leur satisfaction et souhaitent que le RJSB et les instances de la presse fassent diligence pour qu’avant la promulgation du code, les insuffisances relevées soient prises en compte.
René José Sagbo, président du RJSB, promet quant à lui d’autres actions dans les jours à venir afin de permettre aux journalistes sportifs du Bénin, d’être mieux outillés pour l’atteinte de meilleurs résultats dans l’exercice de la fonction.

« Donnons du souffle au journalisme ! Vers une meilleure couverture de l’information, l’égalité des genres et la sécurité des médias à l’ère du numérique ». C’est le thème de la Journée internationale de la liberté de la presse célébrée hier dimanche 3 mai. Une célébration qui a été l’occasion pour faire l’état des lieux de la liberté de la presse dans le monde.
«Un journalisme de qualité permet aux citoyens de prendre des décisions éclairées quant au développement de la société. Il contribue également à dénoncer les injustices, la corruption et les abus de pouvoir. Pour cela, le journalisme doit être capable de s’épanouir dans un environnement permettant un travail indépendant, sans ingérence excessive et dans des conditions de sécurité ». C’est le message commun délivré par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, de la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova et du Haut-commissaire aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein à l’occasion de la célébration hier de la Journée internationale de la liberté de la presse.
Déclarée depuis le 20 décembre 1993 par l’Assemblée générale des Nations Unies comme une Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai de chaque année est depuis lors, une occasion pour célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse ; évaluer la liberté de la presse ; défendre les médias des attaques contre leur indépendance ; puis se souvenir des journalistes tués parce qu’ils faisaient leur devoir.
Au Bénin, en attendant les manifestations officielles devant marquer cette journée, il y a lieu de rappeler des faits qui ont marqué ce secteur ces dernières années.
En effet, classé 75e par Reporters Sans Frontières (RSF) en 2014, le Bénin a dégringolé pour se retrouver 84e selon le rapport publié en février dernier par RSF. Cette situation ne présente pas une bonne image de la presse béninoise qui est dotée cette année du Code de l’information et de la communication.

L’esplanade extérieure du stade de l’Amitié de Kouhounou a abrité du 31 avril au samedi 2 mai dernier, la manifestation officielle marquant la 9e Journée internationale de l’énergie solaire. C’est sous l’égide du secrétaire général du ministère en charge de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et Développement des Energies renouvelables, Armand Dakehoun qu’a été placée la cérémonie officielle de lancement desdites manifestations.
Jeudi 30 avril dernier, le Bénin a célébré à l’instar des autres pays membres de l’espace sahélo-saharien, la Journée internationale de l’énergie solaire. Les manifestations ont été couplées avec une Journée portes-ouvertes de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables (ANADER).
En procédant au lancement des manifestations, le représentant du ministre en charge de l’Energie, Armand Dakehoun a indiqué que la célébration de la Journée marque la volonté du gouvernement de se conformer aux décisions des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEN-SAD de célébrer chaque 7 avril la Journée internationale de l’Energie renouvelable. «C’est pour se conformer à ce principe que le Bénin célèbre depuis bientôt neuf éditions cet évènement. L’énergie renouvelable est accessible à tous, et à coût plus bas», précise-t-il. Il joute que les manifestations permettront la poursuite de la promotion de cette énergie comme solution alternative. Une énergie qui sera utilisée pour éclairer les zones rurales afin de contribuer au développement des populations de ces localités.
«Il faut faire recours à cette potentialité offerte par la nature», a ajouté Armand Dakehoun. Il a également mis un accent sur les différentes réalisations du gouvernement à travers l’ANADER au profit des écoles, des centres de santé, des postes de gendarmerie, avancés dans les zones éloignées du réseau conventionnel de la SBEE.
Avant son intervention, le directeur général de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables Orou Batta Seh Dan a expliqué les nombreux avantages de l'énergie solaire et la nécessité pour les populations de se l’approprier. Car, il s‘agit «d’une énergie propre et moins chère qui fait oublier les désagréments du délestage du réseau conventionnel»
Pour leur part, les représentants de l’Association interprofessionnelle des spécialistes des énergies renouvelables (AISER), Faustin Dahito et celui des partenaires d’ANADER, Christian Tokoro ont rappelé tout ce qui a été fait dans le domaine ces derniers temps-ci. Ils ont surtout déploré la réticence des banques de la place supposées les accompagner dans le secteur. «Nous voulons travailler. Associez-nous plus intimement et vous ne serez pas déçus. Car, toutes les compétences sont là, nous attendons seulement un accompagnement de la part du gouvernement» a laissé entendre Faustin Dahito

Sous le thème «Renforcement des capacités des structures de la santé et de la sécurité au travail et des compétences des acteurs», se sont déroulées, jeudi 30 avril dernier à Parakou, les manifestations entrant dans le cadre de la 19e édition de la Journée africaine de la prévention des risques professionnels. Sous l’égide de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), travailleurs, employeurs, inspecteurs de travail ont réfléchi sur les voies et moyens pour mieux prévenir les accidents de travail.
«Quatre mille huit cent soixante-et-quatre (4864) cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles sont déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale au cours des cinq dernières années, dont cinq cas de maladies professionnelles et 52 décès au Bénin», selon le directeur général de la CNSS, Coovi Célestin Ahonon. Dans le monde, informe-t-il, les statistiques de l’Organisation internationale du travail (OIT) au 10e congrès mondial de la santé et sécurité au travail du 9 septembre 2011, rapportent que chaque jour 6300 décès sont imputables au travail et 850.000 cas d’accidents du travail se produisent sur les lieux de travail.
Au regard de ces chiffres qui confirment le manque de renforcement des capacités des comités de sécurité et de santé au travail dans la plupart des entreprises, la situation demeure préoccupante malgré les efforts déployés par les Etats pour assurer la protection des travailleurs contre les risques auxquels ils sont exposés en raison de leurs conditions de travail, estime la directrice adjointe de cabinet du ministre en charge du Travail, Isbath Djaboutouboutou. La représentante du ministre dit apprécier à sa juste valeur le choix du thème retenu pour la célébration de la 19e Journée africaine de la prévention des risques professionnels : « Renforcement des capacités des structures de la santé et de la sécurité au travail et des compétences des acteurs».
Une conférence-débats animée par l’administrateur du travail, Adrien Massessi, suivi des travaux en atelier sur ledit thème ont permis aux participants de partager leurs expériences en la matière, dans le but de parvenir à un modèle pouvant permettre un fonctionnement plus efficace des structures de sécurité et de santé pour une meilleure protection des travailleurs contre les risques professionnels et un accroissement de la productivité des entreprises.
Au cours des travaux, les partenaires sociaux ont montré leur volonté d’œuvrer à travailler en synergie pour la préservation de l’intégrité physique, psychique et mentale du principal acteur de production qu’est l’homme au sein de l’entreprise.
L’ouverture des travaux a connu la participation du préfet du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou.
Face aux enjeux et défis
L’administrateur du travail, Adrien Massessi se réjouit de l’existence au Bénin d’un document cadre de politique nationale de santé et de sécurité au travail, lequel prend en compte le caractère multidimensionnel de la santé et de la sécurité au travail. A l’en croire, les structures de prévention des risques professionnels y sont aussi bien définies. Il importe, selon lui, que chaque acteur s’acquitte de ses obligations en temps opportun tout en mettant à jour ses connaissances, pour que les capacités aussi bien des structures que de ceux qui sont chargés de les animer, puissent être renforcées pour le relèvement des nobles défis en matière de promotion de la santé et de la sécurité au travail, gage de tout développement durable, préconise-t-il. Si le devoir d’éducation et de recyclage des travailleurs en termes d’hygiène et de sécurité et d’installation des Comités d’hygiène et de sécurité (CHS) incombe aux employeurs, les syndicats, eux aussi, doivent se préoccuper des actions de formation de leurs militants en la matière car il faut être en bonne santé pour pouvoir militer et s’épanouir, insiste le communicateur.
En ce qui concerne les travailleurs, «un petit acte de négligence peut entraîner de graves conséquences », souligne le maire de Parakou, Soulé Alagbé, avant de les exhorter à ne banaliser aucune norme en matière de sécurité sur les lieux de travail. Au-delà de la vulgarisation et du respect des textes, du recrutement, de la formation et du recyclage des agents de sécurité et de santé, la prévention des risques professionnels passe par la dotation et le bon usage des équipements de protection individuelle : bouchons d’oreille, tabliers, cache-nez, ceintures de sécurité, lunettes, chaussures appropriées, masques respiratoires, gants et autres habits adaptés au travail.