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Le Festival international de théâtre et de musique pour personnes handicapées (FITMHAND), créé depuis 2010 est un évènement culturel majeur qui offre l’opportunité aux personnes dotées de talents artistiques mais souffrant de handicap de se mettre en évidence. L’évènement a fait du chemin depuis cinq ans et son bilan n’est pas moins prometteur, estime son initiateur Gaston Eguédji, qui en fait ici un bref bilan.
La Nation : Depuis 2010, vous avez initié le FITMHAND. Pourquoi un festival dédié aux personnes handicapées ?
Gaston Eguédji : J’ai ciblé les personnes handicapées parce que j’ai constaté qu’elles ont vraiment du talent. Mais à cause de leur handicap, elles ne parviennent pas à s’extérioriser. Il faut donc quelqu’un pour les sortir de leur isolement. C’est ce que j’ai compris en initiant ce festival étant donné qu’après les sondages que j’ai personnellement faits dans les écoles et dans certains centres, j’ai pu me rendre compte que les personnes handicapées sont très douées en matière d’art. Le FITMHAND est donc initié pour les encourager afin qu’ils puissent exprimer leurs talents et se faire valoir sur le plan artistique. Le but aussi est de montrer aux autres que nous sommes tous des handicapés ambulants et que porter un handicap n’est pas une fin en soi.
Vous pouvez donner la parole aux personnes handicapées qui participent au festival pour vous expliquer un peu ce qu’elles tirent comme avantages. Je voudrais également profiter de cette occasion pour inviter nos gouvernants à commencer par prévoir dans nos salles de spectacles, des passages pour personnes handicapées. C’est ce message que nous essaierons de passer aux ministères de la jeunesse, des sports, de la famille et de la culture. Revenons à ce qu’ils gagnent dans le festival. Pour moi, ils doivent avoir un cachet. Un cachet consistant de toutes les façons. Je ne veux pas vous dévoiler le contenu de ce cachet. Mais ce que je puis vous dire, c’est qu’ils ne sont jamais mécontents de ce que je leur donne. L’autre chose, c’est qu’ils sont complètement pris en charge pendant le festival. Je veux parler de la restauration, de l’hébergement, du déplacement. Je le fais ainsi parce que vu les talents que j’ai découverts en eux, je me dis qu’ils sont les futurs ambassadeurs de la musique béninoise. Ils en ont les potentialités. Le cas du couple malien, Amadou et Myriam est bien édifiant d’ailleurs. Les deux sont handicapés et pourtant, ils font la fierté de leur pays à travers le monde entier. C’est ce que je veux pour nos artistes handicapés.
Quel bilan faites-vous de la dernière édition du festival organisé à Lokossa ?
Je dirai que je suis vraiment satisfait du bilan que nous avons réalisé avec ce festival. Je le dis parce que déjà, chaque année, les personnes handicapées m’appellent et me bousculent pour participer à l’événement. Je constate donc par-là qu’ils se préparent à cela parce que ça leur permet inévitablement de s’épanouir. L’autre chose aussi, c’est que j’ai remarqué qu’ils créent, chaque année, pour prendre part à ce festival. Il y a aussi bien les artistes chanteurs-compositeurs que les acteurs du théâtre qui sont handicapés. Parfois, ils m’invitent même à voir leurs nouvelles créations qu’ils envisagent présenter à l’événement. On sent donc qu’ils sont très enthousiastes par rapport à ce festival, le seul qui, jusqu’à ce jour, leur est consacré. En gros, je dirai donc qu’il y a une sorte d’engouement qui anime les personnes handicapées autour de ce festival. Et ça, pour moi, c’est une grande source de satisfaction. Je crois qu’il y en a quatre qui ont déjà sorti leur album. Je peux citer Ottis Newton, Roger Tchaou sans oublier Ras Ibaré qui se bat….
La prochaine édition du festival aura lieu les 3, 4 et 5 décembre 2015 mais le lieu, nous ne l’avons pas encore déterminé. Nous connaissons néanmoins la date pour pouvoir lancer les appels à candidature.
Vous êtes également l’initiateur du FESTOM. Est-ce toujours pour les personnes handicapées ?
FESTOM, c’est le Festival Top Musique. Je l’ai initié parce que quand j’allume les chaînes de télévision nationale, je constate, tout en étant pas professionnel de la musique, que les gens chantent mal. J’ai réfléchi et l’idée m’est venue de créer ce festival afin que les artistes puissent d’abord montrer au public leurs produits avant de les envoyer en studio. J’ai alors décidé de parcourir les départements pour y dénicher les top des top afin de les montrer en exemple. On a alors fait le premier essai à Lokossa en ne prenant rien que les musiciens du coin. FESTOM est aussi itinérant et passera dans chaque département. Pour le premier essai qu’on a fait à Lokossa, il y avait eu du grand monde. Les spectateurs ont apprécié l’idée. Ce qui m’a encouragé à continuer avec la 2e édition qui se tiendra cette année.
Culture 27 janv. 2015

La France, l'Union européenne et la Banque européenne d'investissement s’engagent pour un meilleur accès des populations béninoises à l’électricité. Elles ont procédé avec le Bénin, vendredi 23 janvier dernier au ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, à la signature de deux conventions de financement pour un montant global de 58 millions d’euros, soit plus de 38 milliards de F CFA relatives au projet de modernisation des réseaux de la SBEE et à l’électrification du département de l’Atlantique.
Le déficit en énergie électrique auquel le Bénin est confronté depuis plusieurs années, le contraint à une grande dépendance vis-à-vis des pays de la sous-région. A cela, il faudra ajouter le faible taux d’accès à l’électricité caractérisé par l’incapacité du pays à satisfaire la demande sans cesse croissante de ses populations. Ce qui porte atteinte à sa croissance et annihile par la même occasion ses efforts dans le cadre de la mise en œuvre de sa Stratégie de Croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) et de sa politique énergétique. Du coup, s’observe un déséquilibre croissant entre le développement rapide des zones urbaines et la situation socio-économique des zones rurales.
D’où l’importance du projet de modernisation des réseaux de la SBEE et d'électrification du département de l'Atlantique, pour un meilleur accès à l’électricité dont les conventions de financement ont été signées, vendredi 23 janvier dernier à Cotonou. C’est l’ambassadrice de France près le Bénin, Aline Kuster-Menager, et la directrice de l’Agence Française de Développement (AFD) au Bénin, Catherine Bonnaud, qui les ont signées respectivement au nom de la France et de l'Union Européenne aux côtés du ministre de l'Economie, des Finances et des programmes de Dénationalisation, Komi Koutché, et de l’ambassadeur, chef de délégation de l'Union Européenne, Josep Coll.
Un appui conséquent
Le montant global des deux conventions de financement est de 58 millions d’euros, soit plus de 38 milliards de F CFA. En somme, environ 55 000 nouveaux ménages et 81 nouvelles localités rurales de l’Atlantique, dont une lacustre, auront ainsi accès à l’électricité, soit au total 450 000 bénéficiaires.
« Prenant la forme d’un prêt concessionnel de 20 millions d’euros, la contribution de l’Agence française de Développement s’assortit d’une subvention de l’Union Européenne de 20 millions d’euros pour le compte du Fonds fiduciaire Union Européenne-Afrique pour les infrastructures, volet "Sustainable Energy For All". A ces 40 millions d’euros, soit environ 26,3 milliards de F CFA, s’ajoute également la contribution de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui, sous la forme d’un prêt concessionnel, s’élève à 18 millions d’euros », a précisé l’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster-Menager. «Dans le prolongement des objectifs d’intervention de l’aide française au Bénin, tels que définis dans le Document cadre de partenariat (DCP), le renforcement des infrastructures d’accès à l’énergie s’inscrit aussi, plus largement, en faveur d’un développement durable », poursuit-elle. « Nous espérons que le plan directeur de l’électricité en cours de finalisation constituera le document de planification de référence qui fondera et orientera toutes les actions dans le secteur et permettra à la France de poursuivre son engagement dans le secteur de l’électricité en complémentarité des autres bailleurs», a laissé entendre Aline Kuster-Menager.
Amélioration de la qualité
Tout en appuyant la politique énergétique du pays grâce à l’amélioration des moyens de distribution de l’énergie électrique et la promotion de l’électrification rurale, le projet permettra l’amélioration de la disponibilité et de la qualité de l’électricité pour les abonnés de la SBEE à travers une meilleure fiabilité du réseau. Il suscitera aussi l’augmentation de l’accès à l’énergie électrique dans le département de l’Atlantique, puis contribuera au redressement financier de la SBEE, par la réduction des pertes techniques et commerciales, suscitant un développement à court, moyen et long termes de ladite société.
L'Union Européenne, a précisé son ambassadeur et chef de délégation au Bénin, Josep Coll, considère ce projet comme une matérialisation concrète de sa vision en terme de développement et de coopération telle que portée par l'Agenda pour le Changement, qui fait la promotion des instruments financiers innovants tels que le mixage, c’est-à-dire une combinaison de subventions et de prêts concessionnels, dans des secteurs productifs prioritaires tels que l'énergie. Il a expliqué que ce montage limite le niveau d'endettement des pays bénéficiaires, mettant en avant les aspects sociaux du projet grâce à la partie "en dons", en l'occurrence la composante d'électrification rurale. Ce projet, a-t-il confié, est l'un des tous premiers en Afrique à bénéficier de la nouvelle fenêtre créée par l'Union Européenne sur le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures afin de soutenir l'initiative des Nations Unies communément appelée en anglais "Sustainable Energy for All".
Le ministre Komi Koutché a rassuré les partenaires techniques et financiers de la mise en œuvre du projet, en tenant compte du cadre règlementaire indiqué en la matière.
L’apport de la SBEE et des futurs abonnés représente 7,4 millions d’euros, portant ainsi le montant total du projet à 65,4 millions d’euros.

Le président de la République a reçu, vendredi 23 janvier dernier, les vœux du corps diplomatique. Les diplomates accrédités n’ont pas manqué de saluer la vitalité de la démocratie béninoise.
La démocratie béninoise a fait preuve, l’année écoulée, d’une certaine vitalité qui n’a pas laissé indifférents les ambassadeurs accrédités au Bénin. «Je voudrais décerner un satisfecit à la démocratie béninoise qui a fait preuve de maturité lors de l’organisation des marches du 10 décembre dernier où toute la classe politique s’est bien comportée», a salué Hans Neumann, doyen du corps diplomatique, à l’occasion de la traditionnelle présentation de vœux au chef de l’Etat. Pour autant, le diplomate allemand indique que l’année 2015 sera décisive pour le pays qui devra relever le défi de l’organisation des élections législatives et communales. « Une démocratie vivante et stable constitue un gage pour le développement et la paix», souligne-t-il. Il mentionne aussi le souci du gouvernement de conduire le Bénin vers le progrès, la modernité et la prospérité partagée, sur la base de la tolérance et du dialogue permanent avec toutes les Forces vives. «Nous vous encourageons à poursuivre le dialogue avec la classe politique et la classe politique à jouer sa partition pour préserver la paix », insiste Hans Neumann, réitérant l’engagement des partenaires techniques et financiers du pays à poursuivre l’amitié et la coopération avec le pays.
«Je voudrais ici rassurer à nouveau tout le peuple béninois et la Communauté internationale que mon gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour le bon déroulement des prochaines élections », déclare le président de la République. Boni Yayi indique qu’en matière de financement, son gouvernement a honoré tous ses engagements à l’endroit des différentes structures chargées de l’organisation des élections.
Enjeux régionaux !
S’agissant des questions régionales, le chef de l’Etat poursuit que le Bénin a toujours réaffirmé son attachement aux liens de fraternité et de coopération qu’il entretient avec ses voisins immédiats et la sous-région. L’organisation le 12 janvier dernier du Conseil des ministres conjoint entre les gouvernements du Bénin et du Niger répond, selon lui, à cette logique. S’il reconnaît que l’année écoulée a été difficile pour les Etats de la région, de par des contraintes économiques, politiques et sociales diversement vécues, Boni Yayi précise que son gouvernement s’est employé à poursuivre avec un rythme plus soutenu son programme de développement, avec l’option de promotion du partenariat public-privé. L’organisation en juin 2014 de la Table ronde des partenaires à Paris a ainsi permis au pays de mobiliser 12 milliards de dollars, soit environ 6000 milliards de francs CFA pour financer certains projets structurants.
De même, les réformes relatives à l’environnement des affaires ont permis au Bénin d’améliorer son classement dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale. Boni Yayi se réjouit également de l’éligibilité du Bénin au second Compact du Millennium Challenge Account (MCA), suite aux statistiques positives constatant les efforts croissants du gouvernement dans la mise en œuvre des réformes engagées ainsi que la réintégration de son pays par le Canada, en juin dernier, sur la liste des pays de concentration de l’Aide publique canadienne au développement. «Au plan économique, tous les indicateurs sont au vert avec un taux de croissance de 5,7% en 2014. Le Bénin fait partie des trois pays de la zone à respecter tous les critères de convergence au sein de l’UEMOA », assure le chef de l’Etat.
Coalition contre le terrorisme !
Boni Yayi est revenu sur la question de l’épidémie d’Ebola qui sévit en Guinée, en Sierra-Leone et au Liberia, saluant l’assistance appréciable des partenaires qui permet aujourd’hui une maîtrise de la situation dans les zones affectées. Pour autant, le chef de l'Etat se désole de ce que le continent africain soit toujours confronté à des situations de conflit, notamment en Libye, en Centrafrique, à l’Est de la RDC, au Soudan et en Somalie. «Le Bénin s’associe aux Etats membres de l’Union africaine pour une opérationnalisation rapide de la Capacité africaine de réponses immédiates aux crises, en attendant la mise en place complète de la Force africaine en attente et de sa Capacité de déploiement rapide», soutient-il. Boni Yayi évoque également une stratégie régionale de riposte contre la secte islamique Boko Haram. «Il s’agit d’une situation préoccupante qui interpelle aujourd’hui toute la communauté internationale dans sa lutte contre le terrorisme», indique-t-il, affirmant l’engagement de son pays à envoyer des troupes aux côtés des pays voisins.
Actualités 25 janv. 2015

Vendredi dernier, le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) était de nouveau face aux médias. Seulement neuf jours après l’annonce de la disponibilité de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP), tout est fin prêt pour le démarrage ce jour de son affichage, ont annoncé les responsables du COS-LEPI.
Le mercredi 14 Janvier dernier, à l’occasion d’une conférence de presse, le COS-LEPI annonçait officiellement la disponibilité de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP). Vendredi dernier, ses responsables et techniciens étaient encore devant les hommes de plume. Cette fois-ci, pour faire savoir que «l’affichage de la LEIP qui comporte 4.541.097 citoyennes et citoyens en âge de voter démarre effectivement le lundi 26 janvier et prend fin le dimanche 15 février», conformément à l’article 299 de la Loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin. «La LEIP est constituée de l’ensemble des citoyens âgés de 18 ans et plus au 31 décembre 2014 répartis dans tous les postes d’affichage qui ne sont rien d’autre que les centres de vote définis par la loi», a rappelé le député Sacca Lafia, coordonateur du COS-LEPI.
S’agissant des listes affichées, leur surveillance est de la responsabilité des élus municipaux, communaux et locaux, précise-t-il. En effet depuis hier, dimanche 25 janvier 2015, «les différents responsables et autres agents du COS-LEPI déployés sur toute l’étendue du territoire mettront à la disposition des chefs de village ou de quartier de ville, sous la houlette des maires et chefs d’arrondissements, les différentes listes à afficher», a également expliqué Sacca Lafia. Au cours de cette dernière opération de terrain de la correction de la LEPI, les réclamations des citoyens, lors de cette phase d’affichage seront reçues par les agents d’affichage en présence des élus locaux du 05 au 14 février 2015, de manière ininterrompue. La LEIP est également mise en ligne et peut être consultée sur le site www.coslepi-antbenin.org. Néanmoins, aucune réclamation en ligne ne sera acceptée et il revient au citoyen concerné de se présenter physiquement dans le centre de vote où se trouvent ses données à caractère personnel pour fournir les éléments à corriger à l’agent de réclamation. Ce qui est essentiellement demandé aux citoyens au cours de cette ultime phase, c’est de vérifier par eux-mêmes leur présence sur la liste et la prise en compte des réclamations éventuelles formulées aux phases précédentes, relever sur la liste les erreurs matérielles qui affectent encore leurs données à caractère personnel et s’assurer de leur arrimage au centre de vote choisi.

La commune de Natitingou vient de connaître le rejet de son budget gestion 2015 par le préfet des départements de l’Atacora et de la Donga.
Par arrêté préfectoral en date du 21 janvier 2015, est refusée l’approbation du budget primitif, gestion 2015, de la commune de Natitingou. Le conseil communal est ainsi invité à procéder à une nouvelle étude dudit budget en tenant compte des observations de l’autorité de tutelle. Il lui est reproché à travers cet arrêté la non inscription de certaines dépenses obligatoires et la violation du décret 2008-424 du 28 juillet 2008 portant allocation de l’indemnité de sevrage aux maires, aux adjoints aux maires et aux chefs d’arrondissements.
Le budget repris et corrigé devant être retourné pour étude et approbation de l’autorité de tutelle dans un délai de trente jours maximum.
En attendant que le processus ne soit enclenché et ceci n’entame en rien le fonctionnement de la commune, le conseil communal a autorisé à l’unanimité le vendredi 23 janvier dernier, l’exécution du budget communal par douzième provisoire.

Le président de la République a procédé, samedi 24 janvier dernier, à l’inauguration des infrastructures construites dans le cadre du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et de ses agglomérations. Le Bénin tutoie désormais une cible importante des OMD.
Le Bénin vient de frapper un grand coup dans l’atteinte des OMD en matière d’accès des populations en eau potable. Les infrastructures de la deuxième phase du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et ses agglomérations sont désormais opérationnelles, permettant à plus de 2 millions de Béninois de bénéficier de l’eau propre à la consommation. En particulier, les populations de Cotonou, d’Abomey-Calavi et de Sèmè-Podji! Ces infrastructures, indique David Babalola, directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB), permettent d’augmenter de 52 000 m3 par jour la capacité d’approvisionnement, soit 52 millions litres d’eau par jour. La construction et l’équipement de 16 nouveaux forages à Houèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi fait désormais porter la capacité de production d’eau brute de 66 000 m3 à 118 000 m3 par jour, soit une augmentation de près de 80%. «Avec cette production, nous disposerons encore d’une réserve suffisante de 8300m3/jour soit 8 300 000 litres jusqu’en 2020. Et sur une hypothèse de consommation spécifique de 50 litres par jour et par habitant, la capacité installée permet de couvrir les besoins de 2.300.000 personnes, d’améliorer les conditions d’exploitation par la mise en place d’un système de télégestion des équipements», affirme-t-il. Le coût global du projet est de 27 milliards de francs CFA, financé par un pool de partenaires, à savoir les Pays-Bas, le Fonds allemand de développement (KFW), l’Union Européenne et la Banque européenne d’investissement. La SONEB y a contribué pour 3 milliards F CFA. Outre, la construction de nouveaux forages, les travaux ont consisté en la fourniture et la pose de 26 km de conduites de refoulement, la réhabilitation et l’extension des stations de traitement d’eau de Godomey et de Vêdoko, la mise en place d’un système de télégestion des installations, la fourniture et la pose de 107 km de conduite de distribution en PVC, la construction d’un château d’eau de 1750 m3 à Cococodji, la réhabilitation des châteaux d’eau existants à Maro-militaire, Vêdoko, Akpakpa et Porto-Novo.
Des avancées significatives !
David Babalola constate du coup que des avancées significatives ont été enregistrées en matière d’adduction d’eau en milieu urbain et péri-urbain. Il en veut pour preuve les travaux de renforcement et d’extension des systèmes d’alimentation en eau potable réalisés dans les villes de Pobè, Adja-Ouèrè, Comé, Grand Popo, Malanville, Kétou, Bantè, Porto-Novo, Natitingou, Djougou, Tchaourou, Tanguiéta, Nikki, Bembèrèkè, Banikoara, Savè, Dassa-Zoumé et Glazoué.
Barthélémy Kassa, ministre en charge de l’Energie et de l’Eau annonce que le gouvernement, dans le but de faciliter l’accès des ménages aux adductions d’eau, a lancé la première phase de réalisation de 10 000 branchements sociaux à coût réduit dans tous les départements. Le coût du branchement particulier ordinaire d’eau est passé de 105 000 F CFA à un coût forfaitaire de 50.000 F CFA.
«Avec ce projet, le compte est en train d’être bon en matière d’Objectifs du Millénaire pour le développement», se réjouit le président de la République. Boni Yayi estime que ces infrastructures feront désormais passer le taux de desserte en eau potable dans les milieux urbains à 82% en 2015, dépassant largement le taux des OMD fixé à 75%. En milieu rural, il devra passer à 67,3% cette année, grâce notamment au projet de construction de 100 forages financé par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). «Une troisième phase du projet est lancée. L’étude est actuellement en cours au niveau de la Banque européenne d’investissement pour un coût de 25 milliards F CFA», informe le chef de l’Etat qui soutient que le Bénin travaille et doit continuer de travailler pour mériter la confiance de ses partenaires.
Société 25 janv. 2015

En marge de la cérémonie de présentation de vœux, vendredi 23 janvier dernier à la Haute autorité de l'Audiovisuel et de la Communicatin (Haac), certains responsables d’organe de presse sont revenus sur le vote du code de l’information et de la communication par les députés à l’Assemblée nationale. Si pour certains, cela constitue une avancée notable, d’autres par contre s’inquiètent du remplacement des peines privatives de liberté par des amendes.
Edgard Couao-Zotti, DP du journal La Nation
«C’est maintenant que le plus dur commence»
«C’est maintenant que le plus dur commence. Il ne suffit pas d’avoir un code et aller dormir sur ses lauriers. Il faut maintenant commencer par travailler dur pour être de véritables professionnels à qui la loi ne reproche rien. J’ai fait partie de l’équipe qui a suffisamment travaillé pour le code quand j’étais au ministère de la Communication en tant que directeur de la formation. Nous avons travaillé activement pour trouver des moyens financiers afin de procéder à la codification du texte. C’est le moment de rendre hommage à la DANIDA à travers le projet PADEG, aux ministres Marie Elise Gbèdo et Barthélémy Max Awêkê. Les débats ont été houleux quant à la dépénalisation. Mais aujourd’hui, on a un code débarrassé de toute disposition qui jette le journaliste en prison. C’est une bonne chose et nous devons retourner à nos textes, à notre déontologie, à notre éthique pour voir si nous écrivons un mot de trop ou une virgule de moins, si cela ne va pas causer préjudice à autrui. Si nous en sommes conscients, nous devons nous dire qu’il ne faut pas le faire ainsi car, un homme qui est blessé dans son âme, c’est comme un lion enragé et lorsque ce lion enragé n’a pas la possibilité d’envoyer son offenseur en prison, cela peut amener le journaliste à continuer dans ce sens. Je me rappelle, à Porto-Novo, à la deuxième lecture du projet, lorsque magistrats, avocats, greffiers et notaires qui composaient la commission de codification cambraient sur leur position et disaient qu’on ne peut pas enlever une seule virgule de la loi pour faire plaisir aux journalistes, les représentants de la presse se sont entendus pour vider la salle et faire la politique de la chaise vide. Mais à un moment donné, on s’est rendu compte que la politique de la chaise vide ne résoudrait pas le problème. On est alors retourné en salle pour continuer le travail avec le code incluant les dispositions de privation de liberté. Il appartenait au législateur que sont les députés d’en disposer autrement. Je ne peux pas dire que c’est parce qu’ils aiment la presse qu’ils ont décidé de ne pas jeter les journalistes en prison. Ils savent ce qu’ils ont fait, à nous de savoir ce que nous devons faire. Dans l’environnement immédiat, un code débarrassé de toute peine de privation de la liberté résoud le problème de conscientisation, c'est-à-dire que ce n’est pas pédagogique de dire qu’en mettant les journalistes en prison, ils seront éduqués. C’est une manière de dire, on vous voit faire, sachez-vous comporter. Lorsque le journaliste ne sera plus jeté en prison pour un délit d’opinion, il doit pouvoir se dire, il faut que je fasse quelque chose pour mériter cela. Et c’est à ça qu’il faut travailler».
Gérard Agognon, DP du journal l’Evénement Précis et SG/CNPA
«C’est un grand pas même s’il existe encore des aspects liberticides»
«Nous avons des sentiments de joie et de satisfaction. Satisfaction parce que les députés ont, après trois jours de travail acharné, voté le code de l’information et de la communication. Un code qui prend en compte les aspirations des professionnels des médias en ce qui concerne les préoccupations évoquées aux états généraux de la presse de février 2014. Il s’agit des recommandations visant à débarrasser la législation des peines privatives de liberté, des recommandations visant à unifier les textes qui régissent la corporation, celles tendant à créer les conditions nécessaires à l’accessibilité à la publicité de tous les organes de presse, les recommandations tendant à mieux organiser la profession pour qu’on distingue désormais qui est journaliste et qui ne l’est pas, puis les recommandations tendant à accorder des conditions normales de travail aux journalistes en ce qui concerne la convention collective. C’est donc un code qui prend en compte toutes ces innovations qui sera désormais en vigueur dès sa promulgation par le chef de l’Etat. Un pas a donc été franchi en ce sens que la presse est un peu libérée du joug dans lequel elle était. Elle est libérée de l’engrenage dans lequel elle était en ce sens que désormais, on n’emprisonnera plus un journaliste pour les délits d’opinion».
Firimin Gangbé, DP du journal L’Avenir
«J’ai des inquiétudes par rapport au remplacement des peines privatives de liberté par de fortes amendes»
«C’est une avancée. Cela fait 25 ans que je suis dans la presse et depuis tout ce temps il y avait une législation éparse. Le premier avantage de ce code c’est que tout est désormais regroupé et c’est un seul texte de loi qui régit désormais la corporation. C’est une avancée majeure. Mais là où je suis inquiet en tant que promoteur d’organe de presse, c’est la suppression des peines privatives de liberté. J’ai toujours été contre une telle suppression et je l’ai dit à plusieurs occasions sur des chaînes de télévision. C’est vrai que quand il y a des dérapages et autres, c’est les directeurs de publication qui répondent mais il faudrait que nos collaborateurs qui écrivent n’importe quoi, qui foulent au pied les règles de déontologie et qui sont prêts à tout pour de l’argent, soient mis devant leur responsabilité. Toute profession a une réglementation, toute profession à ses normes et ses lois. Ils le savent bien et malgré cela, ils franchissent les barrières pour des miettes en se disant que s’il y a un problème avec la justice, le directeur de publication en répondra. Ce n’est pas normal. Il faut qu’ils aillent en prison. Maintenant avec le remplacement des peines privatives de liberté par des amendes, lorsque l’un de vos collaborateurs se lancera dans cette aventure, on peut vous condamner à payer une très forte amende. Et là on tue l’organe de presse à petits coups et on vous pousse vers la sortie. Ce n’est pas normal, et moi je ne suis pas d’accord. En 25 ans de pratique, j’ai connu seulement deux assignations en justice. Ce n’est pas courant dans la corporation. A l’étape actuelle, je suis le professionnel des médias qui bat le record de longévité à l’Odem. Avant que mon journal ne sorte, je lis toutes les lignes. Des gens commencent à peine trois mois, six mois et ils ont déjà près de huit assignations en justice. Ce n’est pas normal. Je suis pour le maintien des peines privatives de liberté afin que ceux qui commettent ces irrégularités répondent de leur crime. Mais comme la loi a été votée, on est obligé de faire avec».
Euloge Gandaho, DP Le Grand Matin
«Cela nous oblige à faire notre travail de façon professionnelle»
«J’ai une très bonne impression parce que le souhait de tous les professionnels des médias c’était que ce code soit voté. Notre inquiétude, c’est le maintien des peines privatives de liberté. Cela n’a pas été le cas et c’est heureux. Même si nous n’avons pas satisfaction à 100%, c’est déjà bien que les députés aient compris qu’on ne peut pas continuer à jeter les journalistes en prison pour les délits d’opinion. Cela nous oblige aussi à faire notre travail de façon professionnelle. Il faut que nous sachions que désormais il y a des garde-fous et si le travail n’est pas fait comme cela se doit, des amendes sont prévues. Nous ne pouvons plus continuer dans les dérapages, les dérives d’antan. Nous devons tirer leçon de tout ce qui a été fait et nous conformer aux nouvelles dispositions. Cela va aider les professionnels des médias à exercer leur métier en toute indépendance, en toute liberté pour la consolidation de la démocratie au Bénin».
Société 25 janv. 2015

Démarré lundi 19 janvier, l’examen du projet de loi portant Code de l’information et de la communication a connu son épilogue hier jeudi 22 janvier. Les députés ont adopté presqu’à l’unanimité, le projet de loi excluant le journaliste de peines d’emprisonnement contre payement d’amendes pour certains délits de presse.
Par 38 voix pour, 0 contre et 2 abstentions, l’Assemblée nationale a adopté hier jeudi 22 janvier, le projet de loi portant Code de l’information et de la communication au Bénin. Le dossier a été favorablement voté au grand soulagement du gouvernement représenté par le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Jean Gbéto Dansou.
Ce vote est intervenu après trois séances plénières au cours desquelles les députés ont travaillé le rapport de la Commission de l’Education, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires qui a étudié le dossier. Ainsi, contrairement aux deux dernières séances, les choses sont allées très vite hier. Les députés ont examiné et adopté les trois autres titres du projet de loi avant de passer à l’adoption de l’ensemble de la loi conformément à la procédure législative.
Les délits de presse en débats
Les débats se sont focalisés hier surtout autour de la question de la dépénalisation des délits de presse. La loi a retenu le remplacement des peines d’emprisonnement par des peines d’amendes pour certains de ces délits. Il s’agit, notamment de la diffamation, l’injure, l’offense au chef de l’Etat et le délit d’outrage. Toutes ces infractions courantes dans la presse béninoise sont dépénalisées. Les coupables auront désormais à payer des amendes en lieu et place des peines d’emprisonnement.
Ainsi, il est disposé à l’article 268 de la loi adoptée que la diffamation définit comme « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne ou du corps auquel le fait est imputé » commise envers les cours et les tribunaux, les forces armées et de sécurité publique, les corps constitués et les administrations publiques, sera punie d’une amende de cinq millions à dix millions FCFA. L’article 269 précise que: «Sera punie des mêmes peines, la diffamation ou l’outrage commis... en raison de leurs fonctions ou de leur qualité, envers un ou plusieurs membres du gouvernement, un ou plusieurs membres de l’Assemblée nationale et des autres institutions de l’Etat, un fonctionnaire public, un dépositaire ou agent de l’autorité publique, un citoyen chargé d’un service ou d’un mandat public, temporaire ou permanent, un juré ou un témoin à raison de sa déposition. La diffamation contre les mêmes personnes concernant la vie privée sera punie des mêmes peines ».
S’agissant de la diffamation commise envers les particuliers, elle sera punie d’une amende de 500 mille à 5 000 000 FCFA. Celle commise envers un groupe de personnes non désigné par la présente loi, mais qui appartient par leur origine à une race, une ethnie, une région ou une religion déterminée ou encore à un quelconque courant ou communauté philosophique, sera punie d’une amende de un à cinq millions FCFA.
Quant à l’injure commise envers les corps ou les personnes désignés supra, elle sera punie d’une amende de un million à cinq millions FCFA.
Ainsi, les délits de presse contre les personnes sont désormais dépénalisés au Bénin. Aucun juge ne pourra plus prononcer une peine d’emprisonnement contre un journaliste ou un auxiliaire des médias pour diffamation ou injure par exemple. Les mis en cause auront à payer des amendes tout simplement.
Quand Hélène Kèkè Aholou allume...
Le journaliste peut aller en prison pour les seuls cas de délits contre la chose publique (publication d’un article qui trouble la paix publique) ou de provocation aux crimes (publication d’un écrit qui appelle à la violence).
Mais ce débat sur la dépénalisation a été diversement apprécié par les députés. Pendant que certains députés comme Edmond Zinsou et André Okounlola approuvent la chose d’autres dont Hélène Kèkè Aholou trouvent la suppression des peines privatives de liberté accordée aux hommes des médias contre payement d’amendes comme un gros risque. Cette décision sera la porte ouverte à des dommages-intérêts qui seront de plus en plus lourds pour les organes de presse qui risquent de fermer boutique pour défaut de payement. Car, selon elle, une peine vise à dissuader une infraction. Hélène Kèkè Aholou suggère en revanche l’alourdissement des peines d’amendes pour amener les hommes des médias à faire preuve de professionnalisme dans leur production. Sa suggestion sera rejetée par la commission en charge de l’examen du dossier.
Rosine Vieyra Soglo a souhaité pour sa part, que le délit d’offense au chef de l’Etat soit étendu aux anciens chefs d’Etat qui sont aussi victimes des écrits diffamatoires des journalistes. Son argumentaire sera battu en brèche par ses collègues Eric Houndété et Antoine Kolawolé Idji qui estiment que le délit d’offense fait partie des privilèges dont bénéficie un chef d’Etat en fonction. Une fois son mandat terminé, ce dernier devient un citoyen ordinaire. On ne peut dès lors pas faire bénéficier un ancien chef d’Etat les attributs du délit d’offense. Les explications des deux députés de l’Opposition seront soutenues par la plénière qui a rejeté cet amendement de la dame de fer de la Renaissance du Bénin
Actualités 23 janv. 2015

« Mes impressions sont celles de soulagement, de gaieté puisque désormais le Bénin dispose d’un Code de l’information et de la communication. Je remercie le chef de l’Etat pour avoir introduit le projet de loi à l’Assemblée nationale. Je remercie aussi les honorables députés pour avoir travaillé avec célérité cette loi et pour l’avoir votée.
La liberté de la presse est en train de devenir une réalité au Bénin. Je crois que ce qui vient de se passer est un événement inédit. Nous avons voulu dans un premier temps finir complètement avec les peines privatives de liberté mais il y a certaines dispositions de la loi où ces peines d’emprisonnement ont été maintenues. Nous nous en tenons à la décision de l’Assemblée nationale qui a bien voulu doter notre pays de ce Code.
Le gros lot revient aux professionnels des médias. Les journalistes doivent faire preuve de conscience professionnelle pour être des hommes de médias de renom et faire promouvoir la démocratie au Bénin. Je suis très content de l’adoption de ce Code quand bien même il est appelé à évoluer comme toute loi. Car, peut-être qu’un jour, il y aura une autre loi qui viendra améliorer celle-ci.
Je remercie tous ceux qui de près ou de loin ont favorisé l’adoption de cette loi, notamment des professionnels des médias qui ont fait un travail remarquable en amont».

« Mes impressions sont naturellement bonnes. L’aboutissement de cette loi est le couronnement d’un travail de longue haleine par toutes les associations professionnelles des médias.
Il faut rappeler que c’est un projet de loi. Nous avons pu avoir sur le chemin l’appui de certains membres du gouvernement comme le ministre Komi Koutché et l’actuel ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC). Et il faut surtout remercier les députés, notamment la commission qui a eu en charge l’étude du dossier. Ils ont compris la nécessité de doter le Bénin d’un Code de l’information et de la communication moderne. Car, le projet de loi déposé par le gouvernement contenait les peines privatives liberté. Les associations professionnelles des médias ont travaillé avec la commission qui a pu se convaincre de ce que, débarrasser le projet de loi des dispositions privatives de liberté n’était pas une faveur qu’on faisait pour les journalistes mais que c’était le Bénin qu’on mettait en exergue.
La toute première innovation c’est que le Bénin finit avec une législation éclatée en matière de la presse. Parce que depuis toujours, on évoluait de manière éparse. La presse écrite avait son texte; l’audiovisuel également le sien, ainsi de suite. Nous disposons désormais d’un Code qui prend en compte tous les domaines concernant le secteur de l’information et de la communication.
L’autre innovation c’est que certaines notions ont été clairement définies dans le Code. On peut dire désormais qui est journaliste au Bénin. On sait également comment on peut mettre en place une entreprise de presse et finir avec les petits organes de presse.
Il y a aussi comme innovation importante, l’accès aux sources d’information. On reproche aux journalistes de ne pas aller vers les sources ; mais la réalité est qu’aussi ce n’est pas facile pour les professionnels des médias d’accéder à ces sources d’information en temps utile au niveau de l’administration. Avec ce Code qui vient d’être voté, les rédactions peuvent vérifier facilement telle ou telle information pour pouvoir équilibrer les articles.
Une autre innovation importante c’est la dépénalisation. Nous avons eu un Code qui exclut désormais d’envoyer les journalistes en prison pour délits de presse. Evidemment, le document adopté contient encore des peines d’emprisonnement notamment pour les délits de presse contre la chose publique. Les associations des professionnels des médias ont essayé de faire le débat avec la commission sur ce point, celle-ci n’a pas voulu être flexible. Les peines d’emprisonnement subsistent dans la loi, seulement qu’il ne s’agit plus de peines pour des délits de presse envers les personnes ».
Propos recueillis par Thibaud C. NAGNONHOU A/R Ouémé-Plateau
Actualités 23 janv. 2015