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La célébration de la fête du travail n’est pas passée inaperçue à la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin). Pour le faire cette année, elle a choisi l’enceinte de la Télévision nationale et vivre en communion avec le SyntraB-Ortb
C’est par une causerie suivie de débats sur le thème : «La situation de la liberté de la presse au Bénin : état des lieux», que les membres de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin et leurs pairs du SYNTRAB-ORTB ont commencé la commémoration de la fête du 1er mai. Il s'agit de faire connaître aux travailleurs l’état des lieux de la presse. A cet effet, le magistrat Gilbert Togbonon leur a présenté un exposé. Il a aussi saisi l’occasion pour faire connaître à l’assistance les textes qui régissent la corporation et la nouvelle loi sur la presse.
Selon lui, si tous ces textes parvenaient à être appliqués, ils vont redorer l’image de la presse. Tout en évoquant quelques faiblesses contenues dans lesdits textes, il a mis l’accent sur l’incarcération des journalistes.
Pour Gilbert Togbonon, beaucoup de journalistes se retrouvent en prison à cause de la méconnaissance des textes. Il a ensuite exhorté les journalistes à respecter le Code de déontologie et de l’éthique dans les médias.
Présent à cette célébration, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Aboubakar Yaya, a invité les membres de la CSA-Bénin et du Syntrab-Ortb à travailler davantage et ceci pour leur propre épanouissement.
Le 1er mai ayant souvent constitué l'occasion pour les syndicalistes pour présenter à l’employeur leur cahier de doléances, Angelo Amoussou, secrétaire général du SYNTRAB-ORTB, a sacrifié à cet exercice. Il n’a pas manqué de dresser un chapelet de doléances. Au nombre des doléances formulées, figurent en bonne place le paiement des primes à certaines catégories d’agents de la structure, l’effectivité et ceci à bonne date du passage de l’analogique au numérique, la visite médicale du personnel de l’office, la sécurisation des différents sites de l’Ortb.
Pour sa part, le directeur général de l’Office, Stéphane Todomè a invité chacun de ses employés à apporter sa pierre à la construction de l’ORTB qui est le bien commun de tous. Pour lui, cela passe par l’assiduité au travail par rapport aux différentes doléances formulées par le secrétaire général du Syndicat, le directeur général de l’Ortb estime qu’il joue déjà sa partition pour que les primes soient payées aux agents concernés.
En ce qui concerne le passage de l’analogique au numérique dont la date butoir est pour le 17 juin, le directeur général de l’ORTB pense que son Office est très avancé à ce sujet et ceci grâce à l’expertise et à la disponibilité des membres de la commission qui a eu en charge le dossier.

Le personnel du ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire (MDGLAAT) a célébré, vendredi 1er mai dernier, la fête des travailleurs. C’était en présence de leur ministre, Isidore Gnolonfoun.
Le Bénin, à l’instar des autres pays de la communauté internationale a célébré vendredi 1er mai dernier, la fête du travail. Dans la plupart des ministères et autres institutions de la République, l’heure était à la présentation des doléances. Au ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire (MDGLAAT), les travailleurs entourés des directeurs techniques et centraux ont commémoré cette fête dans la convivialité. C’est à la directrice des ressources humaines, Carine Adahou Ketchion, qu’il est revenu de souhaiter la bienvenue à l’assistance. Elle a fait l’historique de la fête du travail qui remonte, selon elle, à mai 1889, année à laquelle le Congrès international socialiste avait décidé de célébrer pour la première fois cette journée. «Mais loin d’être une journée festive, le 1er mai devrait nous plonger dans de grandes réflexions où nous devons évaluer le chemin parcouru et scruter l’horizon de sorte que l’avenir soit plus radieux», a estimé Carine Adahou Ketchion. Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs du secteur de l’administration territoriale (SYNTRA-SAT), Zacharie Adam Mohamed, a remercié le ministre pour son sens de concertation et du dialogue permanent. «Il y a eu certes des moments de tension, d’angoisse mais tout est bien considéré. Il y a eu des avancées notables et significatives. Sur les dix revendications inscrites sur la plate-forme, il ne reste plus pratiquement rien aujourd’hui», a indiqué Zacharie Adam Mohamed. Il a ensuite égrené un chapelet de doléances. Entre autres, il demande la mise à disposition d’un groupe électrogène au niveau des bureaux annexes du ministère basés à Ste Rita, la signature d’un contrat de ramassage d’ordures au niveau des bâtiments, la finalisation des travaux de cloisonnement et la transmission officielle du rapport issu de la retraite du syndicat. Dans son discours de lancement des festivités, le ministre Isidore Gnonlonfoun a rappelé quelques acquis de son département. Parmi les réalisations clés, il y a la formation diplômante des agents de transmission, l’acquisition de quelques véhicules tant pour les directions centrales que pour les préfectures, la location du bâtiment de Ste Rita, l’élaboration du plan de formation triennal 2015-2017. Il s’est ensuite engagé à tenir compte de leurs doléances. «Nous promettons d’ores et déjà que nous ne ménagerons aucun effort pour que ce qui est de notre ressort soit exécuté», a promis Isidore Gnonlonfoun aux travailleurs.
Actualités 04 mai 2015

Vendredi 1er mai dernier, c’était la fête du travail. L’évènement n’est pas passé sous silence à l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP). A l’occasion, le syndicat des travailleurs de l’office (SYNTRA-ONIP) a organisé une série d’activités pour le marquer d’un cachet spécial avec en point d’orgue une communication sur l’impact de la révision de la Convention collective, rapportée à la maison. C’était dans les locaux de l’Office à Cotonou.
1er mai, jour de fête pour les travailleurs, mais aussi celui de présentation des chapelets de revendications. A l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP), la tradition a été également respectée. L’évènement a été célébré autour d’une réflexion. Mais avant, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’Office, Désiré Gbodougbé a remis le cahier de doléances à la directrice générale par intérim, Reine Azifan Sagbo. Il a reconnu ses qualités managériales de gestion.
Pour de nouveaux engagements
L’autre volet de son discours intègre les doléances. Celles formulées à l’endroit de la direction générale pour le compte de l’édition 2015, tiennent principalement à l’octroi des bourses d’études et de recyclages, aux agents de l’imprimerie et ceux ayant à charge la maintenance, la poursuite de l’équipement des bureaux, la construction d’un local aux agents distributeurs de journaux, la sécurisation du domaine de l’ONIP occupé par les maraîchers.
Pour le secrétaire général du syndicat de l’ONIP, la conscience professionnelle est un élément déterminant dans la réussite d’une entreprise. Fort de ce paramètre, a-t-il souligné, le Syntra-Onip dans le souci permanent de la prospérité de l’office ne marchandera pas son soutien à la direction générale. Selon lui, la prise en compte des différentes préoccupations évoquées constituera un pas favorable vers la démarche qualité et pour la révision de la convention collective des travailleurs qui focalise toutes les attentions.
La direction générale en ce qui la concerne, est consciente des défis à relever. Aux préoccupations du Syntra-Onip, un début de solutions a été proposé sur place. Point par point, elle a apporté des éléments de réponses aux diverses préoccupations du syndicat. Tout en reconnaissant l’importance de chaque travailleur au sein de l’entité, elle s’est également interrogée sur l’engagement réel de certains travailleurs dans l’accomplissement de l’œuvre commune.
«Une nouvelle dynamique est en cours dans l’Office et nous allons la poursuivre dans les prochains jours», indique Reine Azifan Sagbo. «Nous constituons une chaîne et aucun maillon de cette chaîne n’est inutile», dit-elle, invitant chaque travailleur à prendre de nouveaux engagements pour le développement de l’Office.
La directrice générale par intérim a ensuite invité le Syntra-Onip à s’investir davantage dans la sensibilisation des travailleurs sur leurs droits et devoirs. Au-delà des revendications, elle attend du syndicat «qu’il soit une force de propositions concrètes visant le développement et la prospérité de l’entreprise».
Place à la réflexion
Après la présentation du cahier de doléances, place a été faite à la réflexion pour entretenir le personnel sur «L’impact de la révision d’une convention collective dans une entreprise : le cas de l’ONIP». Pour cet exercice, c’est l’expert syndical, Daniel Ataïgba qui a apporté quelques éclairages sur les généralités et les impacts de ladite convention.
Il ressort de sa présentation que les conventions collectives traitent des conditions d’emploi, des qualifications professionnelles, des indemnités, de la couverture sociale, de la santé et de l’hygiène professionnels, de la formation, des œuvres sociales, des procédures de règlement des conflits collectifs et individuels du travail….
Ses retombées s’apprécient également entre autres aux plans de la ‘’qualité de service’’, ‘’de la formation professionnelle’’, ‘’de la rémunération’’, de la carrière.
«Autant il faut souhaiter l’amélioration de la rémunération, autant il faut s’engager pour la qualité du service rendu, une bonne productivité et le dialogue social», a insisté le communicateur. Selon lui, la convention collective doit conclure un accord "gagnant-gagnant" avec des approches appropriées».

L’Institut de développement et d’échanges endogènes (IDEE) du professeur Honorat Aguessy abrite du 27 avril au 2 mai prochain, un colloque international sur le thème : "Pour une agriculture panafricaine, autosuffisante, compétitive et impulsant le développement". A cette occasion, plusieurs ateliers seront tenus et différents sous-thèmes exposés. Les contextes et objectifs des ateliers 4 et 5 abordent les métiers verts dans les systèmes d’éducation, de formation et de réinsertion, d’une part et l’agriculture et l’industrialisation d’autre part.
Démontrer que l’agriculture demeure l’arme la plus efficace dont dispose le panafricanisme dans sa vision d’une Afrique épanouie et prospère. Tel est l’objectif fondamental que vise le colloque de l’IDEE à Ouidah ouvert lundi dernier et qui prend fin samedi prochain.
En Afrique, l’agriculture reste une organisation du cercle familial. Il convient aussi de souligner que le pilier de cette agriculture familiale reste et demeure la femme depuis les temps immémoriaux. Aujourd’hui, les denrées en Afrique sont produites à près de 80% par les femmes avec des méthodes endogènes de pratiques culturales. Donc, tant que c’est la femme qui gère le système de production, les techniques et méthodes culturales endogènes séculaires sont toujours préservées. Avec la femme, l’agriculture reste respectueuse de l’environnement et de la santé à travers des systèmes de rotation de culture et de compostage.
De même, l’agro-écologie reste une réalité. Mais il est regrettable que cette dynamique millénaire finisse par être mise à mal avec l’introduction de plus en plus constatée de produits de synthèse dans l’agriculture : pesticide, engrais chimique, semences hybrides, Organismes génétiquement modifiés. Comme en Occident, la tendance est vers une "phallocratisation" de l’agriculture avec pour conséquence immédiate, la marginalisation des règles d’éthique de santé et de protection de la nature.
Le but de l’atelier est de faire une étude comparative entre l’agriculture de synthèse et l’agro-écologie/agriculture biologique en vue de montrer chiffres à l’appui, laquelle est bénéfique pour l’Afrique, faire l’état des lieux sur le niveau de pénétration des produits de l’eugénisme scientifique (OGM) en Afrique et de proposer un plan de préservation et de sauvegarde du savoir cultural endogène. Il s’agit également de faire l’état des lieux sur l’industrialisation de l’agriculture en Afrique, de proposer une méthode d’industrialisation équilibrée et adaptée à l’Afrique à travers une technologie et une mécanisation innovante et montrer l’influence de l’exploitation agricole sur la modification de la couche d’ozone voire le changement climatique.
L’atelier n°5 évoque les métiers verts dans les systèmes d’éducation, de formation et de réinsertion.
En effet, l’agriculture demeure également, le moyen le plus immédiat et disponible dont dispose l’Afrique pour concrétiser le panafricanisme et impulser le développement. Il est alors nécessaire à cette fin de développer une autre stratégie adéquate et innovante dans l’élaboration et la mise en application des modules d’enseignement. Il y a un constat du divorce entre l’intellectuel citadin et le paysan à tel point qu’un certain rapport de "centre" et "périphérie" rend aujourd’hui presqu’impossible toute idée de rapprochement entre les deux. Pourtant, dans ce rapport de "centre" et "périphérie", le paysan est celui de qui dépend le plus l’intellectuel citadin pour satisfaire ses besoins vitaux en l’occurrence celui de l’alimentation.
Par ces temps d’incertitudes, face à la dégradation de l’écosystème, au changement climatique et au péril alimentaire constatés en Afrique, une reconnexion s’avère indispensable entre l’intellectuel et le paysan à travers des aptitudes pour une vie saine (assainissement de l’environnement et santé) afin que l’agriculture soit transversale à tous les secteurs d’activités.
L’atelier n°5 vise à élaborer un programme d’introduction et de réintroduction de l’agriculture à la formation de base (maternelle, primaire et secondaire), proposer un système de rééducation et de réinsertion de la population carcérale basé sur l’agriculture et un plan de financement incitatif en vue du développement de ce secteur d’activités agricoles.

Sous l’égide du ministre en charge de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement, Christian Sossouhounto, les rapports d’activité A, B, et C de la Mission d’élaboration des plans directeurs d’assainissement des eaux usées des villes de Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji et Porto-Novo ont fait l’objet d’une validation, pour le compte du Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PuGEMU). C’est au cours d’un atelier qui a eu lieu hier mercredi 29 avril à Cotonou.
Ce sont les dégâts causés par les inondations de 2010 qui ont amené le gouvernement à solliciter et obtenir de la Banque mondiale, le financement du Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PuGEMU). Pour la mise en œuvre dudit projet, l’AGETUR assure la maitrise d’ouvrage déléguée relative à certaines composantes dont celle dénommée «composante C qui concerne l’appui à la gestion des eaux usées».
Cette composante du PuGEMU a pour objectif d’élaborer le Plan directeur d’assainissement des eaux usées des villes de Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji et Porto-Novo.
Selon le directeur adjoint de l’AGETUR, Marcellin Bocovè, ce plan directeur d’assainissement est l’un des plus importants résultats attendus du PuGEMU par le gouvernement béninois. Car il s’agit, a-t-il poursuivi, d’un outil de planification et de programmation des investissements qui aidera aussi à la mobilisation des ressources pour une meilleure gestion des eaux usées. Il a laissé entendre, dans le cadre de son élaboration, que sa structure a procédé à la sélection d’un consultant en conformité avec les procédures de la Banque mondiale. Au terme de cette sélection, c’est le cabinet «SEUREC» qui a été retenu pour exécuter la mission.
L’atelier d’hier s’inscrit dans le cadre de l’étude des options principales et analyses comparatives des scenarii.
Il vise, selon ses organisateurs, l’examen et la validation des options stratégiques et des choix techniques en vue du développement du scénario retenu et la validation des projets pilotes à développer au cours des études techniques détaillées des projets pilotes.
En d’autres termes, «les travaux permettront de retenir une option pour le Plan directeur d’assainissement des eaux usées pour les villes concernées, et de valider les projets pilotes à réaliser avant décembre 2016, date de clôture du PuGEM »
Le directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB), David Babalola, a précisé à l’occasion le rôle dévolu à sa structure. Il rassure qu’elle jouera pleinement sa partition.
En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre en charge de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement, Christian Sossouhounto a rappelé que la gestion des eaux usées est une priorité pour le gouvernement. C’est pour cela qu’il a plaidé auprès des participants pour que leurs travaux soient sanctionnés par des recommandations fortes. Car, les villes concernées sont des pôles d’attraction des populations et le gouvernement a le devoir d’améliorer leur cadre de vie. «Soyez sans complaisance. Nous attendons de vous des recommandations idoines», a insisté le ministre de l’Urbanisme.
Au terme de la phase protocolaire, Laurent Phan du cabinet retenu a fait une brève présentation des rapports d’activité A, B, et C du Plan directeur à l’assistance.

La célébration de la Journée mondiale de la sécurité est devenue une tradition pour Coman SA qui en a fait une activité majeure. Cette année, pour le compte de la 6e édition de la « Global safety day », qui a eu lieu hier, mercredi 29 avril, cette structure s’est jointe à Bénin terminal du groupe Bolloré, en vue d’associer plus d’acteurs à l’engagement insécurité zéro sur les terminaux.
«La sécurité des personnes au cœur de la prévention des accidents sur nos terminaux ». C’est le thème retenu par la direction générale de APM Terminals du groupe Coman SA et Bénin Terminal du groupe Bolloré Africa Logistic pour la célébration de la 6e édition de la «Global safety day». Une initiative qui vise à assurer à tous les usagers, prestataires et travailleurs des terminaux, une sécurité maximale. Mais cela passe avant tout par le respect des règles édictées à cet effet. Hier dans l’enceinte portuaire, l’heure était donc comme à l’accoutumée aussi bien à la sensibilisation qu’à l’invite pour une prise de conscience.
Pour le directeur général de Coman SA, Koen de Backker, «la sécurité est un mode de vie à APM Terminals» et constitue également une «licence pour opérer». Celui-ci s’est voulu ferme sur le fait que sa société a fait de la sécurité son cheval de bataille et est décidé à ne pas baisser les bras, tant que tous les usagers et travailleurs n’auraient pas adhéré aux principes sécuritaires, avec la garantie de rentrer chez eux sains et saufs après chaque journée de travail. Mais ce pari, note-t-il, ne pourra être gagné que grâce à un meilleur contrôle, une sensibilisation à la culture de la sécurité…
Le directeur de la région Afrique et Moyen Orient du groupe AMP Terminals est sur la même longueur d’ondes. Vincent Elfing, rappelant le dernier cas d’incident survenu le 27 décembre 2014 sur le terminal de Cotonou, soutiendra alors que les risques demeurent et qu’il s’agit de risques énormes qui pourraient mettre à mal la sécurité des travailleurs et des tiers.
«La sécurité c’est le respect de soi-même et des autres», martèle de son côté le directeur général de Bénin Terminal, Philippe Alexandre. Un peu comme pour dire qu’elle représente une priorité majeure, au regard des conditions de travail sur les terminaux, et surtout en raison des moyens et de la technologie déployée.
Tous ensemble pour le pari de la sécurité
La célébration en 2016 de la septième édition «Global safety day» aura une particularité. En plus du groupe Bolloré qui s’est joint cette année à APM Terminals, c’est la direction générale du Port qui annonce une action synergique incluant toutes les entités portuaires. Et c’est le directeur général Samuel Batcho qui est porteur de cette bonne nouvelle hier. La vision de celui-ci est on ne peut plus claire. Le Port est appelé à marcher sans débordement sur les rails de la sécurité, insiste l’autorité portuaire. Il est préférable, lance-t-il, d’avoir un effectif restreint de personnes dans l’enceinte portuaire qui savent pourquoi ils y sont et qui travaillent pour les normes sécuritaires, plutôt que d’avoir une pléthore de gens qui foulent aux pieds les normes sécuritaires, a insisté par ailleurs Samuel Batcho. Une initiative bien accueillie par le secrétaire général du groupe AMP Moller Maersk Gaston Nougbodohoué, quant à lui, souhaite une mutualisation des actions afférentes à la sécurité.
L’initiative de APM Terminals et Bénin Terminal qui ont opté pour une célébration commune de la «Global safety day» est alors saluée à juste titre par Dominique Dossoumou, qui y voit une belle ambition de préserver la sécurité et la sûreté dans l’enceinte portuaire. Les participants à la journée d’hier ont donc eu le privilège, en dehors d’un sketch résumant l’importance de la sécurité, de suivre deux communications essentielles portant sur «Le fatal 5» et sur «La stop card». Ensuite, quatre ateliers de travail ont été constitués toujours pour évoquer et approfondir la question de la sécurité.

A l’occasion de la campagne électorale, il y a beaucoup de nuisances qui sont causées à l’environnement. Il s’agit aussi bien des nuisances sonores que des torts qui sont causés à la nature ambiante. La loi électorale est presque muette sur le sujet en dehors de quelques articles qui abordent des points pas très spécifiques au respect de l’environnement.
En dehors des lieux prévus pour procéder aux affichages auxquels le législateur s’est intéressé et des heures au-delà desquelles, les réunions et manifestations liées à la campagne sont autorisées, la loi électorale est muette sur le respect de l’environnement. La campagne électorale offre l’occasion aux candidats et à leurs militants de faire beaucoup de bruits. Ils s’adonnent également à l’utilisation intense d’affiches de toutes natures. Si certains candidats ont la gentillesse et le scrupule de confectionner des affiches aux normes standardisées et acceptables, d’autres préfèrent s’inscrire dans le registre de la "barbarie'' ou de ''l’affichage sauvage".
Les premiers ont choisi de façon raisonnable de demander aux menuisiers de confectionner des cadres et tableaux propres sur lesquels ils ont collé ou apposé leurs effigies dans le cadre de l’élection. Donc des pièces à transporter et à déplacer et qu’ils peuvent gérer de façon raisonnable. On les sort en début de journée et on retourne lesdits tableaux le soir ; ce qui signifie qu’ils maîtrisent ce que cela pourrait produire comme déchets et peuvent en assurer la destruction par la suite.
Par contre, pour ceux qui ont opté pour les affichages sauvages, c’est un véritable problème puisque les murs des écoles, des hôpitaux, des édifices publics, des passages supérieurs sont pris d’assaut le temps de la campagne, au mépris des normes environnementales.
Par ailleurs, les candidats et leurs militants mènent des actions de pollution sonore où les décibels sont débités à longueur de journée, que ce soit surtout aux sièges de campagne et accessoirement lors des caravanes.
Les seules restrictions en la matière apportées par le Code électoral, tiennent à l’alinéa 2 de l’article 53 dudit code qui stipule : «elle (la campagne électorale) s’achève la veille du scrutin à zéro (00) heure, soit vingt-quatre (24) heures avant le jour du scrutin». Un peu plus loin, l’article 57 de la même loi et du même code en son premier alinéa ajoute et précise: «Les réunions électorales sont libres. Toutefois, elles ne peuvent être tenues sur les voies publiques. Elles sont interdites entre vingt-trois (23) heures et sept (7) heures.»
Ces deux articles en leurs alinéas 2 et 1er renseignent juste sur certaines restrictions par rapport aux heures de campagne et des lieux où elles doivent se dérouler mais ne répriment ni ne font pression sur les acteurs et les actes qu’ils posent à cette occasion et qui nuisent ou pourraient causer de sérieux préjudices à l’environnement.
En la matière, on ne peut se consoler que par les dispositions rassurantes de l’article 3 de la loi cadre sur l’environnement en son article 3 alinéa f qui stipule : «Tout acte préjudiciable à la protection de l’environnement engage la responsabilité directe ou indirecte de son auteur qui doit en assurer la réparation. ».
Il faut prendre les dispositions pour nettoyer tout ce qui a été sali. C’est cela être éco citoyen. Cela s’inscrit bien dans le cadre de la bonne gouvernance et du respect de l’environnement en attendant que la relecture de cette loi introduise peut-être des éléments spécifiques sur la pollution de l’environnement et les dispositions pour l’encadrer.

Le journaliste et écrivain béninois vivant en Italie, Jean-Baptiste Sourou vient de faire œuvre utile. C’est le moins qu’on puisse dire, à la lecture des 84 pages de sa dernière publication « Chronique d’un été glacial, le rêve naufragé des Africains ». Un livre froid et amer qui, sans pitié, plonge le lecteur dans les profondeurs de la Méditerranée où périssent et pourrissent chaque année, des centaines de bras valides africains. Le lancement de l’ouvrage à Cotonou est prévu pour le 2 mai prochain.
Quatre personnages empruntent la seule et même personne de Jean-Baptiste Sourou pour s’exprimer à travers les lignes de «Chronique d’un été glacial, le rêve naufragé des Africains». Il y a d’abord Jean, le journaliste, disons le journaliste d’investigation qui a choisi de travailler sur le sujet, ensuite Sourou l’écrivain vivant en Italie qui ne pouvait rester insensible à un sujet aussi sérieux, Jean-Baptiste le Béninois vivant en Italie qui n’en pouvait plus de rester silencieux sur un drame qui touche les siens et enfin, Jean-Baptiste Sourou l’Africain, touché au plus profond de son être par les restes humains qui se ramassaient au quotidien dans les filets en Méditerranée. Quatre personnages réunis donc à travers sa seule plume pour relater les misères des Africains qui s’empilent dans des embarcations de fortune, à la poursuite du rêve italien, voire européen pour ne devenir au finish que les repas copieux de quelques requins. Le phénomène de l’immigration clandestine via la Méditerranée, tel que relaté par Jean-Baptiste Sourou inspire douleur et frayeur. Le journaliste d’investigation a choisi, sans doute à dessein, de porter sa plume sur des phénomènes poignants, lesquels devraient interpeller les consciences des lecteurs et faire cesser, ce qui, à ses yeux, apparaît aussi comme le «naufrage du sens humanitaire».
De jeunes Africaines qui accouchent en plein hiver, des filles enceintes qui se résignent à une température de 40 degrés, un père qui jette le corps de son enfant à la mer… des passeurs cupides qui, pour alléger les charges de leurs bateaux de fortune, n’ont pour toute solution que de jeter des dizaines de personnes à la mer… Le drame est odieux ! Et l’auteur le décrit de fort belle manière avec des mots simples, des résumés succincts et une précision qui permet aux lecteurs de se porter lui-même sur les lieux. Mais il est allé plus loin. Loin de limiter son enquête et son récit à la misère en mer, le journaliste d’investigation et non l’écrivain a remonté la filière. Il est allé lorgner du côté de la Libye, point de départ de la plupart des embarcations, et où règne une autre mafia, «un trafic juteux». Car, c’est bien là que s’organise les voyages sur Lampedusa et les côtes siciliennes.
Une route des nouveaux esclaves
De retour de la Libye, l’auteur a eu le temps de discuter avec des capitaines en mer. Leurs témoignages sont sans appel. Le capitaine Giovanni et bien d’autres ont eu plus d’une fois la chance de prêter mains fortes aux embarcations clandestines en leur offrant vivres, eaux, couvertures…. Puis, Jean-Baptiste Sourou descend dans « l’hôtel Africa ». Un lieu dont le nom qui pourrait renvoyer à un beau séjour africain, n’est rien d’autre qu’une autre facette, si non une suite logique de la dure réalité des Africains. L’auteur le décrit comme de «vieux magasins, humides, puants, bons seulement pour des rats et où vivaient quelques six cents Africains à Rome».
Lorsque prend fin le travail du journaliste, celui de l’écrivain s’ensuit. Et là, Jean-Baptiste Sourou sans mettre des gants, essaye de dégager la responsabilité d’abord des Africains voyageurs, des dirigeants du continent et ensuite celle de l’Europe. En dernier ressort, c’est l’activiste qui prend le relais, allant jusqu’à soutenir qu'«il n’y aurait pas d’Etats corrompus en Afrique sans la complicité étrangère». Mais le combat de ce journaliste s’étend aussi vers un projet plus grand et plus porteur via le «CeDRes» pour la formation des jeunes africains. Lauréat du prix «Journalism and media awards et du «meilleur auteur à l’Africa-Italy excellence awards», «Chronique d’un été glacial, le rêve naufragé des Africains» qui se laisse lire sera lancé le samedi 2 mai prochain au centre Notre Dame de l’inculturation à Cotonou.

La Conférence de La Haye de droit international privé (HCCH), basée à La Haye comme de nombreuses autres institutions de justice ou de droit international, à pour but, à l’échelle mondiale, d’établir des conventions dans le domaine du droit international privé. Comme par exemple des règles internationales uniformes en matière d’adoption ou d’enlèvement d’enfants, en matière d’accès à la justice, de régimes matrimoniaux, d’administration des successions… Si au 1er avril 2015, 78 pays ou organisations sont membres de la Conférence, on y dénombre très peu de pays africains, alors que les Conventions promues peuvent trouver un terrain d’application sur le continent, dans maints domaines. Christophe Bernasconi, son Secrétaire général, rencontré à La Haye le 15 avril dernier, explique ici l’importance des Conventions portées par son institution, ainsi que son ambition de mieux couvrir l’Afrique.
La Nation : Christophe Bernasconi, la Conférence de La Haye de droit international privé promeut un certain nombre de Conventions pour améliorer les conditions de vie des populations et les rapports entre elles en général. Quand on observe la carte de votre présence dans le monde, on relève que les Etats africains sont littéralement absents, qu’est-ce qui explique cette situation aujourd’hui ?
Christophe Bernasconi : D’abord il faut préciser que sur le continent africain, nous avons sept pays membres. Il s’agit du Maroc, de la Tunisie, de l’Egypte, du Burkina Faso, de la Zambie, de l’Ile Maurice et de l’Afrique du Sud. Ces sept pays sont membres de la Conférence de La Haye de droit internationale privé. En plus de ces sept pays membres, il y a en plus une vingtaine de pays africains qui, sans être membres de l’organisation, sont parties à une au moins de nos conventions. Il est vrai que beaucoup restent à faire en termes de visibilité de nos travaux sur le continent africain. Je pense que le problème est tout simplement dû au manque de visibilité de notre part. Nous sommes une petite organisation avec une trentaine d’employés et un budget assez limité de 3,8millions d’euros environ pour tout ce que nous faisons et donc il n’a pas, par le passé,toujours été possible d’aller en Afrique faire la promotion de nos instruments. Personnellement, je suis devenu Secrétaire général de l’organisation en juillet 2013, et c’est à dessein que ma première mission m’a emmené en Afrique. Je suis, en effet, allé au Togo. De plus, j’ai présenté, fin mars seulement, à notre Conseil, l’organe suprême de l’organisation, une stratégie pour l’Afrique. Parce que je veux, dans le courant des cinq prochaines années, développer une série d’initiatives qui contribueraient à augmenter la visibilité de nos travaux sur le continent africain, à encourager les Etats africains qui ne l’auraient pas encore fait, à devenir parties à l’une ou l’autre de nos Conventions et à devenir membres de l’organisation, et finalement à établir un bureau régional de la Conférence sur le continent africain.
Quels sont justement les avantages pour les pays africains à être parties à ces Conventions ?
Je dirais qu’il y a deux avantages de base. Un premier avantage est la mise en œuvre de droits fondamentaux, de droits humains, notamment en termes de protection des enfants. Certaines de nos Conventions, comme la Convention de 1980 sur l’enlèvement des enfants, celle sur la protection des enfants de 1996, celle sur l’adoption de 1993 ou encore celle sur le recouvrement d’obligations alimentaires de 2007, mettent en œuvre de manière pratique, les principes de base énoncés dans la Convention des Nations Unies de 1989 relative aux droits de l’enfant. Cette convention est très importante car elle émet une série de principes fondamentaux pour la protection des enfants, mais il n’y a pas de mécanismes pour véritablement soutenir cette Convention et donner vie à ces principes.
C’est là que nos Conventions de La Haye viennent combler ce vide, viennent en renfort, et donnent justement l’outillage nécessaire à la mise en œuvre du principe de la protection des enfants dans un contexte international. Les pays africains - et leurs enfants- bénéficieraient beaucoup de cet apport. De manière plus générale, il faut savoir que la Conférence ne traite que de situations internationales et des questions juridiques que ces situations soulèvent entre particuliers ou entreprises commerciales. Or très souvent, ce que nous faisons en tant que particulier, commerçant ou investisseur a une dimension internationale et donc soulève des questions de droit international privé. C’est là que nos Conventions donnent des réponses pour déterminer le pays dont le droit s’applique ou encore le pays dont les tribunaux sont compétents pour connaître d’un litige. Nous ne faisons pas du droit purement domestique, nous ne faisons « que » du droit international privé.
C’est vrai pour la protection internationale des enfants, mais aussi pour le droit commercial ou encore les procédures civiles internationales. D’autres conventions de Conférence de La Haye viendraient en effet faciliter le commerce international et viendraient faciliter l’investissement étranger. Pourquoi ? Parce que nos Conventions en matière commerciale, établissent sécurité et prévisibilité juridiques, éléments indispensables pour les commerçants et investisseurs étrangers. Elles mettent en œuvre des droits de l’homme, notamment dans le domaine de la protection des enfants, et favorisent le commerce international et les investissements étrangers. Ainsi, ces commerçants et investisseurs étrangers ne vont pas investir dans un pays sans savoir quel droit s’applique ou comment s’organisent des procédures internationales. Là encore, les pays africains en bénéficieraient. Finalement, une de nos Conventions porte sur la suppression de la légalisation. C’est celle qu’on appelle la Convention Apostille.
Elle facilite énormément la production de documents publics à l’étranger et ces documents sont souvent nécessaires quand on commence à faire des affaires dans un pays. Plus précisément, cette Convention Apostille est particulièrement importante pour la Banque mondiale qui, en établissant le degré d’attractivité des juridictions pour l’investissement direct étranger, prend en considération si les pays sont parties à la Convention Apostille ou pas. Ainsi, un pays qui est partie à cette Convention est plus attrayant pour l’investissement direct l’étranger qu’un pays qui ne l’est pas. Ce serait là une première mesure très simple à mettre en œuvre pour les pays africains que de devenir parties à cette Convention Apostille et d’attirer les investissements étrangers. J’en ai parlé récemment au Secrétaire permanent de l’OHADA, le professeur Dorothée Sossa, qui n’a pas caché l’intérêt de l’Organisation pour cette Convention Apostille, et qui envisage une situation dans laquelle l’OHADA pourrait devenir partie à la Convention, laquelle s’appliquerait alors directement au sein des 17 Etats parties à l’OHADA. Mais ces pays, en devenant parties à la Convention, auraient aussi des relations conventionnelles non pas seulement avec les autres pays de l’OHADA, mais avec le reste du monde. Parce que c’est une Convention qui s’applique présentement dans 108 pays à travers le monde et donc, d’un seul coup, les pays africains deviendraient membres d’un club mondial, duquel ils bénéficieraient énormément.
Vous ambitionnez d’étendre votre présence à l’Afrique. Ne craignez vous pas, que l’on vous oppose que les Conventions de la Conférence de la Haye de droit international privé n’ont pas prise sur les réalités et le contexte africains.
Il est vrai, dans les faits, que la plupart de nos Conventions, surtout les Conventions un peu plus vieilles, comme l’Apostille qui a plus de 50 ans, n’ont pas été élaborées avec la présence des Etats africains. Cela étant dit - et c’est très important- ces Conventions ne sont pas l’expression d’une certaine culture juridique nationale ou régionale. En fait, elles sont neutres en termes d’expression culturelle juridique. Ces Conventions construisent des ponts entre les différents pays, les différents systèmes juridiques ; et à chaque bout des ponts, le droit domestique n’est pas affecté par la Convention de La Haye. Ainsi, les Etats africains, en devenant parties à nos Conventions, garderaient l’expression de leurs propres cultures juridiques mais deviendraient parties d’un club où la coopération et la collaboration entre Etats sont facilitées sur la base de nos Conventions.
Christophe Bernasconi, comment devenir membre de la Conférence de La Haye de droit international privé ?
C’est une procédure très simple. Il faut que typiquement le ministre des Affaires étrangères ou le chef d’Etat (cela dépend des pays) envoie une petite lettre d’intention au ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, qui tout de suite m’informe de cette démarche et propose d’admettre le pays en question comme membre de la Conférence. J’ouvre alors une période de 6 mois où les Etats membres existants peuvent voter au sujet de l’admission d’un nouveau membre. C’est une simple formalité. Après 6 mois je constate le vote positif et j’invite le pays en question à déposer son instrument d’acceptation du Statut de la Conférence de La Haye, et le jour de dépôt de l’instrument, le pays en question devient membre.

Juge du contentieux des élections municipales, communales et locales, la Cour suprême se prépare à jouer sa partition. C’est la raison de la tenue d’un séminaire de formation de deux jours, ouvert à Grand-Popo hier mercredi 29 avril, portant sur les textes électoraux et les dispositions pratiques à prendre pour la gestion du contentieux électoral local. Bénéficiant du soutien du PNUD, ledit séminaire prend fin ce jour.
Favoriser l’appropriation des textes électoraux pour appréhender au mieux la responsabilité de la Cour suprême dans la gestion du contentieux des élections locales, c’est la vocation du séminaire dont les travaux ont démarré hier à Grand-Popo. A l’ouverture des travaux, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a remercié le Programme des Nations Unies pour le Développement pour son appui. Puis, il rappelle qu’après un premier atelier organisé en 2014, la Cour suprême avait décidé de se livrer à un exercice prospectif quant à la partition que doit jouer le greffe en 2015, après un bilan exhaustif de sa contribution au pilotage des contentieux électoraux de 2002 et 2008. Aussi, la présente formation vise-t-elle à permettre aux acteurs de la Haute juridiction d’évaluer les dispositions pratiques à prendre pour être à la hauteur de leur mission constitutionnelle de gestionnaire du contentieux des élections locales.
Hier déjà, quatre communications étaient au cœur des échanges.
La première portant «Point des questions relatives à certaines dispositions du Code électoral et résultant de l’atelier du 4 décembre 2014 » présentée par Etienne Fifatin, conseiller à la Chambre administrative et directeur de la Documentation et des Etudes ; la deuxième axée sur l’«Organisation pratique de la gestion du contentieux électoral local par la Cour suprême», œuvre de Victor D. Adossou, conseiller à la Chambre administrative et secrétaire général de la Cour suprême. Quant à la troisième, « Intervention du greffe dans la gestion du contentieux électoral local : exigences des élections locales de 2002 et 2008 et dispositions à prendre pour la gestion des prochaines élections locales de 2015», elle est présentée par Hortense Logossou Mahma, greffier à la Cour. Enfin, «Les aspects de collaboration entre le Parquet général et le siège pour une gestion efficiente du contentieux électoral » est présentée par Raoul Hecto Ouendo, Procureur général près la Cour suprême.
Ce jour, les travaux du séminaire se poursuivent avec deux communications. La première, relative à «Présentation actualisée du guide du requérant et du guide des greffiers et secrétaires des structures administratives en charge de l’enregistrement des requêtes», faite par Aristide Lucien Déguénon, avocat général près la Cour suprême et Inoussa Dagba, auditeur à la Chambre administrative. Puis la seconde, portant «Organisation pratique de la vérification des comptes et du suivi de la campagne électorale», faite par Ismath Bio Tchané Mamadou, Conseiller à la Chambre des comptes.
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a exhorté les participants à la plus grande assiduité, particulièrement les membres de la Cour qui ont pris fonction après la dernière édition de la gestion du contentieux électoral local, et espère qu’elles outilleront conséquemment les acteurs du contentieux des élections locales, afin qu’ils s’acquittent au mieux de leur mission.